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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 09:47

"Un don à l'Etat  : C'est une blague ?"

 

Imaginons que nous citoyens français décidions d'accélérer le remboursement de la dette du pays, ou bien de subventionner des services publiques que nous estimons devoir être renforcés et cela directement  ou du moins en confiant au trésor public la tâche de recevoir nos dons et de les affecter où nous le demandons. .. C'est ce qu' a tenté et partiellement réussi le juriste André Urban.

Une histoire vraie racontée par Dominique Albertini de Libération.

PRG29

 

Pour réhabiliter l'impôt, le juriste André Urban a souhaité adresser un chèque de 500 euros au Trésor Public. Pas facile, a-t-il constaté.

 

 

 

 

 

Quand André Urban annonce qu’il souhaite faire un don à l’Etat, ses interlocuteurs écarquillent les yeux. «C’est une blague ?» demande, au bout du fil, l’agent du central téléphonique Impôts-services. «C’est pour une réclamation», croit-on comprendre à l’accueil de la perception de Courbevoie (Hauts-de-Seine), où il s’est rendu hier en compagnie d’un journaliste de Libération. «Vous êtes sûr que c’est possible ?» questionne encore, interloqué, le guichetier de l’agence.

 

Non, ce n’est pas une blague et oui, c’est possible : André Urban, juriste dégarni de 46 ans, s’en est préalablement assuré. Par ce geste, ce militant socialiste souhaite lutter contre l’antifiscalisme ambiant. «Beaucoup de gens considèrent que l’argent de leurs impôts est mal employé, explique-t-il. Cette nouvelle mentalité me semble dangereuse, car je crois pour ma part que 99% de cet argent est correctement utilisé pour les biens et services publics. Mon don symbolise cette confiance, même si je sais bien que tout le monde ne pourrait pas se le permettre»

 

Le don en question se monte à 500 euros, une somme rondelette pour notre citoyen aux 2 700 euros de revenus mensuels. Face au chèque rédigé à l’ordre du Trésor Public, l’agent de Courbevoie hésite, se lève, revient : «J’ai vérifié auprès de notre comptable : c’est bien possible, mais pas ici. Il faut vous rendre au pôle d’enregistrement, à Nanterre. C’est là que l’on inscrit les dons aux particuliers et aux associations, qui donnent droit à une réduction fiscale». Un don à l’Etat, c’est encore autre chose, mais l’on s’y rend tout de même. Sur place, un autre agent interloqué accepte le chèque, tout en prenant le numéro de téléphone d’André Urban au cas où d’autres démarches seraient nécessaires. «C’est la première fois que je vois ça», explique-t-il les yeux ronds.

 

LIBÉRALITÉ

Vers qui faut-il donc se tourner pour faire un don à l'Etat ? Au syndicat Solidaires Finances Publiques, on estime, sans en jurer, que la procédure est la même que pour n’importe quel don à un tiers. Quant au ministère du Budget, il n'a pour l'heure pas donné suite aux sollicitations de Libération. En 2011, le site d’information Rue89 avait toutefois obtenu une réponse dans le cadre d’un article sur le même sujet : «Un don est possible au nom de la 'libéralité en faveur de l’Etat', expliquait alors Bercy. Mais le montant doit être assez conséquent puisqu’il y a un passage chez le notaire pour la rédaction d’un acte avec mentions légales, puis la publication d’un arrêté ministériel. Toutefois, pour des petites sommes, il est possible d’alléger la procédure. On encaisse les dons dans la comptabilité de l’Etat».

 

Selon le Figaro, autre média à s'être penché sur le sujet, ce don n'ouvre pas droit à une réduction d'impôt, alors que ce serait le cas pour n'importe quel autre «organisme d'intérêt général». D'autres pays, comme le Royaume-Uni ou la Grèce, permettent aux particuliers de contribuer au remboursement de la dette nationale. La procédure est particulièrement simple aux Etats-Unis, où le versement peut se faire en ligne. En 2012, l'administration fédérale a ainsi recueilli 7,7 millions de dollars par ce biais. Selon Rue89 et le Figaro, en 2011, Bercy ne disposait pas de statistiques sur les don à l'Etat français. 

 INTÉRÊT GÉNÉRAL

André Urban a donc peu d'espoir de faire des disciples. Il confesse par ailleurs la portée expiatoire de son geste : «J'ai moi-même profité d'une niche fiscale créée, puis supprimée par Nicolas Sarkozy. Alors ce don est une sorte de rattrapage sur mes impôts non-payés». Le juriste porte toutefois un projet plus ambitieux : celui de laisser chaque contribuable décider de l’utilisation d’une partie de ses impôts :«Un quart, 10%, 5%... Peu importe, c'est le symbole qui compte». Un autre moyen, selon lui, de créer de la confiance entre les citoyens et l’administration fiscale. En 2007, il a même soumis son idée à... Pierre Moscovici, alors simple député PS.

 

Dans une réponse dubitative, mais argumentée, le futur ministre de l'Economie avait alors souligné le risque d'«effets de mode» qui, d’une année sur l’autre, pourrait gâter un ministère avant de le dépouiller. «Je ne crois pas que, livrés à eux-mêmes, les individus seraient nécessairement capables d’affecter leur part de l’impôt (…) en conservant à l’esprit la notion d’intérêt général», concluait la réponse de Pierre Moscovici. A la grande tristesse d'André Urban : «Décidément, l'imagination n'est pas au pouvoir».

