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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 16:57

Désabusé, cynique, en tous les cas pas franchement optimiste Michel Santi dans cette nouvelle livraison.

Le crime paie !

 

Ceux qui respectent la loi et la morale sont appelés à disparaître alors que leurs rivaux peu scrupuleux se maintiennent grâce à des artifices et à des manipulations qui compriment leurs coûts, ou qui gonflent leurs bénéfices. En d’autres termes, il devient « trop cher » aujourd’hui d’être honnête !

 

Par Michel Santi

pour Marianne.fr

 

 

La justice – ou plutôt les déficiences de la justice – serait-elle sur le point de déstabiliser le système économique et financier ? N’avez-vous pas remarqué comment les responsables des petites entreprises sont impitoyablement poursuivis – parfois jusqu’au harcèlement – pendant que la justice pénale peine à trouver des justifications et des motifs légaux dès lors qu’elle doit traiter le cas des intouchables, ces « too big to fails » ? Ce n’est pourtant pas les qualifications requises par nos juristes, analystes et autres experts qui font défaut ! L’Autorité des marchés financiers et les spécialistes du Code monétaire et financier en France, comme le « United States Attorney’s Office » aux USA ont en effet souvent décortiqué, démêlé et enquêté avec succès nombre d’affaires complexes dès lors qu’il s’agissait de crucifier le « menu fretin ». Une certitude, un constat : nous ne sommes pas tous égaux face à la justice, et les pouvoirs publics ne nous traitent pas tous pareils

 

De quoi décourager les futurs créateurs d’entreprises et autres petits investisseurs car un système juridique partial – voire arbitraire – nuit fondamentalement à l’économie. Ciment de notre société, l’égalité face à la loi représente pourtant le préalable indispensable à un contexte économique et financier sain et équilibré. Dès lors que la prison n’est réservée qu’aux petits poissons et qu’à ceux qui, ma foi, n’ont « pas eu de chance », dès lors que le lien de cause à effet entre crime et punition est rompu ou même affaibli, la malfaisance et le vice sont érigés au rang de normes. Pourquoi être honnête et pourquoi se prescrire aux règles du jeu si les chances d’être mis à l’écart s’amenuisent ? N’est-il pas compréhensible – ou tout bonnement humain – que celles et ceux qui sont tentés par le délit empruntent cette voie si la sanction n’est pas systématiquement au rendez-vous ? Avec des conséquences dévastatrices car ceux qui se prescrivent aux lois sont incontestablement désavantagés et affaiblis dans une économie où règne la compétition féroce. 

 

Ce rouleau compresseur des escroqueries et des malversations porte un nom, la théorie de « Gresham », qui fut décrite par George Akerlof et pour laquelle il obtint le prix Nobel d’économie en 2001 : « Les transactions malhonnêtes tendent à faire disparaître du marché les transactions honnêtes. Voilà pourquoi le coût lié à la malhonnêteté est supérieur au montant de la tricherie ; ce coût doit aussi inclure la perte relative à la faillite de l’intervenant légitime. » Cette contre-dynamique de Gresham – devenue aujourd’hui une dominante dans les marchés financiers – a donc pour conséquence une volatilisation de l’éthique au profit de la fraude, laquelle devient dès lors endémique. Ceux qui respectent la loi et la morale sont donc appelés à disparaître alors que leurs rivaux peu scrupuleux se maintiennent grâce à des artifices et à des manipulations qui compriment leurs coûts, ou qui gonflent leurs bénéfices. En d’autres termes, il devient « trop cher » aujourd’hui d’être honnête ! 

 

Pourquoi s’étonner dans un tel contexte que les intervenants et acteurs du système modifient progressivement leurs comportements du fait du glissement de ce ratio « risque-récompense » ? Ce déséquilibre de la justice n’est-il pas une aubaine pour celles et ceux qui, violant les règles, sont néanmoins en mal de justification morale ? La société dans son ensemble doit dès lors s’adapter à ce nouveau paradigme qui enseigne qu’il est « acceptable » de transgresser la loi. Selon cette même logique imparable, les « too big to fails » deviennent des « too big to jails », c’est-à-dire trop importants pour être emprisonnés… Ce constant très perturbant qui remet en cause la confiance en le système ne démontre-t-il pas aussi – en creux – que la protection de l’argent et des intérêts passe avant la protection des citoyens et de la société ? Véritable exhortation lancée en direction des établissements (financiers et autres) et de leurs directions pour former des cartels, pour manipuler les cours et les prix, escroquer et, ce, au mépris de la stabilité de nos économies. Même si cette clémence est souvent invoquée, précisément au nom de cette stabilité économique et financière, tant nos responsables sont hantés par les conséquences que pourraient avoir la mise en faillite d’une banque, ou la comparution en justice d’un personnage (économique ou politique) éminent. 

