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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 17:36

Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de Gauche, déclarait aujourd'hui:

 

"IL FAUT UN VRAI DÉBAT SUR LE CANNABIS EN FRANCE"

 

et de rappeler que : " Les déclarations récentes de Daniel Vaillant et Vincent Peillon montrent que la question de la légalisation du cannabis pour mettre fin aux trafics, défendue par le PRG durant les primaires citoyennes, est aujourd’hui posée dans le débat public ".

 

 

Jean-Michel Baylet, appelle à un "vrai débat sur le cannabis en France".

 

Les discours moralistes et le tout répressif ont montré leurs limites et le démantèlement, la semaine dernière, d’un vaste réseau de blanchiment d’argent a montré que les sommes en jeu sont colossales et alimentent d’autres formes de délinquance comme la fraude fiscale.

 

Il est urgent de couper les sources de financements de ces mafias qui défient la République partout sur notre territoire.

 

Dans le livre-programme "l’Audace à gauche", les Radicaux proposaient : "la légalisation du cannabis pour assécher les sources de financement des trafics de drogues, ainsi que le renforcement des moyens des brigades de lutte contre les trafics de stupéfiants, qui sont à l’origine de nouvelles formes de criminalité organisée toujours plus violentes."

 

Bien des citoyens ont souri lors des débats des primaires citoyennes, il n'y a même pas un an, lorsque le président du PRG avait évoqué ce sujet. La droite s'est faite moqueuse et railleuse, pour autant, constatons que pendant plus de dix ans elle n'a guère avancé de propositions pour lutter contre ce fléau.

 

Aujourd'hui, le Premier Ministre a certes des priorités, que l'on peut comprendre, toutefois c'est le rôle des parlementaires de s'emparer des thèmes sociétals pour débattre, éclairer les situations et dégager des options. Ce sujet dans la presse de ce jour apporte la preuve du bien fondé d'un large débat ouvert sur ce thème et les fraudes qui l'accompagnent.

PRG29

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 09:05

La presse, à la rentrée, s'est donc "payée" Hollande et Ayrault. Les éditorialistes, grands ""Connaisseurs"" de la politique, se sont lancés dans des diatribes pessimistes et négatives sur le manque de résultats et donc d'actions du gouvernement Ayrault et de François Hollande. 

 

On voit que Sarkozy a laissé sa trace, il faut le reconnaître. Les journalistes et plumitifs, habitués de la frénétique agitation sarkozienne, n'ont pas encore intégré que le changement se fait mais qu'il se fait au rythme qu'il convient et au prix de cafouillages voire d'erreur de jeunesse de certains "jeunes ministres" mais pour autant le tempo de la concertation ne baisse pas, le processus de négociations et de discussions avec les partenaires sociaux et parlementaires est engagé.

 

On peut parfaitement comprendre l'impatience et surtout l'inquiétude de nos concitoyens frappés durement par la crise, qui ne se résorbe pas, le chômage qui augmente, la place des jeunes dans notre société qui ne se précise pas. Pour autant, on s'interroge comment dans un mouvement démocratique s'attaquer aux lobbies, aux groupes de profiteurs patentés, et osons le mot à la mafia financière, sans risquer de tomber dans l'outrance de la répression à la manière des anciennes républiques de l'Est voire de la Chine d'aujourd'hui ?

 

Le problème est complexe ! Comment faire accepter aux supers nantis le fait incontestable que le monde ayant changé, il n'est pas concevable de s'enfoncer dans un nouveau féodalisme qu'ils ne peuvent même pas assurer ? Mais des pistes se dessinent, les responsables de la situation catastrophique d'aujourd'hui sont de mieux en mieux identifiés. Il n'est plus tolérable que, par exemple, Goldman Sachs gouverne le monde... ; que les eurocrates fagocités par les lobbies puissent continuer à entraîner l'Europe dans la catastrophe libérale-conservatrice. Nous sommes dans le mur ! La récession est là. Merkel l'allemande et Cameron le britannique  se sont plantés. Oui, la presse en porte témoignage.

 

Et ce sont, pourtant, ces mêmes "éditorialistes associés" ayant participé, peu ou prou, à l'édification des citoyens sur la situation du monde tel qu'il apparaît, qui participent à l'enfumage de masse. Alors quel doit être le rôle de ces scribes d'aujourd'hui ? Attiser les angoisses, les haines, affaiblir la classe politique dans son ensemble, protéger les riches et les puissants, favoriser le retour à l'esclavage comme le voudraient certains économistes libéraux de l'école de Chicago ?  Y-a-t-il de véritables grandes voix comme nous en avons connus dans notre histoire ? Il ne suffit plus d'être brillant désormais; une élévation morale, éthique, est indispensable.

 

Erwan MARIE

PRG29

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3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 13:16
Pourquoi les salaires des dirigeants du CAC 40 ont doublé en dix ans ?
Pascal Riché | Redchef Rue89, s'interroge sur cette situation dans RUE89.
 

Entre 1998 et 2008, les salaires français n’ont augmenté que de 25%, pour une inflation de 18% ; ceux des dirigeants des entreprises du CAC 40 (hors stock-options) ont, eux, augmenté de 120%. Autant dire que les premiers ont stagné pendant que les seconds ont doublé.

Dans un intéressant article publié par la revue Commentaire, à paraître ce lundi, Jean Gatty, gestionnaire de portefeuille, a calculé la différence sur dix ans entre les rémunérations des dirigeants des entreprises du CAC 40.

Les salaires des patrons (1998-2008). La dernière colonne indique la hausse des rémunérations par tête (Jean Gatty/Commentaire)

Constatant qu’il est très rare qu’une profession voie ainsi ses salaires doubler, l’auteur de l’article s’interroge sur les causes d’un tel phénomène, et rejette une par une la plupart des explications généralement avancées.