Dominique ALBERTINI 

Libération

 

 

 

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:19

Contre la haine frontiste

Encore une fois, le FN  n'a pu échapper à  ses fondements racistes. En injuriant Christiane Taubira, il porte l'injure à tous les citoyens français.

Comme d'habitude la direction du FN minimise et tente de noyer le poisson. Le front national dévoile son antirépublicanisme viscérale. Les actions cosmétiques qu'il applique ne camouflent plus rien et pire entraînent certains de nos concitoyens sur la pente de la haine, de l'irrationnel et finalement de la bêtise.

Le PRG du Finistère assure la Garde des Sceaux de la République de son soutien fraternel. Le PRG finistérien continuera envers et contre tout à défendre ses valeurs : Liberté, Egalité Fraternité et Laïcité.

PRG29

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 18:14

La République des idées :

unique rempart face aux récusations actuelles

de la République libre et solidaire

 

Le danger de durcissement des pôles politiques et la flambée des extrêmes mettent en danger la République libre et tolérante. Il incombe aux partis républicains de rétablir une confiance des citoyens dans nos valeurs, véritable solution des fractures actuelles qui déchirent notre société. Les questionnements politiques n’ont que trop duré, les oppositions partisanes destructives et contre productives doivent laisser place à une interrogation perpétuelle et continue des idées pour assurer la République moderne et du progrès.

Ne nous trompons pas, c’est bien sur le champ des idées que les frontistes rassemblent. Le Front national n’est plus un vote sanction, pour autant il n’est pas encore un vote d’adhésion. Il est aujourd’hui un parti qui a des propositions face aux interrogations concrètes que pose une nouvelle question sociale. Cette fameuse question sociale qui divise les partis dans sa manière d’y répondre, qui les rassemble parfois mais qui est oubliée dès lors que l’on délaisse son identité politique et que l’on s’abandonne au jeu des systèmes partisans. C’est pourquoi les républicains doivent se reconcentrer sur leurs idéaux, leurs doctrines politiques et permettre une ré identification des idées.

L’Histoire est un perpétuel recommencement. Les radicaux de gauche souhaitent partager leur histoire pour mettre en avant non seulement l’incroyable modernité du radicalisme mais également montrer que les enjeux actuels sont aussi des expériences passées. Le radicalisme a émergé par l’affirmation d’une République pragmatique et progressiste face aux dangereuses dérives du jeu politique et de son abandon du lexique des idées.

C’est sur la question sociale et l’avènement de la 3ème République que les radicaux naissent. D’un côté, une République modérée, de l’autre, une République du progrès.

L’opposition entre les courants républicains réside dans la seule interprétation de la question sociale et des moyens pour y répondre. Les modérés estiment qu’il y a une série de problèmes à résoudre mais dont l’Etat ne doit jouer qu’un rôle incitatif. A l’opposé, les radicaux progressistes estiment qu’il faut du temps pour y répondre mais qu’il faut poursuivre l’effort étatique amorcé par la Révolution qui avait posé les bases d’une société égalitaire et la conquête des libertés par la Justice sociale. Le rôle de l’Etat doit donc y être prépondérant et pose alors le socle de l’interventionnisme.

Cette question sociale va bouleverser le paysage politique des années 1880-1885 par une division du groupe radical favorisant l’émergence du socialisme. Ce courant reste éparpillé entre le socialisme ouvrier et marxiste (Guesde) et le socialisme républicain (Jaurès) notamment en raison des moyens d’actions. Face à cette croissance et l’organisation du Parti socialiste unifié lors du Congrès de Paris de 1900 devenu la Section Française de L’internationale Ouvrière (SFIO), la croissance exponentielle du nationalisme et les critiques toujours plus virulentes des idéaux démocratiques, les radicaux ont dû réagir et moderniser leur idéologie.

En 1901, à Paris, se créé le Parti Radical Républicain et Radical socialiste autour d’un programme commun de protection de la propriété individuelle et luttant contre les monopoles capitalistes, le renforcement de la loi et des libertés en garantissant l’égalité et l’équité. C’est par cet effort de réponse à la question sociale et de renforcement des idées de la République que nait la doctrine radicale : le Solidarisme de Léon Bourgeois repensant le lien social et le rôle de l’Etat.

Il constate que l’opposition entre l’individualisme libéral et le collectivisme socialiste tend à faire prédominer la question politique sur la question sociale. Le solidarisme tend à présenter une synthèse des systèmes libéral et socialiste, non par un compromis mais par une doctrine pragmatique et réaliste des questionnements. Solidarité doit être interprétée comme la socialisation de l’Homme et la création du sens social. L’esprit solidariste repose sur l’idée que la justice sociale se réalise dès lors que les hommes s’associent dans une même communauté d’intérêts. En d’autres termes, la République ne devient solidaire et démocratique que lorsque les citoyens ont conscience du devoir social.

Il pose alors l’idée d’un « quasi contrat social » reposant sur une double dette sociale. D’une part, une dette sociale de formation remboursée par le travail, d’autre part, une dette sociale d’évolution remboursée par une contribution au progrès humain. C’est en s’acquittant de ces dettes que l’Homme accède à la Liberté, garantie par la Loi.

