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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:24

      Instances nouvelles au  PRG

      Délégués du Président auprès des Régions.

 

Alsace : Thibaut Vinci

 

Basse-Normandie Franck Guegueniat

Aquitaine :  Jean-Louis Matéos

Haute Normandie : Yves Bertrand

Auvergne :  Gérard Charasse

 

Pays de la Loire : Alexandre Mazzorana

Bourgogne : Amandine Monard

Picardie : Eric Montes

Bretagne : Stéphane Perrin

 

Centre : Eric Maginiau

 

Champagne Ardennes : Sarah Auzols

 

Franche Comté : Olivier Duquesnoy

 

Ile de France : Paul-André Mouly

 

Languedoc-Roussillon : Marie-Hélène Sanchez

 

Limousin : Monique Boulestin

 

Lorraine : Benoît Honig

 

Midi Pyrénées : Françoise Laborde & Tamara Vall

 

Nord Pas de Calais : Eric Rommel

 
  

Poitou Charente : Benoît Biteau 

 

Provence-alpes-côte-d’Azur : Joël Canapa

 

 

 

Paris, Mercredi 21 Novembre 2012          

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 09:35

Le PRG met en place ses institutions

et une nouvelle gouvernance.

 

Le Comité Directeur du PRG s'est tenu à Paris le 21 novembre dernier à la maison de la Chimie. Les représentants des fédérations départementales étaient présents , y compris les Outre-mers,

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ainsi que des députés , sénateurs et ministre PRG en exercice.                       DSC02688.JPG

 

Le Comité Directeur devait essentiellement mettre en place les institutions de gouvernance du parti, suite au congrès du mois de septembre qui s'est tenu à Paris.

Jean-Michel Baylet , réélu Président,  a rappelé sa volonté de rajeunir l'exécutif du parti et de mettre en place une véritable parité homme-femme. Et l'exemple doit venir d'en haut. Il a par ailleurs rappelé que le PRG n'était plus invisible et qu'il fallait accentuer nos efforts pour faire connaître les positions des Radicaux de gauche.

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A l'occasion de ce Comité Directeur, la Présidente de la fédération du PRG finistérien, Christiane MIGOT a été réélue au Bureau National du PRG.

 

 

Communiqué de presse du Comité Directeur du PRG :

 

Le comité directeur du Parti Radical de Gauche a adopté ce mercredi une résolution présentée par Jean-Michel Baylet pour rappeler que la loi s’applique à tous sans distinction et qu’il ne peut y avoir de clause de conscience permettant aux maires de se soustraire à leurs obligations.

Les Radicaux de gauche rappellent avec force qu’en application du principe de laïcité et du principe d’égalité, il ne peut y avoir d’exception à la loi au nom de la liberté de conscience.

La loi Républicaine, expression de la volonté générale, s’applique à tous et aucune règle ou tradition ne peut prétendre y être supérieure. Les maires qui sont officiers de police judiciaire et officier d’état civil doivent se soumettre à la loi ou se démettre.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 11:40

Cette semaine aura été marquée par une inondation d'informations sur l'élection du président de la droite "umpiste". 

Les commentaires allaient bon train, le sujet était idéal : suspense, possibles magouilles, véritables erreurs, et déchirements internes, ne parlons pas des relations humaines  intra UMP, médiation ou pas et, si oui, très encadrée. D'accord, n'en rajoutons pas, mais nous sommes dans un drame antique digne des anciennes tragédies.

Une réflexion m'est venue à la lecture de certains papiers, et titres éditoriaux de la presse : quels sont les vainqueurs ? Qui a perdu ? Nicolas Sarkozy a gagné ! Oui  ? Comment  et pourquoi alors ?

Ce dernier titre à lui seul laisse à penser que Sarkozy aurait organisé la situation pour que cela se passe ainsi et qu'il apparaisse comme le recours. Si cela est vrai et le "Canard enchaîné" n'est pas loin de le penser, qui rapporte les manigances du clan : on peut considérer que l'homme aux casseroles ne s'intéresse qu'a lui  et non pas à l'avenir de son parti. Cela montre que l'UMP n'est pas un parti mais une machine  au service des desseins de l'ancien monarque (François Fillon évoque la Maffia sous forme de litote). Cela en dit long sur l'homme et son peu de considération pour ses soutiens, les militants du Parti et surtout de la démocratie.

Alors a-t-il gagné ? Je crois que c'est une erreur de le penser. D'abord un autre homme apparaît Alain Juppé et non pas Sarkozy pour tenter de dénouer la situation. Cela souligne également que Nicolas Sarkozy  n'a pas su faire preuve de sens de la stratégie politique indispensable pour anticiper et mettre en place une situation qui lui aurait permis de reprendre la main en douceur, éventuellement, en 2017.  Non Sarkozy n'a rien gagné et aura, je le pense, beaucoup perdu dans cette situation qu'il aura de facto conduit à créer. Après tout n'était-ce pas lui le président du Parti ?

 

Erwan MARIE

PRG29

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 11:21

Nous avons reçu ce courriel.

"Il y a deux jours, je me trouvais, disons le dans un milieu aisé BCBG, j'ai entendu de ces "conneries" de la part de  gens responsables j'étais atterré ! De quoi s'aissait-il ? Ces "citoyens" matraquaient à qui mieux mieux le monde enseignant. Les noms d'oiseaux fusaient, nous étions dans la surenchère imbibée des cocktails mondains intimstes, le discours, lui, déjanté.

Répliquer ? Discuter ? Impossible ! Le niveau d'écoute était situé dans les moins trente au dessous de zéro.  Je finis d'écouter ces citoyens évidemment responsbales et je pris congé. L'un d'eux, respectable au demeurant, me fit la remarque que je n'avais rien dit. Je lui répondis que j'avais préféré écouter leurs âneries. Il fut à peine offusqué.

