Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : LRDG 29 - Archives
  • : Bienvenue sur les archives des Radicaux de Gauche en Finistère.
  • Contact

Rechercher Dans Nos Archives

4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 14:37

L'essentiel du rapport Bailly

 

Voici les principaux points du rapport Bailly sur le travail dominical et l'ouverture des commerces le dimanche, remis  lundi au gouvernement.

LE CONSTAT

- "La spécificité du dimanche doit être respectée et de ce fait l'activité le dimanche doit continuer de faire l'objet de régulations et de,dérogations".

- La situation actuelle se caractérise par "l'incohérence, l'illisibilité et l'instabilité des pratiques et des normes". D'où les conflits notamment en Ile-de-France entre magasins d'ameublement et de bricolage.

- De nouvelles "attentes" émergent de la part des consommateurs, de certains salariés volontaires pour travailler le dimanche; les enjeux économiques notamment ceux du tourisme plaident pour une évolution.

- En matière des droits des salariés, il existe dans la législation actuelle d'importantes distorsions entre les PUCE (périmètre d'usage de consommation exceptionnel prévoyant accord salarial, volontariat et compensation salariale) et les zones touristiques (sans obligation sociale).

LES PROPOSITIONS

- Statu quo pour les commerces d'alimentation pour lesquels l'équilibre est jugé satisfaisant malgré quelques dysfonctionnement mineurs. Ils peuvent ouvrir le dimanche jusqu'à 13H00.

- Etendre de 5 à 12 douze le nombre de dimanches où les commerces pourraient ouvrir: sept dimanches seraient à la main du maire, cinq constitueraient un droit de tirage pour les différents commerces. "Avec un tel dispositif, la France rejoindrait la moyenne européenne", selon le rapport.

- Dans le cadre d'une loi, créer des Périmètres d'animation concertés commerciaux (PACC) ou touristiques (PACT) au sein desquels l'ouverture du dimanche serait structurelle et les conditions sociales seraient harmonisées.

- Tout salarié travaillant dans un commerce ouvert structurellement le dimanche en dehors des commerces alimentaires devrait bénéficier d'un régime social de compensation, le volontariat restant la clé de voûte. Le volontariat reposerait sur une déclaration positive et temporaire du salarié et une possibilité de retrait; un accord collectif devrait prévoir des conditions de rémunérations, l'octroi d'un repos compensateur, et des mesures visant à favoriser la conciliation entre vie privée et vie professionnelle.

- Une fois le nouveau dispositif des PACC et PACT mis en place, sortir l'ameublement des commerces dérogataires. Cela devrait intervenir d'ici au 1er juillet 2015.

- En attendant la loi et pour mettre fin aux contentieux actuels, autoriser transitoirement jusqu'au 1er juillet 2015 maximum l'ouverture des magasins de bricolage le dimanche. La fin de la mesure transitoire correspondrait à la sortie de l'ameublement de la liste des commerces dérogataires.

 

Source AFP  et PRG

__________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 11:22
Pacte d'avenir pour la Bretagne: Ayrault rend sa copie

 

Fruit de la volonté de l'Etat de trouver des réponses pérennes à la "crise bretonne" et d'une trentaine de réunions de concertation, le pacte d'avenir pour la Bretagne entre dans sa dernière ligne droite, avant la venue du Premier ministre dans la région pour sa signature.

Quelques jours après une nouvelle manifestation massive des "Bonnets rouges", qui ont mobilisé entre 17.000 et 40.000 personnes à Carhaix (Finistère) pour l'emploi en Bretagne, le texte sera transmis mercredi 4 décembre au gouvernement, au Conseil économique et environnemental régional (Ceser) et au Conseil régional. Les élus bretons et tous les acteurs qui ont participé à son élaboration seront destinataires du pacte, rendu public le même jour.

Le texte sera discuté au Ceser le 10 décembre, puis au Conseil régional le 12. Il doit ensuite être signé à Rennes par le préfet de Région Patrick Strzoda, le président PS de la Région Pierrick Massiot et par Jean-Marc Ayrault, le 13 décembre, une date à confirmer.

Des mesures d'urgence et un plan en faveur de l'agriculture

C'est le Premier ministre qui avait lancé le Pacte, mi-octobre pour répondre à la colère qui a éclaté dans la région du fait de la succession des restructurations et des plans sociaux dans l'agroalimentaire, les télécoms et l'automobile, piliers de l'économie régionale. Une colère alimentée par le projet d'écotaxe poids lourds, finalement suspendu par le gouvernement.