1 - Une pénurie de patrons

Généralement, les salaires doublent quand on est en présence d’une tension sur le marché de l’emploi : une poussée de la demande d’informaticiens, par exemple. Dans le cas des patrons, rien de tel : il y a toujours des candidats parmi les cadres supérieurs.

 

2 - Une hausse du « coût de production » des patrons.

 Un patron de grande entreprise, cela se fabrique comme autrefois : en vingtou trente ans, en le frottant à des fonctions différentes. Rien n’a changé de ce point de vue. Fausse explication, donc.

 

3 - Une productivité accrue par des rémunérations élevées.

 C’est l’idée selon laquelle plus vous payez quelqu’un, plus son ardeur au travail s’accroît et, avec elle, sa productivité. Les actionnaires auraient décidé de mieux payer les patrons pour conduire les entreprises à une meilleure profitabilité.

 Pour Jean Gatty, ce mécanisme ne joue pas dans le cas des patrons : la profitabilité des entreprises n’est pas liée à la rémunération des dirigeants, mais à l’état de la concurrence, à la fiscalité, etc.

 L’argument doit-il être complètement écarté comme le fait l’auteur ? Les actionnaires ont tout intérêt à faire en sorte que les dirigeants des grandes entreprises, qui doivent prendre des décisions stratégiques, partagent leurs intérêts – d’où l’octroi de stock-options par exemple – plutôt que ceux des salariés de l’entreprise. (Voir le point 2 de cet « explicateur »)

4 - L’existence d’un « marché des dirigeants qu’on se disputerait ».

On retrouve ici l’argument de la pénurie, présenté différemment. Mais comme le remarque Jean Gatty, neuf entreprise sur dix choisissent leur PDG et leurs hauts dirigeants sans aucune considération pour ce supposé marché. Les PDG forment très souvent leurs propres successeurs.

 

5 - La baisse des impôts sur les hauts revenus.

Autrefois, le taux marginal sur l’impôt sur le revenu atteignait des sommets (90% aux Etats-Unis sous Roosevelt !). Augmenter les patrons n’avait donc qu’assez peu d’intérêt pour eux et pour l’entreprise.

Selon Jean Gatty, la baisse des impôts a pu servir de déclencheur à la hausse des rémunérations. Mais elle n’explique pas la force qui a poussé cette rémunération vers les sommets : quand vous retirez le frein à main d’une voiture garée dans une pente, elle prend de la vitesse. 

« La fiscalité n’explique pas plus la force qui pousse les rémunérations à la hausse que le frein n’explique la pesanteur qui pousse la voiture vers le bas de la pente. »

 

6 - La transparence nouvelle des rémunérations

La transparence fait souvent baisser les prix, mais pas toujours : en situation de cartel ou d’oligopole, il peut se passer le phénomène inverse. Dans le cas des patrons, cette transparence aurait poussé ces derniers à se comparer les uns aux autres. 

Certes, il est difficile de parler d’oligopole ou de cartel pour les patrons (ils sont des milliers). Mais ce qui a pu se passer, suggère l’auteur, c’est que les moins gourmands d’entre eux, ceux qui se seraient normalement contentés d’une rémunération raisonnable, se sont sentis obligés, du fait de cette transparence, à s’octroyer une rémunération alignée sur celle de leurs pairs : 

« Un PDG gagnant bien plus que ses parents, qu’il ne l’avait jamais espéré, et que tous les employés de son entreprise, se satisfait facilement

de son sort quand les salaires de ses pairs lui sont inconnus. C’est beaucoup plus difficile lorsqu’il sait que ceux-ci gagnent deux, cinq ou dix fois plus que lui. »

Quand une entreprise fait un jour bien mieux que ses concurrents, elle augmente ses dirigeants. L’écart se creuse alors avec les rémunérations des autres patrons. Et, peu à peu, par mimétisme, les rémunérations de ces derniers s’alignent... Par cet effet de cliquet, l’ensemble des rémunérations continue de s’élever.

Que faire pour casser cet engrenage ? Jean Gatty promet un second article pour poser des « principes et des règles » qui permettraient de mettre un peu de rationalité dans la fixation de ces rémunérations excessives.

En attendant, on ne peut que repenser à sa comparaison entre la fiscalité et le frein à main. D’accord, le frein/la fiscalité n’explique pas la dérive de la voiture/des rémunérations. Mais pour régler le problème, dans l’un et l’autre cas, il s’agit d’un outil efficace.

(Chimulus)

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 14:23

Europe : tout à refaire ?

 

S'interroge la rédaction du magazine POLITIS.

Le 20 septembre, cela fera tout juste vingt ans que la France a ratifié le traité de Maastricht. Depuis, la construction politique de l’Union est arrimée à la doctrine néolibérale. La revue Politis présente un dossier sur le sujet dans sa dernière livraison.

 

A voir ici  : http://www.politis.fr/Europe-tout-a-refaire,19168.html

 

Il va être temps de poser les bonnes questions sur l'avenir de l'Europe. Il apparaît de plus en plus que les institutions actuelles mènent l'Europe dans le mur.  Il va falloir du courage aux partis politiques pour considérer la question. Il est clair que les citoyens ne pourront guère compter sur la droite décomplexée comme elle se baptise, le front dit national, perdu dans son idéologie foireuse, pas sur la gauche convertie au néolibéralisme. Que reste-t-il ? Le quasi asservissement et la paupérisation aujourd'hui  imposés aux populations de l'Europe du sud débouchera tôt ou tard sur une explosion.

