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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 15:53

Guillaume LACROIX, récent Secrétaire général du Parti Radical de Gauche, a été interviewé par le journal Le Monde le mardi 22 juillet dernier.

 

 

 

Pour les radicaux de gauche, « le PS ne respecte pas notre accord »

 

 

 

Le Parti socialiste affirmait début juillet avoir trouvé un accord pour les sénatoriales avec le Parti radical de gauche (PRG) pour faire des listes communes, à l’exception de la Charente-Maritime. Une version démentie par les radicaux, qui considèrent que Solférino ne respecte pas sa part du marché.

Explications avec Guillaume Lacroix, secrétaire général du PRG.

 

IMG_4318.jpg

Guillaume Lacroix (PRG29)

 

Avez-vous, comme l'affirme Solférino, conclu un accord avec le PS sur les sénatoriales ?

 

Guillaume Lacroix : Nous avons signé en 2013 un accord qui portait sur l'ensemble des échéances électorales de 2014, les municipales, les européennes et les sénatoriales. Pour cette dernière partie, il a été signé par le premier secrétaire du PS de l'époque Harlem Désir, le président du PRG Jean-Michel Baylet, le président du groupe RDSE (les radicaux au Sénat) et le président du groupe socialiste qui à l'époque était François Rebsamen, et enfin par Jean-Pierre Bel, le président du Sénat. Les choses se sont faites différemment des autres fois, où nous avions constitué notre groupe au Sénat de manière indépendante. Cet accord existe donc, mais le problème c'est que le PS ne le respecte pas.

 

 

Que prévoyait cet accord ?

 

 

L'accord prévoit la garantie habituelle pour les postes des sortants, ainsi que cinq nouvelles places pour le PRG. Parmi celles-ci, deux sont actées, en Ardèche et en Saône-et-Loire. En revanche pour les trois autres, il y a des soucis. En Eure-et-Loir, une candidate socialiste est prête à entrer en dissidence, en Charente-Maritime, c'est la totalité de la liste socialiste qui menace de partir de son côté. Enfin, la troisième place sur la liste du Rhône pose également problème.

 

 

Vous considérez donc qu'il y a rupture de l'accord ?

 

 

Nous ne comprenons pas pourquoi avoir proposé cet accord si c'est pour ne pas l'appliquer. Il y a un problème de considération, de fonctionnement de la majorité et de respect de la parole donnée. On le voit avec les difficultés de la réforme territoriale. Nous sommes allés dire clairement que nous voulions participer à la réforme de la France. Mais il faut pouvoir en parler entre partenaires avant que les annonces soient faites. Nous sommes l'un des deux piliers de la majorité, nous avons été les champions de la loyauté, sur des textes comme la réforme pénale ou le projet de loi de finances rectificative.

 

 

 

Que comptez-vous faire si les termes de l'accord ne sont pas respectés ?

 

Il faut rappeler que le groupe RDSE s'est composé tout seul. S'il faut reprendre les anciennes habitudes, on le fera. Nous serons candidats là où nous avons l'habitude de l'être, en Rhône-Alpes, en Provence-Alpes-Côte d'Azur, et globalement dans les départements qui sont ouverts aujourd'hui au renouvellement.

 

Plus généralement, le comité directeur de notre parti qui s'est tenu le 11 juin a voté le fait que si nous n'arrivons pas à trouver, sur la réforme territoriale, sur le fonctionnement de la majorité, et sur le respect de la parole donné, un fonctionnement de majorité, nous nous poserons la question de notre présence au gouvernement.

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Published by radicalisme-finisterien - dans Politique Actualités du PRG National Elections
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