Son élaboration a donné lieu à une trentaine de réunions, à la préfecture de Région, à Rennes, avec les acteurs politiques, économiques et sociaux. Le pacte comportera des dispositifs d'urgence et des orientations stratégiques, souligne Matignon. Il repose en premier lieu sur des mesures d'urgence en matière d'accompagnement des salariés, victimes des plans sociaux.

Le deuxième pilier du pacte concerne un plan en faveur de l'agriculture et l'agroalimentaire, secteurs en pleine tourmente du fait de la concurrence internationale, de la fin des aides européennes à l'exportation et d'un modèle axé sur la production de masse à faible valeur ajoutée.

Une dynamique de reconquête industrielle

Des mesures sur la modernisation des outils de production, l'innovation et l'internationalisation, la formation sont notamment attendues. Lors de sa venue à Rennes, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll avait aussi parlé d'agroécologie, mariant productions à haut niveau de rendement et respect des contraintes environnementales.

Le Pacte doit en outre impulser une dynamique dans la reconquête industrielle. Energies renouvelables, valorisation des algues, réseaux électriques intelligents sont parmi les pistes qui devraient être évoquées dans le document. Le texte devrait conforter la Bretagne comme grande région maritime et aborder la question de la simplification des règles administratives, réclamée par les acteurs agricoles et économiques.

Au niveau financier, Stéphane Le Foll a déjà indiqué qu'outre 15 millions d'euros débloqués en urgence pour la trésorerie des entreprises en difficulté, l'enveloppe consacrée à la Bretagne dans le cadre du Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) serait doublée, passant de 175 à 368 millions d'euros sur sept ans.

Et pour l'économie bretonne en général, plus d'un milliard d'euros seront débloqués : 450 millions par la Banque publique d'investissement (Bpi France) et 555 millions par l'Etat.

Une méthode de concertation "à la hussarde"

"La phase qui s'ouvre demain [mercredi] est une phase bretonne, c'est le préfet de région qui aura la main", dit-on à Matignon, qui se plaît à souligner que le document "a été négocié à Rennes". Ce que contestent de nombreux acteurs locaux, dont les Bonnets rouges, qui réclament des avancées en terme de décentralisation.

Les milieux agricoles et agroalimentaires bretons ont contesté mardi lors d'une conférence de presse à Rennes la méthode "à la hussarde" et le "manque de concertation" choisie, selon eux, par l'Etat. "Ces réunions [en préfecture] ont été des alibis permettant au gouvernement de dire qu'il y a eu concertation", selon Thierry Coué, président de la FRSEA Bretagne (Déclaration qui n'est pas trop surprenante de la part d'une organisation syndicale membre de la FNSEA qui ne s'est guère remise en cause dans l'évolution de la situation de l'agriculture et qui a pensé jusqu'à aujourd'hui en terme de subventions . Note PRG29).

La décentralisation est aussi revendiquée par une partie des membres du Conseil régional. L'ancien président de Région, Jean-Yves Le Drian, aujourd'hui au gouvernement, y était d'ailleurs très favorable. Quant aux syndicats, ils réclament un "volet social".

Source : le nouvelObs
Partager cet article
Repost0
4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 10:56

Le Conseil constitutionnel invalide

des éléments de la loi anti-fraude fiscale
 

 

Les juges constitutionnels ont censuré mercredi plusieurs mesures relatives à la fraude fiscale dans le cadre de lois votées dans le sillage de l'affaire Cahuzac

 

Saisis par des sénateurs UMP sur deux textes (lois organique et ordinaire) adoptés le 5 novembre, les Sages ont surtout retoqué des dispositions nées d'amendements parlementaires. En particulier "les sages" n'ont pas validé la garde à vue de 96 heures dans le cadre d'une fraude fiscale.

 

Remarquable tout de même, que le conseil constitutionnel adoucit le sort, de fait, des fraudeurs, criminels en col blanc, qui spolient la République et les citoyens ; lorsque l'on sait que la fraude et l'évasion fiscale, atteignent des sommets équivalents à la dette de notre pays à laquelle ils contribuent par leurs exactions, le citoyen ordinaire peut raisonnablement douter du bien fondé de l'argumentation du Conseil constitutionnel. 

