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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 10:48

"vivre rassemblés, dans un département bien équipé, 

solidaire et moderne"

 

Jean-Michel Baylet, président du conseil général, a été réélu dès le premier tour des élections Départementales, dans son canton de Valenced'Agen. Ce qui lui rend sa liberté de parole. Cet entretien démontre aussi combien le PS s'est fourvoyé en nationalisant le débat et comment le Front National a délibérement trompé ses électeurs. La faute morale, politique, impardonnable du FN est bien là. Ce parti antirépublicain n'a aucune politique, aucune vision, on le mesure déjà avec les modes de fonctionnements des municipalités dont ils ont la gestion, on la vérifié avec la teneur de leurs tracts. Pour le second tour Citoyens réveillez vous !

 

 Interview...201503262391-full.jpg

 

Entre les deux tours, comment analysez-vous la situation ?

Au plan général, le taux de participation, à hauteur de 60 %, démontre que l'enjeu local du scrutin a été bien compris. Dans un contexte compliqué, agité par les sirènes du Front National et les attaques infondées de l'UMP, la majorité sortante a bien résisté, forte d'un bon bilan et d'un projet concret. Ce qui la place en bonne position pour dimanche, armée cette fois d'une volonté d'unité toujours plus propice à la victoire.

 

Sur un plan plus personnel ?

L'élection de mon équipe dès le premier tour démontre l'attachement au bien vivre ensemble que nous cultivons à Valence-d'Agen dans un cadre d'éthique et de respect d'autrui. C'est aussi la victoire de la sincérité, de l'efficacité, des valeurs républicaines et laïques, qui dans le canton comme au conseil général, ont toujours balisé mon engagement public.

 

Vous faites état d'un bon bilan. À quoi le résumez-vous ?

Sur le fond d'abord… Avec mes collègues, nous avons travaillé dans un esprit de tolérance, rassemblés dans une rare unanimité, au-delà de nos différences et de nos divergences, afin de réaliser ce qu'il y a de mieux pour le Tarn-et-Garonne. Nous avons géré dans la rigueur, tout en initiant des politiques de développement ambitieuses, avec pour seul objectif un aménagement équilibré du territoire départemental. Toujours en plaçant l'humain au centre de nos décisions…

 

Et sur la forme ?

C'est un bilan hors du commun. Notre département est passé de 185 000 habitants à 255 000 en 30 ans. Ce n'est pas le fruit du hasard. Certes, il n'y a pas que le conseil général. Main dans la main avec les maires et les communautés de communes, nous avons a su procéder à un aménagement attractif, respectueux des équilibres entre la ruralité et les villes.

 

Concrètement à quoi pensez-vous ?

En premier lieu à nos compétences obligatoires : la solidarité pour toutes les générations ; les collèges, domaine où le département est le premier de Midi-Pyrénées au classement des moyens investis par élève ; les derniers établissements ont été construits à Montauban sans un euro de la Ville, et à Montech; le prochain est prévu à Verdun …. Nous sommes aussi en charge du réseau routier désormais bien structuré, pour lequel nous sommes classés deuxième de la Région en investissement. Sans oublier l'organisation du transport scolaire, et l'aménagement foncier…

 

Qu'en est-il de votre action en dehors de vos compétences obligatoires ?

Nous les avons assumées tout en rénovant nos villages et restaurant notre patrimoine. Nous avons maintenu, quand ce n'est pas développé, nos services au public à l'image des centres médico-sociaux, douze pôles de proximité. Une action à rapprocher de celles conduites pour les maisons de retraite… Nous avons épaulé nos entreprises, et créer la zone Grand Sud Logistique, dans le secteur de Montbartier-Campsas-Labastide Saint-Pierre, en vue de générer des emplois nouveaux. On en compte déjà 400 qui seront doublés dans les mois à venir. Le conseil général est également un des rares à subventionner pour les crèches, les écoles maternelles et primaires. Enfin, nous avons créé un Centre Universitaire qui accueille un millier d'étudiants, 2 000 à l'horizon 2 020. Je déplore que la Ville et l'Agglomération de Montauban refusent de participer au financement. Une situation unique en France !

 

Et pour le monde agricole ?

Nous avons développé des politiques afin de soutenir les filières, de faciliter l'installation de jeunes agriculteurs, d'intervenir en situation de crise, et d'augmenter nos ressources en eau. Nous sommes un des départements à la surface agricole la mieux irriguée, premier de la région. Tout cela ne s'est pas fait tout seul…

 

Vos opposants contestent la qualité de votre action. Que leur opposez-vous ?

La vérité, qu'il est temps de rétablir… Celle des chiffres est sans appel, et donne aux mensonges qui la transforment un effet boomerang vers leurs auteurs. Comme, par exemple, lorsque Brigitte Barèges évoque une prétendue vie de château au conseil général… Quand les dépenses de communication s'élèvent à 2,70!/ habitant/an au Département, le compte administratif, document officiel public, mentionne 17,19!/hab/an pour Montauban… Quand le coût des «fêtes et cérémonies» est de 0,82!/habitant/an au conseil général, il se monte à 20,58!/h/an pour Montauban…

J'arrête ma démonstration avec l'endettement, de 843!/hab au conseil général pour 1938! par habitant de l'agglomération Montalbanaise. Je note simplement que faute de projet, Brigitte Barèges crée un trouble indigne au regard des enjeux et des populations. D'autant plus déplacé qu'elle est visée par une enquête en cours pour détournement de fonds public dans sa mairie (1), qui a donné lieu à de nombreuses perquisitions et auditions…

 

Justement parlons projet. Quel est le vôtre ?

D'abord poursuivre l'action engagée avec mes collègues conseillers généraux, évoquée dans le bilan… Dans le domaine de l'éducation, à la rentrée prochaine, nous doterons les élèves de 6es de tablettes numériques, et nous doublerons les bourses collégiennes. Nous continuerons aussi à développer le Centre Universitaire départemental. En matière de fiscalité, nous n'augmenterons pas le seul impôt direct qui nous reste, le Foncier Bâti, en le maintenant au taux de 2012. Sur le front de la modernisation, nous poursuivrons le schéma départemental d'aménagement numérique pour lequel nous avons obtenu une aide record de 24 millions d'euros. Mais en parlant de projet, je note que ni le Front National ni

l'UMP en sont porteurs…

 

Où se situe l'enjeu du second tour ?

Le thème majeur est de savoir si les Tarn-et-Garonnais souhaitent ou pas continuer à vivre rassemblés, dans un département bien équipé, solidaire et moderne, sans renier ses racines rurales.

 

Pour conclure, serez-vous candidat à la présidence du futur conseil Départemental le 2 avril ?

Oui. Une fois la page électorale passée, je m'attacherai à recréer des conditions de travail optimales dans l'hémicycle départemental. Certes, je n'ai jamais vécu une campagne électorale aussi violente. Tout le monde a compris que cela est lié à l'urgence de Brigitte Barèges de rechercher un nouveau fauteuil, condamnée par la justice à quitter prochainement son poste de maire et de présidente de l'agglomération Montalbanaise (2).

Tout cela n'est pas ma vision des choses et je ne changerai pas de cap. J'ai toujours préféré les convergences aux divergences. Considérant que nos concitoyens attendent de nous autres les élus, que nous soyons rassemblés autour d'un vrai projet, au service du seul intérêt général.