L’Histoire des radicaux démontre non seulement que la question sociale a toujours été centrale, une source de divergences mais aussi une perte de confiance en la République pour le citoyen inquiet de voir les politiques s’y désintéresser. La République est en péril lorsque le jeu politique prédomine sur l’œuvre intellectuelle. Qu’aux heures les plus sombres de la République, face à la montée des politiques nationaliste et révolutionnaire, face au déclin de la liberté et de la tolérance, face au repli individualiste, nos aînés ont réagis par une ré identification des principes essentiels, par une modernisation des idéologies, par un retour aux interrogations fondamentales que posent une nouvelle question sociale.

Aujourd’hui, il faut procéder à cette réaffirmation des idéologies, revenir aux sources du questionnement social et ne jamais oublier ce que nous sommes, pour toujours moderniser d’avantage nos solutions.

Les radicaux de gauche sont dépositaires et garants de cet héritage idéologique.

Les radicaux de gauche sont pragmatistes, progressistes et humanistes.

Les radicaux de gauche sont républicains et laïques. Les radicaux de gauche sont la Gauche des Libertés, gardiens de la République et de la Loi, de l’émancipation de l’être social et du citoyen, de l’avènement de la Justice et de l’égalité des droits.

Nous sommes solidaristes.

Les Jeunes Radicaux de Gauche du Finistère

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 14:44

Relevés dans la presse

 

Blog du Monde :

 

Non-lieu pour Sarkozy :

Henri Guaino demande des comptes au juge Gentil

 

C’est lui qui avait eu la dent la plus dure contre le juge Jean-Michel Gentil. Après le non-lieu accordé, lundi 7 octobre, à Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt, Henri Guaino n’en démord pas. "Je ne retire rien à ce que j’ai dit. J’ai dit que le juge Gentil avait déshonoré la justice et je l’assume toujours", confie-t-il au Monde.

 

L’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, aujourd’hui député UMP des Yvelines, n’entend pas retirer ses propos polémiques tenus au printemps, quand il avait accusé le juge d’instruction d’avoir "sali la France" en mettant en examen l’ex-président, le 21 mars, pour "abus de faiblesse" sur Mme Bettencourt.

 

Henri Guaino profite du non-lieu accordé à M. Sarkozy pour demander des comptes au juge Gentil. "Pourquoi a-t-il mis en examen Nicolas Sarkozy alors qu’il reconnaît aujourd’hui que cette décision n’avait pas de fondement ?", s’interroge-t-il, soulignant qu'"une mise en examen d’un ancien président reste une décision lourde, symboliquement et institutionnellement". "Elle a eu des conséquences pour la personne de Nicolas Sarkozy et les institutions", insiste-t-il.

 

>> Lire : Affaire Bettencourt : pour Sarkozy, "la vérité est enfin établie"

 

L'ancien conseiller de l'Elysée est visé par une enquête pour "outrage à magistrat" après ses propos contre le juge Gentil. Fait sans précédent, M. Guaino avait reçu le soutien de 105 députés de son parti qui, dans une lettre ouverte au procureur de Paris, s'étonnaient de l'ouverture d'une enquête préliminaire contre leur collègue. Cette procédure, ouverte le 11 avril suite à une plainte de l'Union syndicale des magistrats (USM), est toujours en cours. Convoqué le 29 mai par la police M. Guaino ne s'est pas rendu à sa convocation. Le délit de discrédit jeté sur une décision de justice est passible de six mois d'emprisonnement et de 7 500 euros d'amende. Quant à l'outrage à magistrat, il est puni d'un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.

 

S'il se "réjouit" tout de même du non-lieu, l'ancienne "plume" de M. Sarkozy juge que l'ex-président – dont le nom est encore cité dans quatre autres affaires – est l'objet d'un "acharnement judiciaire". "Nicolas obsède beaucoup de monde manifestement…", se désole M. Guaino. Il estime que le non-lieu prononcé la veille dans le dossier Bettencourt ne met pas à l'abri l'ancien chef de l'Etat de toutes les poursuites judiciaires. "Dès qu'il est libéré d'un côté, il est attaqué de l'autre…", juge-t-il, en référence à la décision de la cour d'appel de Paris, le 3 octobre, autorisant trois magistrats à enquêter pour savoir si Nicolas Sarkozy s’est rendu complice d’une violation du secret de l’instruction en marge du volet financier de l’affaire Karachi.

Alexandre Lemarié

(avec Simon Piel)

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Commentaires de lecteur : Josie LaRelou 07/10/2013 - 21h27

A sa place je me ferais, sans jeu de mot, tout petit car personne n'est dupe de tout ça. De même que le militant UMP de base a dû cotiser pour payer à sa place l'ardoise laissée par la condamnation de Sarkozy par le conseil constitutionnel, de même que les Français essayent d'éponger la dette colossale laissée au pays par le même, là notre héros se voit encore une fois le seul épargné. Drôle d'image qu'il donne de lui, berlusconien et fier de l'être ! Mais ça finit par lasser, même en Italie...