 

A quoi bon dès lors obéir aux lois et aux règlementations si seuls les plus faibles et les moins protégés passent en jugement ? Quand le crime est légitimé, c’est l’Etat qui perd naturellement toute légitimité. Et il devient impossible de reconstruire le système financier sur le seul fondement qui compte et sur lequel il puisse prospérer : la confiance

 

A voir également sur le site des abonnés à Marianne  :http://www.marianne.net/Capitalisme-mafieux_a236683.html

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 09:33

Députés Radicaux de gauche et Justice.

 

Roger-Gérard Schwartzenberg

président du groupe Radical de l’Assemblée nationale  communique:

 

 

« Le jeudi 27 février, dans le cadre de sa journée réservée (‟niche parlementaire”), le groupe Radical RRDP a fait adopter deux propositions de loi radicales par l’Assemblée nationale.

 

La prise d’acte de rupture de contrat de travail

 

D’une part, celle-ci a voté la proposition de loi de Thierry Braillard ‟relative à la procédure applicable devant le conseil de prud’hommes dans le cadre d’une prise d’acte de rupture du contrat de travail par le salarié .”

 

Dans cette situation, le salarié ne perçoit plus de salaire et est également dépourvu d’indemnités de chômage. Il est donc nécessaire d’accélérer la procédure actuelle, qui paraît trop longue et inadaptée à ce cas.

 

En effet, devant les conseils de prud’hommes, la procédure comporte deux phases successives : une phase de conciliation, puis une phase de jugement.

 

Vu la nécessité d’une décision judiciaire rapide et l’inutilité de la procédure de conciliation en pareil cas, cette proposition de loi supprime la phase de conciliation prud’homale afin que le litige soit examiné directement au fond par le bureau de jugement, qui devra statuer dans le délai d’un mois.

Ce texte de loi améliore la situation du salarié qui se trouve dans l’attente du jugement, en lui permettant de sortir rapidement de l’incertitude grâce à un règlement rapide de son litige.

 

La révision des condamnations pénales

 

D’autre part, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi d’Alain Tourret, relative à la procédure de révision des condamnations pénales définitives (c’est-à-direprononcées après épuisement des voies de recours), procédure prévue au cas où des condamnations apparaîtraient susceptibles de correspondre à des erreurs judiciaires.

 

En fait, actuellement, cette révision est extrêmement rare. Ainsi, depuis 1989, seules neuf condamnations criminelles ont été révisées, la procédure de révision, régie par la loi du 23 juin 1989, étant, malgré ses progrès, trop restrictive.

 

Trois éléments, surtout, font obstacle à la mise en œuvre effective de la procédure de révision.

D’abord, l’interprétation rigide du principe de l’autorité de la chose jugée, qui tend à privilégier l’impératif de sécurité et de stabilité des situations juridiques.

 

Ensuite, la manière souvent trop exigeante dont la notion de doute, pouvant bénéficier à l’accusé, est interprétée. En effet, la jurisprudence continue à exiger l’existence d’un ‟doute sérieux” sur la culpabilité du condamné, alors que la loi de 1989 parle simplement de ‟doute”. Pour mettre fin à cela, la proposition de loi précise que le ‟moindre doute” peut entraîner la révision.

 

Enfin, même si depuis la loi du 10 août 2011, les arrêts des cours d’assises doivent être motivés, cette motivation est minimale, succincte et donc souvent insuffisante pour permettre un contrôle efficace par les organes de révision.

 

La proposition de loi, qui comprend toute une série de mesures concrètes, vise donc à réformer et à faciliter la procédure de révision et donc la réparation d’éventuelles erreurs judiciaires.

