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21 novembre 2011 1 21 /11 /novembre /2011 18:12

 

Mis à jour le 22/11/2011

 

Les" ZABUS" ou la lutte contre les fraudes aux prestations sociales voila la nouvelle "piste" de Nicolas. Mais peut-être ne regarde-t-il que dans une seule direction ?

 

Exemple :

 

Cela se passe chez nous en Finistère, ma compagne doit passer un IRM. Rendez-vous est pris dans une clinique à l'entrée nord de Brest.

 

Auparavant, le médecin lui a prescrit des médicaments qu'elle devra absorber  préalablement à l'examen. Soit. 

 

La pharmacie lui délivre le contenu de la prescription, les produits contiennent plusieurs comprimés. En fait elle ne doit en prendre qu'un seul pour un médicament, deux pour un autre... Soit. Que fait-on des comprimés restants ?

 

La clinique qu'elle a contacté entre temps lui  demande de se procurer un autre produit à injecter que celui prescrit par le médecin…. Soit.

 

 

Le jour de l'examen, à la clinique on lui confisque le produit à injecter et on ne lui pratique aucune injection de produit… Que devient ce produit ?

 

Alors posons la question ! Qui sont ceux qui abusent ?

 

Ah, on apprend que 40 % des praticiens de Santé  voteraient pour Nicolas Sarkozy. Ben oui, pourquoi changer celui qui entretient les rentes de situation.

 

Yves EMILIE

Brest le 21/11/2011

 

Trouvé dans la presse  de ce jour :

 

Fraude à la Sécu : les assurés sont loin d'être les seuls coupables.

 

Plus de 40% des fraudes détectées dans la branche Maladie sont le fait de professionnels de la santé.

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 09:18

IPJ!

 

L'institut pour la Justice (IPJ) lance une grande opération de manipulation et tente de faire signer une pétition pour durcir encore plus les décisions de justice. Les méthodes relèvent des vieilles lunes de la propagande mais sans  information préalable ou sans un minimum de réflexion cela peut s'avérer efficace.

 

Paru sur le site Arretsurimages :

 

"Une vidéo poignante vue par plus d'un million d'internautes, un pacte 2012 proposé par une association baptisée "Institut pour la Justice" (IPJ) et un blogueur influent particulièrement remonté. L'affaire Censier, du nom d'un jeune homme décédé en août 2009 des suites d'une agression, a quitté la semaine dernière la sphère judiciaire pour devenir une affaire médiatique. Le père de la victime a mis en ligne sur internet une vidéo dans laquelle il fait un récit particulièrement poignant du drame qui a abouti à la mort de son fils. Dans cette vidéo, il dénonce les dysfonctionnements de la justice, qui ont abouti à la libération de celui qui s'est accusé d'avoir porté les coups mortels. Et il appelle les citoyens à voter pour le pacte 2012 de l'IPJ, un texte réclamant davantage de répression contre les criminels. 

Mais attention, pour Maître Eolas, célèbre avocat de la blogosphère, tout ceci ne serait qu'une"manipulation". A la fois du père, qui aurait omis de nombreux aspects du dossier, et surtout de l'IPJ, une association qui recruterait des familles de victimes à des fins de lobbying pour défendre une politique du tout répressif".

 

Le lien ci-après :

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4475

 

Erwan MARIE

PRG29

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 13:20

Comme on va parler propagande, il m'est revenu en mémoire, la comptine de Radio Londres à propos de radio-Paris pendant la guerre fredonnée par  Pierre DAC. C'est vieux mais....

On a déjà relevé ici les divers mensonges, falsifications, détournements de l'UMP. Apparemment le prochain tract UMPiste sera  gratiné également. Toutefois je voudrais revenir sur les "fraudeurs" à la sécurité sociale. Une information oubliée par le pouvoir met en évidence que 40% des fraudes sont générées par les praticiens. Ce n'est pas rien et, me semble-t-il, les praticiens de la santé sont généralement classé à droite. Dans le même temps, les fraudes à l'URSSAF, plutôt considérables, sont majoritairement perpétrées par les responsables d'entreprises...