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Sur le non lieu : les juges ont finalement agit avec mesure et prudence. Ils ne sont pas dupes des mensonges de l'ancien Président ; ils les ont mis en évidence et démontés. Toutefois sans preuves formelles incontestables ils ont choisi le non lieu. La justice en cette affaire a démontré sont impartialité et sa rigueur. Nicolas Sarkozy veut faire accroire à la terre entière qu'il est sorti d'affaire. Ce n'est pas si sur.
Erwan MARIE
PRG29
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:43

Travail dominical ou tardif  : Une expérience municipale.

Le travail dominical ou tardif est comme on dit dans la presse : un marronnier ; le sujet revient régulièrement dans l’actualité .

D’expérience, tous les ans, au mois de décembre, les élus sont confrontés aux demandes diverses des grandes surfaces et des franchises. Cette année, la saison est en avance.

Sur ce sujet spécifique, si les relations ne sont pas toujours aisées avec les commerçants indépendants,  le contact avec les dirigeants des grandes surfaces (les conventions collectives sont très diverses, Géant, Carrefour plutôt favorables, Leclerc cynique et « rien à faire du droit ») qui, sans trop d’illusions mais poliment,  prennent rendez-vous, sur le fond n’est guère différent. Les marges de manœuvre légales sont étroites.

La philosophie de  la municipalité quimpéroise est la non autorisation, sauf si Noël tombe un lundi.

Considérons la situation. Il est évident qu’un salarié suffisamment payé, préfère être en famille et se reposer ces jours-là.

Toutefois on peut, quand même, s’interroger sur les réactions de nombreux salariés qui aimeraient travailler ces jours-là, le salaire étant majoré.

Mais c’est largement plus complexe qu’il n’y paraît. En effet, un célibataire, un étudiant semblent trouver leur compte à ces horaires. Dans le même temps un tout récent sondage précise qu’une majorité de français ne veut pas du travail dominical, tout en appréciant la possibilité  de pouvoir faire leurs emplettes le dimanche

Dans un monde parfait, on pourrait croire que les autorisations pourraient être données. Les salariés volontaires seraient de vrais volontaires.

En réalité le volontariat représente 30 %, les autres volontaires le sont par obligation de peur de perdre leur emploi. Sous forme de chantage qui ne s’avoue pas, certains contrats de travail incluent le travail hors heures normales et seul un postulant acceptant ces clauses sera embauché, le piège se referme sur le salarié.

Donc on peut considérer que l’autorisation tardive ou dominicale donne un alibi aux patrons.

Pourtant, Il faut savoir qu’aujourd’hui, la situation n’est pas totalement fermée ; de nombreuses dérogations existent (zones touristiques), sans majoration de salaire. Ainsi, à Quimper, nous donnons quelques autorisations à des commerces liés au tourisme ou exemplaires (Armor-Lux , Henriot).

En conclusion, la crise aidant, on pourrait concevoir une évolution de la loi sur ce sujet, cependant nous devons voir plus loin que la simple loi du profit et des parts de marché. Nous devons en conservant notre fermeté, élargir notre réflexion, par exemple nous interroger sur l’éducation de jeunes enfants ou adolescents dont les parents sont absents le soir, le dimanche. Il est probable que pour des raisons politiques, électoralistes ( ?), les dirigeants vont rediscuter les règles, c’est l’objet de l’annonce du dialogue par le gouvernement..

De leur côté, les élus doivent être vigilants, réceptifs aux besoins nouveaux, mais ils doivent faire la part des choses pour que la société se développe en harmonie. C’est aussi le rôle de l’élu. Pas facile !

PRG29

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 13:07

Voici, paru dans Rue89, le témoignage d'une victime de Pôle Emploi et de l'enseigne du Drive Leclerc  d'Auxerre. Edifiant ! Surfant sur la crise les enseignes avec la complicité, par ignorance (peut-être?), de Pôle emploi, font travailler gratis et sans contrat  et en plus défrayer par l'état des salariés pendant six semaines sous couvert d'une formation bidon et en faisant miroiter un CDI. C'est illégal ! Vous avez dit cynisme ? Milton Friedman doit se régaler dans sa tombe, lui qui aurait "laissé échapper" que "l'esclavage était une des formes d'organisation du travail les plus profitables pour l'économie".

 Erwan MARIE

PRG29

 

"Travailler six semaines gratos pour Leclerc : j’ai craqué"

 

Un Leclerc Drive a ouvert ses portes le 20 août à Auxerre. Je devais y travailler six semaines, sans que cela ne coûte un centime à Leclerc. J’ai tenu six jours.

Tout a commencé lorsque j’ai répondu à une offre sur le site de Pôle emploi. La semaine suivante, je décroche un entretien dans leurs locaux, avec un de leurs conseillers et une personne de chez E. Leclerc.

C’est là qu’on m’explique qu’avant d’être embauché, je dois faire six semaines de formation. Je demande quelle sera la rémunération. Le conseiller me répond que je continuerai à percevoir mes indemnités, en Allocation de solidarité spécifique, soit 477 euros ce mois-ci. Mis à part cela, je ne pourrai prétendre qu’à des indemnités de frais de repas : 6 euros par jour ! Leclerc me promet un CDI à l’issue de ces six semaines de formation.