 

(1) La présomption d'innocence s'applique en l'état de la procédure

(2) Un recours est à l'instruction au Conseil d'État

 

Propos recueillis par Alain Baute in La Dépêche.fr

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Published by radicalisme-finisterien - dans Elections
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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 21:34

Internet et la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse 

 

 

Intervention de Jacques Mézard  PRG - Président du groupe RDSE

 

M. le président. L'ordre du jour appelle le débat sur le thème : « Internet et la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse », organisé à la demande du groupe RDSE.

La parole est à M. Jacques Mézard, au nom du groupe RDSE.

M. Jacques Mézardau nom du groupe RDSE. Monsieur le président, madame la secrétaire d'État, mes chers collègues, même s'il intervient entre les deux tours d'une élection, ce débat, qui porte sur un sujet appelant la prise de décisions dans les mois à venir, nous paraît important.

 

Entre la couverture par les médias des drames de janvier –pour laquelle le Conseil supérieur de l'audiovisuel a relevé trente-six manquements justifiant des mises en demeure – et la multiplication des messages d'apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux, les dérives et incertitudes pesant sur la liberté d'expression ont été mises au jour.

 

Acquis démocratique majeur, la liberté d'expression sert aujourd'hui de parapluie nucléaire à toutes sortes d'idées et de manipulations. Lieux de sociabilité, les réseaux sociaux sont souvent détournés et sont parfois devenus des lieux de perdition pour une partie de notre jeunesse, en servant de relais à la propagande djihadiste ou aux théories « conspirationnistes ».

 

À l'heure du numérique, la rumeur, fama, est devenue infâme et gangrène nos valeurs et notre confiance en la puissance publique, en essaimant son poison de manière exponentielle. Face à cela et au déploiement de la théorie du complot –la ministre de l'éducation nationale en a d'ailleurs parlé à juste titre il y a quelques semaines –, plusieurs condamnations « pour l'exemple » ont été prononcées à l'encontre d'individus ayant fait l'apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux. Mais, selon une étude publiée début mars, entre 46 000 et 90 000 comptes Twitter ont été utilisés à l'automne dernier pour diffuser la propagande de l'État islamique : un travail herculéen pour nos services de police et de renseignement transformés en Sysiphe…

 

La liberté d'expression, pharmakon démocratique, contient en elle à la fois son poison et son médicament. De nombreux textes nationaux et internationaux la protègent. L'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, auquel notre groupe est profondément attaché, la range parmi les « droits les plus précieux de l'homme », au fondement même de nos démocraties libérales. Cependant, cette liberté – comme toute liberté – s'arrête là où commence celle des autres : « tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté ».

 

Or si les textes limitant la liberté d'expression s'appliquent de plein droit à l'expression sur internet, leur efficacité pose aujourd'hui question. La loi de 2004 a étendu aux éditeurs de services de communication au public en ligne le chapitre IV de la loi de 1881, qui punit notamment la provocation aux crimes et délits, en particulier la provocation à la discrimination ou à la haine en raison de l'origine, de la religion ou de l'orientation sexuelle.

 

Plus radicalement encore, internet redéfinit les contours de la liberté d'expression, tant pour les journalistes que pour les simples citoyens, en rendant caducs certains moyens d'intervention des pouvoirs publics. Votée sous la IIIe République - celle-là même à laquelle nous devons et tenons tant -, la loi de 1881 avait été conçue comme une « loi d'affranchissement et de liberté ». Elle révolutionnait la logique des textes précédents, qui prévoyaient des systèmes de contrôle préalable d'autorisation et de censure.

 

Jusqu'à l'émergence d'internet, il y avait parfaite superposition entre la forme d'expression, le moyen technique employé et le régime juridique : la presse, diffusée sous la forme de journaux imprimés, est régie par loi du 29 juillet 1881 ; la communication téléphonique est régie par le code des postes et télécommunications ; enfin, la communication audiovisuelle est régie par la loi du 30 septembre 1986.

 

L'émergence d'internet, qui a démultiplié à l'infini l'information, a remis en cause ces distinctions traditionnelles, puisque le même médium permet de diffuser des contenus relevant de la correspondance privée, de la presse ou de l'audiovisuel. Ces spécificités conduisent donc à s'interroger, d'une part, sur ce qui relève pour les journalistes et les citoyens du droit à l'information, et, d'autre part, sur l'efficacité des mesures prises par les pouvoirs publics à l'encontre des contenus illicites. La protection des personnes privées est pour nous quelque chose de très important. En tant qu'élus, nous connaissons les attaques sous pseudonyme : jusqu'à quand allons-nous tolérer tout et n'importe quoi ?

 

En ce qui concerne plus particulièrement les contenus illicites, nous avions eu ce débat lors de l'examen, en novembre dernier, de la loi visant à renforcer la lutte contre le terrorisme. Les délits de provocation à la commission d'actes terroristes et d'apologie du terrorisme ont été transférés de la loi de 1881 au code pénal, au motif que ces actes ne constituent plus essentiellement un abus de la liberté d'expression, mais plutôt un maillon dans la chaîne des activités des groupes terroristes. Cela permettait aussi d'exercer des poursuites en dehors du régime procédural contraignant, et donc protecteur de la liberté d'expression, de la loi de 1881.

 

Faut-il considérer que l'intégralité des infractions commises par le biais d'internet et des réseaux sociaux doit être soumise à un régime dérogatoire à la loi de 1881 ? C'est là un débat qu'il est urgent et nécessaire d'ouvrir. Nous ne le ferons pas aujourd'hui, mais il importe de définir rapidement des solutions respectueuses de la liberté de chacun. À tout le moins, il faudra que le législateur s'empare sans ambages de ces problématiques touchant au numérique de manière systématique et sectorielle.

 

Une autre question est celle du rôle des acteurs d'internet. La loi de 2004 pour la confiance dans l'économie numérique a créé un régime marqué par une grande liberté pour les acteurs d'internet. À la différence de ce que prévoit le régime de la communication audiovisuelle, l'édition d'un contenu numérique n'est pas soumise à autorisation préalable et aucune obligation ne s'impose a priori aux fournisseurs de contenus.

 

Deux catégories d'acteurs sont définies dans cette loi. Les éditeurs de services sur internet, en premier lieu, sont soumis à un régime voisin de celui de la presse : ils n'ont aucune obligation de déclaration préalable ou d'autorisation ; les seules limites à leur liberté d'expression sont celles que définit le chapitre IV de la loi de 1881, les infractions étant poursuivies et réprimées ; ils doivent désigner un directeur de publication et un droit de réponse est prévu par la loi, qui transpose à internet le régime défini par l'article 13 de la loi de 1881.

 

Les hébergeurs, en second lieu, bénéficient d'un régime de responsabilité civile et pénale atténué par rapport à celui des éditeurs. Ils sont, en effet, considérés comme n'exerçant pas de contrôle sur les contenus accessibles par le biais de leur site. Par conséquent, il est très difficile d'engager leur responsabilité.

 

La loi de novembre 2014 a étendu le champ d'application des obligations des fournisseurs d'accès et des hébergeurs en matière de signalement des contenus illicites. En outre, elle a créé une possibilité de blocage administratif des sites internet faisant l'apologie du terrorisme.