 

Dossier à lire donc.

 

Erwan MARIE

PRG29

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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 10:02

De défaite en défaite, jusqu’à la victoire finale

 

Le philosophe britannique Quentin Skinner est certes un critique féroce du libéralisme thatchérien, mais il n’est pas pour autant un révolté contestataire. Il pointe cependant la maladie suprême des démocraties occidentales, critiquant leur manque flagrant de représentativité politique.

Il souligne : «Il faudrait que nos gouvernements se mettent à réfléchir au fait qu’il existe des limites à ce qu’ils exigent de leurs peuples et ce d’une manière relevant plus de l’intimation que de la volonté citoyenne.» Provocateur, cet historien de la pensée politique explicite : «Le peuple aujourd’hui ne possède aucun moyen pour obliger les gouvernants de simplement tenir leurs promessesIl s’agit d’une régression spectaculaire. Même à l’époque de la Grande Bretagne pré – démocratique, on reconnaissait le droit de chacun à exprimer son mécontentement auprès des gouvernants.»

Opposant la notion de liberté à celle du libéralisme, Skinner se penche sur les sources du quiproquo permettant de confondre ces deux notions. Du moins en ce qui concerne l’Etat et sa représentation occidentale. L’auteur d’un Machiavel magistral (Seuil, 1989), qui, par ailleurs, voit en la crise actuelle la victoire de l’Etat Nation qu’aucuns considéraient moribond, s’interroge: en quoi les pensées de Hegel, de Rousseau et de Hobbes ont-elles façonné une représentation d’un Etat synonyme du peuple qui l’habite? En quoi celles-ci ont permis la mise en place de représentations qui s’éloignent  - chaque jour un peu plus – du fait démocratique (Les fondements de la pensée politique moderne, Albin Michel, 2001)?

Sans aller jusqu’au fameux « élections piège à cons », il considère que le terme même de représentativité a été corrompu par l’idée «qu’un vote délègue un plein pouvoir», laminant avec le temps tous les mécanismes de contrôle intermédiaires et permanents. En déguisant les résultats à l’aide de systèmes électoraux qui défigurent ce résultat, cela permet à une minorité d’exercer les pleins pouvoirs, agissant non pas en fonction d’un mandat mais en fonction d’un projet non explicité préalablement. L’exemple le plus criard selon lui «est la révolution libérale thatchérienne, qui a radicalement changé l’Angleterre appuyée sur moins de quarante pour cent du vote populaire». 

En son temps, dans son ouvrage L’Etat, le pouvoir, le socialisme (PUF, 1978), le marxiste Nicos Poulantzas  avait anticipé cette «dérive corruptrice» en explicitant la montée d’une classe technocratique gestionnaire aussi bien de l’Etat que de l’économie qui, désormais autonome, s’opposera nécessairement aux structures citoyennes au lieu de les représenter. Les deux penseurs éloignés par le temps, leur formation/éducation et leur pensée politique arrivent cependant à la même conclusion. D’autant plus que Skinner conclut son interview avec Francisco Quijano (d’où sont empruntées ses dires) par un apophtegme très Poulanzéen : «L’Etat, dit-il, reste l’ultime préteur et l’ultime banquierIl continuera à émettre de la monnaie, à mener des guerres, à emprisonner les citoyens et à imposer des impôts.» Au profit de qui ? «Certainement pas du citoyen», répondrait Nicos Poulanzas.

Il est en effet impossible de comprendre, si l’on occulte l’«autonomie» de cette superstructure technocratique, pourquoi, au sein des pays occidentaux censés ne pas faire partie des Etats dirigés par une démoctature (comme la Russie ou  la cité - Etat de Singapour),  les revendications citoyennes sont à ce point bafouées. Pourquoi les élites dirigeantes sacrifient leurs propres peuples au profit d’un système financier qui, a maintes reprises,  a fait la preuve de son inefficacité? Pourquoi des mesures qui échouent depuis un quart de siècle un peu partout dans le monde sont toujours avancées comme les seules possibles?

Ce que les citoyens identifient à tort comme une injustice et une trahison de leur propre volonté serait en fait la conséquence d’une lutte qui n’oppose plus le monde du travail et celui du capital, mais celui des gestionnaires de l’Etat et de l’économie financière d’une part et les citoyens d'autre part, que ces derniers soient salariés, patrons de PME, fonctionnaires, paysans, etc. Bref, une très large palette de la représentation sociale et économique d’un pays. 

Ceci nous ramène effectivement aux deux exemple précités de pays régis par une démoctature, auxquels désormais les dirigeants occidentaux empruntent plusieurs éléments constitutifs de leur fonctionnement.

En effet, personne ne nie le fait qu’en Russie Poutine a recueilli  soixante pour cent du vote populaire. Mais personne ne peut non plus nier que la gestion mafieuse de la société et de l’économie, associée à des discours (et des actions musclées) nationalistes et nostalgiques, associés à une occupation policière du terrain et un muselage de l’opposition n’en sont pour quelque chose. Il en est de même pour la Colombie, le Mexique et bien d’autres pays.

Cependant, le cas de Singapour est encore plus criant : la société toute entière participe à une gestion policière de la société, tandis que la corruption s’est institutionnalisée par une augmentation des salaires du très large secteur (administrations, banques, justice, police, etc.), «intégrant les bénéfices de la corruption dont l’Etat – entrepreneur s’est octroyé le monopole.» Par ailleurs, très ouvertement, la classe politique s’affirme comme l’élite financière du pays.  Enfin, pour s’affirmer symboliquement, le pouvoir intervient de manière répressive dans tous les aspects de la vie sociale et condamne sévèrement tout ce qui lui paraît être une incivilité. C’est l’exemple le plus extrême de la victoire du libéralisme sur la liberté. Est-ce le chemin que prennent nos sociétés ?