Formation bidon

Leclerc me donne rendez-vous le lundi suivant à 14 heures. Ce jour-là, nous sommes quatre nouveaux. Je commence, on me met en formation avec une fille, arrivée la semaine précédente – et donc elle-même théoriquement encore en formation.

En un quart d’heure tout est expliqué, je prépare quelques commandes avec elle. Une heure plus tard, muni de ma « scannette », je prépare déjà seul mes commandes.

Tout aussi rapidement, je suis aussi formé à la livraison clients, cette fois avec une employée qui a bien signé le fameux CDI.

Une formation de six semaines pour être préparateur de commande ? Elle ne prendra en réalité pas plus d’une heure. En une semaine, un nouveau fait aussi bien que les autres.

Taylorisme en règle

Nous n’avons qu’un jour de repos par semaine, le dimanche. Nous travaillons 6 heures par jour sauf le vendredi, 6h15, et le samedi, 6h30. Soit 36h45 par semaine.

Une collègue m’explique que nous ne seront payés que 35 heures. Ce temps de travail en plus correspond à notre temps de pause, 18 minutes par jour, non payé.

Dès le début, je trouve l’ambiance pesante. Peu de sourires, peu de bavardages. Une semaine après mon arrivée, je discutais un peu avec un collègue, tout en préparant une commande. Un autre collègue me dit qu’il ne vaut mieux pas trop discuter, notre « scannette » est un mouchard qui détaille nos statistiques à notre chef.

Très vite, je sais que je ne vais pas rester dans cette enseigne. C’est définitif pour moi quand les deux responsables du « drive » attendent samedi 20 heures pour faire un sermon à l’ensemble de l’équipe.

Un produit surgelé a été retrouvé en frigo. On nous explique que c’est très grave, que si on ne s’en rend pas compte, un client peut être intoxiqué. C’est vrai.

On nous dit aussi que nous sommes trop lents : les préparateurs d’autres « drives » tournent à 200 articles par heure, nous seulement à 120. On nous dit que cinq personnes récemment formées n’ont pas été gardées car elles n’étaient pas assez efficaces : à nous de faire nos preuves ! Et pas question de relâcher les efforts le jour où nous serons embauchés : si nous ne donnons plus satisfaction au « drive », on nous menace de finir au magasin. Où les conditions sont bien plus dures, précise le chef.

Il est 20h20 quand je quitte le « drive ». Vingt minutes de réunion, en dehors du temps de travail ! C’en est trop. J’y retournerai le lundi, une dernière fois, pour récupérer mes affaires dans mon casier.

Leclerc encaisse, Pôle emploi banque

J’ai travaillé sept jours, et n’ai prévenu personne que je ne reviendrai pas. Ni Pôle emploi ni Leclerc ne m’ont contacté. Je n’avais rien signé, aucun document, ni de Pôle emploi ni de Leclerc.

Cette prétendue formation est en réalité une période d’essai, financée par Pôle emploi.

Comment Pôle emploi peut-il participer à de telles pratiques ? Pôle emploi connaît le marché du travail et sait bien qu’un préparateur de commandes ne se forme pas en six semaines. Des employés sans salaire, un vrai atout pour être moins cher.

 

La réponse de Pôle Emploi

Contacté par Rue89, Pôle emploi n’a pas donné suite à notre appel. La direction générale s’est contentée de nous envoyer des documents par e-mail faisant référence à la fameuse Préparation opérationnelle à l’emploi (POE). Son but est de former le demandeur d’emploi aux compétences recherchées par l’employeur. La POE est une formation de maximum 400 heures, pendant laquelle le demandeur d’emploi n’est pas rémunéré par l’employeur, mais indemnisé par le Pôle emploi. Selon ce document :

« L’action de formation réalisée suppose que soient précisément identifiés les objectifs pédagogiques et les moyens mis en œuvre pour les atteindre. »

Sur le papier, l’opportunité semble satisfaisante. On vous forme gratuitement en vous promettant un contrat à la clé. Sauf que Grégory, lui, n’a pas été formé, mais a bel et bien travaillé comme n’importe quel autre employé. E.Leclerc a donc bénéficié d’un préparateur de commande gratuit pendant sept jours, et Grégory n’est pas une exception.

La réponse du Leclerc d’Auxerre

Jérôme Chaufournais, directeur de l’hypermarché Leclerc d’Auxerre, confirme que le « drive » ouvert récemment recourt à la POE pour embaucher des préparateurs de commandes. Pendant six semaines, ces demandeurs d’emploi ne sont effectivement par rémunérés par l’entreprise mais indemnisés par le Pôle emploi.

Six semaines de formation sont-elles véritablement nécessaires ?

« Oui, mais évidemment au fil de l’eau la personne prend de l’autonomie. »

Même pour être préparateur de commandes ?

« Oui, mais je crois que nous allons nous arrêter là. »

Jérôme Chaufournais ne souhaite rien ajouter tant que « tout le monde ne jouera pas la transparence ».

Paola Schneider 

http://www.rue89.com/2013/10/05/travailler-six-semaines-gratos-leclerc-jai-craque-246275

 
 
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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 10:16

Le journal économique de droite, l'Expansion se sent obligé de titrer :

 

 

"La reprise se confirme en France, le pouvoir d'achat repart, le chômage se stabilise".