 

Les premiers blocages de sites ont eu lieu il y a quelques jours, non sans quelques difficultés prévisibles, du fait notamment de l'absence de contrôle par le juge. Ce blocage ne fut que partiel. Certains opérateurs français, et non des moindres, n'ont pas appliqué le dispositif du Gouvernement. Par ailleurs, de nombreuses stratégies de contournement existent, permettant à certains internautes et aux propagandistes de jouer au chat et à la souris avec les pouvoirs publics. Liberté d'expression contre censure : l'opposition simpliste brandie par une certaine propagande est flatteuse pour ceux qui se réclament de la première…

La domiciliation de beaucoup d'acteurs d'internet à l'étranger complique encore toute action. Si certains réseaux sociaux, comme Twitter, ont défendu une conception radicalement libérale de la liberté d'expression avec la doctrine de freedom of speech, l'idée qu'une trop grande liberté d'expression permet de se dérober à ses responsabilités se fait jour…

 

La diffusion sur internet de vidéos insoutenables qui visent à enrôler de nouveaux djihadistes, qui glorifient les terroristes, qui les montrent exécutant leurs victimes, relève-t-elle vraiment de la liberté d'expression ? Avec plus d'un milliard d'utilisateurs pour Facebook et plusieurs centaines de millions pour Twitter, les grandes plateformes du web sont érigées en arbitres de la liberté d'expression et doivent assumer leur rôle.

 

Si les pouvoirs publics peuvent inciter les plateformes à mettre en œuvre des mesures de surveillance générale des contenus, la légitimité de cette intervention d'acteurs privés pose question : peut-on parler de privatisation de l'exécution de la loi, ce qui serait à nos yeux inacceptable ? Le départ entre le droit à l'excès, à l'outrance et à la parodie à des fins humoristiques, d'un côté, et l'apologie au terrorisme, de l'autre, devra-t-il être fait par des acteurs privés ?

 

Dans ce combat de David contre Goliath à l'ère numérique, le juge français a ainsi dû déterminer si le fait qu'un site proposant un contenu en infraction avec la loi soit accessible depuis la France suffisait pour considérer que l'infraction avait été commise sur le territoire. Nos juridictions pénales ont d'abord considéré que l'accessibilité depuis la France du site internet suffisait à fonder la compétence du juge français. À l'inverse, la Cour de cassation juge aujourd'hui que le site internet en cause doit être destiné au public français pour que le juge français soit compétent.

 

Récemment, le tribunal de grande instance de Paris a déclaré abusive une clause de compétence signée par les utilisateurs de Facebook et précisant que, en cas de litige, seul un tribunal de Californie – État américain où est domicilié le réseau social – est compétent.

 

Mes chers collègues, nous ne prétendons pas apporter de réponse à une réalité protéiforme et sans cesse mouvante. Non seulement les États sont fondés à réglementer internet, mais ils en ont aussi la capacité et, plus que jamais, le devoir. La logique répressive ne doit pas conduire à éluder la question de la prévention de la radicalisation et celle de l'éducation des esprits à la critique. L'école de la République, fondée sur la maxime Sapere aude – « ose savoir » –, doit sensibiliser aux nouveaux dangers d'internet. La capacité d'intervention des États doit ainsi être utilisée, en amont comme en aval, pour combiner notre passion de la liberté avec le sens de la responsabilité.

 

Mes chers collègues, comme jadis les pères fondateurs de la République, comme nos prédécesseurs de 1881, qui ignoraient l'existence future d'internet et des réseaux sociaux, il nous faut trouver, et vite, le juste équilibre entre la nécessaire liberté d'expression sur internet et la responsabilité de chacun pour ses paroles, ses écrits et ses actes. Il n'est pas concevable que l'on puisse continuer à écrire, à dire n'importe quoi et à susciter le terrorisme, avec les conséquences que l'on sait.

 

Ce débat voulu par le groupe RDSE n'a d'autre objectif que d'engager la réflexion sur la définition de cet équilibre indispensable, qui nous permettra de nous protéger des ennemis de la liberté et de la démocratie sans porter atteinte aux libertés d'opinion et d'expression qui sont au fondement de l'idéal démocratique et de la tradition radicale. (Applaudissements sur de nombreuses travées.)

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 17:20

Le 19 mars 2015


PETITES RETRAITES :
LA PROPOSITION

DU GROUPE RADICAL RRDP EST MISE EN ŒUVRE

 

Roger-Gérard Schwartzenberg, président du groupe radical RRDP de l’Assemblée nationale :

"Les retraités modestes doivent économiser sur tout et parfois sur le nécessaire : alimentation, chauffage, soins médicaux. Il faut donc se préoccuper de leur pouvoir d’achat.


Au cours d’un entretien à Matignon le 23 avril 2014 entre Manuel Valls et Roger-Gérard Schwartzenberg, le Premier ministre s’était engagé à ne pas geler la revalorisation au 1er octobre 2014 des retraites inférieures à 1.200euros par mois. Revalorisation qui intervient en fonction de l’inflation.


Or, l’inflation pour 2014 s’est révélée nettement moins élevée qu’initialement prévu par l’État. Dès lors, l’application des règles techniques du ‟coefficient de revalorisation” aurait conduit à une absence de revalorisation et à une stabilité de ces pensions.


D’où la demande, faite en septembre 2014 par le groupe RRDP et acceptée par le Gouvernement, d’utiliser une autre voie pour parvenir, malgré cela, au relèvement de ces pensions très attendu par les retraités modestes : donner un ‟coup de pouce”, sous forme de prime, aux petites retraites. Ainsi, une prime de 40 euros est en cours de versement à 6 millions de retraités dont les pensions ne dépassent pas 1200 euros."

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 10:04

Citoyens il faut se réveiller.

 Evasion fiscale, ces milliards oubliés.

Pas pour tout le monde.

OGM, l'agro-industrie sort les griffes et les manips.

 

Des centaines de milliards : voilà le profit que pourrait retirer l'Etat d'une véritable lutte contre l'évasion fiscale. Mais pour les gouvernements, aussi bien que pour les médias, ce ne semble pas être une priorité.   

 

In "Arrêt sur image ".

 

Arrêt sur Image revient sur les fuites sur le scandale Luxembourgeois des arrangements fiscaux ménagées grâce au bon soin de l'actuel patron de la Commission, le déplaisant Juncker. Dans le même temps le site met en évidence les magouilles des lobbyistes des Monsanto et consorts pour tenter de discréditer ceux qui doutent et qui désormais les combattent avec des méthodes de mercenaires.

 

Offshore Leaks : davantage de questions que de révélations

 

Je serais à la place du "fuiteur", je me ferais du souci. 

 

Quand on voit comment les grands médias contactés par Wikilieaks se sont pourléchés de la fuite des documents classés confidentiels puis ont totalement délaissé "J. Assange" dont le sort leur est égal, comme celui de "Manning" qui risque la taule à vie mais qui n'aura pas eu le mérite d'être aussi sexy que les Pussy Riot pour mériter une campagne internationale de soutien des tartufes médiatiques...

 

La source et ses motivations ? Mais on s'en cogne ! Elle pourrait être mue par les pires motivations qui soient, si le contenu des fichiers est authentique, c'est la seule chose qui compte. 

 

Que ça n'ait pas de retentissement ce n'est guère étonnant, que reste-t'il, au fond, du travail courageux de Denis Robert sur Clearstream, si ce n'est 10 ans de vie pourrie par les procès et les harcèlements ? Y a t'il eu des débouchés sur le plan politique ? Et je ne parle même pas de ses "confrères", faux-derches en bandoulière, saluant la victoire finale sans avoir bougé le stylo ou le porte-monnaie pour le soutenir. 

 

Donner des noms ce serait pointer les coupables, les vrais, pas le populo accusé de creuser les déficits et les médias n'ont aucun intérêt à le faire, parce qu'ils préfèrent les voyous en col blanc que les voleurs de mobylette, ça fout moins les jetons. 

 

Salopards ? Le mot est encore trop gentil et caressant.

