Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : LRDG 29 - Archives
  • : Bienvenue sur les archives des Radicaux de Gauche en Finistère.
  • Contact

Rechercher Dans Nos Archives

15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 11:29

Avec sa prière du 15 Août le cardinal Vingt-trois déclenche la guerre contre le mariage homosexuel. Le débat parlementaire n'est même pas en cours de préparation, pourtant une certaine catégorie de l'église commence le lobbying contre une législation pouvant conforter les couples homosexuels. Dans le même temps il apparaît que plus de 65% des français ne sont pas défavorables à une politique progressiste dans ce domaine. Ci-après une reprise d'un article du Nouvel-Observateur.

PRG29

 

Législation pour le mariage homosexuel

 

A l'occasion de la fête de l'Assomption, mercredi 15 août, le cardinal André Vingt-trois  propose une prière universelle qui provoque la polémique en raison de sa dimension sociétale et politique. Revenant sur la question du mariage et de l'adoption au sein de couples  homosexuels, le cardinal appelle en effet à prier pour « ceux qui ont été récemment élus, pour que leur sens du bien commun de la société l'emporte sur les requêtes particulières ».

 

Cette prise de position de l'Eglise catholique n'est pas partagée par tous ses représentants. A l'instar du curé de la paroisse Saint Merri à Paris, certains estiment que la messe du 15 août se trouve détournée de sa véritable fonction. « Pourquoi cette initiative maintenant alors que l'actualité n'est pas là-dessus. Comment voulez-vous que les chrétiens reçoivent ça ? On se sert d'eux pour envoyer un message en dehors de l'Eglise. Est-ce que la messe du 15 août est le lieu pour faire de la propagande vis-à-vis des hommes politiques ? », s'est interrogé mardi Jacques Mérienne, curé de Saint Merri, sur France Inter.

 

André Vingt-trois veut une prière pour « que les familles en attente légitime d'un soutien de la société ne soit pas déçues », et « pour que les enfants cessent d'être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l'amour d'un père et d'une mère ».

 

Un appel que ne soutient pas le curé de Saint Merri : « Cela va exacerber des conflits. Les couples homoparentaux existent. Ce n'est pas cette loi qui va les inventer. Et en même temps, c'est une toute petite minorité, quelques dizaines de milliers de personnes pour soixante millions d'habitants. On en fait un signe de société. Qu'est-ce que ça veut dire ? On est dans un faux débat qui repose sur une homophobie latente qui n'est plus celle de nos contemporains. (…) Il y a dans cette réaction de l'épiscopat un immense déficit en réflexion et en écoute », regrette Jacques Mérienne.

 

 

Voir par ailleurs le post  sur ce blog : Une nouvelle guerre de religions?

 

Partager cet article
Repost0
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 14:12

Article de Christiane Taubira posté sur son blog

réagissant aux attaques de la droite.

 

Ainsi, comme il était à prévoir, le bruit et la fureur se sont tassés. Jusqu’à la prochaine ? La prochaine quoi, au fait ? Leur prochaine panique. Chaque fois qu’un acte mettra en lumière, de façon rigoureuse, l’impasse de leur politique passée, ils feront diversion par des cris et anathèmes. Ils ne supportent pas l’idée de notre efficacité. C’est pourtant l’épreuve que nous imposerons à chacune de nos décisions. La Justice n’est pas un terrain d’affrontements partisans. Car elle structure la démocratie.  Elle est le lieu où se garantissent nos libertés individuelles et nos libertés publiques, où se définissent, en équité ou en égalité, nos obligations. 

Parce que les derniers gouvernements ont infligé à la Justice des marqueurs de partialité ou de sectarisme, ils ont fait croire qu’il existe une justice de droite, brutale. Et pour faire miroir, ils inventent une Justice de gauche, laxiste.  Il n’y a pas miroir lorsque, au démantèlement de l’arsenal juridique, judiciaire et administratif sur la délinquance économique et financière, nous répondrons par le rétablissement des incriminations, des sanctions, du délai de prescription sur les abus de biens sociaux. Il y a réparation. En temps normal. Plus encore en temps de grande précarité. Il n’y a pas miroir lorsque des complaisances de caste se traduisant par un bouclier fiscal, un paquet fiscal, l’allègement de l’impôt de solidarité sur la fortune ont conduit à creuser le déficit, aggraver la dette publique, fragiliser les capacités d’Etat sur la solidarité sociale, et que nous redemandons à chacun de contribuer selon ses capacités.  Il y a réparation.