 

 

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/economie/reprise-en-france-les-signes-encourageants-et-les-limites-selon-l-insee_404470.html#XQooPqUjGxyHWgvc.99 

 

Certes nous sommes en automne et ce ne sont donc pas forcément "les hirondelles qui annoncent un printemps économique", car la crise n'est pas terminée, les réformes de structures ne sont pas toutes engagées et ne sont pas totalement articulées entre elles. Cependant malgré les critiques, les doutes entretenus par la droite et la gauche elle-même parfois, le gouvernement travaille à redresser la France. Le doute n'est plus permis, mais ceci dit, les efforts à consentir sont importants et il ne s'agit pas d'affaiblir ni l'économie du pays ni encore moins affaiblir les classes pauvres et moyennes qui, de fait, entretiennent cette économie par la consommation. Ci-après l'article de l'Expansion et AFP.

Erwan Marie

PRG29

 

 

L'Insee a relevé jeudi soir sa prévision de croissance à +0,2% pour 2013, notant des rebonds de la production, de l'investissement et du pouvoir d'achat. De quoi simplement limiter les destructions d'emplois et stabiliser le taux de chômage à 11%.

 

François Hollande avait donc raison en juillet : la reprise économique est bien là, à portée de main. Mais elle est encore limitée. Dans son dernier point de conjoncture publié jeudi soir, l'Insee estime que "l'éclaircie se confirme" dans de nombreux secteurs mais prend soin de préciser que cela ne se traduira pas encore par une inversion de la tendance sur le front de l'emploi.

Le produit intérieur brut français, après une hausse surprise de 0,5% au deuxième trimestre, va stagner au troisième (+0,0%) puis reprendre des couleurs au quatrième (+0,4%).

 

La France va retrouver son PIB de 2008

 

Le coup de mou au troisième trimestre, qualifié de "tout à fait naturel" par M. Audenis, s'explique en particulier par la météo, clémente cet été. Au premier semestre au contraire, les températures fraîches avaient dopé les dépenses de chauffage, et donc l'activité économique.

 

En moyenne en 2013, l'activité économique devrait progresser de 0,2%, soit un peu mieux qu'espéré par le gouvernement (+0,1%), un "faible écart qui masque une nette accélération au cours de l'année". La France devrait officiellement retrouver en fin d'année le niveau de PIB, en volume, qu'elle affichait avant la crise, au début de l'année 2008. Jusqu'ici, l'Allemagne est seule, parmi les principaux pays européens, à y être parvenue. Bercy s'est immédiatement félicité du constat.

 

Rebond de la production industrielle et des investissements.

 

Dans le détail, l'Insee attend du côté des entreprises un recul de 0,4% de la production manufacturière au troisième trimestre, précédant un rebond au quatrième (+1%), et juge que le recul de l'investissement "s'estomperait" d'ici la fin de l'année, après deux années de baisse. Au quatrième trimestre, l'Insee attend même une légère hausse de l'investissement des entreprises, de 0,3%. En particulier, la production se stabiliserait dans le bâtiment, dans le sillage du rebond des mises en chantier constaté au premier semestre 2013.

 

Résistance de la consommation et du pouvoir d'achat.

 

Du côté des ménages, l'institut prévient que le pouvoir d'achat va se replier au troisième comme au quatrième trimestre (-0,1% et -0,2%), ce qui serait dû "en grande partie au regain d'inflation et à la vigueur des impôts sur le revenu et le patrimoine". Sur l'ensemble de 2013, toutefois les ménages français devraient afficher une progression de 0,5% de leur pouvoir d'achat. La consommation des ménages, elle, devrait progresser de 0,1% au troisième trimestre, puis 0,3% au quatrième.

 

Cette avalanche de chiffres dresse le tableau d'une économie française sortie de récession, mais pas encore en mesure de nourrir réellement ni les investissements, ni l'emploi.

 

Baisse des destructions d'emplois.

 

Dans le détail, la baisse de l'emploi marchand est appelée à continuer jusqu'à la fin de l'année, à un rythme moins soutenu: -24.000 emplois au troisième trimestre, -7.000 au quatrième. Et l'Insee table au mieux sur une stabilisation du chômage au quatrième trimestre, sans entrevoir encore l'inversion promise par le président François Hollande.

 

Taux de chômage en hausse de 0,1% à 11% fin 2013.

 

 En hausse depuis huit trimestres, le taux de chômage progresserait de 0,1 point au troisième trimestre pour atteindre 11% en France, et 10,6% pour la seule métropole, et resterait à ce niveau au trimestre suivant. "Ce qui stabilise le taux de chômage entre le troisième et le quatrième trimestre, ce sont les emplois aidés", a commenté devant la presse Laurent Clavel, responsable de la synthèse conjoncturelle de l'institut.

 

Une croissance insuffisante pour inverser la courbe du chômage?

 

Pour compenser l'augmentation naturelle de la population active et faire diminuer le chômage, "il faudrait créer plus de 30.000 emplois par trimestre", a-t-il rappelé. En 2014, une croissance de 0,8 à 0,9%, telle que prévue par la majorité des économistes mais aussi par le gouvernement, ne "suffirait pas à faire croître l'emploi dans le secteur marchand", "il faudra que l'emploi aidé continue à un rythme soutenu et que le CICE (Crédit d'impôt compétitivité et emploi) monte en charge rapidement" en termes de créations d'emplois, a enfin commenté Cédric Audenis.