 

Offshore Leaks : davantage de questions que de révélations

 

J'aurais même dit "Round-up Ready" ... la quantité de glyphosate requise pour désherber le soja est hallucinante. C'est effectivement une énorme bombe à retardement (50 ans de rémanence minimum dans les sols, pas d'effet reconnu sur le développement embryonaire mais un terreau fertile pour toutes les interactions entre produits/résidus de produits). 

 

De plus, il faut remettre en question cette production aussi parce qu'elle crée des déficits en cultures riches en protéines dans les pays occidentaux. En France, nous dommes déficitaires à 50 % de protéines végétales ... avec des surcoûts hallucinants pour les éleveurs si on rajoute à cela l'augmentation catastrophique du prix du blé. L'amérique latine crée chez nous les mêmes phénomènes que nous créons dans les pays en voie de développement en les inondant de nos surproductions subventionnées de mauvaise qualité.

 

Re: Offshore Leaks : davantage de questions que de révélations

Voté ! Il y a de gros lobbies lié à Monsanto qui tente de faire voter une loi pour nous obliger à bouffer leurs OGM.. Une lettre de lobbyistes faite par des scientifiques liés à AFBVLabo OGM et ces lobbyistes qui par le biais d'une association pour les sciences l'AFIS, tente d'appuyer la demande de la fin du moratoire. 

 

Le grand mensonge sur l'innocuité des OGM et la posture selon laquelle cela permettrait de nourrir la planète grâce à ces produits sains, est lié à CSICO (think thank Us proche de Foundation Hoover !) , qui paie les revues Sciences & Vie, pseudo-sciences et magazines soit disant éclairés pour "débunker" l'étude de Mr Saralini. 

 

.C'est la version française de Skeptical Inquirer Us nommée think thank lobbie de Skeptical Inquiry ou Free Inquiry 

 

Egalement le site soit disant pour faire la chasse aux imposteurs de patamédecines et gourous se fait l'écho de la vérité sur les OGM : c'est bon pour nous et nous sommes donc des imposteurs !. : 

 

site anti-imposteurs sous influence de Monsanto et co .. dans la lignée d'autres sites se font l'éloge des bons OGM et fait la chasse aux conspirateurs, ou complotistes qui ne veulent pas de la science, car bien sur, nous sommes des pôvres débiles et incapables de comprendre pour "eux". 

 

Les lumières de Dark Vador OGM leurs autres liens que j'ai trouvé se cache aussi sous un site pseudo-scientiques : 

 

le Cercle Zététique de Nice.Site officiel du Cercle Zététique ami de la science quand cela rapporte gros et faux débunker. En prime ils dénoncent les complotites du 11 septembre comme autant de fous qui ne veulent pas croire au rapport du NIST que Jérôme Quirant défends bec et ongles comme ces OGM par ailleurs. 

 

Ce monsieur fait passer pour des fous toute personnes qui nierait le bienfait des OGM tout en ayant des conflits d'intérêts car ils sont tous liés aux firmes sus-nommées sous la caution scientifique

 

Et voilà comment la marmotte met du chocolat dans le papier alu.

 

Re: Offshore Leaks : davantage de questions que de révélations

Le site dit zététique qui entretient l'idée "du droit au doute" est en fait un relais politico-scientifique de Septicak Inquirer, lié lui aux lobbies agro-alimentaires. 

 

Celui qui signe cet article pour les OGM est Yann Kindo qui est aussi du Cercle Zététique et fait la traque infaillible à tous ceux qui ne sont pas d'accord avec ce qu'il appelle lui "la science" oubliant de dire "AFBF pro-OGM" en fait. 

 

Voir l'enquête de Mr Souricier de Rue 89 sur la nébuleuse OGM et les liens avec les laboratoires : Guerre secrète et conflits d'intérêts contre Séralini 

 

IL fait parti d'un groupe qui attaque les "sceptiques" du rapport Nist que les victimes de ce jour fatidique ont demandé de haute lutte. Les Veuves du New jersey et les familles qui ont demandé l'ouverture d'une enquête sur les conflits d'intérêts, les liens entre Bush and co et les Saoudiens et la le fait qu'il est aujourd'hui interdit de redemander la Vérité. 

 

Je peux pas aller sur leur site, mais les "noms" plaident pas en leur faveur sous le fallacieux prétexte de science, Nicolas Gauvrit, Jérôme Quirant et les noms sur ce site sont peu ou prou les mêmes qui defendent la Zététique , itou Bricmont un belge qui défends Le négationniste Faurisson, est peinard tranquille et continue a donner des conférences de sciences certes, mais aussi défends Faurisson comme P. Eric Blanrue lui aussi ayant fondé le site. 

 

Mais si vous pensez avoir confiance au CNES référencé sérieux et indépendant sachez qu'ils vendront la France contre les $$$ des lobbies d'OGM : Listes de scientifiques demandant l'ouverture du débat POUR les OGM site du journal pseudo-sciences parlant des OGM et de ceux qui osent dire NON : OGM nous voilà .. 

 

Je dis pas que tout est faux sur ce journal et les autres mais le fait qu'ils soient affiliés a un groupe américain et des lobbies pro-OGM doute de leur indépendance réelle et celle de ceux qui ont signés la lettre a partir du CNRS. Les conflits d'intérêts sont là et les liens consanguins avec les OGM et la politique scientifique ne permet pas de leur donner un quitus. 

 

Sceptiques de tous les pays unissez vous !

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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 09:29

La mauvaise note de Le Guen

 La montée du FN est d’abord une question politique et sociale. Une manifestation de désespoir

en l’absence d’alternatives au libéralisme.

 

Si on en croit Manuel Valls, Marine Le Pen serait donc aux portes de l’Élysée, prête à donner l’assaut ultime. Et pas après-demain, en 2027, ni même en 2022, mais en 2017. Exagération ? Sans nul doute. Tentative désespérée à deux semaines des départementales pour mobiliser un électorat qui se détourne ? À l’évidence. Mais on ne reprochera pas au Premier ministre cette soudaine dramatisation, qui est de bonne guerre. Ce qui est plus choquant dans ce discours, c’est l’analyse des causes et la désignation des coupables : nous tous, électeurs de gauche, avachis, résignés, anesthésiés par « l’accoutumance », et frappés d’« endormissement ». Et que dire des « intellectuels », ces « grandes consciences » qui rechignent à « monter au créneau » ? On ne sait pas trop qui est digne de cette labellisation, hormis Michel Onfray, pris à partie nommément, mais qu’importe.

L’interpellation est évidemment ridicule. Elle est surtout révélatrice d’un grand désarroi. Il y a bien longtemps en effet que tout le monde a compris que le Front national ne serait pas vaincu à coups de dénonciations, et d’objurgations. Nous ne sommes plus au temps de la splendeur de SOS-Racisme. Sans compter que Marine Le Pen prend soin de ne pas trop s’exposer aux leçons de morale. Même si son vieux père lui donne toujours du fil à retordre, et si quelques candidats locaux laissent entrevoir la face la plus nauséabonde du parti d’extrême droite. Bref, en un mot comme en cent, la « montée du Front national », c’est d’abord une question politique et sociale. Une manifestation de désespoir en l’absence d’alternatives à un libéralisme aussi obstinément défendu par M. Hollande que par son prédécesseur à l’Élysée. Aujourd’hui, tout le monde le sait. Sauf, semble-t-il, Manuel Valls. Quoiqu’il ait laissé échapper de son vibrant « appel de Boisseuil » (Haute-Vienne) un étrange « où est la gauche ? », comme une question en abyme qu’il s’adresserait à lui-même.

