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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 17:59
Article paru dans Ouest-France du 14 avril 2017

Article paru dans Ouest-France du 14 avril 2017

Buffet froid

 

"Mes amis du Parti socialiste qui(défendent ce vote utile) se trompent ou se mentent à eux-mêmes." vocifère le premier élu de la ville de Brest. Ni tromperie, ni mensonge clame-t-il. Balivernes, opportunisme surement.

 

"La stratégie est le moteur de la guerre" aurait pu écrire Clausewitz, auteur d'un traité reconnu de stratégie militaire. Mais aussi de la politique. Alors tous nos élus ou élues sentant le vent tourné suite à nos inutiles et évitables Primaires Citoyennes de la Belle Alliance Populaire se sont imposé(e)s cette contorsion pour les faire basculer d'un potentiel gagnant-perdant, à savoir Benoît Hamon, vers un tout autant potentiel gagnant-gagnant Emmanuel Macron.

 

Le tour de rein n'est pas très violent pour ces élus et élues dont la parole veut tout aussi bien dire un jour une chose et dire un autre jour son contraire. Et la nouvelle étiquette de ces nouveaux marcheurs justifie bien cette contorsion.

 

Où est le respect de l'engagement sur une idéologie, des propositions ou un programme au nom de citoyens et citoyennes ayant engagé(e)s leur vote dans ce climat de confiance? Oublier. Et pourtant c'est un contrat politique qui est signé entre l'élu et ses électeurs et électrices. Fi de tout cela. De toute façon il y aura d'autres électeurs et électrices à faire confiance et la boucle est bouclée. Et la duperie gommée.

 

Jean-Louis Migot

PRG29

 

 

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 17:51
Communiqué paru dans Caen-Actus de Mars 2017

Communiqué paru dans Caen-Actus de Mars 2017

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 22:03

 

 

 

 

 

 

Lettre de Victor Hugo à Lamartine

 

Mon illustre ami,

 

Si le radical, c’est l’idéal, oui, je suis radical.


Oui, à tous les points de vue, je comprends, je veux et j’appelle le mieux ; le mieux, quoique dénoncé par le proverbe, n’est pas ennemi du bien, car cela reviendrait à dire : le mieux est l’ami du mal. Oui, une société qui admet la misère, oui, une religion qui admet l’enfer, oui, une humanité qui admet la guerre, me semblent une société, une religion et une humanité inférieures, et c’est vers la société d’en haut, vers l’humanité d’en haut et vers la religion d’en haut que je tends : société sans roi, humanité sans frontières, religion sans livre. Oui, je combats le prêtre qui vend le mensonge et le juge qui rend l’injustice. Universaliser la propriété (ce qui est le contraire de l’abolir) en supprimant le parasitisme, c’est-à-dire arriver à ce but : tout homme propriétaire et aucun homme maître, voilà pour moi la véritable économie sociale et politique. Le but est éloigné. Est-ce une raison pour n’y pas marcher ? J’abrège et je me résume. Oui, autant qu’il est permis à l’homme de vouloir, je veux détruire la fatalité humaine ; je condamne l’esclavage, je chasse la misère, j’enseigne l’ignorance, je traite la maladie, j’éclaire la nuit, je hais la haine.


Voilà ce que je suis, et voilà pourquoi j’ai fait Les Misérables.


Dans ma pensée, Les Misérables ne sont autre chose qu’un livre ayant la fraternité pour base et le progrès pour cime.


Maintenant jugez-moi.

 

Les contestations littéraires entre lettrés sont ridicules, mais le débat politique et social entre poëtes, c’est-à-dire entre philosophes, est grave et fécond. Vous voulez évidemment, en grande partie du moins, ce que je veux ; seulement peut-être souhaitez-vous la pente encore plus adoucie. Quant à moi, les violences et les représailles sévèrement écartées, j’avoue que, voyant tant de souffrances, j’opterais pour le plus court chemin.