 

"Si la tendance anticipée par l'Insee se confirme au cours des prochains trimestres, notre prévision de croissance de 0,9% pour 2014 pourra être dépassée", a réagi le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici. "Cela ne veut pas dire que la crise est effacée", a toutefois averti Cédric Audenis, chef du département de la Conjoncture de l'Insee, qualifiant notamment d'"incertaine" la perspective pour 2014, année pour laquelle l'Insee n'a pas donné de prévision.

 

Par ailleurs, les projections pour le deuxième semestre 2013 sont assorties d'un luxe de précautions: les perspectives des pays émergents sont "plus fragiles que d'habitude"; la zone euro, même si elle sort de l'ornière, pourrait voir sa reprise "piétiner". Sans compter l'épée de Damoclès américaine, avec la double incertitude sur l'issue de la crise budgétaire et la politique monétaire à venir de la Réserve fédérale.

 

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 17:54

Naissance et évolution

du premier parti politique français :

le Parti des Radicaux de Gauche.

 

Céline SOULES nous propose un rapide historique de ce qu'est le Parti radical de Gauche, d'où vient-il, quels sont ses valeurs , que propose-t-il ?

 

1869 : Programme de Belleville de Gambetta écrit à l’occasion d’élections et à la demande  de comités radicaux sous le IIème Empire. Ces comités radicaux étaient des rassemblements de personnes issues de loges maçonniques, de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Ligue française de l’enseignement. Les partis politiques n’existaient pas encore.

Ce programme inscrit les bases de l’idéologie radicale, poursuivie et mise en place par IIIème République Française :

- démocratie avec le Suffrage Universel ;

-      affirmation des Libertés ;

-     séparation Eglise-Etat ;

-     instruction primaire, laïque et obligatoire ;

-      devise républicaine : Liberté-Egalité-Fraternité.

 

1870 : avec la chute du Ier  Empire et la naissance de la IIIème République, les héritiers de la Révolution Française réussissent à installer définitivement le régime républicain affirmant la démocratie et les libertés individuelles.

Ainsi, au lendemain de la loi d’association de Waldeck-Rousseau, le Parti Républicain radical et radical socialiste est crée : c’est le premier parti politique français en 1901. Le mot socialiste dans le nom du parti signifie son opposition au monopole capitaliste et le situe donc à gauche. En 1907, cependant, le Programme de Nancy précise l’attachement des radicaux à la propriété privée.

 

A partir de 1902 et jusqu’en 1914, les Radicaux sont au pouvoir, Clemenceau y joue un rôle important. C’est pendant cette période que la IIIème République s’enracine, c’est à dire qu’elle fortifie ses bases grâce à l’école qui véhicule les valeurs et symboles de la République, et grâce à la notion de laïcité avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905.

Des lois sociales importantes sont à retenir : comme la baisse du temps de travail à la mine, le système de retraite ouvrière, l’impôt progressif sur le revenu.

C’est la  période de la Belle Epoque qui connaît cependant quelques agitations et contestations politiques avec la montée de l’extrême droite et l’anarchisme. Sur le plan international, les tensions s’aggravent et dégénèrent en conflit mondial. La IIIème République tient le coup grâce à l’Union Sacrée qui rassemble les Radicaux, les Socialistes, les partis de droite et syndicats.

 Ainsi la IIIème République réussit à se maintenir 70 ans : c’est la plus longue des républiques françaises.

 

1918-1940 : poids considérable des Radicaux, pendant l’entre-deux-guerre, dans la vie politique. Les Radicaux dirigent les gouvernements du Cartel de Gauche comme Herriot ; ils participent à l’élaboration et au déroulement du Front Populaire.

 

1945 à 1958 : sous la IVème République le Parti renaît et participe à tous les gouvernements. Ainsi Edgar Faure est Président du Conseil  en 1952  et en 1955,  Pierre-Mendès-France de 1954 à 1956.

 

Sous la Vème République, Le Parti des radicaux enregistre un affaiblissement constant, il finit par se diviser en 1972 entre le Parti Radical composante de l’UDF et le MRG (Mouvement radical de gauche) présidé par Robert Fabre. L’objectif du MRG est de se présenter uni avec les Partis de gauche, aux différentes élections. Il signe donc le Programme Commun de gouvernement avec le Parti Socialiste et le Parti Communiste.

 

Aujourd’hui, ce parti appelé Parti Radical de Gauche depuis 1998, maintient donc sa ligne politique à gauche tout en se démarquant du Parti Socialiste. Ses objectifs politiques sont de réaliser :

une économie sociale c’est à dire démocratique, solidaire et équitable ;

une justice sociale ;

une vigilance pour le principe de laïcité ;

une Europe sociale ;

une VIème République avec la suppression du poste de Premier Ministre et plus de pouvoir donné au Parlement.

 

Les députés et les sénateurs réunis au sein de deux groupes  parlementaires à l’Assemblée et au Sénat, oeuvrent pour ces objectifs.

 

Céline Soulès

PRG29

 

 

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 07:34

La transition par l'ESS.