 

Ces deux propositions de loi, déposées par le groupe Radical RRDP et adoptées par l’Assemblée nationale le 27 février, sont donc deux lois de progrès qui vont renforcer les droits et libertés. Conformément à l’humanisme radical, qui fait notre spécificité au sein de la majorité. »

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 08:19

Les territoires comme le pays de Landerneau-Daoulas, à la fois urbain et rural, bénéficient souvent d'un superbe patrimoine. Progressivement on en découvre le potentiel, cependant faute d'une organisation adaptée, les touristes passent, et ne s'arrêtent pas.

 

Les flux oui ! Les reflux non !

 

Aujourd'hui, les manques sont évidents, un accueil "information touristique" peu adapté, un potentiel d'hébergement parfois réduit, voire médiocre, et surtout pas toujours bien géré.

L'analyse est assez simple, les solutions existent, elles aussi pourraient être mise en oeuvre progressivement dans le cadre d'une politique de territoire.

La liste LanderneAUTREMENT est bien consciente de ces enjeux ; elle l'a intégrée dans sa démarche politique de dynamisation de la ville et du pays de Landerneau-Daoulas.

Interrogée sur ce domaine par Dominique Orliac, députée Radicale de Gauche, la Ministre de l'Artisanat, du Commerce et du Tourisme, Sylvia PINEL a indiqué que les assises du tourisme prennent en compte ces préoccupations. Ci-contre la réponse de la Ministre à la députée lors d'une question au gouvernement..

Jean-Pierre Bernard

PRG29

 

 

Un milliard de touristes dans le monde en 2012...

 

 

Mme Dominique Orliac :

.../...Pouvez-vous nous confirmer que les territoires ruraux seront pris en compte et bénéficieront de la stratégie nationale que vous allez mettre en place ? Toutes les études prouvent en effet que le tourisme sera une opportunité unique de développement dans les années à venir, puisque l’on considère que le nombre de touristes, qui est passé de 278 millions en 1980 à plus d’un milliard en 2012, pourrait doubler d’ici vingt ans. »

 

 

Mme Sylvia Pinel, ministre :

«.../... (Des départements comptent) en effet de nombreux atouts, notamment dans le domaine du tourisme rural et du tourisme vert, grâce à un environnement qui doit être préservé et protégé.

 

Dans le cadre des assises du tourisme, les territoires ruraux sont évidemment pris en compte. Nous constatons en effet que beaucoup de territoires ne perçoivent pas les retombées économiques des 83 millions de visiteurs internationaux que nous accueillons chaque année. Ces visiteurs restent principalement concentrés en Île-de-France ou sur la Côte d’Azur.

L’objectif des assises du tourisme est bien de diversifier les destinations et de donner de notre pays l’image d’une mosaïque de destinations, afin que l’ensemble du territoire national puisse profiter de cette dynamique liée au tourisme.

 

Deux aspects concernent principalement les territoires ruraux. Tout d’abord, la diversification des destinations. Il faut assurer une meilleure visibilité de ces lieux, avec une action renforcée grâce aux contrats de destination que j’ai mis en œuvre. Il faut également mener une réflexion sur la diversification de l’offre. Il est important d’innover en la matière et d’imaginer de nouveaux produits. La France ne peut pas continuer à vivre sur ses acquis en la matière, et il est important que l’État, les collectivités territoriales et les professionnels puissent inventer de nouvelles offres à proposer à leurs visiteurs.»

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:47

"Du rythme et des invectives"

 

C'est sous ce titre que le journal Corse matin nous propose une description croquignolesque d'un débat tenu en Corse. Il ne s'agit pas ici de se moquer, mais de relever que la politique passionne encore et déclenche parfois ce qu'il n'y a pas de meilleur en nous. Et que la sérénité est souvent ébranlée par l'invective mais qu'en Corse le débat ne se termine pas les armes à la main.

Jean-Pierre Bernard

PRG29

 jeudi 27 février 2014  

Édition(s) : Corse ile Page 20

 

Le caractère animé des échanges entre les sept protagonistes a largement dépassé le cadre de la scène. Le public s'est invité au débat et a manifesté, souvent avec bruit, son soutien à tel ou tel candidat.

 

Quoi de mieux qu'un théâtre pour un grand débat entre sept personnes qui veulent, chacune, avoir leur nom en haut de l'affiche et passeront le premier tour de casting le 23 mars.

17 h 55. Les sept acteurs prennent place sur la scène, se saluent. Les poignées de mains sont, selon, plus ou moins cordiales.