Je fulminais en renrant chez moi.

Heureusement, ce matin, réalisant ma revue de presse je suis tombé sur cet article paru sur le site WWW.lemonde.fr. Comme ces "relations" lisent  ce journal, j'ai éprouvé une immense reconnaissance au journaliste qui l'a rédigé. 

Petite précision je ne suis pas enseignant, mais j'ai pu mesurer le travail de ceux-ci..."

Ian.Legoster

voici cet article avec le lien pour ceux qui veulent approfondir le sujet. 

linkhttp://www.lemonde.fr/politique/article/2012/11/16/temps-de-travail-des-enseignants-derriere-les-fantasmes_1791478_823448.html

Temps de travail des enseignants : pour en finir avec les fantasmes

Le Monde.fr | 16.11.2012 à 17h37 • Mis à jour le 16.11.2012 à 17h50

Par Samuel Laurent

 

"Ces fainéants de profs en vacances tout le temps..." Il n'y a pas loin à chercher pour tomber, au détour d'une conversation, d'un discours politique ou d'un commentaire sur Internet, sur une critique du temps de travail des enseignants. Trois syndicats (Snuipp-FSU, SE-UNSA et SGEN-CFDT) viennent d'ailleurs de demander au ministre de l'éducation nationale, qui pilote une réflexion sur la réforme des temps scolaires, une redéfinition des temps de service des enseignants. Ils réclament notamment que soit mieux comptabilisé le travail hors classe. 

UN DÉCRET DE 1950

Comment est comptabilisé le temps de travail des enseignants ? La chose est assez complexe, et repose toujours sur un décret qui date du 25 mai... 1950, même s'il a été précisé par un texte de 2007.

Il précise que "les membres du personnel enseignant dans les établissements du second degré sont tenus de fournir, sans rémunération supplémentaire, dans l'ensemble de l'année scolaire, les maximums de services hebdomadaires suivants : A) Enseignements littéraires, scientifiques, technologiques et artistiques : Agrégés : quinze heures ; Non agrégés : dix-huit heures".  Pour l'enseignement technique ou artistique, on passe à 20 heures.

Suivent de nombreux articles précisant ces "maximums de service hebdomadaire", qui peuvent être "majorés d'une heure" pour les enseignants qui ont moins de 20 élèves, ou à l'inverse minorés au-delà de 40 élèves. De même, il existe un statut particulier dit "de première chaire", qui permet de voir son temps diminué d'une heure pour certains professeurs (philosophie, mathématiques, enseignants qui travaillent  en classes préparatoires...) ou certains cas spécifiques. De même, certains cas (enseignants ayant à gérer un laboratoire ou du matériel particulier) prévoient des décharges horaires.

Le cas des instituteurs est à part : les décrets définissant leur charge de travail, 24 heures de cours plus 3 heures d'activités diverses (aide personnalisée, travail d'équipe...), sont plus récents et datent de 2008. A lire le seul décret de 1950, on comprend que le temps de cours des enseignants est de 18 heures par semaine, plus ou moins une heure, et hors vacances. De quoi attirer les rancœurs. Mais la réalité est plus complexe.

PLUS D'HEURES DE PRÉPARATION ET DE CORRECTION QUE D'HEURES DEVANT LES ÉLÈVES

Ce que le décret fixe, ce sont les heures de cours, où l'enseignant est physiquement devant les élèves. Mais pour donner des cours, il faut les préparer, ce qui prend du temps. Dans l'esprit des législateurs de 1950, ces 15 à 18 heures de cours hebdomadaires correspondaient à 1 h 30 de préparation effectuée par ailleurs. Ce qui aboutissait à un temps de travail total de 37 à 45 heures, soit à peu près la législation sur le travail en vigueur à l'époque. Et qui n'a pas changé depuis.

Selon une enquête menée en 2002 par l'éducation nationale, et se basant sur les déclarations de 806 enseignants, ces derniers estimaient travailler entre 39 h 30 et 41 heures en fonction de la discipline et du corps, dont 15 à 19 heures d'enseignement et 11 h 30 à 17 h 55 de travail de chez eux.

 

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En moyenne, les professeurs interrogés estimaient effectuer environ 8 heures de préparation de cours, 6 heures de correction, 2 heures de documentation, et comptaient encore 4 heures entre travail avec d'autres enseignants, suivi, dialogue avec les parents... en plus des heures de présence devant les élèves.

Ces chiffres sont sujets à variations en fonction des disciplines. Toujours selon cette enquête, les enseignants de lycée déclarent plus d'heures travaillées que leurs homologues en collège (22 heures hors classe contre 19 h 25), et les littéraires plus que les scientifiques (24 heures contre 19 heures, toujours hors classes). Assez logiquement également, les enseignants d'éducation physique et sportive (EPS) et d'arts plastique ou de musique travaillent moins à domicile que les autres (14 heures par semaine en moyenne).

LES ENSEIGNANTS TRAVAILLENT DURANT 20 JOURS DE VACANCES 

Et les vacances ? Autre cliché vu et revu : les enseignants ont toutes les vacances scolaires. Effectivement, ils ne travaillent "que" durant les 171 journées de classe qu'effectuent les élèves. Mais la même logique s'applique : les enseignants travaillent aussi durant leurs journées de vacances. Toujours selon l'enquête de l'éducation nationale, en moyenne, les enseignants déclarent consacrer 20 jours de congés par an à leur travail.