 

Toutefois, rappelons aussi que le Conseil constitutionnel doit s'assurer de la conformité des lois avec la Constitution et que pour préserver l'avenir de nos libertés il ne s'agit pas non plus d'ouvrir des boulevards à des restrictions de celles-ci sous couverts de bons sentiments ou d'apparent bon sens. 

Ce sont des parlementaires de droite qui ont contesté les mesures de corrections du projet de loi initial prises par le parlement. 

 

Jean-Pierre BERNARD

PRG29

En savoir plus sur 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/le-conseil-constitutionnel-censure-plusieurs-dispositions-de-la-loi-anti-fraude-fiscale_1304979.html#ieE9GlQfBwMLrwfu.99

et ici :  link

________________________________________________________________________________________________________

 

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 13:20

 

"Nous ne mettons pas assez de moyens sur l'école primaire"

 

Raymond Soubie, l’ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, revient sur l'étude PISA. il reconnaît qu'il n'y a pas assez de moyens dans le primaire et dénonce le retard  pris. MAIS, il oublie qu'il a longuement aidé le couple Sarkozy/Fillon qui a déstructuré la politique d'éducation nationale. Il essaye de se placer au-dessus de la mêlée, tout en soulignant qu'il faut sans cesse réduire les dépenses publiques...

Dans le même temps l'UMP essaie de faire porter le chapeau à Lionel Jospin... ET "the last but not the least" Laurent Wauqiez se fait ramasser car il oublie que l'étude démarre à l'époque ou la droite et lui-même étaient au pouvoir.

 

A voir ici : link

__________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 21:34

Dire l'indicible

 

Ce lundi 25 septembre 2013, nous avons participé à la Journée mondiale pour l'élimination des violences faites aux femmes. C'est dans ce cadre que nous avons pris part à la marche organisée à l'initiative de plusieurs associations afin de rendre visible l'invisible et de faire entendre les maux de toutes celles qui subissent.

 

IMG_0290.jpgmanif-0292.jpgmanif-0283.jpg

 

Dire l'indicible et participer à une action simple visant à informer le grand public d'une réalité que nous méconnaissons ou que nous refusons de voir, c'est reconnaître que :

- 10% de femmes victimes de violences conjugales

- 20% des victimes se déplacent à la gendarmerie ou à la police

- 16 % des femmes déclarent avoir subi des rapports forcés ou des tentatives de rapports forcés

- 148 femmes mortes sous les coups de leur conjoint en 2012

 

Les membres de la commission femmes du PRG Finistère sont soucieux de participer activement à toute action qui permettra de porter les valeurs humanistes et égalitaristes que nous défendons. C'est afin d'être force de proposition et de permettre l'émergence de lois et d'actions visant à réduire les inégalités et à  permettre aux violences faîtes aux femmes d'être efficacement réduites et activement combattues que les membres de la commission femmes poursuivent leur travail de réflexion et d'action.

 

Commission Femmes et Egalité des droits du PRG Finistère

 

 

manif-0294.jpg

__________________________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 16:22

Un organisme de réflexion (1) décrypte les mauvais coups préparés par le FN contre les salariés. Ainsi cette organisme " du pain sur la planche" démontre que les choix politiques proposés par le FN reviendrait à faire reculer le smic et à faire tomber les salariés dans un nouvel âge de l'esclavage. Jouissance intense assurée pour les Néo-libéraux. Le FN est contre l'Europe, on le savait, il est contre l'Europe sociale aussi, il ne faut pas en douter. Voir ci-après l'article paru dans libération sous le titre:  

 

"Mme Le Pen, c'est vous qui enfumez les travailleurs"

 

 

Marine Le Pen enfume les travailleurs

 

Selon le think tank «Du pain sur la planche», en demandant l’abrogation d’une règle sociale essentielle en Europe, la présidente du FN livrerait les travailleurs européens à la loi de la jungle ultralibérale.