Vêtus d'un blazer sombre, et d'une chemise, avec ou sans cravate, ils font face au public, bras ou jambes croisés, ou bien encore les mains posées sur les genoux, le visage expressif ou neutre. Des visages qui, tels les masques des comédiens de la Grèce antique, arboreront par la suite, au fil du débat, une expression tantôt souriante, tantôt grimaçante.

Applaudissements d'un côté, sifflets de l'autre

 

18 heures, le rideau se lève.

Le public écoute, studieusement, le premier tour de table, prologue où chaque protagoniste est invité à poser le décor de sa candidature et où certains, tel le benjamin Sylvain Fanti, affichent clairement leur ambition de ne pas jouer les figurants.

Lors de ce prélude, les premières piques sont portées par François Tatti et Gilles Simeoni à destination du camp de Jean Zuccarelli.

 

18 h 25, le rythme s'accélère lors du premier acte consacré à la problématique du stationnement et de la circulation. Jean Zuccarelli envoie une salve en direction des Simeonistes et fait sortir de ses gonds le flegmatique Michel Castellani, présent dans la salle, à qui il reproche de s'être opposé jadis au projet de parking du marché. Ce dernier, courroucé, se lève instantanément et s'écrie, le bras levé : « C'est faux, c'est faux  ».

Le débat s'est également animé pendant le deuxième acte consacré au logement en général et social en particulier, où le candidat de la majorité sortante est la cible de critiques acerbes et boutades provenant de différents flancs rivaux. Joute orale sur les planches mais aussi dans les fauteuils

d'orchestre où, lors des prises de parole du candidat Zuccarelli, les applaudissements de ses partisans ont bien du mal à couvrir les bruyants sifflets, et commentaires peu amènes (c'est un euphémisme) émis par différents comités de soutien adverses. Les supporters de certains des opposants s'allieront d'ailleurs, à plusieurs reprises pour manifester une même hostilité à Jean Zuccarelli confronté à une salle où certains ont usé d'un vocabulaire pas toujours fair-play.

Piques et répliques

Après une heure et demie de tirades, le débat perd de son intensité au début du troisième acte, la lutte contre l'insécurité, thème avec lequel les candidats semblent moins à l'aise, jusqu'à une passe d'arme entre Jean Zuccarelli et Eric Simoni à propos des différentes formes de violence.

 

Des vagues, il y en aura également lors du quatrième acte qui s'articulait autour d'une question : quel port de commerce pour Bastia ? Entre Jean Zuccarelli, fervent partisan d'un nouveau port à la Carbonite, dont un lapsus provoquera quelques rires, et Gilles Simeoni puis Eric Simoni qui répliquepar des phrases vitriolées à la Sacha Guitry. 

Le ton continue de monter crescendo lors du cinquième et dernier acte dédié aux éventuelles alliances du second tour. Jean Zuccarelli estime que ce deuxième tour de scrutin reposera sur un choix - « C'est nous ou la liste nationaliste de Gilles Simeoni » - ce qui fait bondir ceux qui entendent bien franchir aussi la barre des 10 %. Lorsque vient le « tour » de François Tatti, des voix lui crient : « Dis-lui non  »(à Jean Zuccarelli).

La réponse claire de l'ex-PRG lui vaudra des applaudissements nourris en provenance de différents camps.

Après plus de deux heures d'échanges et un ultime tour de table pour répondre à des questions d'internautes, le rideau est tombé sur ce débat qui s'est poursuivi dans la rue, les spectateurs distribuant, sur le chemin du retour, les bons et mauvais points.

 

 

 

 

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 08:48

Parlement européen : la Troïka au rapport

 

La presse s'empare du rapport concernant le fonctionnement de la troïka européenne. Les critiques sont sévères compte tenu du mode de fonctionnement trés anglo-saxon de ce monde policé. 

A suivre ici : link

 

L'analyse  de la situation  avait déjà largement débuté au sein du Parti Radical de Gauche au vu des échanges internes. Ainsi  Jean-Pierre Delannoy répondant à une intervention de Lisbeth Grail membre du bureau National et ancienne secrétaire nationale chargée de la construction européenne pour le PRG, écrivait début janvier :

" .../... attention à ne pas accepter l'Europe telle qu'elle a fonctionné après l'élargissement et le traité de LISBONNE et sans un projet politique qui concilie progrès économique et Justice Sociale.