Il existe en revanche un mythe qui a la vie dure, celui des enseignants qui seraient payés sur dix mois, étalés sur douze. Il remonterait à la fin des années 1940, est très difficile à prouver. Et la plupart des syndicats n'y accordent pas foi, et expliquent que le décret de 1948, qui fixe la rémunération des fonctionnaires, n'en fait aucunement mention.

ET À L'INTERNATIONAL ?

Les enseignants français sont-ils privilégiés ? Pas vraiment au regard de ce qui se pratique à l'étranger. Les comparaisons internationales sur le temps de travail des enseignants, comme celle effectuée par l'Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) placent la France dans la moyenne basse des pays de l'OCDE, derrière l'Angleterre, l'Allemagne, les Etats-Unis ou l'Espagne, mais devant l'Italie, la Corée, le Japon ou la Hongrie.

 

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Les enseignants français donnent 918 heures de cours par an en primaire, 642 en collège et 628 en lycée, contre 805, 756 et 713 en Allemagne, et en moyenne 779 (primaire), 701 (collège) et 656 (lycée) dans l'OCDE. La France a cependant une certaine disparité. Ses enseignants de primaire font ainsi plus d'heures que la moyenne de l'OCDE ou que les instituteurs allemands.

Samuel Laurent

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 20:49

Dans la presse :

 

Une majorité de Français soutient l'accord sur les dépassements d'honoraires des médecins, estimant que le mouvement de grève des praticiens libéraux n'est pas justifié alors que celui des internes est largement approuvé, selon un sondage BVA pour "Les Echos" et Aviva (assurances) publié mercredi 14 novembre.

 

Selon un sondage BVA pour "Les Echos", 64% des Français désapprouvent la grève des médecins libéraux et 86% des Français estiment en revanche que le mouvement des internes est "justifié".

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Published by radicalisme-finisterien - dans Economie Santé
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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 11:34

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Cette affiche pour lutter contre l'islamophobie devait être affichée dans les couloirs du métro à Paris. La régie publicitaire en charge des opérations d'affichages pour le compte de la RATP l'a refusée.

L'argumentaire du directeur de cette agence est d'une pauvreté affligeante  (le lien ici ) et démontre qu'il n'a vraiment rien compris à l'esprit de la Laïcité.

C'est un combat que de vouloir aider les citoyens à vivre ensembles  dans la République. 

Les Radicaux de Gauche ne baisseront pas les bras.

 

Erwan Marie

PRG29

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 13:06

Publié le 13/11/2012 dans Libération.fr

Médecins en grève :

«Vous oubliez que j'ai fait... 16 ans d'études»

 

 

C’était hier soir, au journal de France 2. On interrogeait des médecins libéraux qui venaient justifier leur grève et leur colère.

 

Terrifiant défilé. Voilà un médecin anesthésiste, gagnant net par mois plus de 10 000 euros. Il était dans une fureur noire contre ce gouvernement qui entend brider ses dépassements honoraires. Il nous parlait de ses sacrifices, de ses longues journées de travail : un médecin anesthésiste, sûrement compétent, un bon pro en somme. Puis un autre, urologue de son état: il a refusé de dire son salaire. Il a évoqué les 20 minutes qu’il accordait à ses patients, comme s’il était bien généreux de passer autant de temps avec eux. Il a encore évoqué son salaire, comme une obsession. Arrive le professeur François Olivennes, interrogé, lui, en direct. Spécialiste d’aide médicale à la procréation (AMP), il n’a pas oublié de mettre sa blouse blanche. Le personnage est particulier: il a préféré quitter le service public où il dirigeait un des services les plus renommés pour reprendre le pôle de l’AMP dans  la clinique très chic de la Muette à Paris, où il a remplacé le Dr Hazout. François Olivennes bouillonnait pourtant de colère contre la ministre de la Santé, contre cet accord qui se contente de fixer des limites.

Lui comme les autres peuvent pourtant continuer à percevoir les honoraires qu’ils souhaitent. Et Dieu sait que, dans la médecine de procréation, les dérapages sont parfois nombreux. Qu’importe, pourrait-on dire, François Olivennes a la réputation d’être aussi un bon professionnel. Au journaliste, il a neanmoins insisté, répétant qu’il avait fait 16 ans d’études… Ah bon, et pourquoi pas 18?

A les entendre et à les voir, sûrs d’eux mêmes et de leurs talents, on était comme ahuri et surtout blessé. Qui leur reproche de gagner très, très bien leur vie? Mais aujourd'hui, peut-être qu'un peu de pudeur s'impose. C'est en grande partie la solidarité nationale qui les paye. Savent-ils qu’il y a trois millions de chômeurs, qu’un cadre supérieur passé 45 ans (qui a fait au moins autant d'études qu'eux) n’a aucune assurance de conserver son emploi alors qu’ils ont, eux, un boulot à vie, sans aucun risque de précarité? Savent-ils que plus de deux millions de personnes retardent leur entrée dans les soins faute de revenus suffisants? Savent-ils la gêne quand vous êtes patient et que vous découvrez le prix de la consultation? Savent-ils la mauvaise surprise quand vous apprenez que l’anesthésiste, aussi, demande un dépassement. Et ces médecins-là vous répondent en parlant de leur difficultés, de leurs désagréments, de la médecine au rabais, puis injurient la ministre de la Santé qu’ils vont qualifier de tous les noms...

Caricature grotesque d’une profession. La médecine a  d’autres images, et d’autres visages. Comme le professeur Jacques Belghiti, meilleur greffeur de foie en France: il n’a jamais fait de privé. Le professeur André Grimaldi, à la retraite, et qui se bat pour un système de santé solidaire. Ou encore Willy Rozenbaum, codécouvreur du virus du sida, jamais de privé non plus. Il y en a tant d’autres, connus ou inconnus. Une pétition de médecins hospitaliers vient même d’être lancée pour se désolidariser de cette grève. On respire...

