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  • : LRDG 29 - Archives
  • : Bienvenue sur les archives des Radicaux de Gauche en Finistère.
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 09:32

 

"Mettre fin à l'exception concordataire"

 

Lors de la séance de questions d’actualité au gouvernement, Françoise Laborde Sénatrice PRG de la Haute-Garonne a interpelé Madame Christiane Taubira, Garde des Sceaux, au nom des membres du groupe RDSE, sur les 4 projets de loi de révision constitutionnelle présentés hier en Conseil des ministres.

 

Elle a regretté qu’aucun d’entre eux ne prévoie l’inscription de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat, dans la Constitution. En effet, l’engagement n°46 du candidat soutenu, il y a un an, par le Parti socialiste et le Parti radical de gauche, était d’inscrire les principes fondamentaux de la loi de 1905 sur la laïcité dans la Constitution en insérant, à l’article 1er, un deuxième alinéa  ainsi rédigé : « La République assure la liberté de conscience, garantit le libre exercice des cultes et respecte la séparation des Eglises et de l’Etat, conformément au titre 1er de la loi de 1905, sous réserve des règles particulières applicables en Alsace et Moselle ».

 

Elle en appelle au gouvernement pour que cet engagement soit tenu. La récente décision du Conseil constitutionnel rappelant que la laïcité avait une valeur constitutionnelle, sauf dans les trois départements du Concordat, ne doit pas le faire reculer. « Le moment est venu de mettre fin à cette exception concordataire héritée de l’Histoire. » a-t-elle ajouté avant de conclure : « Madame la Garde des Sceaux, vous savez l’importance et le rôle du principe universel de laïcité dans l’émancipation des hommes et des femmes. Vous savez aussi combien la laïcité est une valeur républicaine fragile. Et vous n’ignorez pas non plus les tentatives de dévoiement, et les menaces dont elle fait l’objet de la part des extrêmes. Oui, la laïcité mérite toute notre attention, elle mérite notre protection ! Les radicaux de gauche attendent un signal fort, une « fumée blanche » qui tarde à venir ! »

 

Paris, le 14 mars 2013

 

PRG

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 15:13

Coup pied de l'âne ou émancipation du parlement européen ?

A la suite d'un laborieux accord conclu entre les dirigeants des Vingt-Sept lors du sommet européen à Bruxelles début février le projet de budget devait passer. Las le parlement européen juge que cet accord ne reflète pas ses priorités.

Source Par AFP

 

Le Parlement européen a fait connaître mercredi son désaccord sur le projet de budget de l’UE pour la période 2014-2020 adopté par les dirigeants de l’UE et exigé des modifications pour donner son approbation lors d’un vote en juillet.

La résolution marquant la défiance a été adoptée par 506 voix contre 161 et 23 abstentions, selon le décompte officiel. «Le Parlement européen rejette cet accord sous sa forme actuelle parce qu’il ne reflète pas les priorités et les préoccupations qu’il a exprimées», souligne la résolution.

Réunis en sommet le 8 février, les dirigeants européens étaient laborieusement parvenus à un compromis fixant le plafond autorisé pour les crédits d’engagement (plafond autorisé) à 960 milliards d’euros et celui des crédits de paiements (dépenses effectives) à 908,4 milliards d’euros.

«Le Parlement européen estime que cet accord, qui liera les mains de l’Union pour les sept prochaines années, ne peut être accepté sans que soient remplies certaines conditions essentielles», précise la résolution déposée par cinq groupes politiques, dont les conservateurs (PPE), les socialistes (S&D) et les libéraux (ALDE).

Les parlementaires veulent davantage de flexibilité au sein du budget entre les lignes budgétaires et d’une année sur l’autre. Ils exigent la possibilité de réviser le budget en cours d’exercice et appellent à la mise en place de ressources propres pour l’UE, actuellement financée à près de 80% par les contributions des Etats membres.

_________________________________________________________________________________

Il apparaît, avec ce vote,  que la commission européenne est sérieusement taclée de même que les gouvernements britanniques et allemands et dans une moindre mesure François Hollande. Celui-ci avait largement défendu  d'autres options et n'avaient que peu goûté cet arrangement qui certes prévalait alors pour éviter le dysfonctionnement (?) craint par certains du système européen. Les parlementaires se sont rebellés, pour autant vont-ils pouvoir opposer des options nouvelles face aux conservateurs britanniques et les libéraux allemands ? Ce signal est-il celui d'une véritable émancipation du Parlement européen vis à vis de la commission et des gouvernements nationaux, est-ce le signal de la volonté de réagir face à la crise et de démonter le cycle infernal des plans d'austérité successifs incapables d'activer une quelconque relance et plongeant des millions de citoyens européens dans la misère ?   voir...
Jean-Pierre BERNARD
PRG29
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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 14:31

 

Les Suisses ont déclenché quelque chose...

