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  • : LRDG 29 - Archives
  • : Bienvenue sur les archives des Radicaux de Gauche en Finistère.
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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 11:50

Cynisme

 

Sous le titre, Cynisme, le Directeur de Libération Nicolas DEMORAND montre la duplicité du monde libéral et des politiques de droite. Mais, il oublie de préciser que les françaises et les français n'étaient pas dupes de ce qu'il pouvait se tramer dans les arrières cours de l'ancien gouvernement et de "certains" patrons. En effet, les informations transparaissaient, les salariés sont capables de repérer les signaux de la crise, de la récession. Les conséquences affectent effectivement les salariés et voire même les patrons - dans certains cas, mais surement encore ceux que l'on nomme les petits patrons.

A toutes fins utiles, on vous livre son éditorial dont la dernière partie dessine les pistes de ce que pourrait faire un Etat stratège pour la reconstruction de notre pays.

PRG29

 

"Ils existaient donc bien, ces plans sociaux mis sous le tapis le temps de la présidentielle. Notons juste le cynisme des entreprises concernées, effrayées à l’idée d’affronter la polémique publique en plein chaudron électoral. Reste aujourd’hui, pour les salariés sur le carreau, une immense souffrance. Pour le pays, la certitude que le marasme économique dure et s’accroît. Pour la gauche, nouvellement au pouvoir, un défi d’ampleur : sauver, dans l’urgence, ce et ceux qui peuvent l’être ; faire que chacun assume ses responsabilités, à commencer par les «grands» patrons qui le plus souvent échappent au sort qu’ils infligent à leurs salariés ; établir, enfin, les bases d’une nouvelle croissance. Ce qui implique un Etat stratège, inventif, capable de s’abstraire de l’actualité pour identifier les futurs gisements de richesse et planifier, au sens le plus fort et le plus noble du terme, les moyens de les conquérir. Longtemps, la puissance publique fut ainsi à l’initiative de ce qui déboucherait sur les fusées Ariane, les avions d’Airbus, les TGV, pour ne citer que les exemples les plus visibles. Avec, en amont, une vraie politique de recherche, fondamentale et appliquée. Et, en parallèle, un consensus qui considérait ces sujets comme relevant de la continuité de l’Etat et de son intérêt supérieur. Toute cette mécanique s’est profondément déréglée. Il faudra du temps pour la reconstruire. Or l’incapacité à se projeter dans le temps est aussi ce qui caractérise la politique moderne."

 

libération.fr 25/05/2012

Par Nicolas DEMORAND

Directeur de Libération

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 15:02

20 milliards d'euros d'impôts!

 

Les sales coups se font toujours en douce. "SarkoFillon" ont laissé une bombe en quittant leurs fonctions, 20 milliards ce n'est pas rien.

 

En fait ces deux bougres, ont prétendu préparer un budget pour 2012/2013 incluant les augmentations d'impôts inscrits dans le cadrage budgétaire adressé à Bruxelles. Mais il n'en a rien été, car elles n'ont pas été votées par la droite lors des nombreux plans de rigueur, présentés les uns après les autres,  en fin de quinquennat. Le journal Marianne évoque la malhonnêteté de Sarkozy, on peut y associer la clique du gouvernement Fillon. Qui laisse finalement au français au total une ardoise de 49 milliards ... Une belle bande d'incompétents vient de quitter le pouvoir, tant mieux.

 

Pour le nouveau gouvernement ce n'est qu'une demi surprise car lors de la campagne présidentielle  la gauche avait dénoncé ce fait en sommant Fillon de détailler ces 20 milliards d'euros d'impôts pour 2012/2013. En fait ce n'était qu'une manipulation électoraliste et de camouflage.

 

Rude décision pour le gouvernement de  François Hollande et Jean-Marc Ayrault qui devra trancher, et gérer cela avec Bruxelles.

 

Erwan MARIE

PRG29

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 08:42

Elections législatives 2012

 

Les Radicaux de Gauche du Finistère ont obtenu l'investiture du Parti Radical de Gauche pour présenter une candidate aux légilsatives à venir dans la 3 ème circonscription du Finistère Brest Rural.