Eric Favereau

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 11:53

Médiapart.fr publie un article qui éclaire, en ces temps difficile pour nos concitoyens, les tenants et aboutissants de la grève de certains médecins que Monsieur Jean-François Copé dit soutenir. C'est son droit, on ne va pas le contester. Toutefois le décryptage des déclarations des organisations et groupements de médecins doivent être portées en pleine lumière et alors les objectifs apparaissent bien différents...

PRG29

 

Grève de médecins libéraux:

erreur de diagnostic et conservatisme social

 

 

MEDIAPART.fr  le 12 novembre 2012

Par Frédérick Stambach

 

 

 

 

L'actuel mouvement de grève des internes, des chefs de cliniques et des chirurgiens libéraux offrent une occasion rare: la mise à nu des rapports sociaux avec une extraordinaire violence. Violence qui semble échapper parfaitement aux acteurs de ce mouvement, qui scandent des slogans de mobilisation nationale, s'étonnant que des "confrères", et surtout que leurs "clients" puissent trouver cela insoutenable. 

 Je suggère avant tout, pour comprendre les revendications de lire les communiqués des différentes organisations car elles ne laissent place à aucun doute. Le syndicat des chirurgiens libéraux (
Bloc), explique très clairement qu'il s'agit d'un problème d'argent, terminant leur communiqué de presse par une harrangue en majuscules "LA MOBILISATION POUR SAUVER NOS SPECIALITES C'EST MAINTENANT !" (1). Rien que cela.

Pour l'intersyndicat national des chefs de clinique assistants (
ISNCCA), qui sont de jeunes médecins spécialistes thésés en chirurgie ou en spécialités médicales se vouant tout particulièrement aux dépassements d'honoraires, le doute n'est pas permis non plus dans son dernier communiqué (2), où le syndicat s'exclame en gras que l'avenant n°8 (dont les mesures visent à limiter de manière homéopathique les dépassements d'honoraires, détaillées dans le communiqué du Bloc) fait peser "une lourde menace sur la viabilité et l’attractivité de l’exercice libéral". Là aussi la modération est de rigueur.

Regardons en détails la position de l'intersyndicale nationale des internes des hôpitaux (
ISNIH) car elle est très instructive. Commençons par dire que ce syndicat est surtout représentatif des internes de spécialités chirurgicales et médicales autres que la médecine générale, justement ceux qui ensuite deviendront chefs de clinique, sésame pour accéder aux dépassements d'honoraires. Dans son dernier communiqué (3), l'ISNIH semble expliquer le mouvement de grève par l'absence de propositions gouvernementales concernant la formation et les conditions de travail des internes. Fort bien il s'agit précisément du rôle même d'un syndicat. Le problème de la liberté d'installation/dépassements d'honoraires libres (problématique résumée par le terme LDH par la suite) n'est abordée que de façon sibylline estimant même que "La Ministre a cependant été plus convaincante en ce qui concerne la non utilisation de la coercition à l'installation, sans pour autant annoncer un réel arsenal de mesures incitatives".

Alors cette grève aurait-elle vraiment pour but d'améliorer la formation des internes, préoccupation au combien primordiale pour les deux autres organisations comme le prouve leurs communiqués?

En réalité la vraie motivation de la mobilisation des internes concerne la même problématique LDH que leurs confrères. Je peux en témoigner parce que je connais ce milieu et je peux vous garantir que c'est LA préoccupation numéro un des futurs libéraux, notamment la liberté totale d'installation même pour les généralistes. Le deuxième argument, plus solide, nous vient d'un communiqué du même syndicat, mais datant d'il y a un mois environ (4). La lecture de ce document ne laisse guère de place au doute, la formation n'y étant même pas abordée, il s'agit bien entendu de sauvegarder coûte que coûte la LDH. L'auteur terminant même par un vibrant, et presque touchant, "Ne nous laissons pas voler notre avenir !". Nous pouvons effectivement nous interroger sur le fait que la problématique des conditions de travail et de la formation des internes, absente manifestement des préoccupations du syndicat en octobre, devienne tout d'un coup la préoccupation numéro un du même syndicat un mois plus tard. Curieux, à moins de considérer l'immense maladresse politique que constitue ce communiqué, et qu'il ait été décidé que cette position trop visible n'était pas défendable, mieux valait se poser en défenseurs des internes exploités.

Lire le cri de désespoir des petits princes de la médecine qui, rappelons-le, auront un emploi stable assuré (atout inestimable dans une société de précariat), bien rémunéré car leur assurant quasiment d'être dans les 1% les plus riches de la population(5), et valorisé sur le plan social, a de quoi faire sourire jaune-or. Qu'ils estiment se faire "voler leur avenir" parce qu'il a juste été question de réguler à la marge les dépassements d'honoraires, ambition déjà fort limitée mais trop importante pour leur "projet", est une insulte à la société entière de la part d'une caste de privilégiés qui s'ignore. Ce projet doit donc être compris comme la volonté de gagner le plus d'argent possible, selon son bon plaisir, à n'importe quel endroit du territoire. En lisant leurs communiqués, les grévistes espèrent nous faire croire que la défense de leurs intérêts bien compris est synonyme de défense de la santé en général. La stratégie manque sérieusement de subtilité.

Certes il ne s'agit pas de nier la longueur et la difficulté des études médicales, très ingrates, ni la charge de travail imposée aux internes.  En revanche cela ne peut pas servir de prétexte au maintient de privilèges d'une classe déjà très favorisée. Il ne faut pas s'y tromper les médecins, comme tous les professionnels de santé et surtout les patients, souffrent dans notre système à bout de souffle. Comme les médecins souffrent, qu'ils soient jeunes, vieux ou entre deux âges, ils estiment que cette souffrance doit être compensée par une rémunération modulable vers le haut à souhait, et ceci avec le moins de contraintes possibles puisqu'ils le méritent. Tout en oubliant opportunément que ce revenu provient pour une grande part de la collectivité.