La fameuse diversion (de tous les gouvernants) vers des enjeux imaginaires portant sur des «valeurs» est significative du chemin que prennent les élites pour asseoir leur pouvoir symbolique et chercher l’adhésion à la manière de Singapour. Les Etats-Unis, transgresseur toute catégorie des règles fondamentales régissant l’économie, la gestion des crises et la vie des Etats, ramènent à chaque élection le débat sur des sujets tels que l’avortement, le mariage des homosexuels, la Bible comme outil de la liberté d’entreprendre sans entraves, la prière à l’école, le bien fondé de la théorie de Darwin, entre autres.

Plus sophistiqués (mais pas moins violents), les débats européens ne sont pas en reste, cherchant là aussi clivages et passions propres à esquiver sur l’essentiel : pour paraphraser Hanna Arendt (elle aussi visionnaire), «dans les conditions modernes ce n’est pas la destruction qui cause la ruine, c’est la conservation, car la durabilité des objets conservés est en soi le plus grand obstacle au processus de remplacement dont l’accélération constante est tout ce qui reste de constant lorsqu’il a établi sa domination» (Condition de l’homme moderne, Calman-Lévy, 1961).

Dès lors, par exemple, que le gouverneur de la BCE, Mario Draghi, par une politique de crédit à taux marginal, permet aux banques de ne pas se débarrasser de leurs portefeuilles de la dette des pays du sud européens, il est accusé par les plus hautes instances de l’Allemagne d’être un faux monnayeur.L’objectif étant de vendre la dette à prix cassé aux fonds de pension et autres investisseurs, qui ont amassé, dans le but d'acquérir la mainmise totale sur ces pays, quelques six mille milliards d’euros. En guise de comparaison, la totalité de la dette grecque n'excède pas les trois cent milliards.

Mais l’enjeu ne réside pas là, il est dans les infrastructures, les avoirs de l’Etat et le coût du travail, c’est-à-dire l’intégration des élites politiques grecques à ce modus operandi et la déchéance de toute représentativité réelle de son peuple. Entre temps, Siemens impose un accord colonial à la Grèce, qui lui permet d’effacer, pour trois cent millions d’euros, l’ensemble des torts causés, pour cause de corruption, à l’Etat grec, lesquels se montent à plus d’un milliard et demi d’euros. Cet accord prévoit également la fin de toute poursuite envers tout citoyen allemand. Voici le vrai débat sur la moralité que l’on esquive à tout prix. 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 10:42

L’infaillibilité du secteur financier américain.

 

Nous avions déjà l’infaillibilité du pape, représentation de Dieu sur Terre. Nous avons aujourd’hui l’infaillibilité du secteur financier américain, du Dieu « Argent », représentation des USA sur Terre.

Que Dieu préserve le secteur financier américain ! (Rendons les gens haineux, on en fera des moutons !)

« organisation de paris truqués sur l’effondrement d’un secteur financier » c’est parier sur du désespoir, sur des morts, sur des suicides. Dans ce milieu, même si l’immoralité est à son comble, il n’est pas illégal de parier sur la mort des autres. Du temps de la Shoa, rien que pour se faire des milliards de profits,  rien que pour se faire du cash et sortir de l’ennui, certains financiers auraient sûrement parié sur le nombre de trains de déportés arrivant à destination.

Aujourd’hui, n’ayant que faire des vies humaines, ils misent des milliards sur l’échec du sauvetage de la Grèce. Ils misent des milliards sur le plongeon de l’Espagne et de l’Italie. Ils misent des milliards sur la solidité de votre entreprise qui vous fait vivre.

Aujourd’hui un de nous deux mourra.   ( … Ce soir, émeutiers pour les bien-pensants, des grecs auront leur arrêt de mort à l'horizon !  Instiller la mort dans les relations humaines quotidiennes, dans les relations humaines collectives entre pays soi-disant « amis »! Voila la grande réussite du libéralisme ! En plus de la théorie du chaos … ).

Qu’on se le dise ; pour préparer cet ultime conflit mondial et sauver leurs valeurs de l'Occident, à partir de catastrophes planétaires ayant tout détruit sur leur passage, le libéralisme ne peut vivre qu’avec des croissances surréalistes qu’avec de l’argent frais, qu’avec du sang frais. Avec la dissuasion nucléaire qui fait encore son effet pour un temps, plus d’argent frais en vue ?  Alors prenons les reconnaissances de dettes comme de l’argent frais,  alors prenons la privatisation de tous services publics, supprimons les Etats, alors prenons nos organes, nos yeux , nos reins, gageons nos enfants, prenons notre dignité en faisant de nous des bêtes réagissant à leurs plus bas instincts : la HAINE, etc..  L'ELIMINATION VIRTUELLE.

 

L’AFFAIRE GOLDMAN SACHS : UNE JUSTICE CORROMPUE OU UN SECTEUR FINANCIER DEVENU INTOUCHABLE ?

12 AOÛT 2012 par PAUL JORION | Print L’AFFAIRE GOLDMAN SACHS : UNE JUSTICE CORROMPUE OU UN SECTEUR FINANCIER DEVENU INTOUCHABLE ?

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

The English version of this post can be found here.