Alors que le président de la République œuvre pour améliorer les droits des salariés en Europe, voici que Marine Le Pen l’accuse d’ «enfumage» (voir le communiqué du FN). Or, en demandant l’abrogation d’une règle sociale essentielle en Europe, la présidente du FN livrerait les travailleurs européens à la loi de la jungle ultraliberale.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les pères fondateurs de l’Europe ont fait de la libre circulation des travailleurs une liberté fondamentale sur le continent. Cette avancée historique a permis depuis plus d’un demi-siècle à des millions de travailleurs de se former, de travailler et d’apporter leurs compétences dans d’autres pays. Aujourd’hui encore, des centaines de milliers de travailleurs français en profitent.

Cette liberté vertueuse pour les travailleurs européens s’est hélas peu à peu retournée contre eux. Faute de croissance et de solidarité économique et sociale suffisante au sein de l’UE, la pratique du dumping social et fiscal s’est aggravée en Europe. La mobilité des travailleurs est ainsi devenue un instrument de concurrence déloyale et d’affaiblissement de leurs droits.

Pour lutter contre ces dérives, en 1996, a été adoptée la directive dite  «détachement des travailleurs» visant à encadrer les pratiques et éviter le dumping social. C’est elle qui pose le principe selon lequel le droit qui s’applique au salarié est celui du pays d’accueil (en France, une rémunération au minimum égale au Smic) et non celui du pays d’origine. Si cette directive est aujourd’hui au centre des débats, c’est notamment parce que faute de contrôles suffisants, elle est trop souvent contournée !

En demandant son abrogation, Mme Le Pen propose purement et simplement d’en revenir au système qu’avaient voulu jadis mettre en place les apôtres de la célèbre directive Bolkestein. Car sans cette protection, le détachement des travailleurs persisterait mais sans règles, dans les pires conditions, en livrant les travailleurs à la concurrence la plus cruelle, et en permettant qu’un salarié détaché puisse venir travailler en France 45 heures par semaine pour 3 euros de l’heure dans des conditions dignes de l’esclavage moderne. Est-ce cela protéger les ouvriers français? Est-ce cela lutter contre l’ultralibéralisme ?

Si l’abrogation serait une faute, l’immobilisme serait également coupable car les abus se multiplient. La France et l’Europe ont une responsabilité: celle de faire vraiment appliquer la directive détachement, et même de la renforcer. Le gouvernement a raison de responsabiliser les donneurs d’ordre qui seront désormais obligés de vérifier les pratiques de leurs sous-traitants, de multiplier les contrôles de l’inspection du travail et de renforcer les sanctions financières et pénales. La puissance publique doit être impitoyable vis-à-vis des entreprises qui ne respectent pas la loi et par là même les droits de leurs salariés.

Il faut désormais porter ce combat au niveau européen. Les contrôles doivent se pratiquer de la même façon partout en Europe, sans quoi ils seraient vains. La convergence sociale doit reprendre en Europe, en tirant tous les pays vers le haut. La concurrence déloyale, celle qui affaiblit nos systèmes de protection sociale et nourrit les exaspérations, ne doit pas être permise. Les dispositions de la charte sociale révisée et les principes de «coopération loyale» et «d’assistance mutuelle» entre Etats membres doivent faire jeu égal avec la «libre prestation de services .

Voilà des années que ce rappel à l’ordre social aurait dû être fait. Des années que l’immobilisme de la France et de l’Europe a fragilisé la situation de milliers de salariés, si bien que l’Europe a trop souvent été synonyme de dérégulation, de déréglementation et de paupérisation des travailleurs.

L’Europe doit changer. Depuis plus d’un an, sans fracas ni déclaration  tapageuse, François Hollande la fait évoluer. Après avoir brisé le dogme de l’austérité et réorienté l’Europe vers une politique de croissance et d’emploi, voilà qu’il s’attaque au tabou du dumping social. Autre preuve que les temps changent en Europe sous son impulsion, les sociaux-démocrates allemands sont parvenus à obtenir d’Angela Merkel qu’elle adopte un Smic en Allemagne. Il s’agit là d’une excellente nouvelle pour les travailleurs Allemands, pour les Français et pour l’avenir de l’Europe. C’est aussi un signal fort envoyé à toute une génération sur le continent : non, notre destin n’est pas de nous faire concurrence les uns vis-à-vis des autres mais bien d’être unis pour relever ensemble les défis de la mondialisation ; oui, l’Europe peut redevenir pour nous un formidable levier de progrès individuel et collectif.