Mais si on excepte ce soliloque, on note que tout le discours est construit autour d’un seul objectif : dépolitiser la question du Front national. Éviter à toute force que l’on aille rechercher les causes de la progression du parti de Marine Le Pen – d’ailleurs très relative – dans la politique du gouvernement. Nier le désappointement de l’électorat de gauche. Gommer les leçons d’une politique économique qui s’est inscrite d’emblée dans la continuité du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Ne pas avouer que le mortel slogan « UMPS » a fait des ravages. Quant aux intellectuels, dieu merci, ils ne forment pas une corporation homogène. Et beaucoup d’entre eux aujourd’hui sont « atterrés », comme les économistes du même nom. Que pourraient-ils encore dire qui soit doux aux oreilles de Manuel Valls ? Ou à celles de Jean-Marie Le Guen, qui vient de se fendre d’une note pour la Fondation Jean-Jaurès sur le thème : « Front national, le combat prioritaire de la gauche » ? Parlons-en justement de cette note. Elle n’est pas inintéressante. Destinée à des cercles limités, elle sert d’argumentaire aux cadres du parti. La faible audience à laquelle elle est condamnée permet au secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement de dire ouvertement ce que Manuel Valls suggère par omission. Il balaie ainsi d’un revers de main, et sur le ton de l’évidence, la responsabilité du gouvernement auquel il appartient : le Front national, dit-il, « n’est pas un produit de circonstance. Ce n’est pas – ou pas seulement, ce serait trop facile – la conséquence de la “mal-politique” , de gauche et de droite ». Jean-Marie Le Guen n’a pas complètement tort. Le FN n’est pas un « produit de circonstance ». Mais son audience, en revanche, si. Un FN à 10 % et un FN à 30 %, ce n’est pas la même chose. Et nul ne croit plus que nos concitoyens qui vont dans cette impasse redoutable sont des fascistes qui s’ignorent. D’autant que c’est moins le FN qui monte que le PS qui s’effondre. Alors quoi ? L’auteur de la note ne sait pas trop, mais ce dont il veut convaincre les Français, c’est que l’on doit cesser de ne voir là « que le produit d’une causalité économique et sociale ». Personne n’a dit que ce n’était « que » cela, mais c’est cela aussi et cela surtout. Le reconnaître serait évidemment pointer du doigt la politique sociale du gouvernement, et le manquement aux promesses de campagne. Des promesses abandonnées auxquelles Jean-Marie Le Guen fait allusion lorsqu’il parle de cette « fonction tribunitienne » que « la gauche ne peut plus remplir lorsqu’elle gouverne ».

Et il y a plus fâcheux encore. Ce proche de Manuel Valls n’hésite pas à reprendre à son compte le slogan « UMPS » qui fait le bonheur du FN. Car, dit-il, « le soi-disant UMPS, c’est la République ». Ce qui n’est d’abord pas très aimable pour les autres – les écolos, le Front de gauche, les centristes – exclus d’un coup d’une République réduite à l’alliance des deux principaux partis de droite et de gauche. D’autant que Jean-Marie Le Guen, un peu plus loin, met les points sur les « i » : « Aujourd’hui, dit-il, c’est le socialisme qui doit se mettre au service de la République. » Une République, synonyme d’UMPS… Heureusement, peu de nos concitoyens liront la note de M. Le Guen. Elle n’est pas loin de faire un excellent plaidoyer pour Marine Le Pen.

Par Denis Sieffert - 12 mars 2015 POLITIS.FR

Denis Sieffert éditorialiste du magazine  Politis.

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 21:39

 

PROPOSITION DE LOI CLAEYS-LEONETTI

INTERVENTION DE ROGER-GÉRARD SCHWARTZENBERG

PRÉSIDENT DU GROUPE RRDP

ASSEMBLÉE NATIONALE, 10 MARS 2015

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 La fin de vie doit être un temps d’attention, de compassion pour celui qui s’en va.

Dans ce but, j’avais déposé avec les députés radicaux de gauche, en mars 1999, une proposition de loi « visant à garantir le droit d’accès aux soins palliatifs ». Ce texte est devenu, sous le même intitulé, la loi du 19 juin 1999.

Toutefois, le développement de ces soins reste encore très insuffisant. Et surtout, dans certains cas, même les soins palliatifs ne parviennent pas ou plus à soulager la douleur du patient.

La proposition de loi RRDP du 26 septembre 2012

sur l’assistance médicalisée pour une fin de vie dans la dignité

La loi Leonetti du 22 avril 2005 a marqué une étape. En condamnant l’acharnement thérapeutique. En consacrant le droit du patient d’arrêter un traitement, même si cela met sa vie en danger, et l’obligation pour le médecin de respecter sa volonté. Donc en admettant le « laisser mourir ».

En revanche, elle continue d’interdire l’aide médicalisée à mourir. Le fait de mettre fin aux jours d’un patient par une démarche active et non plus passive.

Il reste donc nécessaire d’aller au-delà de la loi de 2005. Dès le début de la législature, dès le 26 septembre 2012, notre groupe radical RRDP a donc déposé une proposition de loi « relative à l’assistance médicalisée pour une fin de vie dans la dignité ».

Elle concerne les patients en phase avancée ou terminale d’une maladie grave et incurable, leur infligeant des souffrances intolérables et qui ne peuvent être apaisées.

Ces patients doivent avoir le droit de mourir dans la dignité, médicalement assistés et dans les conditions les plus convenables possibles.

La proposition de loi Claeys-Leonetti

La proposition de loi Claeys-Leonetti, examinée aujourd’hui, continue à proscrire l’assistance médicalisée active à mourir. Elle se borne à admettre une autre solution, très imparfaite : « une sédation profonde et continue jusqu’au décès, associée à l’arrêt de l’ensemble des traitements de maintien en vie ».

Une distinction artificielle

En premier lieu, il y a là une distinction assez artificielle, voire artificieuse. Sinon fallacieuse. Car l’effet recherché est le même dans les deux cas : amener le malade au décès. En utilisant, non des substances létales, mais des produits sédatifs à très forte dose.

Le Pr Sicard le concède dans son rapport de décembre 2012 : « La frontière entre l’euthanasie volontaire et la sédation profonde peut sembler poreuse. »

Mais, selon lui, « l’intention n’est pas a priori la même ». Dans un cas, « donner la mort ». Dans l’autre, « soulager la souffrance ».

Cette distinction est évidemment très fragile, voire factice. Elle s’apparente à une subtile casuistique. Car dans les deux cas, il s’agit de préparer la même issuec’est-à-dire le décès du patient.

Des conditions de décès qui peuvent être douloureuses

En second lieu, la sédation en phase terminale s’accompagne de l’arrêt des traitements ou des soins, tels que l’alimentation et l’hydratation artificielles. Ce qui peut parfois entraîner, selon les pathologies, des effets très pénibles : faim, soif, insuffisances respiratoires, phlébites, spasmes, infections, escarres.

Et cette situation peut se prolonger, la mort intervenant « entre 2 et 8 jours », selon le Pr Sicard (Rapport, p. 60). Voire entre une et deux semaines selon d’autres praticiens.

Ce qui rappelle le mot de Plutarque : « La médecine fait mourir plus longtemps. »

Donc, la sédation en phase terminale peut ne pas éviter une fin de vie douloureuseune agonie parfois lente et longue.

Les auteurs de ce texte écrivent à son article Ier : « Toute personne a droit à une fin de vie digne et apaisée. » Or, la démarche qu’ils proposent ne garantit nullement ce résultat.