La première hypothèse qui vient à l’esprit devant la décision du Département de la Justice américain, vendredi, de ne pas poursuivre la banque Goldman Sachs pour les faits qui lui sont reprochés dans la crise des subprimes, est bien entendu celle de la corruption au sein de ce ministère. Les faits sont en effet connus et éminemment condamnables : ventes jouant sur la confiance de produits dépréciés aux meilleurs clients de la firme, organisation par celle-ci de paris et participation active de sa part à ces paris sur des titres adossés à des prêts hypothécaires, alors que ces titres ont été manipulés pour être de la pire qualité possible.

La question qui se pose alors est celle-ci : « Est-il envisageable qu’il ne s’agisse pas ici d’un cas de corruption ? ». Et la réponse est en fait « Oui » : il existe d’autres explications possibles et le sénateur Carl Levin lui-même, qui avait dirigé la commission d’enquête sénatoriale américaine, bien que totalement écœuré, l’envisage, puisqu’il dit de la décision du ministère de la justice qu’elle est : « le produit de lois trop faibles ou d’application trop faible de ces lois ».

Évoquer une « application trop faible des lois », c’est affirmer que le ministère de la justice est complice. Alors accusation de corruption de la part de M. Levin ? Pas nécessairement : il pourrait s’agir de la simple conséquence d’un rapport de force défavorable au ministère de la justice dans un bras de fer avec Goldman Sachs. J’ai eu l’occasion de rapporter ici diverses anecdotes prouvant que le rapport de force entre firmes transnationales, et parfois simplement nationales, et États, est biaisé en faveur des premières de manière tout à fait générale.

Parler de « lois trop faibles », c’est dire que, dans les termes que j’employais plus haut : « ventes jouant sur la confiance de produits dépréciés aux meilleurs clients de la firme, organisation par celle-ci de paris et participation active de sa part à ces paris sur des titres adossés à des prêts hypothécaires, alors que ces titres ont été manipulés pour être de la pire qualité possible », ne tombent pas sous le coup de la loi américaine. Aussi inquiétant que cela soit, ce n’est pas impossible. Voyons pourquoi.

D’abord : « vente de produits financiers avariés aux meilleurs clients de la firme ». M. Milton Friedman, professeur d’économie à l’Université de Chicago pendant près de trente ans, Prix Nobel d’économie en 1976, a répandu avec succès l’opinion selon laquelle une firme travaille uniquement pour ses actionnaires : ni pour ses clients, ni pour ses employés. M. Friedman est considéré comme le second économiste le plus éminent du XXe siècle (après John Maynard Keynes), l’un de ses livres a été vendu à un million d’exemplaires. Dans cette perspective, la vente de produits avariés est justifiée si elle augmente les profits.

Ensuite : « organisation de paris truqués sur l’effondrement d’un secteur financier ». Lors de son audition devant la commission du Sénat américain présidée par Carl Levin, en avril 2010, Lloyd Blankfein, P-DG de Goldman Sachs a affirmé que l’idée que les paris financiers sont condamnables n’a pas de sens pour lui puisqu’il s’agit avec un pari d’une variété de « transfert de risque ». Je notais dans l’un de mes billets consacrés à cette audition : « Merci à Mme le sénateur McCaskill d’avoir rappelé au patron de Goldman Sachs la différence entre une assurance et un pari. Blankfein lui a répondu que pour le market maker il n’y a pas de différence, à quoi elle lui a répondu très justement que pour l’Américain moyen, le problème est probablement là ». L’erreur est bien entendu grossière puisqu’un pari crée de toute pièce un risque qui n’existait pas jusque-là. Quoi qu’il en soit, je suis certain que l’on découvrira sans peine une demi-douzaine d’économistes détenteurs des chaires d’économie parmi les plus prestigieuses pour confirmer sans broncher les propos de M. Blankfein que les paris sont des « transfert de risque » comme les autres.

Mais il y a d’autres explications possibles au blanchiment vendredi de Goldman Sachs par le Département de la Justice que l’émasculation des lois par l’autorité des économistes, et la principale est la raison d’État : les opérations de la firme Goldman Sachs sont peut-être à ce point liées au fonctionnement-même de l’État américain que toute véritable mise en cause est inenvisageable.

J’ai rapporté ici au fil des années les hypothèses de différents traders par ailleurs blogueurs ou autrement médiatiques, selon qui Goldman Sachs est le bras armé de l’État américain dans la manipulation en vue de créer un « vent d’optimisme » sur les marchés boursiers, autrement dit l’instrument du « Plunge Protection Team », l’équipe de protection contre la plongée, comme on surnomme le « Groupe de Travail sur les Marchés Financiers » constitué du Secrétaire au Trésor, du Président de la Fed, de la Présidente de laSecurities and Exchange Commission (le régulateur des marchés au comptant) et du Président de laCommodity Futures Trading Commission (régulateur des marchés à terme). Il n’existe pas de preuves de telles allégations, les esprits curieux consulteront cependant régulièrement le site de la firme de collecte d’information relative aux transactions financières qu’est Nanex.

Est-ce à dire qu’il n’existe qu’une alternative : soit le ministère de la justice américain est corrompu d’une manière ou d’une autre dans cette affaire, pour raisons pécuniaire ou d’État, soit le secteur financier dans son ensemble est désormais intouchable ? Non, car comme le prouvent les actions récentes menées par les régulateurs américains contre les banques britanniques Barclays et Standard Chartered, certains établissements financiers de premier plan sont aujourd’hui sur la sellette et sérieusement mis à mal. Les Britanniques trouveront cependant saumâtre qu’il existe de ce point de vue, deux poids, deux mesures, et nul doute que les prochaines révélations compromettantes sur Goldman Sachs viendront en représailles de cette direction-là. À moins bien sûr que, comme l’affirme le trader indépendant Alessio Rastani, Goldman Sachs ne dirige véritablement le monde, auquel cas rien ne se passera. Il ne s’agit pas là d’une hypothèse que l’on puisse balayer d’un simple revers de main.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction numérique en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 10:38

Nucléaire? C'est pour aujourd'hui ou pour demain!
 