Par ailleurs, selon un rapport d'un député UMP (Dominique Tian) la fraude sociale se partage  entre la fraude aux prestations et la fraude aux prélèvements. La première est estimée - selon le rapport du parlementaire - entre 2 et 3 milliards, la seconde entre 8,4 et 14,6 milliards d'euros...

Mais on oublierait de reparler de la fraude fiscale, à l'UMP, du manque de moyens  mis en oeuvre pour lutter contre ce cancer ... La fraude fiscale est estimée à 45 miliards d'euros par an... Nicolas Sarkozy villipende les suisses, ceux-ci n'oublient rien des comptes ouverts par les membres de la droite...

Un autre sujet est rapporté par Libération.fr . Encore un gros mensonge de Nicolas Pinocchio Sarkozy :

L’erreur funeste de la retraite à 60 ans : Sarkozy plombé par les archives

Sarko3Ah, l’erreur majuscule de 1981 et de la retraite à 60 ans. On a déjà entendu ce refrain, et on l’entendra encore. C’est un des sketchs dont Nicolas Sarkozy gratifie ses auditoires à chaque déplacement. Lors de son discours sur la fraude sociale, mardi, le chef de l’Etat a affecté l’air catastrophé qu’il aime à prendre quand il parle de l’incurie de ses prédecesseurs :  «Deux décisions qui ont été prises ont eu des conséquences catastrophiques sur la compétitivité de la France. La première cest celle du début des années 1980, quand on a fait croire aux Français que lon pouvait passer l'âge de la retraite de 65 ans à 60 ans. On a menti aux Français. Tout le monde le savait et cette décision a été prise en niant les réalités.»

Comme à chaque fois qu’on entend le Président répéter que «tout le monde savait que cétait une catastrophe», on a envie de se repasser ce savoureux débat de 1993 entre Nicolas Sarkozy et DSK, où le futur Président ne dit rien de tel puisqu'il affirme d'abord que son parti, le RPR, n’a «pas l’intention, bien sûr, de remettre en cause la retraite à 60 ans» (3’55’’), mais surtout que lui personnellement, a voté pour : «J’ai voté pour le RMI et pour la retraite à 60 ans, que les choses soient claires» (5’40’’). 

Ce qui est d’autant plus amusant que Sarkozy n’a été élu député qu’en... 1988, soit cinq ans après l’ordonnance du 26 mars 1982 fixant l’âge légal de la retraite à 60 ans. Et qu'il n'a donc rien voté du tout.

Source : http://desintox.blogs.liberation.fr/blog/2011/11/lerreur-funeste-de-la-retraite-à-60-ans-sarkozy-plombé-par-les-archives.html    (à recopier et coller dans votre navigateur internet)
Montage infos : Erwan MARIE
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 13:53

Plus personne ne se fait d'illusion sur les conséquences des choix imposés par les politiques de l'UMP. Jacques Attali dans des interviews au journal La Tribune, comme sur Europe 1, dit clairement que la note "triple A" est déjà descendue de fait. Ce n'est pas "la bourde" de l'agence de notation S&P qui changera quelque chose. 

 

Un nouveau plan sera proposé d'ici quelques temps, certains observateurs précisent que ce sera probablement après les élections. De toute façon quelque soit le résultat, Hollande  ou Sarko voire un autre , il y aura un nouveau plan de restructuration du budget.

 

La gauche a, aura, des solutions .

 

L'organisation "Union Syndicale Solidaires" a fait les comptes. Chaque année, écrit-elle, le gouvernement s'est privé  volontairement de :

- 66 - Niches fiscales 66 milliards sur 145 milliards économiquement et socialement inutiles. L'impôt sur les bénéfices des sociétés qui devraient êtres taxées à 3% est en réalité de l'ordre de 8% pour les sociétés cotées au CAC 40 et de 22% pour la plupart des PME. Ces réductions en parties dûes à des niches ficales font perdre chaque année 66 milliards d'euros.

- 45 - Fraude fiscale : 45 milliards perdus chaque année, pratiquement aucune volonté de les récupérer.