La candidate sera Christiane Migot, actuelle présidente de la fédération du Finistère, élue conseillère municipale et communautaire de Brest, elle s'occupe plus particulièrement du secteur de Recouvrance / Saint-Pierre et Plouzané et connaît donc particulièrement bien ce secteur de la circonscription.

Son suppléant, David Enderlé, 26 ans,  jeune enseignant à Recouvrance et au Conquet est aujourd'hui responsable régional des Jeunes Radicaux de Gauche (JRG).

Le PRG du Finistère rappelle sa totale légitimité à la candidature dans cette circonscription. D'abord il est le seul parti allié de la première heure du President de la République. Ensuite le PRG a largement abondé le programme de François Hollande. De plus, le PRG29 entend bien contribuer à mettre en place une politique de changement profond pour éradiquer les errements de la mandature précédente. Et puis c'est la première fois que le Parti Radical de Gauche présente des candidats aux éléctions législatives dans le Finistère. Et, présenter une femme à cette mandature confirme la volonté des radicaux d'inscrire dans la réalité la parité Homme/Femme. 

Enfin, au niveau régional, l'ensemble des radicaux de gauche s'engagent devant les électeurs bretons pour servir l'interêt général des citoyennes et des citoyens du Grand Ouest.

 

Christiane-Migot-44941.jpg                                                David enderlé 45011

 

Pour finir, on aura garde d'oublier que les nominations des nouveaux Ministres - de la mouvance Radicale - du Gouvernement de Jean-Marc Ayrault :  Christiane Taubira à la Justice et en particulier  Sylvia Pinel nommée Ministre déléguée auprès du Ministre du redressement productif en charge de l'Artisanat, Commerce et Tourisme viennent conforter l'analyse des Radicaux de Gauche du Finistère dans les choix qu'ils entendent proposer aux électeurs de cette circonscription de caractère, à la fois rural, maritime et péri-urbain.

L'audace sera à Gauche.

Christiane Migot

PRG29

 

 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 07:27

 

 

Ce 6 mai 2012, le peuple français a fait son choix. Les citoyens ont voulu signifier, sans ambiguïté, qu’ils confiaient les clés du pays à François Hollande

Les Radicaux de Gauche se félicitent de l’élection de leur candidat - François HOLLANDE. Candidat qu’ils ont soutenu dès le premier tour suite aux primaires citoyennes.

La tâche s’annonce considérable mais la volonté de la Gauche est bien :

-    celle de restaurer la morale politique régulièrement dévoyée par l’ancien président de la République

et ses quelques affidés,

-       celle de restaurer la confiance  au sein de la Nation,

-       celle de rassembler tous les français,

-       celle de redresser le Pays,

-   et celle de donner une nouvelle espérance à l’Europe confinée, aujourd’hui, dans le tunnel du Libéralisme.

Les valeurs fondamentales de la République sont plus que jamais modernes, des valeurs d’avenir. Dans cette mutation de société que nous vivons à l’échelle planétaire, elles constituent un socle fondamental. Dans cette nouvelle majorité  autour de François HOLLANDE, les Radicaux de Gauche sauront faire respecter ces valeurs et contribuer au rassemblement  que justifie la gravité des problèmes auxquels la nation est confrontée.

Les Radicaux de gauche de France et ceux du Finistère inscrivent plus que jamais leur action  dans le cadre de la recherche de la Justice pour tous et  dans le respect des valeurs de la République.

C’est dans cet esprit que les Radicaux de Gauche du Finistère prolongent leur action dans le cadre des prochaines législatives.

 


Christiane Migot

Présidente de la fédération des Radicaux de Gauche du Finistère

 

Brest le 06 Mai 2012

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 17:44

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La DCRI (Renseignement intérieur français) donne François Hollande vainqueur à 52,5%. Selon l’institut de sondage Ipsos, le candidat socialiste recueillerait également 52%.

Selon l'AFP : «Le socialiste François Hollande a été élu dimanche président de la République,recueillant entre 52 et 53,3% des suffrages au second tour de la présidentielle, d'après les estimations de quatre instituts de sondages. Selon les instituts CSA, TNS Sofres et Ipsos, le candidat PS a obtenu 52% des voix contre 48% à son rival UMP, le président sortant Nicolas Sarkozy. Les estimations de Harris Interactive variaient entre 52,7 et 53,3% en faveur du candidat socialiste.»