 

Cher Lamartine, il y a longtemps, en 1820, mon premier bégaiement de poëte adolescent fut un cri d’enthousiasme devant votre aube éblouissant se levant sur le monde. Cette page est dans mes œuvres, et je l’aime ; elle est là avec beaucoup d’autres qui glorifient votre splendeur et votre génie. Aujourd’hui vous pensez que votre tour est venu de parler de moi ; j’en suis fier. Nous nous aimons depuis quarante ans, et nous ne sommes pas morts ; vous ne voudrez gâter ni ce passé ni cet avenir, j’en suis sûr. Faites de mon livre et de moi ce que vous voudrez. Il ne peut sortir de vos mains que de la lumière.

 

Votre Vieil ami Victor Hugo

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 14:06
Annick Girardin Ministre de la fonction Publique, radicale de gauche

Annick Girardin Ministre de la fonction Publique, radicale de gauche

LE SERVICE PUBLIC N’EXISTE QUE
PARCE QUE LES FONCTIONNAIRES LE FONT VIVRE

 

« Les fonctionnaires ne sont pas des travailleurs comme les autres. Tous les jours, toutes les nuits, tous les week-ends, des agents publics sont mobilisés pour garantir à chacun de nos concitoyens la sécurité et l’accès à la santé, pour assurer à nos enfants une éducation de qualité, pour tendre la main aux populations les plus fragiles.

 

À chaque instant, les agents du service public sont à pied d’œuvre pour faire vivre notre modèle social, sur tous les territoires de la République.

 

Il est très réducteur de résumer notre modèle social à une liste de dépenses et de recettes sans regarder avec objectivité les avantages et protections qu’il apporte aux Français. Pour s’en persuader, il suffit d’imaginer une France sans fonctionnaires : qui soignerait alors nos malades ? Qui entretiendrait nos routes ? Qui nous viendrait en aide en cas de sinistre ? Qui éduquerait nos enfants ?

 

À ce discours démobilisateur s’ajoute pour certains agents des difficultés en matière de pouvoir d’achat, pour d’autres des absences de perspectives de carrière, pour d’autres encore un sentiment d’abandon face à l’évolution du lien qu’ils entretenaient jusqu’à présent avec l’usager.

 

Pendant cinq ans, la majorité présidentielle a reconnu sans relâche l’engagement de nos agents tout en défendant les valeurs de la fonction publique.

 

L’amélioration du quotidien des agents publics aura été le premier axe de mon action au ministère de la fonction publique.

 

Car, alors qu’ils remplissent des missions essentielles, les fonctionnaires sont trop souvent pointés du doigt, caricaturés, négligés, voire dévalorisés. Et en tant que ministre de la fonction publique, en tant que femme de gauche, en tant que citoyenne, je ne peux accepter que les fonctionnaires soient des boucs émissaires.

 

C’est le deuxième axe de la politique que j’ai mise en place : réaffirmer les grandes valeurs de la fonction publique.

 

La société française évolue vite et des mutations profondes s’opèrent. La fonction publique doit pouvoir évoluer au même rythme. Il m’est apparu indispensable de commencer à dessiner les contours de la fonction publique de demain. Cela a été le sens du troisième axe de mon mandat.

 

J’ai souhaité que la fonction publique soit plus jeune, avec des profils plus diversifiés et des pratiques managériales innovantes. Une fonction publique à la hauteur des défis qui attendent la France au cours des prochaines années. Une fonction publique à l’image de richesse de la société qu’elle sert et accompagne. » 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 14:39
Article paru dans La Vie du 30 mars 2017
Article paru dans La Vie du 30 mars 2017
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Article paru dans La Vie du 30 mars 2017

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 14:19
Article paru dans Ouest-France du 30 mars 2017

Article paru dans Ouest-France du 30 mars 2017

CQFD

 

Les choses sont claires. La gauche dont majoritairement le Parti Socialiste se retrouve dans le flou artistique engendré par le programme d'Emmanuel Macron.