- 15 - Impôts  sur le revenu : 15 milliards perdus chaque année depuis 2000. La diminution du taux maximum de l'imôtt sur le revenu passé de 63% à 41% a fait perdre de 2000 à 2007 15 milliards d'euros chaque année.

Petit rappel : Le revenu imposable est découpé en 15 tranches imposée à des taux différents. Ainsi, un haut revenu qui s'étale sur l'ensemble des tranches  n'est imposé à 41% que sur la part de revenu dépassant le seuil de la dernière tranche. EN REALITE, le taux moyen d'imposition des hauts revenus est de 22% ! Ainsi lorsque quelqu'un vous dit qu'il est imposé à 41% ne le croyez pas et ne le plaignez pas. Surtout quand on sait que prés d'un quart de la population française déclare vivre avec un revenu en-dessous du seuil de pauvreté... 

- 2 - Impôt sur la fortune : 2 milliards d'euros perdus depuis la dernière réforme. La taxation prévue des plus riches ne rapportera que quelques centaines de millions d'euros. 1,6% des contribuables déclarant plus de 80.000 euros par mois détiennent 13% des revenus déclarés en France. Parmi 10.000 ne paient pas d'impôts sur le revenu...

- 30 - Exonération patronale de cotisations sociales : 30 milliards d'euros perdus chaque année.

 

Au Total 158 milliards de recettes perdues.

 

Mais le chef du gouvernement, costume et mine sombre, annonce un Déficit public de l'Etat pour 2011 de 110 milliards d'euros : 

Déficit de l'Etat annoncé 92 milliards

Déficit de la Sécurité Sociale 18 milliards

 

Sauf que si La clique qui nous gouverne pensait d'abord à l'interêt général du pays  elle aurait à sa disposition de quoi  combler le déficit,  mais aussi 48 milliards d'euros de plus pour les écoles, la santé, la culture...

 

Mais les FAITS sont là ! Alors, Oui la question se pose , il est où le problème ? Si ce n'est dans l'idéologie, les mensonges et les mauvais choix du clan Sarkozy-Fillon !

 

Jean-Pierre Bernard

PRG29

 

Source d'infos L’Union syndicale Solidaires, constituée à partir de dix syndicats autonomes, non-confédérés, regroupe actuellement 45 fédérations ou syndicats nationaux. Elle est présente dans la quasi totalité des départements à travers des structures interprofessionnelles locales.

 http://www.solidaires.org/IMG/pdf/solidaires_52_A3double_couleur.pdf

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 09:37

voici un des premiers sondages sur la récente tenue du G20 à Cannes et ses effets attendues.

 

Sondage paru dans le Monde.fr  du 6/11/2011

 

 

Estimez-vous que sur les problèmes économiques mondiaux, le sommet du G20 qui s’est tenu à Cannes a été…

 

… très utile 7,6%

… plutôt utile  14,3%

… plutôt pas utile 23,4%

… ou pas utile du tout 50,7%

... Sans opinion 4%

 

Nombre de votants : 6099

 

Si on comptabilise les trois dernières positions cela fait tout de même plus des trois quarts des personnes interrogées qui semblent sans illusion sur ce type de réunion. C'est quand même inquiétant...

 

Erwan MARIE

PRG29

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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 08:15

 

Le PRG du Finistère condamne fermement  les actes d’attentat commis contre le journal Charlie Hebdo, journal satirique bien connu. L’incendie des locaux ainsi que les attaques contre son site internet  ne peuvent justifier un désaccord et sont une atteinte à la liberté d’expression garantie dans notre pays, à notre démocratie. En cas de litige, les tribunaux sont là pour arbitrer. Tout acte de vandalisme contre les libertés fondamentales sont souvent l’objet de groupes fondamentalistes  qui, par leurs actes, cherchent à assurer la promotion de l’intolérance . Face à des offensives idéologiques contre la République qui porte en elle la Tolérance, la Liberté, l’Humanisme , les radicaux de gauche se mobiliseront .