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 09:59

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 19:31

François Bayrou

 

François Bayrou a annoncé jeudi à Paris lors d’une conférence de presse qu’il ferait le «choix» de voter François Hollande à titre personnel au second tour de l’élection présidentielle, et n’a par ailleurs pas donné de «consigne générale de vote» à ses électeurs.

 

«Je ne peux pas voter blanc, cela serait de l’indécision, et dans ces circonstances, l’indécision est impossible. Reste le vote pour François Hollande, c’est le choix que je fais», a déclaré le président du MoDem, éliminé au premier tour de la présidentielle (9,13%).

 

  Le président du MoDem, François Bayrou, a remarqué que lors de la campagne de l’entre-deux-tours : «Nicolas Sarkozy, après un bon score de premier tour, s’est livré à une course-poursuite à l’extrême droite dans laquelle nous ne retrouvons pas nos valeurs, dans laquelle ce que nous croyons de plus profond et de plus précieux a été bousculé et nié dans son principe», a-t-il déclaré dans une allocution face à la presse.

 

 

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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 07:43


Le candidat socialiste a tenu ce mercredi une longue conférence de presse durant laquelle il s'est attaché à endosser les habits d'un potentiel chef de l'Etat.

François Hollande s'installe déjà dans une posture présidentielle
DR

Un président-candidat et un candidat-président ? C'est l'impression que pouvaient donner ce mercredi Nicolas Sarkozy et François Hollande. Ce dernier, donné vainqueur dans tous les sondages au second tour de la présidentielle le 6 mai, a tenu une très longue conférence de presse de nature « préélyséenne » ; le premier, en retard dans la course à sa propre succession, menait campagne sur le terrain, en Alsace, près de Mulhouse).

Même s'il a pris soin de ne pas se montrer trop sûr de lui -un reproche que la droite lui avait fait il y a quelques semaines -en prenant de multiples précautions oratoires (avec des formules comme « si les Français m'en donnent le mandat le 6 mai »), François Hollande voulait manifestement montrer de lui l'image d'un futur chef de l'Etat.

Quasiment aucune question éludée

Souriant, plaisantant, il a voulu étrenner devant quelque 280 journalistes dont plus de 70 venus du monde entier (Chine, Canada, Espagne, Italie, Grèce...) un rendez-vous avec les médias qui deviendrait semestriel s'il était élu le 6 mai. « Il est très important qu'il puisse y avoir cette rencontre entre la presse et le président. C'était d'ailleurs une tradition sous la VRépublique, qui a été perdue, y compris au temps de François Mitterrand, qui avait commencé lui aussi à faire des conférences de presse et y avait renoncé, a-t-il expliqué. Mais lui c'était peut-être parce qu'il voulait rompre avec le gaullisme, alors que moi je voudrais presque renouer avec lui ! »

Très détendu, François Hollande n'a quasiment éludé aucune des questions . Des relations franco-chinoises à l'Otan, en passant par le retrait des troupes en Afghanistan, le choix de son futur Premier ministre s'il est élu (« Cela suppose qu'il soit ou qu'elle soit capable de réunir une majorité parlementaire », a-t-il répondu sibyllin) et les relations avec le dalaï-lama, il s'est prêté au jeu durant près d'une heure et demie.

«  Moi, je ne juge pas la presse  »

Les questions internationales et économiques n'ont pas manqué et François Hollande a rappelé différents points de son programme. Interrogé sur le coût du travail, beaucoup plus élevé en France qu'en Allemagne selon une étude d'Eurostat, il a répondu, offensif : « Vous me dites qu'il s'est alourdi en France depuis dix ans... Mais qui est au pouvoir depuis dix ans ? »

Voulant se démarquer de Nicolas Sarkozy, dont les relations avec la presse ont été tumultueuses, François Hollande a donné une illustration de ce qu'est pour lui une « République exemplaire ». « Moi, je ne juge pas la presse », a-t-il ainsi répondu à une question sur deux unes  de journaux, « Libération » et « L'Humanité », avec, dans le second quotidien, un parallèle entre Nicolas Sarkozy et le maréchal Pétain. « Ne comptez pas sur moi pour faire un procès à la presse », a-t-il dit. « Ce type de polémique n'est pas utile », a-t-il tranché, alors que l'UMP a multiplié les protestations mercredi contre ces deux unes. « Est-ce que je vais commenter toutes les unes qu'il y a eu sur moi ? Je n'accablerai pas un organe de presse, cet organe de presse est libre et il peut en faire autant qu'il en voudra et dans tous les sens », a-t-il poursuivi, s'amusant (ce qui n'a pas toujours été le cas ces derniers jours) du traitement de sa campagne par « Le Figaro ».