Pour le reste, qui demeure l’essentiel, il n’y a pas justice de gauche contre justice de droite. Il y a la Justice. Et une Ethique de la Justice.  Et notre haute conception de cette mission dans une démocratie. Le lieu par excellence du lien social, fondé sur la confiance. Les Français ont mis grande passion et plusieurs générations à édifier des institutions démocratiques. En contestant vivement les ordres inégalitaires. Une passion pour l’égalité et la citoyenneté.  Dans la société désormais apaisée, il nous revient de construire une justice pénale qui fixe la peine avec justesse et utilité, protège les citoyens en réduisant la récidive qui fait toujours de nouvelles victimes, œuvre à l’inclusion et à la réinsertion de ceux qu’elle aura été amenée à punir. Il nous incombe de  veiller à ce que la justice civile soit proche, prompte et efficace afin de répondre vite et bien aux besoins d’arbitrage sur les difficultés qui minent le quotidien de millions de citoyens. Il nous appartient de faire que la justice sociale soit diligente et rétablisse la balance entre le fort et le faible.

Un quinquennat de justice et de justice sociale. Tel fut l’engagement pris par le Président de la République devant les Français. Vital, en ces temps où chacun ressent comme une injustice d’être appelé aux sacrifices alors qu’il fut exclu des libéralités au temps des abondances. « Gouverner, c’est maintenir les balances de la justice égales pour tous » disait F.D. Roosevelt.

Partager cet article
Repost0
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 07:21
Le journal Les Echos  publie un article, de son correspondant à New-York, qui met en évidence que les USA renforcent la création d'emplois industriels auparavant délocalisés. L'existence du Ministère d'Arnaud Montebourg n'est donc ni une lubie, ni une utopie.
L'actionnariat français saura-t-il se montrer à la hauteur des enjeux associés à l'avenir de notre pays ? Le patronnat français saura-t-il se montrer à la hauteur de notre avenir ? Le monde politique saura-t-il prendre les décisions vitales pour la reconstruction de notre potentiel  industriel ? 
Pour autant il ne s'agit pas forcément de "faire n'importe quoi" et de sacrifier  une certaine forme de protection de la nature pour complaire à de complexes lobbies industriels.
De quoi méditer en ces temps de vacances.
JP Bernard 
PRG29
Ci après l'article paru des Echos
Click!
Les Etats-Unis sont entrés dans une phase de réindustrialisation
Par Karl de Meyer | 06/08 | 07:00

L'économie a créé 163.000 emplois en juillet, une performance décente mais insuffisante pour faire refluer le chômage. Les emplois industriels progressent, portés par l'énergie pas chère et le rapatriement d'emplois auparavant délocalisés.

Les Etats-Unis sont entrés dans une phase de réindustrialisation

Les chiffres du chômage publiés vendredi par le département du Travail offrent deux possibilités de lecture. On peut d'un côté saluer la création de quelque 163.000 emplois en juillet, la plus forte en cinq mois, largement au-dessus des attentes des analystes. De l'autre côté, on peut souligner que cela ne suffit pas pour faire refluer le chômage, qui progresse à près de 8,3 % (8,254 %, soulignent les conseillers du président Obama). Pour que le chômage baisse véritablement, il faudrait une création d'emplois mensuelle supérieure à 200.000. On peut toutefois dégager des derniers chiffres une tendance intéressante : la progression de l'emploi industriel. Le secteur manufacturier a créé le mois dernier plus de 25.000 jobs, dont presque la moitié dans le secteur automobile. Cette performance témoigne d'un mouvement profond : la réindustrialisation du pays.

