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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 18:16

Imposer une agriculture citoyenne, écologique, responsable et soutenue

 

La crise de l’élevage que nous traversons est en réalité une crise de modèle, qui ne sera surmontée qu’en posant les bases d’un nouveau modèle agricole. Les Radicaux de Gauche défendent une agriculture citoyenne, qui réponde aux attentes sociétales dans le respect de la biodiversité, des équilibres et des ressources naturelles et de la santé. Le défi écologique est intimement lié au défi alimentaire et agricole, et la Gauche se doit d’avoir une position forte sur ce sujet. Le soutien des pouvoirs publics est indispensable afin de ne pas laisser aux seules mains de la finance un secteur qui continue de revêtir une importante dimension stratégique. Les pouvoirs publics doivent également agir pour remettre l’agriculture au service des citoyens et développer un modèle durable respectueux de l’environnement.

 

 

Afin de permettre à l’agriculture de s’engager durablement sur cette voie vertueuse, les politiques publiques doivent concentrer leurs efforts sur :

  • La réduction des marges bénéficiaires des intermédiaires pour améliorer la rémunération des producteurs.
  • Le bilan de santé à mi-parcours de la Politique Agricole Commune, pour véritablement et significativement réorienter la PAC vers les modèles les plus vertueux, choisissant l’attribution d’aides par unité de travail humain, plutôt que par hectare, dont les éleveurs en modèle herbagé seraient inévitablement les grands bénéficiaires. La PAC doit favoriser une agriculture durable de qualité. La solidarité matérielle entre les bénéficiaires doit être garantie, notamment en s’assurant d’une plus grande dégressivité des aides au revenu comme à la production. La lutte contre la pauvreté des agriculteurs en constituerait le motif, au moyen notamment d’une aide systématique à la pluri-activité, à la rénovation de l’habitat, et d’outils de mutualisation des risques d’investissement face aux variations croissantes des cours.
  • Le développement des assurances-récoltes pour les agriculteurs aux pratiques vertueuses, notamment contre les risques liés aux aléas climatiques et sanitaires.

 

 

En contrepartie, dans une forme de réciprocité, exiger une réorientation des productions agricoles qui reviendraient vers des fondamentaux agronomiques, hier appelés « bon sens paysan », allumant des cercles vertueux, permettant des avancées significatives sur :

  • La réduction de l’usage des substances de synthèse sur les surfaces céréalières, grâce à un modèle agronomique autonome sachant mobiliser des ressources parfaitement gratuites et parfaitement inépuisables (azote organique, carbone, lumière, vie des sols, biodiversité, etc.), et sur des herbages proposant une ration équilibrée en énergie et en protéines, remplissant ses vocations territoriales de stockage et d’épuration de l’eau avant qu’elle ne rejoigne le littoral, tout en restant des formidables zones de séquestration du carbone, participant à lutter contre le changement climatique.
  • La réaffirmation des liens au terroir, avec des herbivores mangeant de l’herbe, des productions végétales identitaires à l’origine de produits à hautes valeurs organoleptiques, redonnant du sens aux signes officiels de qualité.
  • La restauration de zones prairiales et cultivées à forts enjeux patrimoniaux, hébergeant une vaste biodiversité faunistique et botanique, préservant la qualité de l’eau, et proposant des paysages remarquables et originaux (agroforesterie), tout en œuvrant en direction d’une forte ambition pour le bien-être animal et la santé des consommateurs.
  • La priorité donnée aux circuits courts, à l’agriculture biologique dans son ensemble et la qualité des productions agricoles.

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