 

Le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, propose que «les actionnaires [décident] du niveau des salaires, y compris des parachutes dorés» et souhaite des rémunérations plus transparentes. Les conservateurs britanniques et les autres libéraux vont surement savonner la planche  de l'évolution nécessaire de la Finance européenne et mondiale. François Hollande doit continuer à convaincre.  

 

La Commission européenne veut, maintenant (?), limiter les salaires des dirigeants de toutes les sociétés cotées en Bourse dans l'UE, a déclaré le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier, au Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAS) à paraître dimanche.

«Pour toutes les entreprises cotées en Bourse dans l'Union européenne, les actionnaires devront décider du niveau des salaires, y compris des parachutes dorés» et les rémunérations devront être plus transparentes, prévient, dans le journal allemand, Michel Barnier qui entend ainsi «revenir à une économie sociale de marché». «Les entreprises ne doivent pas être des magasins en libre-service pour les dirigeants (...). C'est pourquoi nous devons rendre le pouvoir aux actionnaires dans les sociétés», poursuit le commissaire.

La Commission européenne a été encouragée par un référendum suisse début mars qui a plébiscité une initiative limitant les rémunérations«abusives» des patrons de sociétés helvétiques cotées et interdisant les parachutes dorés, ces indemnités de départ de patrons qui ont souvent défrayé la chronique, que ce soit en Suisse, dans l'Union européenne ou aux Etats-Unis. Bruxelles prévoit de présenter un paquet de mesures similaires d'ici la fin de l'année.

Les Européens ont toutefois reporté début mars un texte visant à plafonner les bonus des banquiers, devant le refus isolé de la Grande-Bretagne d'accepter le texte en l'état. Mais Barnier s'est montré confiant sur les chances d'un compromis avec Londres: «Nous allons voir si certains détails doivent encore être améliorés aux yeux des Britanniques», a-t-il déclaré. Tout en insistant: «Nous devons rester attachés à l'essentiel de nos propositions.»

Source (AFP)

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    8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 19:45

    Adresse au Président de la République

     

     

    Le Parti Radical de Gauche et son association "Femmes Radicales" ont adressé vendredi au chef de l'Etat 13 propositions "pour légalité des hommes et des femmes".

    A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le PRG et son association ont demandé au président de la République d'agir dans plusieurs domaines dont "la formation professionnelle des jeunes", la lutte contre les "violences faites aux femmes" et le soin aux personnes âgées.

    Sur le plan de la formation professionnelle, la lettre dénonce une "répartition sexuée des filières", avec des "filières masculines conduisant" à "des professions valorisées, bien rémunérées". Le PRG encourage le gouvernement à "aller plus loin" pour changer les choses dans ce domaine.

    Les radicaux de gauche proposent également la création de "30.000 appartements relais pour les femmes victimes de violences".

    Enfin, la lettre demande des effectifs plus nombreux et mieux formés, pour s'occuper des personnes âgées, souvent des femmes, qui sont aujourd'hui accueillies dans des conditions que le PRG juge comparables à celles du "milieu carcéral".



    http://www.objectifcarriere.fr/Actualites/Le-Parti-radical-de-gauche-eme\


    t-13-propositions-pour-les-femmes-en-2013-AFP

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    8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 08:08

    Journée de la femme.

     

     

     

    Nous prenons rarement le temps de feuilleter les journaux en s'arrêtant sur ces petits encarts - que la profession appelle l'ours - où l'on découvre qui fait quoi dans une publication. Je suis comme tout le monde à vouloir raccourcir le temps.

     

    Toutefois, ce matin en feuilletant la dernière livraison de Radical, le journal du Parti Radical de Gauche j'ai découvert que le directeur de la publication est une directrice de la publication : Marie-Louise Padovani. Et ce n'est pas récent.

     

    J'ai eu un peu honte de mon manque de curiosité antérieure. 

     

    Alors, comme j'apprécie que notre Parti ait choisi de promouvoir deux femmes pour être ministre du gouvernement Ayrault, Anne-Marie Escoffier et Sylvia Pinel, je me félicite du choix du Parti de l'avoir choisie. Je fais amende honorable  et lui souhaite de poursuivre sa longue et belle carrière à notre directrice de publication.