 

Vu la tendance libérale de ce dernier cela prouve que les frondeurs n'étaient pas ceux que l'on croit, dans la mesure où les bien-pensants issus de 2012 ont clairement trahis l'idéologie de leur parti et s'avèrent être en réalité les frondeurs.

 

Capiche. 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 13:53
Synthèse 2015 des réunions de travail de la commission santé PRG17
Synthèse 2015 des réunions de travail de la commission santé PRG17
Synthèse 2015 des réunions de travail de la commission santé PRG17
Synthèse 2015 des réunions de travail de la commission santé PRG17
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Synthèse 2015 des réunions de travail de la commission santé PRG17

Synthèse 2015 des réunions de travail de la commission santé PRG17

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 13:35

La Santé Publique un enjeu pour demain

La santé

Visions qualitative et fondamentale

 

La santé fait partie, comme dirait un physicien, du groupe des fonctions d’Etat, au sens national du terme, comme l’éducation, l’emploi, la défense… En fait tout cela relève du concept de collectivité démocratique avec tous les moyens dont dispose cette dernière pour se développer en créant son progrès pour en bénéficier.

 

D’où l’expression de santé publique, cette dernière étant distinguée comme en 1997 par « l'étude, d'une part, des déterminants physiques, psychosociaux et socioculturels de la santé de la population et d'autre part des actions en vue d'améliorer la santé de la population.»

 

Ou encore, comme en 1920 par « une activité organisée de la société visant à promouvoir, à protéger, à améliorer et, le cas échéant, à rétablir la santé de personnes, de groupes ou de la population entière. » Ou bien comme « La santé publique est la science et l’art de prévenir les maladies, de prolonger la vie et de promouvoir la santé et l’efficacité physiques à travers les efforts coordonnés de la communauté pour l’assainissement de l’environnement, le contrôle des infections dans la population, l’éducation de l’individu aux principes de l’hygiène personnelle, l’organisation des services médicaux et infirmiers pour le diagnostic précoce et le traitement préventif des pathologies, le développement des dispositifs sociaux qui assureront à chacun un niveau de vie adéquat pour le maintien de la santé, l’objet final étant de permettre à chaque individu de jouir de son droit inné à la santé et à la longévité. »

 

Dès 1948, l’O.N.U. en créant l’Organisation Mondiale de la Santé (ou O.M.S.) se préoccupe de ce qui touche aux notions de Population, activité organisée de la société, communauté. Ce sont des expressions qui reviennent souvent avec une évolution dans ce document de l’O.M.S. en 1952 dont le groupe rapporteur souligne « l'importance qu'il convenait d'attacher à l'éducation sanitaire individuelle et collective, mais il a surtout été frappé par l'élargissement des conceptions se rapportant à l'administration de la santé publique, cette évolution nécessitant l'intégration en un système unique de toutes les branches de l'action sanitaire: prophylaxie ou prévention, soins aux malades et réadaptation des convalescents.» où il est question d’administration de la santé publique. En d’autres termes l’O.M.S. établit que cette mission doit être confiée à une entité autonome dont « l’objet final étant de permettre à chaque individu de jouir de son droit inné à la santé et à la longévité. »

 

Droit inné ! Tout individu dispose ainsi d’un « bouclier extérieur » qui lui assure une existence apaisée mixée à une essence libre et personnelle. Est-ce une réalité aujourd’hui ?

 

Actuellement

 

La santé publique se démarque de la médecine essentiellement sur les deux plans qui misent davantage sur la prévention que sur les traitements curatifs et le développement d’une approche de population plutôt que de s'intéresser individuellement aux problèmes de santé des personnes. La Santé Publique contient actuellement 6 domaines qui sont l'hygiène publique, la lutte contre les maladies transmissibles, la préoccupation d'autrui (ou administration sanitaire), l'épidémiologie, la sociologie et l'économie de la santé. Sont-ils toujours d’actualité ou jouissent-ils d’une « obsolescence programmée » ? Doivent-ile être conservés ou redéfinis ? Faut-il en créer de nouveaux plus conformes à notre siècle ?