Dans une étude intitulée en clin d'oeil « La révolution réindustrielle » publiée fin juillet, les analystes d'ING montrent que, depuis la dernière récession, « l'essentiel de la croissance américaine a été portée par les biens de production, et le marché du travail a vu une progression inédite des emplois industriels, exactement le contraire de ce que l'on a pu observer lors de précédents cycles économiques ». Dans le cycle présent, « le secteur des services n'a que peu ajouté à la croissance, et la construction a en fait été un léger frein ». Le regain de l'industrie américaine s'explique de plusieurs manières. D'abord par les efforts de l'administration Obama pour doper les exportations. Les ventes à l'étranger représentent actuellement 13,5 % du PIB contre seulement 9 % en 1995. Ensuite, insistent les équipes d'ING, par l'avantage compétitif que les industriels américains tirent d'une énergie bon marché, notamment grâce aux gaz de schiste. Le BDI, qui défend les intérêts de l'industrie allemande, concurrente de l'industrie américaine, a régulièrement attiré l'attention de Berlin sur cet important facteur de compétitivité. Au moment où les PME allemandes championnes de l'exportation voient leur facture d'électricité grimper, pour cause de sortie de l'atome. Enfin, il y a un mouvement de relocalisation vers les Etats-Unis d'emplois auparavant transférés vers des pays à bas coûts de main-d'oeuvre. La presse américaine regorge d'histoires d'entreprises, de toutes tailles, qui rapatrient des unités de production, frustrées par la lenteur de l'acheminement, l'augmentation du prix du transport maritime ou le taux de défauts des produits livrés.

Des travailleurs qualifiés

Les industries intensives en facteur travail, comme le textile ou l'électronique, où il y a beaucoup d'assemblage sont moins concernées que les fabricants d'engins massifs, pour lesquels le travail consiste plus à assurer le bon fonctionnement de lignes de montage automatisées qu'à assembler des pièces. Ces derniers investissent de plus en plus aux Etats-Unis, à l'instar de GE ou de Caterpillar. Ils y trouvent des travailleurs qualifiés et sont plus proches de leurs clients, toujours plus impatients.

Qui plus est, comme l'expliquait récemment Jeff Immelt, le patron de GE, « avec toute la technologie que nous avons maintenant dans nos usines, le facteur coût du travail est devenu une composante relativement mineure, c'était différent il y a dix ans ». Cela dit, ce mouvement de réindustrialisation ne suffira pas à faire descendre le chômage nettement en dessous de son niveau actuel. D'autant que plusieurs menaces pèsent sur l'emploi américain. La Maison-Blanche surveille de très près la crise de la zone euro, qui déprime la demande européenne.

La Federal Reserve met en garde contre les effets des réductions automatiques des dépenses fédérales qui doivent survenir en janvier, si le Congrès ne change pas les textes actuels. Il s'ensuivrait des pertes de contrats importantes pour l'industrie de l'armement et probablement un grand nombre de licenciements.

BUREAU DE NEW YORK
Karl de Meyer
BUREAU DE NEW YORK
Karl de Meyer
Écrit par Karl de MEYER
Correspondant à New York
Partager cet article
Repost0
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 10:07

je m'interroge sur ce qu'est devenu l'islam, comme je m'interroge sur les autres religions ! On prête à André Malraux une réflexion  selon laquelle il aurait dit : " le XXIème siècle sera religieux ou ne sera pas". Cette déclaration n'a jamais été avérée.

 

Mais nous sommes entrés dans le XXI ème siècle ! Nous percevons, aujourd'hui, une déliquescence de la religion chrétienne, un foisonnement de sectes, surtout aux USA, à coloration ou d'inspiration chrétienne mais surtout "conservatrice" voire branchée "bankster" ou dit plus clairement préoccupées par la génération de profits. Exemples, parmi d'autres, la scientologie, l'Opus dei... Je ne connais guère le boudhisme, mais je suis assez sensible à une philosophie plutôt pacifiste.

 

Notre culture européenne a reçu toutes les influences : celles du monde ancien, celles du monde antique, du judaïsme, des débuts du christianisme, celles des celtes et des vikings... celles du monde musulman  aussi.

 

Quand des musulmans brûlent les textes sacrés de leur religion (Mali) , détruisent les sites vénérables, cela  nous conduit à réfléchir sur la rage qui anime ces "croyants". Quand les israélistes intégristes nient les besoins de reconnaissances des palestiniens, ils entretiennent les rages respectives. Probablement que certains marchands d'armes opportunistes se frottent les mains. 