Agonie vient du grec agônia, qui veut dire lutteangoisse. Faudrait-il nécessairement partir dans la détresse et la douleur ? L’agonie ne doit pas être une étape obligée de la mort.

L’objectif, c’est, au contraire, de permettre au mourant de partir sans souffrir davantage.

L’absence de contacts avec sa famille

La sédation prévue par ce texte de loi comporte un autre inconvénient majeur. En effet, comme le précise son exposé des motifs, elle vise à provoquer « une altération profonde et continue de la vigilance jusqu’au décès ». En fait, il y aura perte de conscience. Ce qui rendra impossibles les derniers contacts du patient avec sa famille et avec ses proches.

Les auteurs de ce texte l’ont souligné devant la Commission des affaires sociales, le 17 février. M. Claeys disant : « Il n’y a aucun risque que le patient se réveille. » Et M. Leonetti déclarant : « Un réveil n’est pas envisageable. »

En réalité, comme l’a admis M. Leonetti devant cette Commission, il ne s’agira pas d’une sédation, mais d’une anesthésie(Compte-rendu de la 1ère séance de la Commission, pp.19 et 29)

Alors que les patients aspirent à décéder entourés de leur famille pour avoir une communication ultime avec elle, cette phase de survie sous sédation profonde et continue ou sous anesthésie rendra impossibles ces derniers échanges.

Le patient partira dans un état d’inconscience. Muré dans la solitude. Coupé de toutes relations avec l’extérieur.

Admettre une assistance médicalisée active à mourir

Il faut donc accepter enfin une autre pratique. Admettre que les patients en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, génératrice de souffrances insupportables, puissent obtenir une assistance médicalisée active à mourir.

 

Cette assistance doit, bien sûr, être très strictement encadrée par des règles et procédures d’une grande précision. Comme celles qui figuraient dans la proposition de loi sur l’assistance médicalisée déposée par notre groupe en septembre 2012.

La diversité des volontés

Il faut respecter la diversité des attentes et volontés des patients en fin de vie. Pour cela, le législateur se doit d’élargir le champ des possibilités ouvertes à ceux-ci et de répondre aux différentes situations.

Il n’existe pas une réponse unique. Et chacun peut avoir sa propre conception sur la manière de quitter la vie : soins palliatifs, arrêt des traitements, « sédation profonde et continue jusqu’au décès », assistance médicalisée active à mourir. Dans ce cadre général, la loi doit permettre à chacun de choisir les conditions de son décès.

La situation en France et dans les autres pays

Dans plusieurs pays, le droit a changé. Les Pays-Bas en 2001, la Belgique en 2002 et le Luxembourg en 2009 ont autorisé l’aide active à mourir, en l’encadrant strictement. Par ailleurs, la Suisse, les Pays-Bas et l’Oregon ont admis le suicide assisté.

En revanche, selon les circonstances, notre droit pénal assimile l’aide active à mourir à un assassinat, à un meurtre ou à un empoisonnement.

Même si, en fait, des poursuites pénales ne sont pas toujours engagées, le législateur ne peut se défaire ainsi de ses responsabilitésIl ne peut s’en remettre à l’appréciation – aléatoire et variable –de juridictions statuant coup par coup et cas par cas.

Il ne peut laisser les praticiens, saisis d’une demande légitime d’assistance médicalisée, exposés au prononcé éventuel de telles peines.

Ainsi, en 2003, des poursuites avaient été engagées contre la mère et le médecin du jeune Vincent Humbert, qui, conformément aux vœux de celui-ci, l’avaient aidé à mourir pour mettre un terme à ses souffrances.

Mais la situation peut évoluer. Comme le montrent la proposition de loi du PRG en juin 2009 et celle du groupe socialiste en octobre 2009, qui admettent « l’assistance médicalisée » et « l’aide active à mourir ».

Cette proposition de loi – dont Manuel Valls a été le rapporteur – a également été signée par plusieurs autres ministres du Gouvernement actuel. Comme MM. Fabius, Cazeneuve, Sapin ou Mmes Marylise Lebranchu et Marisol Touraine. Par ailleurs, parmi les signataires figurait aussi M. Alain Claeys.

La liberté de décision

 

Choisir sa mort doit être la dernière liberté.

Pourtant, ce droit de choisir les conditions de son décès reste encore refusé aux patients en phase terminale d’une maladie incurable et très douloureuse.

Il y a là une atteinte à la liberté de décision du malade en fin de vie. Atteinte qui n’est pas compatible avec le droit de mourir dans la dignité. Droit revendiqué dès 1978 par le sénateur radical Henri Caillavet.

Chacun doit pouvoir conclure sa vie comme il l’entend. En se déterminant de manière autonome. En demeurant l’arbitre de son propre destin.

Désormais, l’objectif doit être celui-ci. Respecter la volonté du malade. Respecter le libre choix par chacun de son sort personnel. Bref, respecter le droit des patients à disposer d’eux-mêmes. Ultime espace de liberté et de dignité.

L’enjeu est essentiel. Permettre aux malades incurables en phase terminale de finir leur vie dans de meilleures conditions qu’aujourd’hui.

Changer la mort

« Changer la mort ». C’est le titre du livre qu’avait publié en 1977 un grand cancérologue, rebelle aux normes établies. Livre pour une fin de vie digne et apaisée. Livre pour une médecine secourable.

Celle qui aide ces malades en phase terminale, qui vont partir. Celle qui assiste ces patients arrivés au bout du chemin et qui souffrent intensément.

Ce qui reste à ce moment final – si singulier, si unique –, c’est la compassionC’est la tentative d’humaniser la mort.

Pour que cessent douleur et détresse.

Pour que la dernière heure ne soit pas abandon, mais attention.

Dans une ultime solidarité.

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 20:29

Vie, mort annoncée et résurrection des départements

 

Matthieu Deprieck

l'Express  le 11/03/2015 à 13:39

 

Voila un article qui tombe à point nommé pour qui veut tenter de comprendre le feuilleton de la réforme territoriale. Exemple frappant de travail bâclé d'énarques surdoués. 

 

A moins de deux semaines des élections départementales, l'Assemblée a adopté un projet de loi qui rétablit plusieurs compétences des conseils généraux alors qu'elles devaient être transférées aux régions. Récit de deux ans de reculs et reniements.

 

Les conseils généraux de France -ici celui du Bas-Rhin- changent de nom pour s'appeler "conseils départementaux" mais ne sont pas prêts de disparaître.

 

Les départements français ont le cuir épais. Donnés pour mort à plusieurs reprises, ils sont aujourd'hui "sauvés", clame le président de l'Assemblée des départements de France (ADF), le socialiste Claudy Lebreton. Pourquoi un tel enthousiasme? Parce que l'Assemblée nationale a adopté ce mardi le projet de loi NOTRe qui confirme l'attribution de nombreuses compétences aux conseils généraux à quelques jours des élections départementales. Récit d'une résurrection.

 

31 mai 2013 - 27 janvier 2014: vie des départements

Création du conseiller territorial et suppression de la clause de compétence générale. En prenant ces deux décisions, Nicolas Sarkozy croyait avoir eu la peau des départements. Raté. Le 31 mai 2013, le Sénat adopte le projet de loi voulu par François Hollande: la clause de compétence générale -qui permet aux collectivités d'investir dans tous les domaines- est rétablie; le conseiller territorial -qui remplaçait conseiller régional et général- disparaît.