     

    Amitiés radicales

     

    Erwan MARIE

    PRG29

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    7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 18:47
    Europe : ils manifestent en chantant la Grândola

    « Plus personne ne croit au discours incantatoire sur le retour de la croissance. Quant à l’inversion de la courbe du chômage, cela relève à présent de l’enfumage. »

    A  voir : link

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    5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 11:30

    ECOLE, LE PRG RÉCLAME

    L’ABROGATION DE LA LOI CARLE

     

     

    LUNDI 4 MARS 2013

     

    La refondation de l’Ecole est l’occasion d’abroger les dispositions de la loi Carle. Les Radicaux de Gauche sont très inquiets des rumeurs selon lesquelles le gouvernement exercerait de fortes pressions sur le Parlement pour éviter l’adoption d’un amendement abrogeant les articles L. 442-5-1 et L. 442-5-2 du code de l’éducation.

     

    Au moment où la gauche est majoritaire à l’Assemblée nationale et au Sénat, il est inconcevable de ne pas revenir sur des dispositions qui portent atteinte à la fois au principe de laïcité, au principe de libre administration des collectivités locales et au principe d’égalité devant les charges publiques comme le dénonçaient déjà Jean-Marc Ayrault et les parlementaires qui avaient saisi le Conseil constitutionnel le 6 octobre 2009.

     

    Il ne s’agit ni de rallumer la "guerre scolaire" ni de porter atteinte au principe de "liberté de l’enseignement" mais de revenir sur des dispositions excessives qui favorisent l’enseignement privé au dépend de l’enseignement public, laïque et gratuit et qui coûtent excessivement cher aux communes.

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    4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 13:28

    pour se détendre  :

     

     

     
    Jean-Marc Ayrault se dit
    qu'il faudrait s'inspirer de l'exemple suisse.
     
     
    Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé lundi que l’initiative suisse limitant les rémunérations abusives des patrons des sociétés cotées constituait une «excellente expérience démocratique» et qu’il fallait «s’en inspirer».
     
     

    C’est «une excellente expérience démocratique où les Suisses montrent la voie et, personnellement, je pense qu’il faut s’en inspirer», a déclaré Jean-Marc Ayrault, à la sortie d’un séminaire sur l’emploi à l’Elysée. Un décret, présenté en juillet, plafonne déjà les rémunérations des patrons du secteur public. Le plafond brut annuel de rémunération est fixé à 450 000 euros.. Encore que certains, comme Proglio a réussi peu ou prou à passer au travers...

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    3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 15:24

    Un Oui massif à l'initiative Minder

     

    La suisse a donc voté en faveur d'une réduction des "salaires abusifs".  Le Conseil fédéral a un an pour édicter une ordonnance d'application au texte de l'initiative sur les rémunérations abusives.

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    Thomas MINDER, chef d'entreprise, actionnaire minoritaire de société, estimait qu'il fallait remettre de l'ordre ; il a donc lancé  une "initiative" sous son nom entraînant l'organisation d'une votation. Les électeurs ont, semble-t-il, approuvé massivement cette inistiative de réduire les salaires dits abusifs. Dans certains cantons  le oui l'emporterait avec plus de 60%... Maintenant, l'opposition à cette initiative - y compris le gouvernement fédéral, va probablement tout faire pour en minimiser la portée, il ne faut pas trop rêver. 

     PRG29

    Conséquences

    Le Parlement Hélvétique doit donc se remettre au travail après le succès de l’initiative sur les rémunérations abusives. Les débats risquent à nouveau de s’enflammer. Mais le Conseil fédéral ne pourra pas trop attendre: il a un an, jour pour jour, pour édicter une ordonnance d’application.

    L’initiative enjoint le gouvernement de parer au plus pressé en attendant que les Chambres se mettent d’accord. Cette réglementation devrait valoir jusqu’à ce que la nouvelle législation soit adoptée. Au Conseil fédéral de décider jusqu’à quel point il veut légiférer.

    Le texte de Thomas Minder réclame «les dispositions d’exécution nécessaires» à une série de revendications qualifiés de «principes». Pour le PS, qui est déjà monté au créneau, l’affaire ne fait pas un pli: l’ordonnance doit aller le plus loin possible, normes pénales comprises.

    Certaines revendications du texte accepté dimanche sont assez limpides, comme l’élection chaque année des organes dirigeants. D’autres points devraient être clarifiés comme la nature des indemnités interdites. Seules celles de départ sont explicitement mentionnées. Peut-on y ajouter les clauses de non-concurrence et les «golden hello» ? Un certain flou entoure aussi l’obligation pour les caisses de pension de voter dans l’intérêt de leurs assurés.