D’autres combats seront à mener. Mais cet épisode a au moins permis une clarification politique : à l’heure où l’UE progresse enfin sur le chemin de l’Europe sociale, le FN s’y oppose. A nous de le rappeler haut et fort aux salariés de ce pays lorsqu’ils se rendront aux urnes en mai prochain pour les élections européennes.

(1)  «Du Pain sur la Planche» est un think tank générationnel composé de collaborateurs ministériels et élyséens, de militants syndicaux et politiques dont Rémi Branco, Delphine Chambonneau, Adrien Abécassis, Charlotte Lepri et David Chopin.

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 13:31

Réforme fiscale, redoutable challenge.

 

"Jean-Marc Ayrault donne le coup d'envoi du chantier Réforme fiscale" titre le journal Libération. Le ton de l'article est peu ou prou teinté de scepticisme, il hésite à le qualifier :  coup médiatique, va tout politique ; l'article reprend les propos de la droite qui déplore, n'y croit pas, critique.

 

Enfin, il serait temps que l'on retombe sur terre. C'est un acte politique que pose le Premier Ministre. Rappelons-nous, il y a quelques semaines  tout le monde évoquait le flou fiscal… 

Donc le Premier Ministre prend la main et ses responsabilités pour éclaircir les eaux troubles de la fiscalité, ce que n'a pas su et voulu faire la droite. Il a ici l'occasion de marquer cette reforme de l'empreinte de la "Gauche", saura-t-il résister aux lobbies de l'austérité et du libéralisme ? C'est pour JM Ayrault un redoutable challenge politique, qui le marquera à vie, en bien ou en mal.

 

Puissent les fonctionnaires de Bercy et les élus travailler de concert et en bonne intelligence pour nous proposer un processus clair, compréhensible par tous, juste pour tous et y compris les "hauts contribuables". Puissent-ils aussi mettre en place un processus puissant pour lutter contre la fraude et l'évasion fiscale car ce sont deux éléments incontournables à prendre, aussi, en compte pour cette réforme.

 

Jean-Pierre Bernard

 

Parti Radical de Gauche du Finistère

 

___________________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 12:04

Violences faites aux femmes :

la meilleure arme, c'est la parole.

 

 

Elles s'appelaient Patria, Minerva et María Tereza Mirabal. Nées pendant l'entre-deux-guerres en République dominicaine, dans un milieu bourgeois et progressiste, elles eurent le malheur de froisser la susceptibilité de Rafael Trujillo, un président de la République peu enclin à laisser le souffle du changement marcher sur les plates-bandes d'un régime de plus en plus dictatorial. Le 25 novembre 1960, sur ordre de ce dernier, les trois soeurs furent assassinées à coups de machette avant d'être jetées au fond d'un précipice.

En 1981, en mémoire des sœurs Mirabal, la date du 25 novembre fut choisie par des militants pour le droit des femmes comme journée de lutte contre la violence.

Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

En 2013, selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis...

--

Les Fatals Picards : Madame la Ministre des droits des femmes, tout d'abord un grand merci d'avoir accepté cette invitation. Dans un monde qui voit se multiplier les "Journées de..." avec tout ce que cela comporte comme risques de banalisation, comment fait-on pour que le 25 novembre sorte du lot ?

Najat Vallaud-Belkacem : La date en elle-même n'est qu'une invitation à agir. Ce sont d'abord les associations de lutte contre les violences faites aux femmes qui ont réussi à en faire un rendez-vous important. Elles ont pris l'habitude de manifester, de se réunir, de lancer des campagnes de terrain à l'occasion du 25 novembre. Contre les violences, la meilleure arme, c'est la parole. Sur ce sujet en particulier, il est indispensable de rompre le silence. Et pour rompre le silence, il faut se rassembler. C'est l'intérêt d'une date comme celle-là. Pour ma part, j'ai voulu en profiter, non seulement pour présenter notre feuille de route gouvernementale contre les violences faites aux femmes, mais aussi pour mobiliser le grand public. C'est le sens de la campagne que j'ai lancée à la télévision et à la radio.

LFP : En France, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944. Simone de Beauvoir a publié Le Deuxième Sexe en 1949. Le Manifeste des 343 date de 1971 et la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse de 1975. Si la deuxième moitié du XXème siècle a pu donner des signes forts de l'amélioration de la condition féminine, n'est-il pas légitime de se poser aujourd'hui la question du "retour en arrière" ?