 

Chez nous, les discours, de plusieurs hommes et femmes politiques de droite et d'obédience chrétienne conservatrice, attisent le feu entre les  communautés. Jusqu'où cela peut-il conduire ? Notre monde va-t-il finir par réinventer les croisades ?

 

En définitive, la séparation des "églises" et de l'Etat est surement la meilleure mesure que la République ait pu inventer.

 

Erwan MARIE

PRG29

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 16:08

Arrêt sur images  publie sur son site :

 

  ici :  http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=14301 

 

RAPPORT ÉVASION FISCALE : LE SÉNAT S'INQUIÈTE

 

Après cinq mois d'enquête et plus de 90 auditions, la Commission d'enquête sénatoriale sur l'évasion fiscale a rendu son rapport. Où elle conclut que la question est… compliquée, et qu'il est temps pour le gouvernement de s'en saisir.

Ils ont entendu des dizaines de personnes (l'éconaute a suivi une journée d'auditions), compulsé des rapports, se sont déplacés à Bruxelles. Et ont constaté, alarmés qu'ils ne savaient rien, ou pas grand-chose, sur l'évasion fiscale. Les sénateurs de la commission d'enquête sur l'évasion fiscale, menés par l'UMP Jacques Dominati (que nous avons reçu pour parler de ce sujet épineux) ont estimé mardi 24 juillet lors d'une conférence de presse que l'évasion fiscale"représente, au moins, le montant du remboursement des intérêts de la dette française chaque année".

 

Soit une somme floue, comprise entre 30 et 50 ou 60 milliards d'euros de manque à gagner chaque année pour le fisc.  

 

Eric Bocquet, le rapporteur de la commission, a déploré "la misère des évaluations", mais aussi l'existence d'une"véritable ingénierie de la fiscalité", au service des sociétés et des entreprises qui souhaitent payer le moins d'impôts possibles, quitte à parfois s'affranchir de la légalité.

 

Alors, quelles solutions ? Le rapport avance une soixantaine de propositions pour lutter contre la fuite des capitaux. Problème : pour l'heure, le texte n'est pas disponible sur le site du Sénat. Mais selon divers articles de presse, la plus notable consiste en la création d'un "Haut-Commissariat à la protection des intérêts financiers publics", qui coordonnerait la lutte contre l'évasion fiscale, et serait placé sous l'autorité du premier ministre. La commission propose aussi la création d'un outil statistique adéquat et de renforcer les moyens de contrôle de l'administration, en créant des "informaticiens-enquêteurs", as de la filature des capitaux baladeurs.

 

Dominati et Bocquet "espèrent voir certaines de leurs préconisations traduites en dispositions législatives, dans le projet de budget 2013, discuté à l'automne", souligne Le Monde"C'est un axe politique majeur pour le gouvernement, il y a une impérieuse nécessité à faire cesser cette fraude au fisc", assurent-ils.

 

Selon l'ONG Tax Justice Network,les paradis fiscaux abritent entre 21 000 et 32 000 milliards de dollars (entre 17 344 et 26 430 milliards d'euros) de placements soigneusement dissimulés. Ce qui correspond au poids de l'économie américaine, plus celui de l'économie japonaise ! Une bonne partie de ces milliards est hébergée au cœur même de l'Europe, qui abrite certains des "paradis fiscaux les plus puissants du monde", comme Jersey, Monaco ou Luxembourg, a rappelé Bocquet. Selon lui, cela explique pourquoi l'Europe est paralysée sur ces questions.

 

Cela peut-il durer encore longtemps ? Les très riches continuent de s'empiffrer sur le dos des moins bien lotis. La classe libérale reconstruit insensiblement le servage, l'esclavage, l'exploitation de l'homme par l'homme. Les banques, les assurances sont les dragons du roi... Le peuple pourra-t-il endurer et accepter cela longtemps, longtemps, longtemps? Le complot libéral va réussir à réactiver la lutte des classes.

 

Erwan MARIE

PRG29

 

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 17:35

Le journal Libération propose à ses lecteurs une interview du Président de la commission d'enquête sénatoriale sur l'évasion fiscale, Alain Bocquet se dit «frappé» par ses observations, et présente ses premières préconisations.

