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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:53

Election ratée du candidat de la commission européenne.

Faute de président, de nouvelles législatives vont être convoquées, ouvrant la voie à l'arrivée de la gauche radicale au pouvoir. En réaction, le FMI a annoncé la suspension de son aide au pays, et l'Europe, la Commission Européenne et les banques vont faire pression. Les électeurs grecques résisteront-ils ? Le gouvernement qui s'en suivra et le président qu sera élu prendra t il la voie de l'Equateur qui fit un bras d'honneur aux financiers et experts "internationaux".

Ce sera donc une dissolution. Stavros Dimas, l'ancien Commissaire européen candidat du gouvernement grec à la présidence de la République, a définitivement perdu, lundi 28 décembre, l'élection présidentielle devant le Parlement, ce qui implique que celui-ci sera dissous dans les dix jours, et que des élections législatives anticipées vont avoir lieu.

Stavros Dimas, qui devait réunir 180 voix sur son nom lors de ce troisième et dernier tour, n'en a réuni que 168, soit exactement le même score qu'il y a six jours au deuxième tour (après 160 au premier tour).

"Pas de temps à perdre"

En fin de matinée, le Premier ministre Antonis Samaras a proposé la date du 25 janvier pour la tenue de nouvelles législatives, quelques minutes après l'annonce du résultat du dernier tour du scrutin présidentiel. "Demain [mardi] je vais demander à l'actuel président de République la dissolution du Parlement et des élections anticipées pour le 25 janvier", a indiqué Antonis Samaras. "On n'a pas de temps à perdre", a-t-il ajouté.

La Bourse d'Athènes a cédé plus de 11% après ce résultat, les marchés redoutant désormais la possible arrivée au pouvoir du parti de gauche radicale Syriza.

Le leader du parti d'opposition, Alexis Tsipras, s'est d'ailleurs félicité du résultat, assurant que par le vote des députés lundi, le peuple a montré qu'il veut "mettre un terme aux politiques d'austérité".

Le FMI suspend son aide

Le versement de la prochaine tranche d'aide à la Grèce est suspendu en attendant la formation d'un nouveau gouvernement qui suivra les élections anticipées de la fin janvier annoncées lundi par Athènes, a rapidement indiqué en réaction le Fonds monétaire international.

Les discussions sur ce versement, effectué conjointement avec les autorités européennes, "reprendront une fois qu'un nouveau gouvernement sera en place" à Athènes, a indiqué le porte-parole du FMI, Gerry Rice. 

Selon le FMI, ce report ne met toutefois pas en péril la viabilité financière du pays, qui a renoué avec la croissance après six années de profonde récession. "La Grèce ne fait pas face à des besoins de financement immédiat", a indiqué le porte-parole du Fonds, suggérant qu'Athènes avait encore assez d'argent dans ses caisses pour faire fonctionner le pays et faire face à ses obligations financières.

Athènes a récemment suggéré qu'elle souhaitait s'affranchir plus tôt que prévu de l'aide du FMI, qui doit en théorie s'étendre jusqu'en 2016. Le volet européen du plan d'aide devait, lui, s'achever fin 2014 mais il a été récemment prolongé de deux mois.

Même avertissement de la part de Berlin. Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a ainsi prévenu que la Grèce devrait continuer sur la voie des réformes déjà engagées, quelle que soit l'issue des élections législatives prévues fin janvier.

"Les difficiles réformes [mises en oeuvre en Grèce depuis la crise financière] ont porté leurs fruits, elles sont sans aucune alternative. [...] Les nouvelles élections ne changent rien aux accords passés avec le gouvernement grec", a affirmé le ministre conservateur, dans une déclaration écrite après l'annonce de législatives anticipées en Grèce.

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Published by radicalisme-finisterien - dans Europe Politique Economie
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