Dans cette période d'incertitudes multiples l'action de réfléchir, imaginer, créer, proposer de nouvelles voies relèvent de l'utopie pour nombre de nos concitoyens. Et pourtant, "réduire l'utopie et lui imposer le joug du réel" pour reprendre les mots de Victor Hugo, et justement nécessaire. Dans le précédent post  de notre ami Benoît Biteau qui abordait les possibilités bien réelles de l'agriculture bio plus généralisée.

Aujourd'hui, nous reprenons, ci-après, un article de  Jérôme Gleizes sur  ce qu'il appelle la transition vers une Economie sociale et Solidaire, l'ESS. Si lui même considère que le gouvernement est en échec, constatons toutefois que ce même gouvernement prépare une démarche législative devant épauler cette ESS.  

C'est le sens du communiqué du Parti Radical de Gauche  suivant :

 

UNE LOI PIVOT 

POUR L'ENSEMBLE DE

L'ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE.

Il faut se réjouir de voir, conformément aux engagements du Président Hollande lors de la campagne électorale, le Projet de Loi sur l'Economie Sociale et Solidaire présenté par le Ministre Délégué Benoit Hamon inscrit à l'ordre du jour du Conseil des Ministres ce mercredi. Ce texte doit devenir une Loi pivot pour l'ensemble de l'Economie sociale et solidaire. L'inscription du Projet lors de la session parlementaire de rentrée au Sénat sera l'occasion d'un débat constructif autour du nécessaire développement de cette forme moderne et durable d'économie ; elle répond aux défis sociaux et environnementaux actuels comme aux besoins d'une gouvernance participative, démocratique des entreprises. 

 

Jérôme Gleizes     

La transition par l’ESS

Une société alternative peut se substituer à un État défaillant

La politique gouvernementale est un échec. (1) Pour autant, nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre un changement de cap économique. Il est possible d’agir aujourd’hui à travers l’économie sociale et solidaire (ESS). Tout comme le mouvement ouvrier s’est substitué à un État absent au XIXe siècle, en créant des coopératives de production et de consommation et des mutuelles, et en développant un mouvement d’éducation populaire, il est possible aujourd’hui de basculer vers une société alternative se substituant à un État défaillant. Tout comme au XXe siècle, l’État a généralisé ces initiatives, il pourra en faire de même au XXIe. Tour d’horizon de ces possibilités.

Re-territorialiser la production, rapprocher consommateurs et producteurs

Seuls la proximité, les circuits courts et l’économie circulaire permettent de répondre à la crise d’accumulation, d’anticiper la pénurie de ressources naturelles et de réduire les gaz à effets de serre induits par le transport. FabLabs (2), Amap, recycleries, ressourceries : les structures productives se multiplient dans de nombreux secteurs agricoles et industriels. Nécessitant beaucoup du travail qualifié, elles sont à terme une alternative à la déqualification provoquée par la concurrence internationale. L’ESS est seule capable de mettre en œuvre une économie de la fonctionnalité où l’usage du bien prime sur sa propriété, nécessitant de créer du lien social et une économie de la réparation.

Modifier les rapports sociaux de production et de consommation

L’ESS, ce n’est pas uniquement produire autrement, c’est aussi organiser le travail différemment. Le principe d’une personne/une voix permet de démocratiser les relations productives, d’éviter la supériorité des actionnaires sur les salariés et son cortège de licenciement boursiers, de délocalisations, de ventes à la découpe. Les structures juridiques sont nombreuses comme les Scop, Scic, associations loi 1901, entreprises d’insertion par l’activité économique ou les anciennes mutuelles ou coopératives. Elles ne suffisent pas à une production soutenable comme le montrent certaines coopératives agricoles ou banques mutuelles, mais permettent des relations de travail moins inégales. En estompant les frontières entre production et consommation, elles créent une nouvelle citoyenneté.

S’émanciper des marchés financiers

Face à la crise, aux comportements prédateurs des milieux financiers, l’ESS constitue une alternative. Les monnaies locales complémentaires permettent de solvabiliser et de socialiser des activités qui ne sont pas actuellement financées. Elles permettent aussi de vitaliser des territoires et de faciliter le fonctionnement des Systèmes d’Échange Locaux (SEL). Elles sont complémentaires aux banques alternatives comme la NEF ou des systèmes d’épargne alternatifs (les Cigales). En rapprochant la monnaie de son usage, on interdit la spéculation et l’accumulation mortifère. (3)

De multiples structures existent. Elles ne sont pas de simples entités déconnectées. Elles peuvent être les prémices d’une véritable société de transition (4) car elles construisent la résilience au plus près des gens.

(1) Voir ma chronique précédente : Une politique économique irrationnelle

(2) « Le potentiel subversif des FabLabs comme mode de production » Ecorev’ n°37

(3) Bernard Maris et Gilles Dostaler, « Capitalisme et pulsion de mort : Freud et Keynes », Albin Michel (2009)

(4) http://villesentransition.net/

 

dossier suivi par la Commission Agriculture Maritime Ruralité Evolution du PRG 29

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 12:02

Le blog du PRG se met en vacances pour quelques semaines.

 

2013

 

"soleil, farniente, gâteries culinaires et gastronomiques pour tous"

 

 

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