 

 

 

 

Paradis fiscaux : «Un monde parallèle hyper-complexe»

 

Recueilli par DOMINIQUE ALBERTINI

 

Après plusieurs mois de travail, la commission d'enquête sénatoriale sur les paradis fiscaux se prépare à rendre ses conclusions. Son président, le communiste Alain Bocquet, se dit «frappé» par la complexité des mécanismes d'évasion fiscale, qui coûteraient plus de 40 milliards d'euros par an au budget de l'Etat. Il préconise notamment la publication d'une comptabilité pays par pays pour les multinationales, et la création d'un «Haut commissariat à la protection des intérêts financiers publics».

 

Quels sont les principaux enseignements de l'enquête de la commission ?

J'ai été frappé par l'extrême sophistication des procédés utilisés, que j'étais loin de mesurer. J'avais en tête l'image de valises de billets passées sur le lac Léman [à la frontière franco-suisse, ndlr] - un système un peu désuet, mais toujours en vigueur. Mais la mondialisation et les nouvelles technologies ouvrent de nouvelles possibilités pour l'évasion fiscale. Sur un site internet britannique, on peut créer une société en deux heures pour 125 livres [159 euros].

Grosso modo, l'évasion fiscale consiste, pour les entreprises, à localiser les pertes dans les pays à forte fiscalité, où elles sont déductibles des impôts, et les bénéfices dans les paradis fiscaux, où les impôts sont faibles, voire inexistants.

 

Quel est le rapport entre pouvoir politique et financier dans les paradis fiscaux?

Ils sont proches, voire confondus! La City de Londres dispose d'une sorte de petit gouvernement local, qui a ses entrées à Bruxelles au même titre qu'un Etat, pour faire du lobbying. Autre exemple : à Jersey [île anglo-normande et paradis fiscal, ndlr], nous avons rencontré le consul honoraire de France. Il travaille dans la finance, un secteur qui emploie 25% du salariat de Jersey et produit 60% de son PIB. Mais il ne nous a pas dit d'emblée qu'il est le représentant de BNP dans ces îles !

 

Quel est le coût de l'évasion fiscal pour la France ?

Difficile à dire, car le phénomène est, par définition, opaque. On estime cependant qu'il se monte à 40 ou 50 milliards d'euros. Au niveau européen, l'ONG Tax Research le chiffre à 1 000 milliards, soit quatre fois le budget de l'Union. On pointe les fraudes grecques, mais il faut en ramener l'ampleur à celle de l'évasion fiscale !

 

Que reste-t-il des mesures prises contre les paradis fiscaux ces dernières années ?

Mon sentiment est que les paradis fiscaux ont senti passer le vent du boulet : sous pression, ils ont dû faire quelques concessions. Mais l’essentiel a été préservé. La Suisse, par exemple, a conclu un accord dit «Rubik» avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Les banques suisses font un chèque à Berlin et Londres pour compenser les impôts non-payés par leurs ressortissants usagers, mais préservent l’anonymat de ces derniers.

Nicolas Sarkozy avait annoncé que les paradis fiscaux, «c’est fini». En réalité, ce sera un très long processus, car ils se sont adaptés. On s’attaque à un monde parallèle impressionnant de complexité. Il ne faut pas se mentir : c’est du costaud.

 

Quelle est l'efficacité des «listes noires» mises en place par l'OCDE ou la France ?

On touche à l'un des principaux problèmes : celui de la définition des paradis fiscaux. Pour sortir de ces listes noires, il suffit de signer douze accords d'échange d'informations... y compris avec d'autres paradis fiscaux! [La liste française ne comprend plus que huit pays, ndlr]. La BNP peut donc affirmer qu'elle n'est plus implantée dans des paradis fiscaux, même si elle pratique toujours, de manière agressive, l'optimisation fiscale, comme le montrent des documents internes que nous avons pu consulter. On joue sur les mots, on est dans l'hypocrisie.

Pour ma part, j'appelle paradis fiscal un territoire à fiscalité faible ou nulle, à l'opacité complète, n'exigeant pas de présence effective sur son sol pour y avoir une activité. Voyez les îles Vierges : 22 000 habitants, 450 000 entreprises !

 

Que préconise votre rapport ?