Il ne s'agit pas non plus de nier l'absurdité que constitue actuellement les rémunérations médicales. Que l'on soit médecin étranger, assistant, contractuel, praticien hospitalier, libéraux, autant de statuts avec des revenus différents pour chacun...parfois pour une même fonction. Et même (surtout) à l'hôpital. Par exemple un radiologue libéral peut gagner jusqu'à 7fois plus qu'un pédiatre libéral ! Peut-on justifier une utilité sociale et médicale 7fois supérieur pour un radiologue?

En réalité notre assurance maladie marche sur la tête, car elle privilégie l'acte technique à tout autre forme de médecine. Ainsi nous sommes formés à devenir des techniciens et les spécialités les plus "techniques" sont devenus les plus rémunératrices (cardiologie, radiologie, ophtalmologie), et donc les plus attractives. Cela en dit long sur l'état d'esprit des étudiants voulant faire "médecine". Ainsi  les "spécialistes" dont les places au concours de l'internat sont tellement prisées et dont ils tirent un égo démesuré, sont ceux qui estiment qu'ils ne faut en aucun cas contrôler leur activité même dans des proportions ridicules. Or ces gens sont censés être les "élites" de la médecine, mais avec cette grève ils prouvent surtout leur appartenance à la classe dominante (inférieure), et leur absence d'humanité, qualité qui devrait être indispensable à ce métier. Ce concours sélectionne en réalité non seulement les plus ambitieux mais aussi les plus amoraux aux postes les plus prestigieux. Ce sont eux les futurs professeurs qui "formeront" ensuite les étudiants  dès leur 1ère année.

Ceci est à l'image du système de santé français, et finalement à l'image de la société elle-même. Des grands principes universels sont affichés, puis sous l'influence des divers groupes de pression (les médecins en premier chef) de multiples dérogations apparaissent transformant le grand principe à l'état de gruyère. C'est vrai pour le fisc par exemple comme pour la protection sociale: le système devient de plus en complexe et illisible provoquant de nombreuses inégalités de traitement, aboutissement finalement à son dysfonctionnement le plus complet et à son rejet global car incompréhensible pour les usagers comme pour les acteurs. L'aberration apparaît sous la forme de médecins formés aux frais de l'état français, qui ensuite iront offrir leurs services à une assurance privée, afin de profiter des multiples possibilités offertes par le gruyère.

Comme dans le cadre des grandes écoles, l'état forment lui-même ses futurs spoliateurs.  Ces hypocrisies sont terribles pour la cohésion sociale, et un tel système n'est pas viable à long terme, même si l'on en tire un certain profit symbolique et financier sur le court terme. Il ne faut pas être naïfs, cet état de fait n'est pas une évolution naturelle, il s'agit de décisions politiques prises pour arriver à cet état de fait afin d'honorer les traités de commerces internationaux et surtout les traités européens qui intiment aux pays membres de libéraliser leur "marché" de la santé et de l'éducation entre autre.

Nous sommes proches du coup de boutoir ultime qui verrait les assurances privées tenter de prendre définitivement le contrôle de notre système de santé. Pour arriver là il fallait détricoter tout doucement la protection sociale à la française, sournoisement, le mettre "en tension" comme disent les libéraux. Son effondrement devant ainsi apparaître aux yeux de la population, très attachée à son système de santé, comme la solution inévitable.

Notre système de santé est une telle usine à gaz qu'il n'est plus réformable autrement que radicalement. Il faut avant tout le simplifier mais cela n'est pas compatible avec les intérêts dominants et surtout la vision purement économique qui prévaut actuellement. Une seule question me semble pertinente pour repartir du bon pied, voulons-nous oui ou non un service public de la protection sociale?

Si la réponse est non alors c'est que l'argent aura gagner la première manche et il faut continuer dans la voie actuelle (comme le montre l'attitude des grévistes, confirmé par le communniqué de l'ISNIH dans lequel il s'agit que "notre système de soins [soit] préservé" en l'état), si la réponse est oui alors la réflexion peut débuter car le chantier est immense et se résume en trois points majeurs.

1- Premier point le rapport au pouvoir. Si une majorité du peuple français souhaite un système de santé solidaire public, il faut que les citoyens aient les moyens de l'exprimer autrement que par la rue, et qu'ils soient effectivement souverains, autrement dit il faut que la démocratie existe et soit respectée. Aucune des deux conditions n'existe actuellement, ce qui signifie que la première étape à un système de protection sociale public est l'avènement de la démocratie donc une refonte des institutions dans une VIe république.