 

S'intéresser individuellement aux problèmes de santé des personnes :

un nouvel enjeu

 

Voila ce qui n’est pas dans les finalités de la santé publique et puis la non-adéquation avec la notion de fonction d’Etat est palpable. Dans un souci d’égalité le rôle de l’Etat est de rendre la santé publique accessible à tous sans distinctions aucunes. Or c’est l’anarchie de nos jours et c’est à qui piétinera l’autre.

 

L’égalité des accès à la santé publique est-elle compatible avec les tarifs multiples et disproportionnés des dispenseurs contemporains de la santé (individuels ou collectifs), avec les disponibilités variables et/ou couteuses des traitements préconisés (sans parler de leur inoffensivité ou de leur efficacité avérées ou non, officiellement ou à huit-clos !), avec les protections extrémistes sur les dépenses s’ensuivant (et l’investissement variable imposé devenu aristocratique et catégoriel), avec la multitude de structures existant actuellement déviantes au niveau finalités, gloutonnes au niveau finances et réticentes au niveau contrôles?

 

Les vestiges d’une santé publique existent et résistent. Mais pour combien de temps ? Quant il est des plus évident et pressant que les acteurs extérieurs à la santé publique (et ne trouvant en elle qu’un titre sur leur livre de comptes) sont déjà là ou quasiment pour d’autres. Mais tous ont « reniflé » les intérêts personnels à faire fructifier une santé qui perd son vocable « publique » et très nettement devenu privé et privante de ce libre accès à la santé.

 

Question simple : « Pourquoi y-a-t-il de plus en plus de personnes qui restreignent leurs soins ou qui les négligent ? » Dans les hautes sphères c’est une question qui est souvent posé (et encore ! Est-elle bien posée ?) mais sans chercher à trouver la réponse ou alors en croyant en trouver une qui ne résout le problème sur le fond.

 

Que sera la santé publique du XXIème siècle ?

 

Bien sur plus d’un va sourire ! Qui trouvera la réponse ? Quel est le plus malin que les autres qui avancera un énième plan B ?

 

La problématique est là et il faut avancer des éléments de réponses simples, qui sont en partie déjà là, puisqu’ils sont dans le fondement de la question originelle. N’oublions pas que la table n’est pas rase et que les morceaux de réponses sont surement sous nos yeux. A nous de les isoler des distorsions et des corruptions pour les adapter à notre siècle.

 

En effet les effets pour des causes proches ne sont pas les mêmes au fur et à mesure que le temps quantitatif s’écoule. Les acteurs influant ont changé et leur permissivité demande une analyse actuellement incomplète et mal maîtrisée. Autrement dit les protocoles de la santé publique du milieu du XXème siècle ne sont plus adaptés à ceux qu’elle devrait avoir en ce début de XXIème siècle. D’où le sous-titre de visions qualitative et fondamentale !

 

Au niveau du PRG29, nous faire table rase de la santé publique contemporaine afin :

  • d’édifier les nécessités du présent et de l’avenir.
  • de faire en sorte que les réponses à ces nécessités soient un socle universel et une référence inaltérable.

 

Au niveau du PRG29, nous préconisons pour la santé publique :

