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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 12:20


Depuis le temps qu'on le dit

que des solutions viables sont possibles.

Par Eric de La Chesnais  Publié le 16/09/2015 à 19:01 pour Le Figaro'fr
 


En sept ans, les surfaces cultivées en bio ont plus que doublé en France. Elles vont dépasser le million d'hectares d'ici fin 2015. Le phénomène s'accélère avec la baisse du lait et de la viande dans le système conventionnel.


La crise sans précédent que traverse l'élevage booste l'agriculture bio. Au cours des six premiers mois de l'année 2015, le nombre de fermes bio a augmenté de 8 % par rapport à la même période, l'an dernier. D'ici la fin de l'année, les surfaces bio devraient même augmenter de 10 % pour dépasser 1,25 million d'hectares, soit 4,6 % de la surface agricole. Un chiffre multiplié par deux en sept ans.


Cet engouement des paysans pour l'agriculture bio n'est pas dû au hasard. «L'environnement économique et notamment la crise de l'élevage a accéléré les décisions des agriculteurs pour passer du système conventionnel au système bio, souligne Élisabeth Mercier, directrice de l'Agence Bio. Il y a actuellement 200.000 hectares en conversion, soit 40 % de plus qu'en 2014». Il faut trois ans pour qu'un hectare conventionnel obtienne la certification bio, le temps que la terre élimine les pesticides.


Les agriculteurs, près de 30.000 aujourd'hui, qui ont fait le grand saut ne le regrettent pas. Comme par exemple Olivier Cesbron, éleveur laitier à Chanzeaux dans le Maine et Loire au sud d'Angers. «Notre groupement Biolait, 800 producteurs dans toute la France, valorise mieux notre production auprès des industriels que le système conventionnel. Je vends mon lait à plus de 40 centimes le litre et arrive à vivre correctement de mon métier avec moins de pesticides en plus», se réjouit Olivier.


«Avec les prix actuels du lait à 30 centimes le litre, les transformateurs vont tous nous mettre en faillite»


Philippe Grégoire, président du Mouvement national des éleveurs de nos régions
Son exemple a fait effet boule de neige dans le voisinage. «J'ai décidé de me convertir à l'agriculture biologique. Avec les prix actuels du lait à 30 centimes le litre, ce n'est plus possible. Les transformateurs vont tous nous mettre en faillite. Le prix du lait devrait atteindre d'ici de la fin de l'année entre 28 et 25 centimes le litre», s'insurge Philippe Grégoire, président du Mouvement national des éleveurs de nos régions (MNER).


En revanche, à l'autre bout de la chaîne alimentaire, le marché est porteur et la demande est en forte progression, quitte à payer plus pour la qualité. C'est le cas du secteur laitier où les écarts peuvent atteindre entre 20% et 30 % de plus pour un litre bio. Globalement, les ventes d'aliments bio devraient atteindre les 5,5 milliards d'euros d'ici la fin de l'année, soit un nouvelle progression de 10 % en 2015. «Les ventes bio progressent dans tous les circuits de distribution et tous les produits, fruits et légumes, viande, lait et pains», se félicite Didier Péréol, président de l'Agence Bio.


Ce dynamisme permet aux consommateurs de disposer d'une offre bio très majoritairement française. «76 % des produits bio consommés en France sont «made in France», soit 20 % de plus qu'il y a 7 ans», remarque Elisabeth Mercier. L'Hexagone a même dépassé l'Allemagne dans ce domaine et se classe troisième pays bio de l'Union européenne, réunissant 10 % des surfaces bio cultivées de l'Union européenne.

Paysans de la FNSEA réveillez vous !

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Published by radicalisme-finisterien - dans Politique Agriculture
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