 

Christiane MIGOT

Présidente du PRG29

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 09:43

Ce week-end j'ai entendu des âneries proférées par des concitoyens que je croyais bien informés. Nulle condescendance dans mon propos, je persiste à penser que ce sont des gens biens. Toutefois, cela m'a permis de me rendre compte combien les médias et surtout la télévision, aujourd'hui, peuvent être au service de la magouille. J'imagine bien votre fin sourire, il découvre cela seulement maintenant ? Ben non ! Mais j'ai souvent pensé que mes concitoyens avaient  pas mal l'esprit critique. Fermons cette parenthèse et revenons à mon sujet qui est de dénoncer les tripatouillages de chiffres et les présentations magouillées des faits par notre président, en partant du postulat que ce n'est pas un imbécile ou  qu'il ferait exprès de se tromper. Dans le cas contraire que fait-il en politique ? Je sais vous avez vos réponses...

 

 

Sarkozy et les impôts !

Pour résumer la pensée Sarkozyste :

les français travaillent du 1er janvier au 1er juillet pour l'Etat ...

 

 C'est une déclaration simpliste qui a pour objectif d'être facilement comprise par nos concitoyens, le corollaire de la déclaration : c'est scandaleux cela ne doit pas durer il faut que cela cesse, il faukon...

Sauf que notre Président intelligent tripatouilleur et magouilleur commet quelques erreurs, que nous rappelle les travaux du Syndicat unifié des impôts.

- Tous les "prélèvements publics" (impôts, cotisations sociales) ne vont pas à l'Etat. Les prélèvements obligatoires représentent près de 42% du PIB, parmi lesquels 15% vont à l'Etat, 6% aux collectivités locales et 21% à la sécurité sociale.

- En outre, ces prélèvements ne disparaissent pas dans un trou noir : ils sont réinjectés dans l'économie sous forme de : pensions de retraites, remboursements de dépenses de santé, indemnisations chômage (cette redistribution sociale représente 30% du revenu des ménages), services publics gratuits (écoles...), dépenses d’investissement (réseaux de transport), subventions et aides...Une grande part revenant dans les caisses de l'Etat sous forme de TVA. De fait, les Français travaillent pour la collectivité, donc pour eux.

 

La France serait le pays européen qui a  « LES IMPÔTS LES PLUS ÉLEVÉS » !

Notre Président intelligent ne lit pas les données statistiques officielles. Celles-ci démontrent que : toutes les données statistiques officielles se recoupent ; Eh bien non ! Désolé pour l'assertion présidentielle tripatouillée et magouillée, la France n'est pas le pays européen qui a les « prélèvements obligatoires » les plus élevés en Europe. Le taux de « prélèvements obligatoires » rapportés au PIB s'élevait ainsi à 41,6% en France derrière ; la Suède (46,9%), le Danemark (48,1%), la Belgique (43,5%), l’Italie (43,1%), la Finlande (43,1%) et l'Autriche (42,7%).

De fait la France n'est donc pas « première ». Pour une comparaison complète et fidèle à la réalité, il faudrait en outre comparer les contreparties, qui jouent un rôle positif sur le plan économique et social : les prélèvements financent en effet les services publics, la protection sociale, les aides publiques... Or, comparer les seuls taux de prélèvements n'enseigne pas grand chose. Là où les prélèvements « publics » sont élevés, les contreparties sont importantes et là où ils sont faibles, les contreparties sont faibles, mais il faut alors subir des prélèvements privés (assurances, fonds de pension) pour bénéficier de la même couverture que dans les pays à « prélèvements obligatoires publics » élevés.

 

Les personnes les plus aisées ont le niveau d'imposition

le plus élevé d'Europe !

 

NON, LES PERSONNES LES PLUS AISÉES N'ONT PAS LE NIVEAU D'IMPOSITION LE PLUS ÉLEVÉ D'EUROPE ! ... Et il y a de la marge ...