Jean-Michel Baylet, président du Parti Radical de Gauche, déclare que la majorité doit débattre de l'avenir du nucléaire sereinement.

C'est un fait indiscutable que celui-ci est devenu une réalité économique et technique où la France excelle et que le développement des énergies renouvelables et des économies d'énergie prendra du temps.

En attendant, cette technologie qui contribue grandement à notre indépendance énergétique, ne peut pas être purement et simplement abandonnée.

L’enjeu du débat n’est pas de fixer des objectifs dogmatiques et de rejeter l'idée de progrès par principe, mais de se donner réellement les moyens de sortir de cette dépendance en trouvant des alternatives économiquement viables tout en maintenant le savoir-faire français dans le nucléaire.
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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 10:55

Sécurité : l'intenable défi

 

Paru sur le forum de Macgénération [20.08.2012 17:04]

 

Tout le monde le sait, mais personne ne veut en entendre parler : toute l'économie numérique repose sur une confiance déraisonnable dans une sécurité qu'il est tout bonnement impossible de garantir. 

 

Les faits divers se suivent et se ressemblent, de compromission des données des utilisateurs en mots de passe complaisamment distribués au premier venu, sans que cela ne semble en rien modifier les habitudes des consommateurs, ni même entamer la confiance accordée aux garants de nos données personnelles. Mais y a-t-il seulement une alternative à ce statu quo intenable ?

 

Sésame, ouvre-toi

 

L'écrasante majorité des systèmes d'identification en ligne ne reposent que sur la simple paire identifiant/mot de passe. Lorsqu'on en laisse le libre choix à l'utilisateur au lieu de lui fournir un mot de passé imposé, il aura non seulement tendance à choisir l'un des mots de passé les plus fréquemment utilisés (et donc facile à déterminer, de "password" à "qwerty" en passant par "123456"), mais pire encore il utilisera la même combinaison pour tous les services (n'étant pas en mesure d'enretenir un pour chaque compte de chaque service). Il suffit donc qu'unseul de ces services soit hacké (aussi inoffensives soient les données qu'il recèle) pour que tous les autres prennent sa suite.

 

Alors même que le hachage cryptographique MD5 est considéré comme inefficace depuis au moins huit ans, celui-ci reste encore très largement utilisé par la plupart des sites pour la vérification de mots de passe.

 

Mais pire encore, il reste nombre de sites qui stockent les mots de passé de leurs utilisateurs sans le moindre chiffrage : c'est là le coût de la démocratisation des outils de publication en ligne, ouvrant aux amateurs un territoire autrefois réservé aux professionnels. Ces pratiques seraient d'ailleurs sans doute moins dangereuses si les utilisateurs eux-mêmes n'utilisaient pas toujours les mêmes mots de passe partout, permettant une escalade de privilège d'un service à l'autre, pour aboutir sur des données autrement plus sensibles. Avec l'augmentation des secrets confiés aux sociétés, la part numérique de la vie de chaque citoyen allant grandissant, le problème devient de plus en plus crucial. C'est potentiellement votre compte en banque qui est exposé, mais également des mois de travail qui peuvent être réduits à néant pour peu qu'un tiers accède à votre compte iCloud et l'efface.

 

Il existe certes quelques solutions pour remédier partiellement à ce problème. Le logiciel 1password permet ainsi de générer des mots de passé uniques pour chaque service et de les mémoriser pour vous, leur accès s'ouvrant à l'aide d'un mot de passe "maître". Mais celui-ci ne fait que reporter le problème d'un niveau, faisant du mot de passe maître de 1Password le nouveau maillon à abattre, qui fera tomber tous les mots de passe qu'il protège. C'est d'ailleurs l'objectif affiché de John the Ripper, un logiciel libre de cassage de mot de passe. Les développeurs de 1Password se disent prêts à faire face à ce défi, tout en exhortant leurs utilisateurs à employer un mot de passe maître difficile à casser, en associant plusieurs mots communs aléatoirement choisis (ce qui rend virtuellement impossible de les déterminer par « force brute »). Car tout mot de passe est par essence "trouvable" si l'on fait abstraction du temps nécessaire à le trouver, il suffit d'essayer toutes les combinaisons possibles et imaginables de manière systématique. Le tout étant de rendre l'opération si longue qu'une vie entière n'y suffirait pas malgré toute la puissance de calcul possible, ce qui peut être déterminé par l'entropie de Shannon. Mais ce procédé reste malgré tout moins facile à mettre en pratique sur le clavier virtuel d'un smartphone. Un comic de XKCD illustrant ce principe.

 

Il faut dire que la création de comptes utilisateurs est devenue si universelle qu'elle se fait désormais sans y prêter la moindre attention : il est souvent impossible de bénéficier du moindre service en ligne sans en passer par la divulgation d'une adresse email et de l'enregistrement d'un identifiant et d'un mot de passe.

 

C'est oublier bien vite que les services eux-mêmes, en dépit de leurs efforts affichés de loyauté, ne sont engagés que par leur propre parole et par la confiance qu'on lui accorde : qu'une start-up se trouve en délicatesse financière, et elle aura tôt fait de vendre son carnet d'adresse au premier spammeur venu. Et c'est encore là le moindre mal qu'on puisse redouter.