 

Le 20 janvier 2014, dans ses voeux aux Corréziens, le chef de l'Etat se montre plus explicite: "Les départements gardent leur utilité pour assurer la cohésion sociale, la solidarité territoriale et je ne suis donc pas favorable à leur suppression pure et simple." Une semaine plus tard, la clause de compétence générale fait officiellement son retour. 

 

François Hollande promulgue la loi adoptée par le Parlement.

 

8 avril 2014 - 18 octobre 2014: mort annoncée des départements

"Je vous propose leur suppression à l'horizon 2021." En ce 8 avril 2014, Manuel Valls, fraîchement nommé Premier ministre, surprend les députés dans son discours de politique générale. Une seule nuance subsiste dans le discours volontariste du chef de la majorité: engager un débat pour aboutir à cette suppression.

 

Deux semaines plus tard, la ministre de la Décentralisation, Marylise Lebranchu, assaillie par les associations d'élus locaux, se montre beaucoup moins catégorique: "L'annonce du Premier ministre a créé un choc. Maintenant, nous entrons dans une phase de débat. On peut se poser la question du maintien des départements ruraux."

 

Le 6 août, Jean-Michel Baylet se fâche tout rouge dans un entretien à l'Obs. Si les départements ne sont pas maintenus dans les zones rurales, les ministres radicaux quitteront le gouvernement, laissant les socialistes discuter avec les socialistes. S'entame une négociation sur le nombre de départements épargnés. Le résultat est annoncé le 18 octobre 2014. "Nous demandions le maintien de 54 départements, nous en aurions 52 ou 53", se réjouit Jean-Michel Baylet, lettre du Premier ministre en main.

 

18 octobre 2014 - 10 mars 2015: résurrection des départements

Signe que le climat a changé, Manuel Valls se montre beaucoup plus prudent lorsqu'il prend la parole devant l'Assemblée des départements de France (ADF), le 6 novembre. "Après 2020 (...), le cadre départemental pourra évoluer. Nous devons le faire sereinement et par étapes." Réponse du président de l'ADF dans Sud Ouest: "Il n'est pas utile de parler de l'après-2020, sauf à vouloir tirer des plans sur la comète."

 

En janvier 2015, la cure de jouvence des départements se précise. Le 27, le Sénat adopte le projet de loi NOTRe, en renforçant les compétences des conseils départementaux. Ils  conservent la gestion du transport scolaire, d'une partie de la voirie et du tourisme. De lui même, le gouvernement avait abandonné l'idée de transférer les collèges aux régions.

 

Ce mardi 10 mars, dernier acte du feuilleton "Vie, mort annoncée et résurrection", l'Assemblée nationale adopte elle aussi le projet de loi, en ajoutant une compétence aux départements. Certes, le développement économique bascule strictement dans les mains des conseils régionaux mais un conseil départemental pourra à l'avenir aider une entreprise dans une zone rurale.

 

Le texte retourne désormais au Sénat pour une seconde lecture. Elle aura lieu après les élections départementales. Les nouveaux élus découvriront alors leurs nouvelles compétences. Leur siège n'est en tout cas pas prêt de disparaître.

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 12:53

Projet de loi

relatif à la transition énergétique pour la croissance verte

 

 

Explication de vote de Jacques Mézard,

président des sénateurs Radicaux de Gauche

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M. le président. La parole est à M. Jacques Mézard, pour le groupe du RDSE.

M. Jacques Mézard. Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, nous nous apprêtons à clore dix jours de débats intenses et constructifs. Je ne ferai pas durer le suspense : les membres du groupe auquel j'appartiens voteront quasi unanimement, à une abstention près, le texte qui nous est proposé.

MM. Robert del Picchia et Charles Revet. Très bien !

M. Jacques Mézard. En effet, ce qui compte pour nous, c'est le contenu et non le climat général, et nous considérons que le présent texte va dans le bon sens.

À l'origine, le projet de loi avait pour ambition de fixer le cadre d'un nouveau modèle énergétique français plus diversifié, plus équilibré, vers une croissance porteuse de compétitivité pour nos entreprises, valorisant les nouvelles technologies, créatrice d'emplois durables et luttant contre le réchauffement climatique.

Une fois de plus, le Sénat a démontré son utilité,…

M. Ladislas Poniatowski, au nom de la commission des affaires économiques. Très bien !

M. Jacques Mézard. … en apportant des modifications essentielles à un texte qui, après son examen par l'Assemblée nationale, avait perdu en lisibilité et en cohérence : multiplication de rapports, objectifs irréalistes, dispositions parfois incantatoires, etc. À cet égard, je répondrai à notre collègue écologiste que l'Assemblée nationale avait pour partie bâti un costume virtuel… (Sourires sur les travées du RDSE et de l'UMP.)

Les commissions des affaires économiques et du développement durable du Sénat, grâce au travail rigoureux de leurs rapporteurs, ont largement contribué à façonner un texte plus équilibré.

M. Charles Revet. C'est vrai !

M. Jacques Mézard. M. Lenoir a eu raison de recadrer le débat relatif à l'électricité et à l'énergie carbonée. Il a souligné à juste titre qu'il ne fallait pas opposer la filière nucléaire, à laquelle les membres de notre groupe sont fondamentalement attachés, et les énergies renouvelables.

En outre, je salue la qualité du dialogue que Mme la ministre a su instaurer dans ce débat, ce qui a aussi contribué à la réussite de l'examen de ce texte.

Nous avons bien quelques regrets, mais qui n'en a pas à propos de textes si importants ?

Tout d'abord, nos regrets portent sur les moyens. En effet, nous déplorons que la fiscalité soit la grande oubliée de ce texte, alors qu'elle constitue un outil indispensable à la réussite de la transformation énergétique de notre pays.

Madame la ministre, vous avez souvent eu l'occasion de rappeler que les mesures fiscales relevaient des lois de finances. C'est vrai, mais force est de constater que les dispositions en question n'ont pas été envisagées dans le cadre de la loi de finances pour 2015… L'enjeu des moyens a souvent et légitimement été soulevé au fil de ces longs débats. À nos yeux, ceux-ci restent, hélas ! bien en deçà de l'ambition des objectifs affichés.

Ensuite, sur un point plus particulier, nous regrettons qu'une valorisation de l'hydrogène, qui est une énergie décarbonée, n'ait pas été garantie via le présent texte. Nous avions pourtant déposé des amendements tendant à aller dans ce sens.

Quant à la nécessité d'accompagner les énergies renouvelables, elle n'est pas contestable : elle constitue une véritable priorité pour le pays. Or, en la matière, nombre de contradictions demeurent entre les discours et les réalités de terrain. Je songe en particulier aux énergies renouvelables.

Nous considérons que d'importants investissements dans la recherche des technologies dans le domaine du stockage des énergies sont indispensables et doivent devenir prioritaires, notamment, je le répète, pour l'hydrogène : faute d'un tel effort, il ne sera pas possible de passer à l'ère post-carbone. À cet égard, je rappelle ce que j'ai dit lors de la discussion générale : le réseau intelligent est, pour nous, l'enjeu fondamental des prochaines années. Il s'agit ni plus ni moins que de la synergie entre les réseaux énergétiques et numériques.

M. Bruno Retailleau. Absolument !

M. Jacques Mézard. Si, aujourd'hui, le réseau énergie est distributeur, il faut impérativement que, demain, il devienne distributeur et collecteur.

Au total, si l'on reprend les propos des divers orateurs qui viennent de se succéder à cette tribune, on constate que nous aboutissons à un texte assez consensuel et, par ailleurs, assez ancré dans la réalité. L'état d'esprit constructif dans lequel le projet de loi a été abordé a permis d'en maintenir l'essence tout en rééquilibrant certaines dispositions lorsque cela était nécessaire.