Brisons la le triturage présidentiel. Seuls les impôts progressifs mettent en théorie davantage à contribution les plus aisés. Pour la France, il s'agit de l'impôt sur le revenu et de l'impôt de solidarité sur la fortune. Or, en France, l'impôt sur le revenu est le plus faible d'Europe. Et même si l'on prend le total de l'impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée, le niveau de l'imposition des revenus ne représente que 7,3% du PIB en France contre 26,5% au Danemark, 13,5% en Suède, 10,4% au Royaume-Uni ou encore 9,3% en Allemagne. 

 

En outre, le taux le plus élevé du barème de l'impôt sur le revenu est également plus élevé dans de nombreux pays : il est de 41% en France contre 45% en Allemagne et 50% en Grande Bretagne par exemple... Enfin, le taux moyen d'imposition des plus riches en matière d'impôt sur le revenu est relativement faible en France (grâce aux nombreuses niches fiscales notamment) : il se situe, selon le Conseil des prélèvements obligatoires, entre 15 et 20% pour le 1% de la population la plus aisée... 

 

Dans un tel contexte, l'ISF apparaît comme un impôt au rendement faible qui n'arrive pas à compenser le caractère faiblement redistributif du système fiscal français, et ce d’autant plus que, comme l'impôt sur le revenu, il est truffé de niches fiscales (dont le coût, avant réforme, représentaient plus de 40% du rendement). En France, à l'évidence, contrairement à une idée reçue répandue, les plus aisés ne sont pas fiscalement les plus mal lotis...  Comme l'a démontrée à l'envi, l'affaire Woerth-Bettencourt, n'est-ce pas ?

 
Pour conclure . Après le sommet de Bruxelles, qui n'a finalement accouché que d'une minuscule souris, qui peut être encore remis en cause par le prochain référendum grec, les bourses ont réagi positivement avant de se replier...  On peut s'interroger sur la pertinence de choisir de confier nos biens et valeurs à ces financiers ; ils agissent avant de penser, cela fait mauvais effet. Par ailleurs, leurs réactions démentent, de facto, les informations tripatouillées et magouillées de notre président. Enfin, je remarque, également que certains députés de droite mettent désormais en doute la pertinence et/ou la nécessité d'une nouvelle candidature de Sarkozy aux prochaines présidentielles.
La rumeur enfle !
 
 
Erwan MARIE
PRG29
 
Support (www.Marianne2.fr)

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 16:18

Mercredi dernier j'exprimai mon scepticisme sur les résultats à venir du sommet de Bruxelles et anticipai, quelque peu sur le Sarkoshow programmé pour le lendemain. Je n'ai pas regardé le Sarkoshow comme je l'avais annoncé, en revanche j'ai lu avec beaucoup d'attention les déclarations du candidat UMP ainsi que les diverses réactions.

Un vrai régal !

Et j'ai trouvé l'article que je projetai de rédiger dans le Monde.fr , le voici...

 

Les contre-vérités présidentielles sont-elles volontaires?

 

 

 

 

 

Il y avait dans la conférence de presse du Président Sarkozy plus de substance que d'habitude. L'admission de la nécessite d'une vraie austérité et d'un surendettement de la France n'était pas facile d'autant plus qu'il refusait d'admettre qu'il est responsable d'une hausse de l'endettement d'environ 500 milliards d'euros soit près de 50%. S'il a admis avec sobriété la gravité de la situation il n'a pas accepté les conséquences de ce diagnostic et s'est dérobé aux questions des journalistes qui ont, en vain, essayé d'extraire des décisions concrètes et un calendrier.

Cet aspect positif ne permet cependant pas de prendre des libertés avec la vérité. J'ai relevé une douzaine de contre-vérités:

  1. La dette de la Grèce n’est pas passée de 240 à 120 milliards, mais de 340 milliards à 330 milliards d’euros. L'amélioration de 100 milliards de la dette grecque est une fiction.
  2. Il n’y a pas d’effacement de la dette grecque, mais un effort des banques correspondant à 16 milliards d’euros, soit 50 % de leurs encours
  3. Les banques n’ont jamais eu  200 milliards d’obligations grecques mais 32 et, si l'on ajoute les 49 milliards des banques grecques qui seront nationalisées, un total de 81. Les banques grecques ne participent pas a l'effort commun: ce serait provoquer leur faillite.
  4. L’Euro ne risquait pas d’exploser mercredi soir, la Grèce risquait le défaut de paiement. Il ne faut pas confondre la devise et l'endettement.
  5. Cela n’a pas coûté 100 milliards aux banques, mais 16 milliards, non pas par un abandon de créances, mais par un étalement de la dette sur une période de 30 ans
  6.  Il n’y a aucune connexion entre cette crise de l’endettement public et celle de la finance en 2008. Ici, les responsables sont politiques. On se demande pourquoi les sacrifices des banques ne sont pas étendus au secteur public qui detient, lui, environ 160 milliards de la dette grecque
  7. Les banques françaises ne sont pas les plus fortes d’Europe : leur notation a baissé récemment et leur fragilité est préoccupante
  8. La France n’est pas le seul pays au monde qui ait eu des revenus de ses avances lors de la crise: c'est le cas de la plupart des pays prêteurs, et principalement des Etats-Unis
  9. Toutes les interventions de la France n’ont pas encore été restituées : elle a investi dans la BNP Paribas à hauteur de 10% de son capital et est toujours actionnaires
  10. Le système de sécurité sociale en France ne peut garantir les payements des avantages sociaux à la population: il a besoin de contributions budgétaires chaque année
  11. La hausse du montant du FESF ne se fait pas sans une contribution des Etats Membres puisqu'ils garantissent les emprunts. Dans ce contexte, le quota de la France atteint 200 milliards qui alourdiront l'endettement de la France.
  12. Le Président chinois Hu Jin Tao n'a pas appelé Nicolas Sarkozy pour exprimer son désir de participer au FESF. C'est le Président Sarkozy qui a sollicité l'intervention de la Chine

Ce genre de contre-vérités est à l'origine de l'engouement des bourses sur le secteur bancaire. Une fois l'euphorie passée, le soufflé va retomber. Reste la substance des problèmes auxquels il est urgent de s'atteler. La prime de risque (CDS) sur les obligations grecques à 5 ans est de 35 %. Le sommet n'a pas passe le test de la crédibilité. C'est dommage.

 

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 17:55

Au moment ou je rédige ce billet, rien n'est encore sorti des tractations entre les 27 européens pour sortir de la crise de l'euro et de la crise tout court, puisque le sommet vient de s'ouvrir. Mais déjà un leader émerge, il s'agit d'Angela MERKEL la chancelière allemande.

 

Surtout, je m'interroge sur le gouffre qui existe entre l'Allemagne et la France en terme de fonctionnement démocratique. La chancelière Allemande a pris le temps de parler, d'échanger et de recueillir un mandat de la part du Bundestag, du parlement allemand.

 

En France, rien, NADA! Celui qui joue au sauveur de l'euro, au président de la république UMP, la joue perso, avec l'aide confidentielle de quelques conseillers officiels et officieux. Pourquoi ?  Les députés, eux mêmes, ne montent même pas au créneau ? Pourquoi ? Ils se sont placés sous l'éteignoir...

 

Que va-t-il se passer sur le plan médiatique après cette grande messe ? Oh, on s'en doute bien ! Jeudi soir, Sarkozy va nous la jouer "Zorro est arrivé". Il va essayer de camoufler le fait que sa gestion apocalyptique du pays nous place en mauvaise position pour l'avenir, le fait qu'il est obligé de faire du suivisme sur les positions allemandes et que bien évidemment  "il" aura pu sauver l'Europe, la Grèce etc, etc.

 

Ceci dit notre pays et ses citoyens les plus fragiles  vont encore beaucoup souffrir dans les prochains mois, car la crise est loin d'être terminée, celle qui engendre le chômage, celle qui réduit les moyens d'existence. Et on n'entend pas ou plus parler des grandes réformes du système libéral qui nous a mis dans la mouise...

 

Je ne le regarderai donc pas nous "blablater" des sarkonneries jeudi prochain. Je nous souhaite bon courage pour vivre, j'espère, les derniers mois avec la bande de zozos qui font semblant de gouverner et continue de s'empiffrer.