 

La biométrie, une fausse bonne idée

 

On croit souvent que la biométrie est le remède absolu de ces problèmes, et c'est bien à tort. La plupart des systèmes de reconnaissance biométrique sont encore plus simples à falsifier que de récupérer un motde passe. La reconnaissance faciale, basée sur les seules images capturées par une caméra, sera trompée facilement avec une simple photode la personne à usurper. La reconnaissance vocale sera également trompée par un simple enregistrement de votre voix. Les empreintes digitales se reproduisent très facilement en vous offrant un verre à boire et en se munissant de super-glue comme en témoigne la vidéo ci-dessous. Il existe néanmoins aujourd'hui des lecteurs reconnaissant le dessin de vos veines  (à travers la peau du bout du doigt ou dans le fond de votre œil) qui sont beaucoup plus difficiles à berner, puisqu'ils ont même besoin que votre sang circule. On peut évidemment alors vous contraindre à poser votre doigt ou votre visage, mais on peut aussi vous contraindre à donner votre mot de passe.

Mieux encore, les données biométriques peuvent être accessibles sans le moindre contact par la voie des airs : certains passeports biométriques qui incluent une puce sans contact RFID permettent aux hackers de récupérer une empreinte digitale en se mettant simplement à portée de ladite puce !

 

La biométrie pose également des problèmes d'ordre pratique : impossible par exemple d'ouvrir l'accès à votre conjoint sans votre presence effective, alors que vous pourriez simplement lui communiquer votre mot de passe. Plus gênant encore, par définition ces identifiants ne peuvent être modifiés puisque faisant partie de votre intégrité physique, et s'ils viennent à être compromis par les procédés indiqués ci-dessus (ou par divers accidents de la vie), ils en deviennent totalementinutilisables. Naturellement ces pratiques ne visent que des "cibles" importantes, un quidam n'aura guère à s'en soucier, mais c'est précisément ces cibles d'importance (pour leur seule personnalité ou pour les données sensibles auxquelles elles ont accès) qui ont tendance à recourir à ces systèmes.

 

Le facteur humain, ultime maillon faible

 

Alors que les plus grands noms du secteur ont été touchés par des hacks de leurs serveurs (Sony, Valve, Blizzard…), il n'y a parfois pas besoin de la moindre compétence technique pour voler les données en ligne, puisque l'humain, nimbé de son inhérente faillibilité, reste le maillon faible de la chaîne de sécurité.

 

Témoin la mésaventure de Mat Honan, qui a vu toute sa vie numérique partir en fumée par la simple mise en synergie des pratiques sécuritaires d'Amazon et d'Apple, la première donnant les quatre derniers chiffres de son numéro de carte bancaire, et la seconde n'en exigeant pas plus pour donner les clés de son compte iTunes par téléphone (lire : Sécurité : Amazon peut offrir un accès à votre compte Apple).

 

Regroupées sous le terme de « social engineering », diverses techniques permettent d'obtenir un mot de passe le plus simplement du monde, en inspirant la confiance et en se contentant de le demander. Le hameçonnage en est l'une des manifestations les plus récurrentes, et c'est également pour ses aptitudes en social engineering que Kevin Mitnick fut le premier hacker à connaître une célébrité planétaire.

 

Ces méthodes sont d'une simplicité enfantine pour obtenir l'accès aux données, et c'est d'autant plus déroutant que, si les responsables techniques des entreprises mettent parfois beaucoup de moyens sur la protection des données, les employés sont rarement sensibilisés sur les pratiques à proscrire. Un simple coup de fil en se faisant passer pour un membre de l'équipe technique, et en prétendant une maintenance de routine, permet d'obtenir des mots de passe très facilement (de la mêmefaçon qu'on tiendra ouvert un portail d'accès par seule courtoisie pour la personne qui vous suit sans même sourciller). Une autre method connaît un certain succès depuis quelque temps : le simple abandon d'uneclé USB sur le parking d'une société permettra d'installer un keylogger sur le parc informatique sans même entrer dans les locaux, en comptant simplement sur la curiosité des salariés.

 

Les transactions en ligne n'ont pas l'apanage de ces dangers : l'usurpation d'identité a de tout temps fait des ravages. C'est peut-être une des rares raisons qui permettent de se consoler de la gourmandise de l'administration française pour les multiples justificatifs : aux USA, un simple numéro de sécurité sociale a pu permettre d'usurper l'identité d'innocentes victimes et de leur rendre la vie infernale : le pic du nombre de victimes a été atteint en 2003 avec 10,1 millions de personnes touchées sur cette seule année. Il est en effet possible, entre autres, de souscrire à un crédit au nom d'une tierce personne en ne possédant que son numéro de sécurité sociale : à l'usurpateur le bénéfice de l'argent, à l'usurpé la charge de la dette.

 

C'est l'une des activités criminelles qui a connu la plus forte augmentation aux USA ces dernières années, à tel point qu'elle a généré toute une économie : les assureurs proposent désormais des polices pour s'en protéger, et certains états exigent la présentation de deux pieces d'identité pour tout paiement par carte bancaire. Le renforcement des mesures de sécurité et de vérification commence à endiguer le problème, qui reste malgré tout préoccupant, mais celui-ci démontre que l'efficacité et le pragmatisme ne sont pas toujours sans contreparties douloureuses.

 

En somme, les moyens de violer diverses protections ne manquent pas, et il faut en faire l'amer constat : aucune mesure de protection n'est inviolable, et c'est bien la confiance dans celles-ci qui est leur première faiblesse. Et à l'inverse, c'est également la confiance qui rend viable ces transactions en ligne : elle incarne donc à la fois la condition sine qua non et la faille même du système, aboutissant à une situation inextricable. C'est sans doute la raison qui explique l'apathie ambiante face à ces problèmes.

 

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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 15:09

L'évasion fiscale...