Nous savons que la lutte contre le changement climatique est, elle aussi, un véritable impératif. La stratégie bas-carbone prévue par le projet de loi nous a paru en cohérence avec nos engagements européens et internationaux relatifs à la réduction des gaz à effets de serre.

Madame la ministre, vous vous êtes érigée en défenseur fervente de l'écologie positive et non punitive. À ce titre, comme l'ensemble des membres du groupe auquel j'appartiens, je me félicite que vous vous soyez ralliée à la sagesse du Sénat après l'adoption, en commission, d'un amendement du RDSE tendant à exclure de la stratégie bas-carbone les émissions de méthane entérique naturellement produites par les ruminants. Je ne reprendrai pas l'excellente formulation de notre collègue Requier… (Sourires.) Sans cette sagesse, les agriculteurs, qui jouent un rôle majeur dans la transition écologique de nos modèles de production et de consommation, auraient été injustement sanctionnés, au moins sur le plan médiatique.

Je conclus en évoquant la question du nucléaire, qui nous est chère.

À mon sens, le Sénat est parvenu, en la matière, à une solution plus réaliste et plus responsable, en affirmant, d'une part, l'impératif de diversifier notre mix énergétique par le développement des énergies renouvelables et, d'autre part, la nécessité de mettre en œuvre cette diversification de manière progressive et raisonnée, par la suppression de l'horizon de 2025 initialement fixé par le présent texte pour la réduction de la part du nucléaire. Cette modification permettra de tenir compte des réalités techniques, scientifiques et économiques, et ce afin de préserver notre compétitivité, le pouvoir d'achat des Français et notre indépendance énergétique.

Au sujet des énergies renouvelables, je me félicite également des améliorations apportées grâce à l'adoption de plusieurs amendements, en particulier des nôtres, ayant pour objet la géothermie, la biomasse ou encore l'éolien. La simplification des procédures permettant l'exploitation de ces énergies contribuera à leur développement.

Je le répète, malgré ces quelques réserves, la quasi-unanimité de notre groupe, à l'exception d'une abstention, approuvera ce texte issu des travaux du Sénat, lequel a travaillé vite et bien malgré la grande quantité d'articles que contient ce projet de loi. (Applaudissements sur les travées du RDSE, ainsi que sur plusieurs travées de l'UDI-UC et de l'UMP.)

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 09:15

Migration : quand la bande dessinée est visionnaire .

 

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Il n'est pas rare que les dessinateurs de presse ou autres ainsi que les scénaristes de bande dessinée abordent des sujets largement en avance sur le temps.

 

Je ne parle pas forcément de sciences fictions, encore que, encore que, "Star Wars", par exemple,  a été largement inspiré  de la BD "Valerian et Laureline, Agents spatio- temporels" de Christin et Mézières comme d'ailleurs le film "Le cinquième élément" de Luc Besson.

 

Non je voudrais  évoquer  les situations politiques. Ainsi et pour ne pas se disperser dans la liste des auteurs, Pierre Christin  avec le dessinateur Enki Bilal ont ils su annoncer la fin de l'ère du communisme. Les BD associées associées à "Partie de Chasse" étaient d'une rare prémonition et cela plusieurs années avant la chute du "Mur".

De même, plus proche de nous, le problème de l'immigration Sud-Nord est l'objet d'une BD terriblement réaliste, qui mérite que l'on s'y attarde, avec toujours Pierre Christin au scénario et Daniel Ceppi au dessin. Le titre,  "la nuit des clandestins" relate un vaste mouvement migratoire organisé par les peuples du sud, qui va conduire les Etats du Nord à accepter de négocier de nouvelles relations Nord-Sud.

"Charlie Hebdo" a, lui aussi, ce rôle de veilleur du siècle. Ces veilleurs des turpitudes et des mouvements de la planète nous alertent souvent bien avance . Hélas, nous ignorons trop souvent les messages délivrés car … bien sur : "les petits Mickeys pour moi vous savez… Monsieur, ce n'est pas sérieux"…

Sauf que la bande dessinée raconte notre vie d'aujourd'hui et de demain. Elle sait aussi retracer notre passé.

 

Cela conduit à réfléchir sur l'inconséquence, l'irresponsabilité des thèses du rejet de l'autre, de leurs auteurs ; les facteurs responsables du phénomène de radicalisation ce sont bien ceux la. 

 

Alors, je ne peux qu'inviter les citoyens-électeurs à visiter ou revisiter ces auteurs d'anticipation politique et citoyenne.

 

Jean-Pierre Bernard

PRG29

 

Pour aller plus loin Wikipédia pour Pierre Christin ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/

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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 12:32

Elections Départementales de 2015

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Interview .

Erwann Marie : Jean-Pierre Bernard , vous êtes membre du bureau fédéral du PRG29 Les départementales approchent, qu'elle est la position du PRG finistérien ? quelle est sa stratégie ?

Jean-Pierre Bernard : Le Parti Radical de Gauche s'est mis en ordre  pour s'engager dans la vie du département, donc on présente des candidats . Le rôle d'un parti s'est, certes, d'avoir des idées mais son rôle doit être de se présenter devant les électeurs avec ses convictions. La stratégie ? Elle est claire : Il s'agit de promouvoir la place des femmes  et celle des jeunes dans le monde politique. Le temps est venu de renouveler le personnel politique. Nous le disons et nous le faisons, les temps changent, nous en sommes conscients et puis il faut rajouter de l'éthique. C'est la démarche du Parti radical de Gauche"

EM : De l'éthique dites vous ? 

JPB : Nous croyons que les citoyens attendent de l'honêteté, de la démocratie réelle, du bon sens de la part de leurs élus. A l'écoute des citoyens nous entendons ce qui se dit, parmi nous, autour de nous. Nous sommes trés conscient que nous sommes encore peu nombreux en Finistère mais cela change, progressivement. Nous ne cherchons pas à être partout car nous n'en n'avons pas encore les moyens humains et puis il s'agit de gagner la confiance des électeurs par un travail de terrain et cela ne se réalise ni par opérations de marketing, ni par coups de bluffs. Nous prendrons le temps de convaince et plutot par l'exemple que par des déclarations fracassantes ou bien troussées. C'est un peu plus long mais nous ne sommes pas dans l'obsolescence programmée, après tout nous sommes issus du plus vieux parti politique en France.

EM : Mais pourquoi ne pas partir avec vos alliés , le Parti socialiste ?

JPB : Nous avons été à l'initiative d'une recherche de l'union de la Gauche pour ces élections, cela n'a pas été la volonté de tous. Ainsi, nous avons rencontré le Parti Socialiste finsitérien à plusieurs reprises. La première réunion semblait prometteuse, la seconde a clarifié les choses, le PS partait seul, c'était "la volonté des militants" selon le Premier Fédéral. Puis nous avons rencontré le reste de la Gauche et y compris les verts. Rencontres sans animosité particulière mais ce fut non de ce côté aussi.

Il nous restait à nous rendre à l'évidence l'Union ce n'était pas pour cette fois-ci. Ce qui est étonnant car aux Municipales cela à fonctionné. Donc à l'évidence si nous voulons promouvoir nos idées et nos valeurs républicaines, il nous fallait présenter des candidats.

Leurs noms seront dévoilés à la Presse cette semaine, bien que nous soyons trop souvent ignorés par la presse locale nous leur réservons la primeur de l'information, après tout restons courtois et élégants.  

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