 

Jean-Pierre Bernard
PRG29 

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 08:30

Lors de la primaire citoyenne l'idée de la démondialisation a été largement abordée. Alain POMES, responsable de la mise en cohérence des politiques au sein de la fédération du PRG du Finistère,  propose une réflexion sur ce thème et une mise en perspective.

 

Depuis quinze jours il semble que le concept de démondialisation soit très en vogue dans les cénacles d’une certaine gauche. Il y a peu c’était l’altermondialisme soit « l’autre mondialisation » qui tenait le haut du pavé.

Mais pour les militants issus de notre famille, radicale socialiste, qui se voulait universaliste, il faut se rappeler que dans les années 70, celles des trente glorieuses et de la croissance, c’est la mondialisation qui nous faisait rêver.

Les fameux « pays en développement » devaient se développer, il était nécessaire de les laisser accéder à la richesse, à la culture, au progrès, à la démocratie, à tout ce qui faisait les valeurs occidentales. Décoloniser, accélérer le transfert du savoir et des outils du développement, y compris les outils financiers, était une impérative nécessité, un juste investissement dans l’équilibre du monde.

Alors que les bourses « s’effondrent », c'est-à-dire que s’inverse le mouvement de profit permanent et de croissance financière régulière auquel s’étaient habitués tous les traders du monde, on nous bombarde  d’expressions définitives sensées apporter des explications là où manque le sens et la compréhension : crise, crise financière, crise du libéralisme, du capitalisme financier, absence de régulation, poids de la dette, patrons voyous, pays tricheurs… et s’il s’agissait de tout autre chose.

La tonalité du discours que l’on entend ces temps ci, c’est, d’une part, le catastrophisme et, d’autre part, la recommandation d’un retour en arrière, d’un arrêt de la croissance économique, du non développement du tiers monde, bref, c’est l’arrêt du progrès. C’est l’avènement d’un monde de frugalité.

Pour défendre cette manière de voir, on n’hésite pas à tout mélanger, à tout exagérer, afin d’inoculer aux populations traumatisées, notamment  par  les  médias, le pire des virus : la peur !

Or ce que nous vivons en ce moment est tout sauf une crise tant ces événements étaient prévisibles, tant ils étaient inscrits dans leur propre genèse, tant ils sont logiques et inéluctables.

Nous y sommes. La Chine, l’Inde, le Brésil… tout une partie de l’ancien « Tiers Monde » est en train de se développer, d’accéder à l’économie de marché, au partage des richesses du monde et à la consommation. La voilà donc, « l’horreur économique », ces gens là osent vouloir fabriquer des tracteurs et des voitures, consommer des céréales et de la viande de bœuf, partager la Riviera et les stations de ski ou plus épouvantable encore consommer « notre » pétrole, « notre » charbon. Pire, ils osent acheter chez nous et donc faire grimper les prix (immobilier, vignobles, etc…) mais n'est ce pas là l'arroseur arrosé ? Monsieur Montebourg souhaite que nous vendions les vins de Bourgogne mais que nous stoppions l’importation des verres pour les boire. Lorsque Total s'installe en Afrique, partageons nous les richesses ou spolions nous un pays riche de ce pétrole qui nous manque tant dans notre société consumériste ?

Qu’il était doux le temps de la DS et de la Deux Chevaux, lorsqu’elles cohabitaient avec le pousse-pousse, la bicyclette ou même la marche à pied. Quelle horreur donc que la mondialisation. Ces pays que nous envahissions de notre technologie, contrôlions par notre monnaie et nos « comptoirs », dont nous pillions les matières premières, l’énergie et les ressources voudraient remettre en cause ce magnifique modèle où dix pour cent des habitants de la planète (nous) consommions quatre vingt dix pour cent des richesses. Oui, le capitalisme, notre modèle de développement, comme cela a été très bien montré dans tous les théories économiques est un système de vases communicants où le fort pille le faible. Tendanciellement, l’accès à d’autres formes de consommation, d’autres logiques économiques de redistribution et de répartition dans ces pays ne peut se traduire que part une baisse proportionnelle de notre niveau de vie, de notre part de richesse. Notre « part de marché » se rétrécit.