  • la tutelle globale et indivisible de l’Etat, avec la disparition progressive de ces états dans l’Etat que sont toutes ces officines privées où l’égalité des soins est bafouée.
  • les tarifs uniques des soins qu’ils soient généraux pour une première catégorie ou spécialisés pour une seconde catégorie. Refusons cette ségrégation entre la médecine de proximité et la médecine dite de pointe.
  • le contrôle de l’Etat sur la disponibilité, l’efficacité et le coût des traitements. Bannissons la pression des entreprises pharmaceutiques.
  • la prise en charge total par l’Etat des dépenses occasionnées par ces traitements. Favorisons le financement de cet engagement par des sources issues des excès abusifs ( .
  • l’instauration d’un réseau d’établissements de soins de proximité gérés par l’Etat avec rigueur, efficacité et diversité. Rejetons l’inégalité actuelle créant des choix et des vitesses variables dans l’accès aux soins et à la guérison.
  • le développement d’une réelle politique de recrutement de personnel dans tous les domaines, d’une réelle politique de formation et de soutien des personnels déjà présents accompagnée d’une amélioration de la rotation ou du remplacement de ceux-ci. Acceptons et reconnaissons le dévouement et la prise de responsabilité exigés et obtenus de tous les personnels.
  • l’incitation par l’Etat à ce que chacun puisse s’intégrer, selon ses disponibilités et ses capacités, dans cette réforme qu’exige l’état actuel de la santé publique.

 

Au niveau du PRG29, nous proposons pour la santé publique de demain :

  • la prise en considération de nouveaux domaines tel la fin de vie et du choix de l'acceptation de mourir dans la dignité ou le handicap, de tous les handicaps.

 

Faisons en sorte que notre pays devienne un leader incontestable en ces domaines et ce sera conforme à notre démarche humaniste.

 

Jean-Louis Migot

PRG29

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 09:51
Article paru dans Ouest-France du 25 mars 2017

Article paru dans Ouest-France du 25 mars 2017

Jeu de bascule dans l'arène du cirque

 

Rétablissons les choses. Est-ce le rebelle qui a forcément tort?

 

En fait nous avons vu lentement mais inexorablement la politique des socialistes glissée vers le centre gauche et passée d'une vision sociale et humaine vers une vision libérale et froide. Alors qui est le plus socialiste des deux ?

 

Est-ce celui qui a été le suppôt et le complice d'une équipe sous étiquette "socialiste" et imposant en force la loi travail?

 

Est-ce celui qui prétendu "frondeur" d'un collectif sous étiquette "socialiste" à freiner cette loi agressive à l'égard des travailleurs?

 

Il y a deux décennies, au Parti Socialiste, le premier aurait été exclu voir même refusé d'adhésion et le second aurait été entouré d'un groupe d'élu(e)s, d'adhérent(e)s, de militant(e)s et de sympathisant(e)s, tous prêt(e)s à le suivre dans sa vision du futur "désirable".

 

Voilà un parti où l'idéologie est passée d'une utopikpolitik vers une réalpolitik!

 

Jean-Louis Migot

PRG29

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 09:49

2ème partie

Démocratie directe, démocratie participative

 

2-1 Directe et/ou participative

La représentation du peuple étant universelle, la question se pose-t-elle sur la forme ? Cela ne devrait être mais il s’avère que la situation actuelle n’est qu’un voile hypocrite afin de dérober au peuple sa représentation légitime et sa participation active à la vie de la cité ? Que le citoyen lambda soit solliciter pour exprimer son avis et son action est une évidence et c’est dans la remise à plat de la manifestation représentative de la démocratie qu’il faut axer sa réflexion. Il faut bien se rendre compte que la tendance actuelle est à la main mise d’une élite sur cette dynamique virtuelle et que très rarement l’origine des représentants du peuple n’a obéit à un large éventail social. Et pire encore est l’ignorance du terrain de ces délégués soi-disant du peuple intra-désignés pour des raisons « philosophiques » ou opportunistes. Il y a eu perversion de la représentation démocratique avec un excès de fonctions pour un minimum d’élus. Les multiples mandats étant monopolisés par une minorité le besoin de satisfaire le besoin d’actions d’une majorité  a été satisfait par la création de fonctions d’un intérêt moindre et d’une élévation mineure. Cet enchaînement explique la fracture entre les citoyens spoliés de leur représentativité et les élus ainsi que l’abstention grandissante à chaque élection.

