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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 13:35

La Santé Publique un enjeu pour demain

La santé

Visions qualitative et fondamentale

 

La santé fait partie, comme dirait un physicien, du groupe des fonctions d’Etat, au sens national du terme, comme l’éducation, l’emploi, la défense… En fait tout cela relève du concept de collectivité démocratique avec tous les moyens dont dispose cette dernière pour se développer en créant son progrès pour en bénéficier.

 

D’où l’expression de santé publique, cette dernière étant distinguée comme en 1997 par « l'étude, d'une part, des déterminants physiques, psychosociaux et socioculturels de la santé de la population et d'autre part des actions en vue d'améliorer la santé de la population.»

 

Ou encore, comme en 1920 par « une activité organisée de la société visant à promouvoir, à protéger, à améliorer et, le cas échéant, à rétablir la santé de personnes, de groupes ou de la population entière. » Ou bien comme « La santé publique est la science et l’art de prévenir les maladies, de prolonger la vie et de promouvoir la santé et l’efficacité physiques à travers les efforts coordonnés de la communauté pour l’assainissement de l’environnement, le contrôle des infections dans la population, l’éducation de l’individu aux principes de l’hygiène personnelle, l’organisation des services médicaux et infirmiers pour le diagnostic précoce et le traitement préventif des pathologies, le développement des dispositifs sociaux qui assureront à chacun un niveau de vie adéquat pour le maintien de la santé, l’objet final étant de permettre à chaque individu de jouir de son droit inné à la santé et à la longévité. »

 

Dès 1948, l’O.N.U. en créant l’Organisation Mondiale de la Santé (ou O.M.S.) se préoccupe de ce qui touche aux notions de Population, activité organisée de la société, communauté. Ce sont des expressions qui reviennent souvent avec une évolution dans ce document de l’O.M.S. en 1952 dont le groupe rapporteur souligne « l'importance qu'il convenait d'attacher à l'éducation sanitaire individuelle et collective, mais il a surtout été frappé par l'élargissement des conceptions se rapportant à l'administration de la santé publique, cette évolution nécessitant l'intégration en un système unique de toutes les branches de l'action sanitaire: prophylaxie ou prévention, soins aux malades et réadaptation des convalescents.» où il est question d’administration de la santé publique. En d’autres termes l’O.M.S. établit que cette mission doit être confiée à une entité autonome dont « l’objet final étant de permettre à chaque individu de jouir de son droit inné à la santé et à la longévité. »

 

Droit inné ! Tout individu dispose ainsi d’un « bouclier extérieur » qui lui assure une existence apaisée mixée à une essence libre et personnelle. Est-ce une réalité aujourd’hui ?

 

Actuellement

 

La santé publique se démarque de la médecine essentiellement sur les deux plans qui misent davantage sur la prévention que sur les traitements curatifs et le développement d’une approche de population plutôt que de s'intéresser individuellement aux problèmes de santé des personnes. La Santé Publique contient actuellement 6 domaines qui sont l'hygiène publique, la lutte contre les maladies transmissibles, la préoccupation d'autrui (ou administration sanitaire), l'épidémiologie, la sociologie et l'économie de la santé. Sont-ils toujours d’actualité ou jouissent-ils d’une « obsolescence programmée » ? Doivent-ile être conservés ou redéfinis ? Faut-il en créer de nouveaux plus conformes à notre siècle ?

 

S'intéresser individuellement aux problèmes de santé des personnes :

un nouvel enjeu

 

Voila ce qui n’est pas dans les finalités de la santé publique et puis la non-adéquation avec la notion de fonction d’Etat est palpable. Dans un souci d’égalité le rôle de l’Etat est de rendre la santé publique accessible à tous sans distinctions aucunes. Or c’est l’anarchie de nos jours et c’est à qui piétinera l’autre.

 

L’égalité des accès à la santé publique est-elle compatible avec les tarifs multiples et disproportionnés des dispenseurs contemporains de la santé (individuels ou collectifs), avec les disponibilités variables et/ou couteuses des traitements préconisés (sans parler de leur inoffensivité ou de leur efficacité avérées ou non, officiellement ou à huit-clos !), avec les protections extrémistes sur les dépenses s’ensuivant (et l’investissement variable imposé devenu aristocratique et catégoriel), avec la multitude de structures existant actuellement déviantes au niveau finalités, gloutonnes au niveau finances et réticentes au niveau contrôles?