NVB : Je crois que cette marche pour l'égalité entre les femmes et les hommes a encore de belles étapes à franchir. Mais les choses évoluent dans le bon sens. Nous avons un gouvernement paritaire et la part des femmes parmi les élus progresse. Notre droit s'est mieux armé contre les discriminations au travail. Il y a toujours eu des oppositions à ces avancées. Elles sont encore là, avec les mêmes inspirations et les mêmes proximités politiques. Mais cela ne nous empêche pas d'avancer.

LFP : Notre chanson "Gros con" évoque le triste sort d'une femme battue par un compagnon alcoolique, une situation que d'aucuns pourraient juger comme caricaturale même si l'alcool joue un rôle majeur dans nombre de cas. Si l'on élargit un peu le propos, on réalise que la violence commence très souvent dès le début de la relation de manière beaucoup plus insidieuse. A partir de quel moment peut-on parler de violence ?

NVB : La violence dans le couple, cela commence dès que l'un affaiblit l'autre. Il y a beaucoup de formes de violences. La violence psychologique précède souvent la violence physique. Avant de lever la main sur sa femme, l'agresseur la dénigre, l'isole, l'insulte. On peut parfois aussi parler de violence économique, quand l'agresseur menace sa femme de la priver de ressources pour lui imposer ses choix.

LFP : Le pourcentage des actes qui font l'objet d'un dépôt de plainte de la part des victimes reste très en deçà de la réalité des faits. Comment peut-on faire pour que cette "loi du silence" cède peu à peu le pas à celle de la parole libérée ?

NVB : C'est l'enjeu principal du plan d'action gouvernemental que j'ai présenté vendredi. Pour lutter contre la loi du silence, il faut lever le tabou. Tous les professionnels qui sont au contact des victimes doivent être formés pour ne pas passer à côté d'une victime qui avait besoin de réponses. Médecins, policiers, gendarmes, magistrats, enseignants : le plan de formation que nous avons lancé est très large, pour faire monter le niveau de vigilance dans la société. Par ailleurs, nous avons décidé d'adapter la réponse aux victimes de violences conjugales qui se présentent à la police ou à la gendarmerie sans vouloir déposer plainte. Nous nous organisons pour qu'elles soient systématiquement orientées vers un intervenant social ou une association spécialisée. C'est en trouvant une écoute attentive que la victime pourra changer d'avis, et accepter de déposer plainte.

LFP : Au cœur de cette doxa* pointée du doigt par le sociologue Pierre Bourdieu dans son essai sur la domination masculine, le facteur économique joue un rôle majeur dans la persistance de situations intolérables. Cela nous renvoie plus généralement au statut de la femme dans une société qui ne favorise toujours pas son indépendance ?

NVB : Je crois que tout est lié. Les stéréotypes qui conduisent les femmes à certains métiers et les hommes à d'autres sont les mêmes que ceux qui amènent un homme à refuser l'égalité dans son couple. Il y a une cohérence entre ce que le ministère des droits des femmes fait pour l'égalité professionnelle, pour la mixité, pour la parité aux élections, et contre les violences.

 

LFP : Vous avez rappelé récemment dans une tribune publiée à l'occasion de la Journée internationale des Droits de l'Enfant l'importance qu'il y avait de protéger les plus jeunes contre ces violences dont ils sont trop souvent les témoins voire les victimes. Depuis la loi du 9 juillet 2010 l'Etat dispose d'un arsenal juridique plus efficace qui passe notamment par des "actions de sensibilisation en milieu scolaire et universitaire". L'école étant par excellence le lieu de l'éducation des futurs citoyens, qu'en est-il concrètement de ces actions en 2013 ?

NVB : C'est d'autant plus important que les enfants, qui sont toujours victimes de ces violences, même s'ils ne prennent pas directement de coups, sont susceptibles de reproduire cette violence à leur tour, si rien n'est fait pour soigner ces blessures. L'école est l'institution la mieux placée pour lutter contre les stéréotypes, et pour apprendre à tous les jeunes le respect : le respect de soi-même et le respect des autres. Nous avons ainsi lancé, avec Vincent Peillon, les "ABCD de l'égalité", qui permettent aux enseignants de faire réfléchir les classes sur ces préjugés.

LFP : Et sinon, un "gros con" ça se soigne ?