    Plusieurs interprétations

    Les mêmes questions d’interprétation marqueront les discussions au Parlement, mais l’enjeu sera davantage politique que juridique. Les débats pourraient une nouvelle fois s’enliser.

    A droite, on a déjà fait savoir que l’on cherchera à limiter la portée du projet. A gauche en revanche, de nouvelles revendications sont venues s’ajouter. Le débat sur l’imposition des bonus risque d’être relancé.

    Formellement, une révision du code des obligations dort encore dans les tiroirs du Parlement. Il pourra la réactiver sur l’impulsion de nouvelles propositions du Conseil fédéral ou de son propre chef.

    Le contre-projet indirect, désormais sans raison d’être, pourra dans certains cas servir de source d’inspiration: les éléments qui ne sont pas contenus dans l’initiative (devoirs de diligence, restitution des indemnités indues) pourraient être repêchés.

    ____________________________________________________________________________________________________________

     

    Les points principaux de l'initiative MINDER

    Voici les revendications principales de l'initiative contre les rémunérations abusives, acceptée par le peuple:

    SALAIRES
    L’assemblée générale vote chaque année la somme globale des rémunérations du conseil d’administration, de la direction et du comité consultatif.

    PARACHUTES DORÉS
    Les membres des organes dirigeants ne reçoivent ni indemnité de départ (»parachutes dorés») ni autre indemnité, aucune rémunération anticipée ni prime pour des achats ou des ventes d’entreprises, et ne peuvent pas être liés par un autre contrat de conseil ou de travail à une société du groupe.

    BONUS
    L'ensemble des bonus est règlementé par les statuts de la société.

    NOMINATIONS
    L’assemblée générale élit chaque année les membres du conseil d'administration et de la direction.

    CAISSES DE PENSIONS
    Les caisses de pension votent dans l’intérêt de leurs assurés et communiquent ce qu’elles ont voté.

    SANCTIONS
    Toute violation des dispositions de l’initiative sera sanctionnée d’une peine privative de liberté de trois ans au plus et d’une peine pécuniaire pouvant atteindre six rémunérations annuelles. 

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    «L'initiative Minder incarne la faillite des élites»

     

    Pour Paul Dembinski, l'initiative Minder était un sujet «non économique mais symbolique»... «On a surtout assisté à la rupture du dialogue entre les élites et la population», analyse le professeur.

     

    Paul Dembinski est le directeur de l’Observatoire de la finance, basé à Genève. Egalement professeur à la Faculté des sciences économiques et sociales de l’Université de Fribourg, cet économiste a été un critique féroce de la campagne autour des «rémunérations abusives». Il a d’ailleurs adhéré au comité national de soutien à l’initiative Minder. mais il n'est pas certain que ce soit la révolution. En effet, le parlement n'est pas favorable, les élites ne sont pas favorables et la presse, à voir la manière dont elle place l'information, ne soutient guère. Néanmoins le peuple à parler, le peuple est logiquement souverain. Mais le peuple est si souvent manipulé.

    Interview réalisée par la Tribune de genève...topelement.jpg

    «On a surtout assisté à la rupture du dialogue entre les élites et la population», analyse le professeur.

    Tribune de Genève : - Quel regard porte le professeur d’économie que vous êtes sur une campagne où l’émotion d’un côté, et la peur de l’autre ont été plus déterminantes que les considérations économiques?

    Paul Dembinski : Il y a dans cette campagne un parallélisme avec ce qui se passe en Italie: où on a évoqué le populisme contre la technocratie. Surtout en matière économique, on a tendance à assener des vérités comme si elles étaient éternelles. On a surtout assisté à la rupture du dialogue entre les élites et la population. Il y a eu d’un côté, et Thomas Minder ne l’a jamais caché, l’expression d’un ras-le-bol, d’un dégoût. Et de l’autre, on a répondu avec un discours de peur prétendument scientifiquement fondé!

    Vous êtes de ceux qui ont ironisé sur la campagne des opposants : l’argument que les salaires des top managers étaient les garants de la prospérité de l’économie ne vous convainc guère?

    Oui, c’est absurde. Je travaille d’ailleurs en ce moment sur une étude qui montre que les grandes entreprises ne sont pas les meilleures en termes d’efficacité et de création de valeurs. Mais, il est vrai qu’il y a un effet d’optique qui nous fait nous concentrer sur ces multinationales. Cet argumentaire de justification des rémunérations des top managers a été ressenti comme une gifle par les PME et leurs patrons. Ni la prospérité ni la qualité d’une économie ne dépendent de l’importance de quelques grands salaires.