2- Si nous voulons une démocratie, il faut que les décisions citoyennes puissent être respectées. Dans les structures actuelles du système économique, à savoir une liberté totale de circulation des capitaux et l'absence de contrôle monétaire, le rapport de force entre les citoyens d'un côté et l'intérêt de ceux qui disposent des capitaux de l'autre est totalement défavorable aux premiers, ce qui fait qu'aucune décision décidée démocratiquement ne peut être imposée aux détenteurs de capitaux si celle-ci ne leur convient pas. Les moyens de pression sont multiples, et la liberté de circulation des capitaux en est la condition existentielle. Le Front populaire est tombée sur cet os, déjà, les dirigeants socialistes ayant compris que la politique pour laquelle ils avaient été élus ne pouvaient pas être appliquée dans un tel contexte (6). Vincent Auriol, qui était aux finances, demanda à l'assemblée de lui accorder les pleins pouvoirs économiques pour reprendre le contrôle des mouvements de capitaux. Le Front populaire fut renversé, par les radicaux notamment que l'on pourrait assimiler au ps actuel tant leurs vues économiques sont proches, mais les socialistes pensait-on avaient compris la leçon. Las, cela n'est même plus pour eux un sujet de réflexion, cette liberté étant considérée comme une donnée de la nature à l'image du vent ou de la pluie, avec laquelle il faut s’accommoder. L'humain devant s'adapter. La souveraineté monétaire est étroitement intriquée avec le contrôle des mouvements de capitaux, un système de protection sociale public, et plus simplement une démocratie, ne peuvent tolérer les menaces que font peser les milieux d'affaires sur le budget public, lorsque l'état est obligé d'emprunter sur les marchés financiers pour se financer. C'est tout simplement incompatible et absurde car cela coûte très cher aux citoyens.

3- Donc pour qu'il y ait démocratie il faut reprendre le contrôle des mouvements de capitaux, c'est fondamental, et reprendre en main notre souveraineté monétaire. Cela pose pour finir le problème de l'europe actuelle, qui interdit tout simplement cela. Il faudrait donc désobéir aux traités si telle est la volonté populaire, mais cela ne suffirait pas. Ce serait l'occasion de proposer enfin une autre construction européenne, point que je ne développerait pas plus, mais dont les grands principes pourraient être une Europe sociale, écologique et démocratique.

 La problématique de la protection sociale est un phénomène global qui mérite une vraie réflexion, qui nous emmène au fil de la pensée pour obtenir un système public viable à transformer profondément nos institutions politiques, économiques et finalement européennes. On peut difficilement tenir un sujet plus transversal. Au lieu de cela certains médecins préfèrent manifester pour pouvoir poursuivre les dépassements d'honoraires et assurer leur liberté complète d'installation. On peut difficilement avoir une pensée plus égoïste et plus étriquée, disons-le clairement ces personnes sont la honte de la médecine, et le fait qu'ils puissent imaginer effectuer une telle manifestation, sûrs de leur bon droit, dans le contexte socio-économiques actuel en dit long sur leur arrogance et leur ignorance des réalités du pays. Ils sont dans leur petite bulle.

Je tiens à dire ici que d'autres médecins n'ont pas cette vision et sont scandalisés de cette attitude (voir par exemple le
Manifeste des médecins solidaires), ou encore le syndicat de généralistes( classé à gauche) MG France.

Pierre Bourdieu expliquait que certains groupes sociaux, bien que dominés par d'autres, avaient pourtant le capital culturel pour comprendre l'objet de la domination dont ils sont les victimes, et donc lutter efficacement. Mais ces groupe sociaux ont tendance à préférer la conservation de leurs acquis pour ne rien changer au rapport de force, car se situant en haut de l'édifice social et bien que dominés, ils font parties des dominants par rapport à l'ensemble de la population, et ils ne veulent surtout pas perdre cet avantage dans un bouleversement des structures. C'est typiquement le cas des médecins qui n'ont objectivement plus aucun pouvoir de décisions sur les orientations du système de santé actuel. On serait en droit d'attendre d'eux une révolte, pourtant on constate que les médecins ne se mobilisent que pour défendre leurs intérêts propres. Ainsi les rapports sociaux sont mis à nu, et le masque tombe, les grévistes actuels  ne défendent finalement que leurs privilèges avec une violence sociale inouïe, et pour tout dire dangereuse.

Je m'associerai avec enthousiasme à leurs revendications, lorsque ces trois organisations se mobiliseront avec autant de fougue et de détermination pour défendre un système de santé public dans le cadre d'une démocratie rénovée, objectif qu'ils partagent pleinement à n'en pas douter.



(1)http://www.lebloc-aal-syngof-ucdf.org/Communiqu%C3%A9s/C11112012Apr%C3%A8sdemainilseratroptard/tabid/240/Default.aspxucdf.org/Communiqu%C3%A9s/C11112012Apr%C3%A8sdemainilseratroptard/tabid/240/Default.aspx

(2) http://www.isncca.org/VoirCommunique.php?CleCommunique=60

(3) http://www.isnih.com/actualites.html?idActualite=61

(4) http://www.isnih.com/actualites.html?idActualite=48

(5) http://www.bfmtv.com/societe/sont-1pour-cent-francais-plus-riches-333914.html

(6) Histoire de la France au XXe siècle : Tome 2 de 1930 à 1958,  de P.Milza et S.Berstein

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 14:48

 De l’intérêt du conflit 

 

Sources : | Rue89 Les blogs 12/11/12 14:46http://blogs.rue89.com/de-interet-conflit/2012/11/12/ogm-la-guerre-secrete-pour-decredibiliser-letude-seralini-228894?

 

Le site Rue89 publie une enquête sur les actions des Pro-OGM pour annihiler toute contestation, en particulier et la dernière en date, l'étude du Professeur Séralini et de son équipe. Ces personnages souvent hauts placés sont impliqués dans des conflits d'intérêts et ne cherchent qu'à masquer les risques potentiels des OGM et refusent toute transparence. Leur utilisation de méthodes outrageusement opaques ne peuvent que conduire à rendre le citoyen consommateur de plus en plus méfiant. Les radicaux de gauche  ne sont pas contre  la recherche scientifique et ne refusent pas la modernité. Mais si cela doit se réaliser au détriment de la santé des citoyens et aux moyens d'actions quasi délictueuses pour protéger les gras profits de quelques uns...  le choix est clair...

PRG29

OGM : la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini.

