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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 09:49

2ème partie

Démocratie directe, démocratie participative

 

2-1 Directe et/ou participative

La représentation du peuple étant universelle, la question se pose-t-elle sur la forme ? Cela ne devrait être mais il s’avère que la situation actuelle n’est qu’un voile hypocrite afin de dérober au peuple sa représentation légitime et sa participation active à la vie de la cité ? Que le citoyen lambda soit solliciter pour exprimer son avis et son action est une évidence et c’est dans la remise à plat de la manifestation représentative de la démocratie qu’il faut axer sa réflexion. Il faut bien se rendre compte que la tendance actuelle est à la main mise d’une élite sur cette dynamique virtuelle et que très rarement l’origine des représentants du peuple n’a obéit à un large éventail social. Et pire encore est l’ignorance du terrain de ces délégués soi-disant du peuple intra-désignés pour des raisons « philosophiques » ou opportunistes. Il y a eu perversion de la représentation démocratique avec un excès de fonctions pour un minimum d’élus. Les multiples mandats étant monopolisés par une minorité le besoin de satisfaire le besoin d’actions d’une majorité  a été satisfait par la création de fonctions d’un intérêt moindre et d’une élévation mineure. Cet enchaînement explique la fracture entre les citoyens spoliés de leur représentativité et les élus ainsi que l’abstention grandissante à chaque élection.

 

Tout individu a dans sa logique interne le besoin intellectuel et philosophique de s’élever. Comme tous ne peuvent parvenir actuellement à cette progression et l’offre multiple ne peut que favoriser cet élan à condition que cette multiplicité soit réelle. Ce choix n’est plus car la facilité aidée par la pensée unique se satisfait souvent d’un minimum de penseurs investis des plus hautes fonctions et ne souffre pas des altérations d’un trop grand nombre incontrôlable.

 

Proposition n°5 : limiter à un seul mandat par élu(e). La concertation n’en sera que plus efficace.

Proposition n°6 : reconnaître à égalité les représentants populaires quelque soit leur niveau de responsabilité et favoriser leur identification par le peuple.

 

2-2 l’indispensable nécessité de l’élu

L’élu ou l’élue est un maillon inévitable. Mais tout est à repenser. Il faut revoir la chaîne de la manifestation de la démocratie et l’aborder sous forme d’une boucle en cinq étapes : l’électeur, le prétendant, l’élection, l’élu et le retour à l’électeur.

 

L’électeur a le droit mais aussi le devoir de participer à une élection. Cet acte se doit d’être automatique ou à défaut obligatoire et ne pas être ressenti comme une sanction. De toute façon la participation se doit d’être globale pour être significative.

 

Proposition n°7 : rendre obligatoire l’acte de voter.

Proposition n°8 : procéder à leur déroulement en semaine.

 

 

Le prétendant représente un parti aux niveaux des idées générales et non des siennes qui sont souvent mal définies ou équivoques.

 

Proposition n°9 : imposer le passage par une primaire interne à tout parti.

Proposition n°10 : s’assurer de l’intégrité morale des postulants.

Proposition n°11 : s’assurer de la diversité sociale des citoyens afin que toutes les couches populaires soient représentées.

 

L’élection en tant qu’acte n’est qu’une technique. L’objectif est la participation aisée de tous. L’application de nouvelles technologies est à envisager avec toutes les précautions qui s’imposent, mais ce dernier recours doit s’avérer limité.

 

Proposition n°12 : simplifier la méthode de vote en développant le vote par procuration.

Proposition n°13 : faciliter dans certain cas humain bien précis le vote électronique.

 

L’élu est le représentant d’une entité et se doit d’agir dans le sens du contrat qui l’a fait élire. Aussi il se doit de consulter régulièrement sur le terrain ses électeurs dans leur généralité dans le but d’une présence interactive là où il a été élu. Dit d’une autre façon le programme électorale c’est bien et va dans le sens élu vers électeur mais les situations évoluent et l’adaptation à l’actualité du territoire impose une action électeur vers élu. Il est l’image de son territoire dans son intégralité et non d’une minorité bien pensante par rapport à lui.

 

Proposition n°14 : inciter l’élu à défendre ou à résoudre directement et activement les intérêts ou les problèmes de ses électeurs et éviter l’acte de présence.

 

Le retour à l’électeur est le lien entre l’élu et l’électeur suite à en quelque sorte un contrat signé entre les deux parties lors de l’élection. Il est de son devoir de répercuter régulièrement son action et non celle de son parti. Certes il a été élu sur ses idées mais aussi par une représentativité territoriale ce qui impose ce devoir de réciprocité.

 

Proposition n°15 : rendre obligatoire le compte-rendu des actions orales, épistolaires ou autres de l’élu.

Proposition n°16 : imposer un calendrier de rencontre directe avec les électeurs au cours du mandat.

Proposition n°17 : imposer la transparence quant aux actions financières issues du budget de l’élu.

 

C’est très louable de proposer des élections aux citoyens et citoyennes mais lesquelles ? N’y-en-a-t-il pas de trop ? Et sont-elles toutes très clairement définies pour le citoyen ? Nous en sommes à six à suffrage populaire direct : les élections européennes, présidentielles, les législatives, les régionales, les départementales et les municipales. Souvent il est dit « trop d’infos tue l’info » et bien ici la transposition est raisonnable.

 

Proposition n°18 : faciliter au maximum le regroupement de certaines élections le même jour de la semaine.

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