D'abord une définition commune des paradis fiscaux et de l'évasion fiscale. Puis la création d'un Haut Commissariat à la protection des intérêts financiers publics. Il devra être un outil de pilotage et de suivi, car il y a un manque de coordination évident entre les services existants. Une autre proposition importante est de mettre en place une comptabilité pays par pays : un bilan exhaustif de toutes les entités dans tous les territoires, avec leur chiffre d'affaires, le nombre de salariés, la fiscalité... Actuellement, on ne dispose pas de ces éléments.

Enfin, plus anecdotiquement, nous proposons d'envisager, à terme, la disparition des billets de 500 euros, car ils rendent plus facile de déplacer de grosses sommes d'argent liquide.

Surtout, la réponse doit être internationale. Y compris au sein de l'Union européenne, où deux pays, le Luxembourg et l'Autriche, bloquent les avancées en la matière. Alors que le Luxembourg donne des leçons de gestion des deniers publics à toute l'Europe via son Premier ministre, Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.

Enfin, il faut faire monter la conscience citoyenne sur le sujet. Les gens doivent savoir que, pendant qu'on leur impose des sacrifices, d'autres s'en sortent bien mieux par des moyens illégitimes, voire illégaux.

 

Libération.fr

 

 

Voir par ailleurs notre post du 29 mars dernier :

 L'évasion fiscale, une cagnotte de 590 milliards !

 
Partager cet article
Repost0
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 14:34

14 juillet

 

Qui se souvient du 14 juillet 1770, de celui de 1790 ? Qui se souvient des propos d'Eva Joly à propos du 14 juillet ? 

Une réflexion sur notre histoire démontre combien Eva Joly, Franco-Norvégienne, avait raison. 

Si vous avez le temps, aujourd'hui 14 juillet 2012, voici un lien utile :

 

http://www.rue89.com/2011/07/17/armee-et-nation-pourquoi-eva-joly-na-pas-dit-une-betise-214561

 

Jean-Pierre Bernard

PRG29

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 08:12

Bonjour à tous,

Voici venu le temps des vacances. Le temps de prendre un peu de temps, le temps de se déconnecter, le temps de s'informer tranquillement, au rythme qui nous convient.

Ci après quelques liens à explorer.

 

http://www.marianne2.fr/Galbraith-et-Krugman-la-rebellion-des-neo-keynesiens_a220602.html

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/07/12/le-senat-a-adopte-le-nouveau-projeat-de-loi-sur-le-harcelement-sexuel_1733265_823448.html

http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/07/12/le-senat-a-adopte-le-nouveau-projeat-de-loi-sur-le-harcelement-sexuel_1733265_823448.html

http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/07/11/quelle-emotion-les-premieres-fois-de-la-deputee-ps-luce-pane-233744

Partager cet article
Repost0
24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 09:24

Françoise Bouvier :

 

"peu de femmes utilisent l'avortement

comme contraception".

 

 

Docteur en droit et ancienne vice-présidente d'un conseil général en charge de l'économie puis de l'éducation, Françoise Bouvier est l'auteure de « Maternités et libertés: avortement, contraception, statut de l'embryon », un ouvrage sorti en mars dernier, en pleine campagne électorale. « Marianne2 » l'a fait réagir aux propos de la patronne du Front national concernant les " IVG de confort".

 

Nous reprenons ici un article de Marjorie Bouchard: 

 

Marianne : Durant la période électorale, Marine Le Pen a proposé de dérembourser l’avortement en cas de besoins budgétaires, de manière à privilégier les soins médicaux « qui ne peuvent pas être évités ». Qu’en pensez-vous ?

F.B. : Le Front national, avec tous les excès qu’on lui connaît, mène un combat d’arrière-garde : cette question était débattue dans les années 70 ! En 1975, lorsque la dépénalisation partielle de l’interruption volontaire de grossesse fut votée à l’Assemblée nationale – la fameuse loi Veil –, l’objectif était de ne pas encourager l’avortement mais de responsabiliser la femme en lui laissant financièrement à charge les conséquences de son choix : de la responsabilisation à la culpabilisation, iln’y avait qu’un pas… Mais en 1982, sur proposition d’Yvette Roudy, ministre des droits des femmes à l’époque, la couverture des frais afférents à l’IVG non thérapeutique fut votée à son tour. A partir de ce moment-là, l’avortement est devenu un acte médical « normal ». En infligeant à nouveau un sentiment de culpabilité aux femmes, la patronne du parti d’extrême droite s’enfonce dans la régression.