 

Les vestiges d’une santé publique existent et résistent. Mais pour combien de temps ? Quant il est des plus évident et pressant que les acteurs extérieurs à la santé publique (et ne trouvant en elle qu’un titre sur leur livre de comptes) sont déjà là ou quasiment pour d’autres. Mais tous ont « reniflé » les intérêts personnels à faire fructifier une santé qui perd son vocable « publique » et très nettement devenu privé et privante de ce libre accès à la santé.

 

Question simple : « Pourquoi y-a-t-il de plus en plus de personnes qui restreignent leurs soins ou qui les négligent ? » Dans les hautes sphères c’est une question qui est souvent posé (et encore ! Est-elle bien posée ?) mais sans chercher à trouver la réponse ou alors en croyant en trouver une qui ne résout le problème sur le fond.

 

Que sera la santé publique du XXIème siècle ?

 

Bien sur plus d’un va sourire ! Qui trouvera la réponse ? Quel est le plus malin que les autres qui avancera un énième plan B ?

 

La problématique est là et il faut avancer des éléments de réponses simples, qui sont en partie déjà là, puisqu’ils sont dans le fondement de la question originelle. N’oublions pas que la table n’est pas rase et que les morceaux de réponses sont surement sous nos yeux. A nous de les isoler des distorsions et des corruptions pour les adapter à notre siècle.

 

En effet les effets pour des causes proches ne sont pas les mêmes au fur et à mesure que le temps quantitatif s’écoule. Les acteurs influant ont changé et leur permissivité demande une analyse actuellement incomplète et mal maîtrisée. Autrement dit les protocoles de la santé publique du milieu du XXème siècle ne sont plus adaptés à ceux qu’elle devrait avoir en ce début de XXIème siècle. D’où le sous-titre de visions qualitative et fondamentale !

 

Au niveau du PRG29, nous faire table rase de la santé publique contemporaine afin :

  • d’édifier les nécessités du présent et de l’avenir.
  • de faire en sorte que les réponses à ces nécessités soient un socle universel et une référence inaltérable.

 

Au niveau du PRG29, nous préconisons pour la santé publique :

  • la tutelle globale et indivisible de l’Etat, avec la disparition progressive de ces états dans l’Etat que sont toutes ces officines privées où l’égalité des soins est bafouée.
  • les tarifs uniques des soins qu’ils soient généraux pour une première catégorie ou spécialisés pour une seconde catégorie. Refusons cette ségrégation entre la médecine de proximité et la médecine dite de pointe.
  • le contrôle de l’Etat sur la disponibilité, l’efficacité et le coût des traitements. Bannissons la pression des entreprises pharmaceutiques.
  • la prise en charge total par l’Etat des dépenses occasionnées par ces traitements. Favorisons le financement de cet engagement par des sources issues des excès abusifs ( .
  • l’instauration d’un réseau d’établissements de soins de proximité gérés par l’Etat avec rigueur, efficacité et diversité. Rejetons l’inégalité actuelle créant des choix et des vitesses variables dans l’accès aux soins et à la guérison.
  • le développement d’une réelle politique de recrutement de personnel dans tous les domaines, d’une réelle politique de formation et de soutien des personnels déjà présents accompagnée d’une amélioration de la rotation ou du remplacement de ceux-ci. Acceptons et reconnaissons le dévouement et la prise de responsabilité exigés et obtenus de tous les personnels.
  • l’incitation par l’Etat à ce que chacun puisse s’intégrer, selon ses disponibilités et ses capacités, dans cette réforme qu’exige l’état actuel de la santé publique.

 

Au niveau du PRG29, nous proposons pour la santé publique de demain :

  • la prise en considération de nouveaux domaines tel la fin de vie et du choix de l'acceptation de mourir dans la dignité ou le handicap, de tous les handicaps.

 

Faisons en sorte que notre pays devienne un leader incontestable en ces domaines et ce sera conforme à notre démarche humaniste.

 

Jean-Louis Migot

PRG29

 

 

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