La manière dont les partisans du "tout libéral" conduisent l'Europe avec  le dumping social, une politique très implacable de la BCE malheureusement  totalement déconnectée de tout pouvoir politique et donc souveraine, tout  cela, avec l'arrogance d'une Allemagne trop sûre d'elle même, a fait  bifurquer l'Europe vers un mauvais chemin, voire une impasse.

 

Le drame, c'est que l'Extrême-Droite, et dans tous les pays européens, sauf, sans doute l'Allemagne, risque de faire un score élevé lors des élections européeennes, ce qui risquera de mettre en cause l'édifice des "Pères de l'Europe" qui , eux, voulaient construire une Europe fédérale et sociale, ce qui n'est pas le cas de la "constuction"(sic) actuelle  qui risque de faire monter les nationalismes dans tous nos pays.

 

Ce peut être très grave pour l'avenir,et arrêtons les discours un peu trop triomphalistes sur ce plan.

 

Qu'on le veuille ou non, l'Europe actuelle  s'est éloignée des peuples qui souffrent de chômage, de baisse du niveau de vie, et il serait temps que chacun se mette à la place des millions de chômeurs qui souffrent et désespèrent, en particulier les jeunes, cependant que d'aucuns ne sont pas outrés des excés d'un capitalisme financier "devenu fou", selon le juste expression de Michel ROCARD.../...

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 13:49

 

"Plus tu es un truand, plus tu as de chances d'être réélu"

 

Le site "lepoint.fr" signale la sortie d'un nouveau livre politique, encore un. Selon Hugo Domenach (Le Point.fr) "Délit d'élus" est un livre qui pointe du doigt les politiciens impliqués dans des affaires pénales. 

 

C'est un livre écrit à quatre mains par "la journaliste Graziella Riou Harchaoui et l'ancien adjoint de Manuel Valls à Évry Philippe Pascot". Ils ont entrepris d'élaborer un dictionnaire des noms propres de la politique impliqués dans de sales affaires. Leur livre Délits d'élus*, dont le premier tome sortira jeudi 27 février, dresse une liste non exhaustive de politiciens, "élaborée avec les moyens du bord, à partir de faits avérés, jugés ou en passe de l'être et relayés par les médias". Ce premier volet s'attarde sur 400 d'entre eux, dont "environ 200 sont présents sur des listes en 2014". 

 

Pour aller plus loin voir ici : link

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 08:15

Un rapport dénonce les abus de la troïka européenne

 

 

D'abord petit rappel sur ce qu'est la Troïka.

 

 Ce mot, Troïka, vient d'un mot russe qui désigne en général un ensemble de trois choses. dans la structure européenne, la troïka représentait, avant l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, l'Union européenne dans les relations extérieures relevant de la politique étrangère et de sécurité commune. Depuis le traité d'Amsterdam, la troïka réunit le ministre des Affaires étrangères de l'État membre qui assure la présidence du Conseil de l'Union européenne ; le secrétaire général/haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune ; le commissaire européen chargé des relations extérieures et de la politique de voisinage. La présidence peut également être assistée, le cas échéant, par l'État membre qui exercera la présidence suivante (article 18 du traité sur l'Union européenne). Dans le monde de la diplomatie, on parle ainsi de « réunion format troïka » pour désigner une réunion impliquant les membres de la troïka, éventuellement accompagnés d'autres partenaires (« troïka élargie »)   (source Wikipédia).

 

 

Le magazine "Marianne" s'est procuré la version provisoire d'un texte rédigé par des parlementaires européens. Il est très critique sur l'action de la troïka qui a plongé certains pays dans la pauvreté.

 

Il aura fallu que le Parlement européen arrive à la fin de son mandat pour que soit enfin levé un coin du voile qui a recouvert un des chapitres les moins glorieux de l'histoire de l'Union européenne : comment a agi et a fonctionné la fameuse et fumeuse troïka, cette instance monstrueuse associant la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, qui a imposé, de 2010 à aujourd'hui, l'austérité la plus ravageuse à la Grèce, l'Irlande, au Portugal et à Chypre.