 

Dans votre livre, Maternités et libertés [1], vous souligner l’étrange stabilité des statistiques depuis 1975 : « Alors que la contraception ne cesse de s’améliorer, on ne constate pas de réduction du nombre d’avortements. » Un argument dont Marine Le Pen se sert pour justifier son projet…

F.B. : En effet, même si le nombre de grossesses non désirées décline grâce à la contraception, la propension du recours à l’avortement, au détriment d’autres solutions telles que l’accouchement sous X ou le choix de garder l’enfant, connaît une hausse. Ce qui se traduit par la constance des chiffres : chaque année, depuis 1975, on dénombre plus ou moins 200 000 avortements. Mais cela ne signifie pas que l’avortement se banalise : la hausse et l’allongement de la scolarité, de même que la généralisation de l’activité professionnelle et le recul de l’âge moyen de la maternité sont autant d’explications possibles. Par ailleurs, la vie sexuelle s’est libérée et peut être dissociée de perspectives conjugales. La société du XXIème siècle permet à la femme d’être maîtresse de la procréation : grâce à la contraception, elle décide des questions du quand, comment, avec qui, combien… Et l’avortement, qui est une démarche a posteriori, prolonge cette maîtrise. »

 

Cette capacité de planifier la maternité n’entraîne-t-elle pas des dérives ? Là encore, Marine Le Pen dénonce les « avortements multiples de confort » qui, à ses yeux, seraient pratiqués comme un moyen de contraception. Qu’en est-il dans la réalité ?

F.B. : Tout d’abord, un avortement n’est jamais confortable : qu’il soit chirurgical ou médicamenteux, il laisse forcément des traces. En revanche, on ne peut pas nier qu’une minorité de femme pratiquent l’avortement à répétition. Selon une étude effectuée à l’hôpital de Montbéliard, entre 1998 et 2008, 20 à 25% des IVG étaient une deuxième IVG, 5 à 10% une troisième. Et en 2009, plus de 5% des IVG étaient une quatrième, 1,5% une cinquième, et 1% une sixième.

 

Ainsi, l’avortement multiple existe, mais reste marginal. Il faudrait faire des études à ce sujet, mais je parierais fort que ces femmes sont en déshérence matérielle, culturelle et morale. En tout cas, la répression suggérée par Marine Le Pen est une grossière erreur : cela ne fonctionne pas, l’histoire l’a montré à maintes reprises. D’une certaine manière, ces clichés repris par le Front national montre son ignorance de notre culture.

 

Quelle(s) solution(s) préconisez-vous ?

F.B. : L’éducation, bien sûr. Il faut sensibiliser l’ensemble de la population, et notamment les jeunes. Ces derniers se plaisent à cultiver une forme de liberté et se retrouvent démunis dans une période de conduites à risque. Les adultes doivent être présents pour les responsabiliser en les informant. 

 

Par ailleurs, je soutiens la proposition du professeur Nisand de mettre en oeuvre la gratuité des contraceptifs pour les mineurs, reprise par François Hollande lorsqu’il était candidat à la présidence de la République. Ce sont des mesures comme celles-ci qui pourront faire diminuer le recours à l’avortement en France qui, selon l’ouvrage 220 000 IVG par an : que faire ? [2], coûte environ 160 millions d’euros à la collectivité chaque année.

 

[1] Maternités et libertés : avortement, contraception, statut de l'embryon de Françoise Bouvier, l'Harmattan, 208 p., 22 !.

[2] 220 000 IVG par an : que faire ? d'Elisabeth Sledziewski et Agnès Guy, Corlet, 207 p.

 

Source : http://www.marianne2.fr

Partager cet article
Repost0
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 20:43

Communiqué de presse 

 

Jean-Michel Baylet se félicite que les Radicaux de Gauche aient trouvé toute leur place dans le gouvernement Ayrault II. En effet, leur loyauté et leur fidélité sont reconnues de par la promotion de Sylvia Pinel au rang de ministre de l'Artisanat, du commerce et du tourisme et l'entrée d'Anne-Marie Escoffier comme ministre déléguée à la Décentralisation.

Partager cet article
Repost0