RENAUD CZARNES
Paru dans les www.LesEchos.fr
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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 16:38

Quand Morano drague le FN en direct à la Télé.

 

Morano drague Alliot

 

"Et si tu es d'accord pour nous refiler tes électeurs le temps du deuxième tour  

je te fais un petit câlin".

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 10:12

Nous reprenons ici l'article  de Philippe Bilger paru dans www.nouvelobs.fr LePlus.

 

L'ancien avocat général à la cour d'appel de Paris Philippe Bilger l'avait annoncé: il voterait François Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle et François Hollande au second. L'étape initiale étant passée, il consolide sa position. 

 

Les résultats du premier tour ne sont pas bouleversants mais appellent un second tour clair et net.

 
Inutile de s'extasier sur le faible taux d'abstention, en tout cas par rapport à 2002, alors qu'il était évident que cette campagne articulée autour de l'adhésion à Nicolas Sarkozy ou de son rejet susciterait un engouement considérable. Je l'ai écrit à plusieurs reprises : ce débat public et contradictoire a été rien moins qu'ennuyeux et il a offert une diversité que même les moins passionnés de civisme ont pu apprécier.

 

Constats de premier tour

 

Pour la première fois, un président sortant n'arrive pas en tête au premier tour ce qui démontre d'emblée, lors de ce moment capital du choix et non pas de l'exclusion du second tour, que la personnalité de Nicolas Sarkozy, beaucoup plus vibrion talentueux qu'homme d'Etat, entraîne plus d'hostilité structurelle que d'adhésion au légitimisme.


Jean-Luc Mélenchon, qui a abusé des postures guerrières jusqu'à nous en lasser - le justicier en permanence, sur le même registre, devient un phénomène, une curiosité plus qu'une possibilité, une avancée - a été largement battu par l'adversaire principal qu'il s'était choisi : Marine Le Pen et le FN. Certes, sur la place de Stalingrad, avec un brio artificiel cousu de fil blanc, il a cherché à déguiser sa défaite cuisante en victoire en se félicitant d'avoir amoindri sa déculottée par sa seule action à l'encontre de l'extrême droite mais tout cela relevait du meeting et n'a pas empêché un appel sans équivoque en faveur de François Hollande. Jean-Luc Mélenchon a brassé avec talent du vent et de la violence sociale mais a perdu son pari s'il a fait avec honnêteté le bon choix, certain de peser moins lourd entre les deux tours qu'il ne l'espérait. Il n'est plus une terreur mais un soutien.


Eva Joly a confirmé tout le mal qu'on pensait d'elle. Exploitant le magistrat qu'elle avait été en se surestimant et traitant d'écologie sans souffle ni élan, elle a entraîné EELV au fond d'un gouffre. On a beau répéter, et la candidate la première, qu'on a fait une très belle campagne mais un résultat à moins de 3% douche les vanités les moins lucides et il faut accepter de nommer une telle candidature aussi peu appropriée à la cause et à l'exercice un fiasco. Placé la veut ministre et elle rêve du Conseil constitutionnel. La politique a des charmes infinis : elle récompense les médiocres faute de pouvoir s'en débarrasser.

 

Marine Le Pen en embuscade


Marine Le Pen termine la course du premier tour avec un score remarquable qui dépasse celui de son père en 2002. On savait qu'elle était sous-estimée mais le Matamore Mélenchon et ses moulinets de prestance, ainsi que certaines évaluations afférentes, n'étaient pas loin de nous persuader à la longue que le FN se retrouverait sinon exsangue du moins affaibli.