 

C'est un sujet que nous suivons depuis pas mal de temps. L'actualité britannique porte le sujet cette fois-ci. En effet, le Royaume-Uni, qui connaît des difficultés sévères en terme d'économie et qui est - quoiqu'en pense les chroniqueurs économiques bien connus - en quasi faillite, découvre que l'évasion fiscale coûte trés chère. Les autorités britanniques ont donc décidé d'agir, elles ont inventé le pilori virtuelle et réactivé l'usage des avis de recherche associés au grand banditisme . En effet, selon l'agence Reuters :"Pour combattre l'évasion fiscale, le Royaume-Uni a décidé de publier sur Internet les photos des plus importants fraudeurs et compte sur les citoyens pour aider à les localiser". 

 

L'agence Face Presse précise :"L'administration fiscale britannique, déterminée à combattre l'évasion fiscale, est à la recherche des plus grands fraudeurs en publiant pour la première fois sur Internet les photos des vingt personnes les plus recherchées, a-t-elle annoncé jeudi.

 

«Les photos des évadés fiscaux les plus recherchés sont aujourd'hui publiées sur Internet pour la première fois» afin d'aider l'administration fiscale dans ses «efforts pour traquer les plus grands fraudeurs du Royaume-Uni», a indiqué le HMRC (Her Majesty's Revenue & Customs) en demandant aux Britanniques de l'«assister» pour trouver ces personnes.

 

«Ces criminels ont globalement coûté plus de 765 millions de livres (environ 975 millions d'euros) aux contribuables et le HMRC va les poursuivre avec acharnement», a déclaré David Gauke, l'un des secrétaires d'Etat aux Finances, cité dans le communiqué.

 

«Nous espérons que publier leurs photos de cette façon va permettre aux citoyens de contribuer aux efforts pour les arrêter», a-t-il ajouté.

 

La fraude et l'évasion fiscale représentent chaque année environ 10 milliards de livres, selon le gouvernement qui a investi plus de 900 millions de livres pour renforcer l'administration fiscale afin qu'elle lève 7 milliards de livres supplémentaires chaque année.

 

Toutefois, le gouvernement conservateur britannique va surement trouver des biais pour minimiser les soucis  de ces braves gens, après tout ne sont-ils pas du même ; il faudra donc voir à l'usage.

 

Pendant ce temps les allemands mettent en place des procédures pour récupérer les impôts impayés, les trésors de l'évasion fiscale, et semble-t-il, avec un certain succès.

 

En France, est-ce que Bercy prendra soin de se doter des moyens conséquents nécessaires à la lutte contre l'évasion fiscale, qui reste une forme de pillage de la richesse du pays ?

 

Erwan MARIE

PRG29

 

 

avec Reuters, AFP, Les Echos  

voir également le post des 18 et 26 juillet, du 26 mai, du 29 mars

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 21:28
Nous reprenons ici le communiqué de l'UFAL.

 

L’Union des familles laïques soutient
toutes les formes de famille contre le cléricalisme réactionnaire

 

Par la « prière de l’Assomption » notifiée à tous les diocèses par Monseigneur Vingt-Trois, la conférence des Evêques de France, non contente de rappeler les « dogmes » (ce qui serait son droit), intervient explicitement dans la sphère publique en rappelant à l’ordre le législateur en matière de famille.

 

Une telle ingérence porte un nom : le cléricalisme. Elle renoue avec les traditions les plus réactionnaires, dont le « culte marial » a toujours été le vecteur (c’est Louis XIII qui a placé la France « sous le patronage de la vierge Marie » !).

 

L’Ufal constate que l’épiscopat français tente de ranimer, contre la majorité nouvellement élue, une guerre idéologique autour de la famille –comme il le fit en 1984 à propos de l’école. Il vise en même temps (Mgr Podvin, le 14 août, sur France-Inter) le droit de mourir dans la dignité, osant parler de « choix de civilisation » - comme si la « civilisation » pouvait être décrétée par quelques prélats, bien en retard sur leur siècle…

 

L’Ufal dénonce cette instrumentalisation politique d’un culte, qui :

  • prétend imposer à tous les catholiques l’opinion d’une poignée de dignitaires (non élus), et s’exprimer en leur nom –alors que, sur les questions sociétales (contraception, avortement, mariage, homosexualité…), de moins en moins de croyants obéissent au magistère ecclésial ;
  • stigmatise comme « requêtes particulières » les revendications d’égalité des droits des homosexuels, et identifie le « bien commun de la société » au seul mariage hétérosexuel ;
  • impose un modèle unique de famille : celle issue du mariage hétérosexuel sans divorce, et voue au malheur tous les enfants élevés autrement : familles monoparentales, couples divorcés, non mariés, homosexuels… soit aujourd’hui la majorité des enfants !

 

Association familiale laïque, l’Ufal n’a cessé de représenter au sein de l’Unaf (Union Nationale des Associations Familiales), dont elle fait partie, une conception républicaine et laïque de la famille. Pour nous, cela entraîne la reconnaissance de l’égalité entre toutes les formes de famille: mariées ou non, mono ou pluri-parentales, hétéro ou homo-parentales. Cela implique la défense des droits de chaque famille : droits économiques et sociaux, mais également droit à la dignité. Nulle forme de famille, fût-elle consacrée par un dogme, n’est plus respectable que les autres. Tous les enfants doivent recevoir protection, éducation, et aide matérielle, quels que soient les choix de leurs parents (homo ou hétéro-sexualité, mariage, PACS, concubinage, etc.), et les changements pouvant intervenir dans leurs rapports (divorce, séparation, non-reconnaissance…).

 

Torquemada serait-il revenu du royaume des morts ?

 

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