NVB : Oui. Certains - c'est rare - demandent eux-mêmes des soins. Le plus souvent, c'est la justice qui les conduit à suivre des soins, ou à participer à des stages de citoyenneté. Dans le projet de loi que j'ai présenté, je systématise ce que j'ai appelé des "stages de responsabilisation des auteurs" pour les mettre face a la gravité de leurs actes et les sortir du déni. C'est le meilleur instrument de lutte contre la récidive. J'ajoute, parce que c'est important, que la victime aussi peut avoir besoin de se soigner. Nous avons décidé, avec Marisol Touraine, d'améliorer ce parcours de soins pour les femmes victimes.

LFP : Depuis votre nomination au poste de Ministre des Droits des femmes vous avez eu l'occasion de voyager beaucoup - notamment en Inde en octobre dernier - de rencontrer des personnes impliquées dans des combats que vous soutenez. Quelle influence ces rencontres ont-elles pu avoir sur votre lecture de la condition féminine ?

NVB : Je suis partagée entre la colère et la confiance. La colère que m'inspire la vie des femmes qui n'ont aucun droit, et la confiance que l'on peut avoir en elles pour se battre. J'ai rencontré des femmes déterminées, lucides et ambitieuses. Ce sont elles qui redonnent espoir. Et qui donnent du sens aux initiatives que nous menons contre les violences faites aux femmes dans les instances des Nations unies.

*La doxa est l'ensemble des opinions reçues sans discussion, comme évidentes, dans une civilisation donnée. (Le Robert)

source Le Huffingtopost.fr ici :  link

___________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 14:34

Réponse à un commentateur.

 

Pierre Cavret a commis, dans Ouest France d'aujourd'hui, un texte bizarre, presque incompréhensible en tous les cas pour moi.

 

D'une part, il semble déplorer que le premier Ministre propose de mettre à plat le dossier fiscal de la France, du fait qu'il y a une crise politique en France.

Il est clair qu'il y a une crise politique entretenue par la droite, les écologistes et la gauche extrême et pas toujours de manière élégante par les patentés commentateurs. A une crise, il faut bien qu'il y ait des réponses...

 

D'autre part, il remarque que : "le code fiscal français mérite un sérieux toilettage". Il faut savoir !

 

Mais là, nous sommes d'accord et je rajouterai d'y inclure un renforcement massif de la lutte contre l'évasion et la fraude fiscal.

 

Cela permettrait  de remettre tous les français  au même niveau de considération citoyenne face à l'impôt.

 

Ensuite, il y en a assez de ses stupides considérations sur la dépense publique. Les 20% de riches veulent-ils  voir des files d'attentes devant les boulangeries, les soupes populaires, des risques d'explosion sociale ? La fiscalité n'est pas seulement la contrepartie de la dépense publique, elle va au-delà. Ainsi en récupérant la manne de l'évasion et de la fraude fiscale, la relance économique et industrielle du pays serait sérieusement épaulée.

 

Oui, remettons le système fiscal à plat c'est le moment.

 

Jean-Pierre Bernard

PRG29

 

___________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0
20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 09:24

 

Une tête de liste radicale pour le Sud-Ouest


Réaction de Jean-Michel Baylet 


Dimanche 17 novembre


Dans le Sud-Ouest, la tête de la liste d’union PS-Parti radical de gauche revient à une femme radicale.

C’est à la fois le signe de la reconnaissance d’une présence «historique» du radicalisme dans la région.

C’est aussi la récompense, pour le PRG, d’une loyauté à l’égard de ses alliés traditionnels.

Pour le président du PRG, Jean-Michel Baylet, «ces élections s’inscrivent dans un combat plus général, celui de la construction européenne.

Pour nous, qui sommes des fédéralistes, c’est un thème majeur».

Mais le président du PRG considère également que la situation actuelle appelle à l’unité : «C’est pourquoi nous avons conclu avec le PS un accord sur un projet politique européen et sur une stratégie électorale».

Plusieurs places ont ainsi été laissées aux radicaux, dont celle de la tête de liste dans une région comme le Sud-Ouest.

C’est une façon de «partir au combat la main dans la main».

La tête de liste PS-PRG sera choisie par les radicaux selon une procédure interne.

En seconde position de la liste se trouve le socialiste audois Eric Andrieu, déjà eurodéputé.

 

______________________________________________________________________

 

Partager cet article
Repost0