    Existe-t-il, selon vous, un risque de perte de valeur des entreprises suisses cotées en Bourse si l’initiative Minder est acceptée?

    Aucune perte de valeur. Tout cela n’aura aucun effet sur la valorisation des sociétés cotées en Suisse. Les quelques dizaines de millions que touchent ou ne touchent pas les top managers ne représentent pas grand-chose par rapport aux volumes mus par ces entreprises. Nous sommes dans une affaire de symbole. Comment l’élite économique et politique d’un pays partage, pour ne pas dire écoute, les préoccupations de la population. Et là, les deux ont été incapables de saisir le sentiment d’incompréhension et de scandale qui anime l’employé de base, l’homme de la rue.

    La droite a failli. Et la gauche?

    C’est avec un certain dégoût que j’ai entendu M. Levrat tenter de récupérer une éventuelle victoire de Minder dimanche. Seul le PS a entendu souffler le vent de justice sociale… Salaires minimums, ratio 1 : 12 des rémunérations, mais ce n’est absolument pas de cela dont il s’agit. L’initiative Minder ne porte pas en elle le germe de l’étatisation de l’économie dont rêve le PS.

    Revenons au tissu économique. Vous êtes un spécialiste des PME: sont-elles concernées par les effets de l’initiative Minder, comme on a pu l’entendre?

    Clairement non. Ce débat est un non sujet économique. Tous les patrons de PME que je rencontre ne se sentent pas concernés par le sujet d’un point de vue économique. On a simplement assisté au ressac au trop-plein d’arrogance de certaines élites qu’elles soient économiques ou politiques.

    Alors l’initiative Minder est-elle vraiment l’outil pour renforcer la démocratie actionnariale? Et pourquoi les actionnaires seraient plus avisés que les top managers?

    Je n’ai pas de réponse à votre question. On assiste simplement à la sanction des modèles existants et Minder en envisage un autre. En clair, l’autocratie des managers ne fonctionne pas. La mise sous tutelle par l’Etat des grandes entreprises n’est pas compatible avec une économie de marché libérale. Alors essayons de renforcer les actionnaires avec un instrument qui les incite à utiliser leurs droits.

    Vont-ils le faire pour autant?

    Ce n’est pas dit… Les top managers auront tout de même un peu peur pendant un certain temps. Mais la crise a surtout mis en évidence les dysfonctionnements des grandes multinationales. Le texte de Minder n’est qu’une petite tentative d’éclairer cet écheveau d’une grande complexité. Nous sommes face à ce que les philosophes appellent un «système sans sujet». D’ailleurs, durant la campagne, aucun de ceux qui pouvaient incarner ces top managers ne s’est manifesté. On a placardé l’image de patrons de PME sur les trams dans nos villes pour donner un visage à un thème qui ne les concerne pas. C’est absurde!

    Le cas Vasella a tout de même été un déclencheur?

    Les défenseurs du texte de Minder ne pouvaient rêver mieux. L’affaire de sa clause secrète et du montant a fait déborder le vase. Il s’est ensuite contorsionné en public avant de renoncer un peu tard – après 15 jours – et tenter de retrouver l’estime de l’opinion publique. Cela illustre parfaitement la coupure entre les élites et les gens de la rue.

    Pourquoi le contre-projet indirect du parlement, qui n’est pas sans qualité, ne trouve pas grâce aux yeux des citoyens?

    Parce qu’il est difficile de l’isoler du contexte actuel. Si le contre-projet avait été proposé il y a 7 ou 8 ans, il aurait été novateur. Mais à l’époque, il était simplement inimaginable et n’aurait eu aucune chance de rassembler une majorité au parlement. C’est pourquoi, ancrer le principe Minder dans la Constitution lui donne une force supplémentaire. Car une loi se change, se modifie, au gré des contextes favorables ou défavorables. Et je lis cette campagne avant tout comme une affaire de principes.

    Qu’est-ce qui vous a frappé le plus lors de cette campagne?

    La gaucherie d’EconomieSuisse qui a multiplié les faux pas avec ses mesquineries sur les noms de domaine Internet, les étudiants payés pour écrire de faux commentaires sur les forums… Et le vide intellectuel des élites économiques qui n’ont présenté que l’argument fallacieux de la compétitivité internationale qui serait garantie par les rémunérations des top managers.

    Sources d'informations la Tribune de Genève, Libération, le JDD

    Libération.fr : link    Le Monde.fr : link  Le Point.fr : link


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    3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 09:26

    L'inventaire du mois

     

    à suivre ici : link

     

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