Benjamin Sourice

Journaliste pigiste

Publié le 12/11/2012 à 13h15

 

Des grains de maïs MON810, génétiquement modifiés, produits par Monsanto, lors d’une manifestation anti-OGM à Trèbes, près de Carcassonne, le 23 janvier 2012 (ERIC CABANIS/AFP).

Pour décrédibiliser définitivement l’étude controversée du professeur Gilles-Eric Séralini tendant à démontrer la nocivité potentielle des OGM, il y aurait un moyen simple : obtenir de la très sérieuse revue Food and Chemicals Toxicology (FCT) qui l’a publiée, qu’elle se rétracte et "retire" l’étude de la liste de ses publications. C’est à quoi s’emploient de nombreux experts, dans une bataille qui ressemble à un mouvement orchestré. Une véritable guerre de relations publiques où tous les coups sont permis.

La revue scientifique a reçu de nombreuses lettres de détracteurs. Elle en a publié une vingtaine, ainsi qu’une « réponse aux critiques » que l’équipe Séralini à également mises en ligne. Débat scientifique légitime, me diriez-vous ? Pourtant, derrière la cohorte des titres universitaires  affichés, se dessine une « biotech-sphère » où s’entremêlent chercheurs en biotechnologie, spécialistes en politique de régulation etreprésentants de l’industrie.

Ces partisans de la biotechnologie dénoncent la « mauvaise science » (« junk science ») de ces « chercheurs-militants » systématiquement présentés comme des « activistes liés à la cause écologiste » et « animés d’intérêts personnels ».

 

Un réseau international

L’une des premières lettres publiées est collective. Elle est signée par 26 personnes, pour la plupart des scientifiques, dont le détracteur national de Séralini : Marc Fellous de l’Association française pour les biotechnologie végétale.

L’AFBV est également derrière le communiqué vengeur des Académies [PDF] dénonçant l’« orchestration de la réputation d’un scientifique […] pour répandre des peurs » ou insistant sur le profil « militant » de Gilles-Eric Séralini. Nombre des co-signataires, aux côtés de Marc Fellous, sont liés au groupe pro-OGM Agricultural biotechnology world (AgBioWorld) animé par le généticien C.S Prakash, lui-même signataire de la lettre collective.

Prakash et son organisation sont également les auteurs de deux pétitions [la première recueille 57 signatures ; la seconde 731] pour réclamer « la diffusion des données brutes » de Gille-Eric Séralini. Etonnamment, les premières signatures de chaque pétition correspondent aux mandataires de lettres envoyées à la revue FCT.

 

 

DE L’INTÉRÊT DU CONFLIT

Information sur les lanceurs d'alertes, les conflits d'intérêts d'experts et une recherche transparente OGM la guerre secrète pour décrédibiliser l’étude Séralini 

 

Campagnes virales et diffamation.

En 2002, le quotidien britannique The Guardian révélait qu’AgBioWorld avait joué un rôle majeur dans une « campagne virale » de diffamation contre le lanceur d’alerte Ignacio Chapela après qu’il eu découvert la pollution génétique du maïs mexicain.

L’enquête indique que le site de l’association était hébergé par le cabinet de communication Bivings, mandaté par Monsanto et dirigé par un certain Jay Byrne. Celui-ci utilisait de fausses identités (« Mary Murphy et Andura Smetacek ») pour parler au nom « de la communauté scientifique » et insister sur les liens de Chapela avec les écologistes, assimilés à des « terroristes » et des « vandales ».

La société Bivings a été dissoute en décembre 2011 suite à une cyber-attaque des Anonymous dans la cadre de l’opération « End Monsanto ». Mais Byrne a depuis repris ses quartiers à Saint Louis (Illinois, USA), où siège Monsanto, avec sa nouvelle société V-fluence. C’est le même type de stratégie de diffamation que suit Henry Miller, signataire du courrier collectif à FCT, référent « régulation sanitaire » d’AgBioWorld et membre du think-tank néoconservateur Hoover Institution.

Dans une série d’articles publiée par Forbes, il qualifie l’étude Séralini de « frauduleuse » et dénonce les « profiteurs de peur » issus d’une « industrie de la protestation financée par les intérêts du bio ».

Or, cette tribune au vitriol est cosignée... par Jay Byrne. Le magazine a dû révéler a-posteriori son CV de responsable de la communication virale pour Monsanto (1997-2001). Le CV de Henry Miller est tout aussi intéressant puisqu’il s’agit du « père fondateur » (1989-1994) de la réglementation des OGM au sein de l’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and drug administration). Il est l’architecte, avec l’ancien avocat de Monsanto Michael Taylor, du fameux « principe d’équivalence en substance », la pierre  angulaire de la réglementation des OGM dans le monde entier.

 

Des conflits d’intérêts masqués

Autre tactique saisissante parmi les détracteurs de Séralini : dissimuler leur lien avec l’industrie en se présentant systématiquement comme des scientifiques rattachés à des universités ou des centres de recherche. Il en va ainsi pour Anthony Trewavas et Bruce Chassy, référents « biologie » et « OGM » d’AgBioWorld. Tous deux auteurs de courrier réclamant la rétractation de Food and Chemicals Toxicilogy.

Se présentant comme professeur émérite en sécurité alimentaire à l’université de l’Illinois, Chassy est un lobbyiste ayant participé à la rédaction de travaux pour Dow Chemicals, autre géant des biotech, afin de simplifier, voir supprimer, les réglementations sanitaires sur les OGM. Il estégalement le directeur de publication, avec un salarié de Monsanto, de deux rapports d’orientation [2004, PDF ; 2008, PDF] sur la réglementation des OGM pour l’International life science institute (ILSI), le principal lobby sur les questions scientifiques touchant à l’agroalimentaire.