 

C'est l'objet d'un «rapport d'enquête» de la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement de Strasbourg, dont Marianne a pu consulter la version provisoire, rédigée par deux corapporteurs, le conservateur autrichien Othmar Karas et le socialiste français Liêm Hoang-Ngoc. On ne peut pas dire que les institutions se soient empressées de répondre aux questions des parlementaires. Le FMI n'a délégué que son représentant régional, la BCE a argué qu'elle n'est pas responsable de son indépendance pour renvoyer des réponses dilatoires et refusé d'indiquer si des débats avaient agité son institution et, si Jean-Claude Trichet a bien accepté de témoigner sur son action d'ex-président de la banque centrale, Mario Draghi a jugé, lui, que ce n'était pas digne de la haute idée qu'il se fait de luimême. «Même les fonctionnaires européens ont fait savoir qu'ils n'avaient pas à s'expliquer, que c'était aux responsables politiques de le faire», explique un parlementaire.

 

Ce prérapport, qui est pourtant déjà un compromis entre les libéraux et les sociaux-démocrates (mais des amendements seront débattus en février puis en mars), dresse néanmoins un tableau qui ferait dresser les cheveux sur la tête de n'importe quel citoyen européen un peu attaché au droit. Non seulement le mandat de la troïka «n'est pas clairement défini et manque de transparence», mais, pis encore, «il n'existait aucune base juridique pour [sa] création» dans les traités de l'Union en 2010. La troïka rendait compte de son action à l'Eurogroupe (le conseil des ministres des Finances de la zone euro), instance elle-même informelle, puisque seul le Conseil des ministres de l'Economie et des Finances où sont représentés les 28 pays membres a une existence institutionnelle.

 

Les entorses aux principes sont multiples : la Commission européenne était en plein conflit d'intérêts puisque, réputée être «la gardienne des traités», elle gérait aussi leur transgression. Ainsi la troïka a-t-elle imposé des réformes des systèmes de santé à la Grèce, à l'Irlande et au Portugal, en violation de l'article 168 du traité de Lisbonne prescrivant que ces questions sont du ressort exclusif des Etats...

 

Manipulation politique

 

Un abus de pouvoir manifeste, en somme, a été commis par les plus hautes instances de l'Union ! En ce qui concerne la BCE, le rapport «attire l'attention sur une possibilité de conflit d'intérêts entre le rôle actuel dans la troïka en tant que "conseiller technique" et son statut de créancier vis-à-vis de quatre Etats membres». Sans compter les soupçons de manipulation politique.

 

Lors des entretiens avec les rapporteurs, l'ex-Premier ministre socialiste portugais José Socrates a confié qu'il soupçonnait fortement José Manuel Barroso, président de la Commission de Bruxelles, d'avoir favorisé l'arrivée au pouvoir de son parti de droite, le PSD, à l'occasion de la renégociation du programme d'ajustement.

 

A la confusion des genres s'ajoutent aussi les comportements d'autruche. Jean-Claude Juncker (ancien Premierministre du Luxembourg) a reconnu devant les députés européens que l'Eurogroupe qu'il présidait «avait soutenu les recommandations de la troïka sans en examiner les implications politiques spécifiques»...

 

Le même Eurogroupe a aussi, en 2013, imaginé de spolier les petits épargnants des banques chypriotes en faillite pour ne pas faire fuir les gros déposants russes, à la demande du président (communiste) de Chypre, Dimitris Christofias...

Dans ce capharnaüm où se dissolvent les responsabilités politiques, les différents acteurs tirent la politique économique à hue et à dia. La BCE refuse de faire contribuer les senior bond holders, les banques et les fonds qui avaient souscrit aux juteuses émissions d'obligations des banques irlandaises en faillite.

 

C'est donc sur l'insistance de Jean-Claude Trichet, terrorisé à l'idée d'une déstabilisation du système bancaire, que le budget irlandais prendra entièrement à sa charge les pertes des banques privées, provoquant un déficit public de plus de 9 % du PIB. C'est aussi sur l'injonction du très dogmatique commissaire Olli Rehn que la Grèce est contrainte à un exercice de réduction accélérée de son déficit public, alors que le FMI militait pour privilégier une politique de réduction des coûts salariaux, une «dévaluation interne».

 

Bruxelles n'a jamais voulu accepter les arguments, pourtant étayés, de Washington, selon lesquels la cure budgétaire accélérait la crise plutôt qu'elle n'aidait à la résoudre. Du coup, la population grecque a dû subir une déflation des salaires (- 22 % pour le salaire minimum) et budgétaire, et enfin une restructuration de la dette, avec pour corollaire trois années consécutives d'une terrible récession.