 

 

Pourtant, il était incontestable - et le moins lucide l'aurait compris - que refaire 2007 en 2012 pour Nicolas Sarkozy serait une absurdité et que s'il avait étouffé le FN ici, il l'amplifierait là. Ce qui s'est produit. A plusieurs reprises, modestement, j'ai attiré l'attention sur le fait qu'un investissement ostensible et sans nuance du FN par l'UMP et surtout par Sarkozy d'une manière totalement vulgaire et démagogique à partir de janvier 2012 entraînerait plus de lustre et d'influence pour ce mouvement qu'il ne réduirait son emprise.

 

Patrick Buisson ne s'est pas renouvelé, une campagne ne repasse pas deux fois au même endroit et 2012 aurait pu à la rigueur apparaître, pourquoi pas ?, comme l'apothéose d'un président tant bien que mal protecteur mais pas la grimace d'un pasticheur n'ayant d'autre choix que de ressasser les mêmes obsessions dont toutes n'étaient pas dérisoires. A force de se coller comme une sangsue au FN, il a réussi à faire perdre toute validité aux mesures qui par leur pertinence auraient eu le droit d'appartenir aux deux camps.

 

Il faut savoir ce que l'on veut

 

Au premier tour on a choisi. Moi-même j'ai affirmé pour plusieurs raisons que François Bayrou aurait été un grand président mais il y a des certitudes politiques profondes qui, sans doute à cause de l'ambiguïté inévitable du centrisme, ont du mal à s'incarner. Sans doute aussi Bayrou a-t-il été victime de ce rejet que subit celui à qui on reproche d'avoir eu toujours raison : la France, d'une certaine manière, préfère un homme apparemment neuf à celui qui donne l'impression d'avoir été toujours là et d'avoir eu le tort d'une lucidité pédagogique probablement stressante pour un pays. On l'admire parce qu'il n'est pas au pouvoir mais on n'en veut pas. Il est une tentation, pas un projet. Il restera comme une inguérissable nostalgie.


On a choisi mais dorénavant il va falloir éliminer. Finis les arguties, les byzantinismes. Pour ceux dont la seule politique au second tour sera de compléter le succès du premier, de mener à bien ce qui a commencé à poindre et qui s'appelle la défaite non seulement d'un personnage qui nous a mal représentés mais d'un système qui n'a pas ennobli notre démocratie, la solution est simple. François Hollande est là qui offre un avenir. Loin de moi l'idée ou le ridicule de tomber en extase socialiste. Mais il faut savoir ce que l'on veut. Renouveler un quinquennat dont son protagoniste a avoué qu'il l'a géré en ministre ou donner sa chance à un homme honorable, à un président républicain et donc à une France qui se détestera moins ?

 

Le pire du sarkozysme est qu'il vous condamne à être péremptoire quand il a été complexe mais globalement négatif. Hollande n'est pas une chance mais une nécessité. Tout ce que la droite la plus intelligente du monde avait su faire respirer en 2007 a été détruit : le hollandisme est un sarkozysme à rebours, ce n'est pas notre faute. Il est navrant de devoir compter pour demain sur la gauche pour le mérite, la compétence, la morale publique, la justice et ce sentiment indéfinissable mais si précieux d'équité démocratique. Ce sera une illusion, affirment les cyniques. Mais les cinq ans écoulés nous ont enseigné la terrible déconvenue d'une République irréprochable reléguée dès le premier jour et d'une méthode où le pouvoir a trouvé le moyen d'être à la fois omnipotent, erratique et en définitive peu efficace.


Un signe qui ne trompe pas.

 

Cette idée farfelue des trois débats avant le deuxième tour. Quand le jeu est en train de vous échapper, on prétend en changer les règles. Chercher son salut ailleurs que dans la tradition républicaine - le 2 mai sera une date qui conviendra à tous - manifeste qu'on cherche un salut dans la nouveauté parce que le fond, la substance vous fuient.


Qu'on ne fasse plus la fine bouche, qu'on ne joue plus aux délicats : s'assigner comme seul objectif d'élire François Hollande pour empêcher Nicolas Sarkozy d'être réélu n'a rien de déshonorant. Il faut accepter de servir l'essentiel.

 

 

Par Philippe Bilger

Magistrat honoraire

 

Paru dans www.Nouvelobs.fr

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