A noter que deux dirigeants du panel OGM de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA), Harry Kuiper, qui l’a dirigé pendant près de dix ans (2003-2012) et Gijs Kleter, son actuel vice-président, ont travaillé sur ces documents stratégiques de l’ILSI sous la direction de Chassy.

Par ailleurs, si trois auteurs de lettres spécifient ouvertement leur lien contractuel avec Monsanto, le Dr. Andrew Cockburn se présente modestement comme « toxicologiste à l’université de Newcastle ». Pourtant, jusqu’en 2003, M. Cockburn était Directeur Scientifique pour Monsanto Europe/Afrique avant de monter sa société de lobbying Toxico-Logical Consulting Ltd...

Et puisque ce monde est petit, le Dr. Cockburn est également directeur du Groupe d’Experts de l’ILSI sur l’évaluation des aliments contenant des nano-matériaux...

 

Un lobby à 13 milliards de dollars

La litanie des conflits d’intérêts et autres positionnements pro-biotech de la cinquantaine de détracteurs publics de l’étude Séralini pourrait se poursuivre sur des pages. On croise des représentants de syndicats indiens de promotion des biotechnologie, d’autres souhaitant stopper la faim dans le monde avec une ration d’OGM, ou encore des spécialistes de la communication pro-OGM (David Tribe) et autres lobbyistes travaillant entre São Paulo (Lucia de Souza), Washington et Bruxelles, le triangle d’or des OGM...

Un monde clos qui réagit de façon épidermique à l’étude Séralini, celle-ci menaçant la stratégie commerciale bien huilée d’une industrie des semences OGM engrangeant 13 milliards de dollars en 2011. Face au poids de ce lobby, déterminé à enterrer toute voix discordante, la revue Food and Chemicals Toxicology pourra-t-elle résister ?

 
Nous poursuivrons le suivi de ces sujets. 
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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 12:48

 

C’était une semaine riche en évènements politiques sur la scène internationale. Alors que mercredi, les Etats-Unis donnaient quitus à Obama pour quatre nouvelles années, c’est au tour de la Chine de « se prononcer » sur son avenir. Ainsi, Xi Jinping a été désigné comme le successeur de Hu Jintao à la direction du Parti Communiste Chinois et donc, de facto, aux commandes de cet Etat-parti. 

 

Nation mal connue des occidentaux, crainte sur la scène économique et politique, obscure sur ses pratiques, la Chine a su s’imposer ces dernières années comme une puissance redoutable, poussée par une ambition dévorante de ravir le titre de « super puissance » aux USA. Mais la Chine s’essouffle dans son ascension ! La libéralisation mesurée et l’ouverture aux marchés extérieurs mis en place par la politique de « soft power » de 2007, a permis à la Chine de rattraper un retard certain en matière de développement économique et financier. Pour autant, des indicateurs tels que la croissance en berne, laissent penser que la Chine arrive à la fin d’un cycle et qu’un tournant s’annonce. Un tournant de sa phase de développement qui appel au changement. Un changement stimulé par une carence de son moteur économique et une crise interne de plus en plus prononcée. 

 

Le modèle économique chinois se base sur deux éléments cumulatifs que sont une hyper-compétitivité et une puissance d’exportation. Pour assurer sa croissance, la Chine s’appuie sur son marché intérieur aux fins de production et sur un marché exclusivement extérieur aux fins de consommation. De ce fait, elle est dépendante des importations occidentales. C’est ainsi que le premier exportateur mondial est aussi celui qui dispose du taux de consommation interne au PIB le plus faible (à hauteur de 35% contre 60% en Europe). Ce faible taux s’explique par une redistribution quasi-inexistante des ressources plus que par un défaut d’offre. C’est le premier défi qui s’offre aux nouveaux dirigeants chinois qui devront, pour garantir leur croissance et assurer un semblant de stabilité, se tourner vers leur marché intérieur. Mais, c’est le hic ! La Chine est toute aussi tourmentée sur son territoire. 

 

Les causes de cette crise interne sont tout à la fois d’ordre économique et de désordres politiques. Une crise sociale émerge dans les zones urbaines, assise du pouvoir politique central, où le constat des écarts de redistribution des ressources est plus évident. Mais aussi, dans les territoires où la volonté autonomiste s’affirme du fait d’un éloignement du socle centralisé de la Chine et de l’absence de retombée du développement économique. Mais, la véritable source des maux chinois reste son régime tenu d’une main de fer par le Parti Communiste Chinois et qui se voit de plus en plus contesté par la masse populaire. Pour assurer sa stabilité, et comme tout régime autoritaire, le PCC s’appuie sur une politique de propagande communiste, le développement de la xénophobie, de la haine anti-Japon, sur un soutien militaire, la politique de censure et le rejet des libertés. Pour autant, la récente découverte de corruption au sein de la structure et l’émancipation des doctrines libérales, ont également conduit le PCC à une crise politique. Ceci se traduit par de nombreuses tensions internes car désormais aux côtés de Mao, de Marx et de Lénine, se trouve Dong Xiaoping, auteur de la réforme économique chinoise. Ceci signifie avant tout que le changement nécessaire à la Chine, passe par un choix dans la politique du parti. Le PCC tenant les rênes du pouvoir, son responsable devra choisir entre

l’affirmation ou l’assouplissement du régime. Ce choix est inéluctable ! 

 

Les radicaux de gauche du Finistère, humanistes et républicains, espèrent que la raison imposera aux dirigeants chinois, de procéder à une libéralisation du régime par la reconnaissance des Libertés fondamentales et individuelles et le respect des Droits de l’Homme. Les défis qui attendent Xi Jinping et le tournant qui s’impose à la Chine l’exigent ! 

 

 

Guillaume Castel

JRG29

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