 

Le bilan de la troïka est donc loin d'être globalement positif :

 

L'endettement des pays n'a pas baissé, il a au contraire explosé dans les quatre pays sous contrôle. L'Irlande va, certes, sortir de sa situation d'assistée de l'Europe. Mais elle a dorénavant une dette de 120 % du PIB alors que, avant la crise, elle n'était que de 30 %. La Grèce traîne un endettement de plus de 170 % de son PIB, alors qu'elle a bénéficié en 2012 d'un effacement de la moitié de ses créances bancaires. Athènes sollicite une nouvelle opération cette année. Le chômage de masse a explosé (25 % en Grèce, 6 % au Portugal, 15 % en Irlande...).

 

Le rapport «déplore que, depuis 2008, l'inégale répartition des revenus se soit accrue au-delà de la moyenne dans les quatre pays concernés et que la réduction des prestations sociales et l'augmentation du chômage entraînent une hausse de la pauvreté».

 

L'affrontement politique droite-gauche au sein du Parlement européen devrait empêcher l'adoption d'ici à avril d'un rapport condamnant formellement la politique d'austérité, et le consensus. Les rapporteurs recommandent qu'à l'avenir la Commission rende compte «régulièrement» de son action devant le Parlement et que l'UE se dote d'un véritable «fonds monétaire européen», indépendant du FMI et doté de règles transparentes. C'est bien le minimum.

 

(Source Marianne par Hervé Nathan)

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Les européennes un enjeu énorme.

 

C'est un réquisitoire accablant qui est dressé, quoiqu'on pense de l'Europe. C'est avec ces connaissances sur le fonctionnement insidieux et pervers de certains groupes au sein de l'Europe que chaque citoyen doit réfléchir à ce que peut-être l'Europe. D'ou notre conviction en tant que radicaux de gauche que l'enjeu européen est énorme et que nous ne pouvons en aucun cas nous détourner de notre devoir de prendre les élections européennes au sérieux.

 

On ne peut pas dire que nous ne savions pas. Nous savons que les libéraux ont fait main basse sur la commission, qu'ils s'affranchissent de la volonté du parlement européen, mais avec bien plus de difficultés qu'auparavant - les eurodéputés se laissent moins manipuler et sont plus incisifs (exemple le refus de vote du Buget une claque à Barroso). Nous savons aussi que certains membres de la commission ne sont pas intègres et se comportent en voyou, ediffusant de fausses allégations, les Affaires de Chypre et de malte en sont, malheureusemnt, des exemples éclairants.

 

Peut-on corriger, ces errements ? Probablement oui ! En votant et en élisant des députés susceptibles de contrecarrer les menées des libéraux et conservateurs. La droite et l'extrême droite se retrouveront toujours sur des axes libéraux, malgré leurs potentielles dénégations. L'abstention serait la pire des choses car elle ouvrirait le champ à notre asservissement par les tenants de la Fiance et des déréglementations.

 

Les salaires sont en chute libre, les acquis sociaux sont errodés systématiquement, la pauvreté gagne du terrain. Heureusement les solidarités jouent mais pour combien de temps encore.

 

Jean-Pierre Bernard

PRG29

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 16:03

Souriez vous êtes filmés.

 

Qu'est ce que La vidéosurveillance ?  Elle est parfois désignée par le sigle anglais CCTV (closed-circuit television), c'est un système de caméras et de transmission d'images, disposé dans un espace public ou privé pour le surveiller. Les images obtenues avec ce système, peuvent être traitées automatiquement et/ou visionnées puis archivées ou détruites. La surveillance a pour but de contrôler les conditions de respect de la sécurité (Exemples : une caméra pour surveiller les abords d'une piste d'aéroports, ou une bijouterie,etc), de la sûreté (lutte contre le terrorismecontrôle des queues de passagers aux aéroports par exemple) ou de l'exécution d'une procédure particulière.

Selon ses partisans, un tel système permet de prévenir la criminalité ( vols,  aggressions, etc.) et d'opérer un  contrôle social ( mouvement de foule, exemple contrôle des hooligans, etc.) jamais innocent. C'est la thèse  avancée à Brest par la droite qui a repris des thèses déjà avancées en 2008. Toutefois ses détracteurs, pas forcément des irresponsables, lui reprochent son inefficacité, son coût et son atteinte à la  vie privée (exemple avec les informations recueillies par la NSA).