 

Tout individu a dans sa logique interne le besoin intellectuel et philosophique de s’élever. Comme tous ne peuvent parvenir actuellement à cette progression et l’offre multiple ne peut que favoriser cet élan à condition que cette multiplicité soit réelle. Ce choix n’est plus car la facilité aidée par la pensée unique se satisfait souvent d’un minimum de penseurs investis des plus hautes fonctions et ne souffre pas des altérations d’un trop grand nombre incontrôlable.

 

Proposition n°5 : limiter à un seul mandat par élu(e). La concertation n’en sera que plus efficace.

Proposition n°6 : reconnaître à égalité les représentants populaires quelque soit leur niveau de responsabilité et favoriser leur identification par le peuple.

 

2-2 l’indispensable nécessité de l’élu

L’élu ou l’élue est un maillon inévitable. Mais tout est à repenser. Il faut revoir la chaîne de la manifestation de la démocratie et l’aborder sous forme d’une boucle en cinq étapes : l’électeur, le prétendant, l’élection, l’élu et le retour à l’électeur.

 

L’électeur a le droit mais aussi le devoir de participer à une élection. Cet acte se doit d’être automatique ou à défaut obligatoire et ne pas être ressenti comme une sanction. De toute façon la participation se doit d’être globale pour être significative.

 

Proposition n°7 : rendre obligatoire l’acte de voter.

Proposition n°8 : procéder à leur déroulement en semaine.

 

 

Le prétendant représente un parti aux niveaux des idées générales et non des siennes qui sont souvent mal définies ou équivoques.

 

Proposition n°9 : imposer le passage par une primaire interne à tout parti.

Proposition n°10 : s’assurer de l’intégrité morale des postulants.

Proposition n°11 : s’assurer de la diversité sociale des citoyens afin que toutes les couches populaires soient représentées.

 

L’élection en tant qu’acte n’est qu’une technique. L’objectif est la participation aisée de tous. L’application de nouvelles technologies est à envisager avec toutes les précautions qui s’imposent, mais ce dernier recours doit s’avérer limité.

 

Proposition n°12 : simplifier la méthode de vote en développant le vote par procuration.

Proposition n°13 : faciliter dans certain cas humain bien précis le vote électronique.

 

L’élu est le représentant d’une entité et se doit d’agir dans le sens du contrat qui l’a fait élire. Aussi il se doit de consulter régulièrement sur le terrain ses électeurs dans leur généralité dans le but d’une présence interactive là où il a été élu. Dit d’une autre façon le programme électorale c’est bien et va dans le sens élu vers électeur mais les situations évoluent et l’adaptation à l’actualité du territoire impose une action électeur vers élu. Il est l’image de son territoire dans son intégralité et non d’une minorité bien pensante par rapport à lui.

 

Proposition n°14 : inciter l’élu à défendre ou à résoudre directement et activement les intérêts ou les problèmes de ses électeurs et éviter l’acte de présence.

 

Le retour à l’électeur est le lien entre l’élu et l’électeur suite à en quelque sorte un contrat signé entre les deux parties lors de l’élection. Il est de son devoir de répercuter régulièrement son action et non celle de son parti. Certes il a été élu sur ses idées mais aussi par une représentativité territoriale ce qui impose ce devoir de réciprocité.

 

Proposition n°15 : rendre obligatoire le compte-rendu des actions orales, épistolaires ou autres de l’élu.

Proposition n°16 : imposer un calendrier de rencontre directe avec les électeurs au cours du mandat.

Proposition n°17 : imposer la transparence quant aux actions financières issues du budget de l’élu.

 

C’est très louable de proposer des élections aux citoyens et citoyennes mais lesquelles ? N’y-en-a-t-il pas de trop ? Et sont-elles toutes très clairement définies pour le citoyen ? Nous en sommes à six à suffrage populaire direct : les élections européennes, présidentielles, les législatives, les régionales, les départementales et les municipales. Souvent il est dit « trop d’infos tue l’info » et bien ici la transposition est raisonnable.

 

Proposition n°18 : faciliter au maximum le regroupement de certaines élections le même jour de la semaine.

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