 

Un doute raisonnable s'installe

 

Ainsi, le Grande-Bretagne est le pays d'Europe le plus surveillé par caméras et  Londres est réputée comme étant la ville où la vidéosurveillance (tant publique que privée) est la plus importante. À leur suite, des politiques de vidéosurveillance ont été mises en place dans plusieurs villes européennes depuis les  années 1990. Cependant, le mouvement semble s'infléchir, le rapport coût/efficacité est désormais questionné, en effet un des problèmes majeurs et la maintenance des équipements, leur peu d'efficacité dans certaines conditions. C'est aussi pour cela qu'en France les ministres de l'intérieur de droite et de gauche se hâtent lentement sur le sujet.

Plusieurs rapports, notamment aux  USA et au Royaume-Uni, esquissent un bilan critique de la vidéosurveillance. Un représentant de  New Scotland Yard à la Security Document World Conference d'avril 2008 parle ainsi de « utter fiasco » (« échec complet »), parce que les officiers de police ne sont pas assez formés, souvent ils ne veulent pas chercher les images vidéo « parce que c'est beaucoup de travail » et que trop d'équipement ne sont pas maintenus en état de fonctionnement du fait de la réduction des budgets. Enfin, parce que les premiers intéressés, les malfrats, les terroristes ont mis en place des procédures, des contre mesures en quelques sortes pour s'affranchir des risques d'être reconnus. Ainsi le doute s'installe au grand dam de l'industrie de la Sécurité/Sûreté - les équipements sont chers et les contrats peuvent être juteux ; les politiques devenus comptables évaluent le risque coût mécontentement des citoyens ; ces derniers mesurent la tendance insidieuse à la restriction des libertés individuelles .

Pour finir sourions un peu sur le sujet avec ce lien : link

 

Erwan MARIE

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 15:11

Non , 20 ans n’est plus le bel âge ou l’autoportrait de la générationY.

 

 

210 000 jeunes âgés de 18 à 34 ans ont répondu en ligne aux 143 questions posées par France Télévisions dans le cadre d’une enquête sur les jeunes .

 

Sacrifié, perdu sont les mots qui reviennent le plus souvent.

 

S’ils sont 25% à estimer que leur vie sera toute aussi meilleure que celle de leurs parents, ils sont 45% à penser qu’elle sera pire. Quel avenir ? Pas très serein, la crise, la société les enferment dans un monde sans perspective. Plus grave, ils affirment que  la situation ne va pas s’améliorer pour leurs enfants.

La société ne les considère pas pour preuve : chômage, salaire au rabais, CDD, emplois intérimaires, stages à répétitions, emplois pas à la hauteur de leurs diplômes ou des cursus qu’ils ont poursuivi .

 

Ils sont déçus par ce manque de considération de sérieux.La désillusion est forte et entraine un sentiment d’injustice et de frustration.Seule issue : s’en sortir par ses propres moyens, attitude contraire à leur conviction de solidarité contre l’individualisme fléau de leurs maux.

 

Les responsables de cette situation sont les générations précédentes vieillissantes. Les avantages acquis : retraite, sécurité sont des interrogations pour eux, dans le temps. 

 

Pourtant l’effet de crise anime une solidarité familiale. Loin de faire confiance aux politiques ils estiment que ces derniers manquent de courage au profit de la finance sans penser à l’avenir  et le potentiel qu’ils représentent. Pour les jeunes diplomés la déception est grande. Sans jamais avoir connu la gauche au pouvoir ils ont espéré le changement. La désillusion est grande et ils affirment que  la droite comme la gauche se valent.

Le risque est l’abstention aux prochains scrutins. 

 

Altruiste, ils n’hésitent pas à s’engager pour déféndre des causes dans lesquelles ils se reconnaissent. Pour une minorité l’incompéhension de cette situation de crise les incite à intégrer  les idées extrêmistes seul remède à leurs yeux. 

 

Avoir 20 ans en 2014 n’est pas tout rose ! Difficile de trouver sa place dans cette société ! La génération Y est frustrée et attention à la révolte face à toutes ces incompréhensions et attentes. 

 

Christiane   Migot

Présidente du PRG 29 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 15:03

LanderneAUTREMENT unis et solidaires.

Jean-Pierre Bernard, membre du bureau fédéral du PRG Finistère, s'est engagé au sein de la liste d'union de la gauche  à Landerneau. Paroles de colistier.

PRG29

 

voir ici : link

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