Pour un homme de gauche, savoir s’il est nécessaire de « démondialiser » c’est se poser une question simple : que se passait-il avant, avant la mondialisation, le monde était-il plus juste, les hommes plus solidaires ?

La solidarité est la perception d’un lien de dépendance entre les hommes, elle fut d’abord de proximité, rurale, villageoise puis intervillageoise. Elle a rapport avec l’affectivité, la sensibilité, elle repose sur l’intérêt porté à l’autre, un à priori favorable à la rencontre de l’autre. La solidarité consiste à prendre part à la situation de l’autre, à partager, à soulager.

Poser la question du rapport à la mondialisation implique de changer d’échelle. Aujourd’hui, par le développement des moyens de communication, la terre est devenue un « grand village ». Si les échanges à l’échelle planétaire existent depuis Marco Polo, le lien de dépendance entre les peuples, les systèmes économiques et politiques est devenu plus fort.

A cette échelle, être de gauche, être solidaire, signifie définir un droit à vivre décemment. La solidarité mondiale pose la question du partage des richesses, de l’accès aux matières premières, aux minerais, à l’énergie, aux biens de production et de consommation, la capacité de partager le savoir, les progrès techniques, sociaux et scientifiques, d’anticiper les événements.

La solidarité doit se traduire par des mécanismes de régulation à l’échelle du monde qui garantissent de favoriser prioritairement le développement local pour les populations locales et permettent la répartition par des mécanismes librement consentis.

 

Sur ces trente dernières années la croissance moyenne de l’économie mondiale, de l’économie réelle, l’accroissement véritable de nos richesses a suivi une courbe moyenne de 2,5 % par an. Pendant cette même période, notre système financier, notre illusion de l’Etat providence, notre utopie, nous ont laissé croire que nos produits d’épargne eux pouvaient rapporter 4 puis 8 puis 10 puis 15 % par an et assurer notre avenir. D’où vient la différence, toujours de ce fameux modèle des vases communicants, de notre incapacité à voir à long terme, notre méconnaissance des mécanismes de l’Histoire, notre repli sur un confort pratique.

Pour nous assurer une forte rentabilité de l’épargne, les opérateurs financiers, les fonds de pension ont massivement investi dans l’économie réelle. En achetant des entreprises, en prenant des participations au capital, en favorisant les fusions et les regroupements puis en imposant un modèle purement financier là où le capitalisme industriel, malgré tous ses avatars, avait réussi.

Si l’entreprise produit 2,5 % de croissance, pour arriver à des taux de retour sur investissement à deux chiffres afin de rentabiliser l’épargne, l’action, c’est relativement simple. Il suffit de réduire les charges, de freiner les investissements, de délocaliser, de tout redistribuer à l’actionnaire ou pis encore à ses gardes chiourmes, aux exécuteurs des basses œuvres qui seront rémunérés en stock options, en « assignats » à valoir sur le produit de leur forfait. Là où la fameuse règle des trois tiers : un tiers à l’actionnaire, un tiers à l’investissement, un tiers au salarié, guidait le « bon industriel » agissant en « bon père de famille », aucune entreprise ne peut survivre longtemps à la pression du prélèvement purement capitalistique.  Des salariés licenciés, des économies d’échelle, des coûts rationnalisés, des investissements maîtrisés favorisent à court terme le profit immédiat de l’actionnaire mais entrainent la mort de l’outil industriel. Aucune importance puisque lorsque l’entreprise, tel un citron, a rendu son jus, les fonds spéculatifs la quittent pour aller investir dans une autre, ici ou ailleurs, du moins tant qu’il en reste. Alors qui accuser : la mondialisation, l’affreux patron qui n’est plus qu’un rouage, le manager qui applique la stratégie décidée par l’actionnaire, le spéculateur ou le banquier qui veut placer ses produits et enrichir ses clients ? Ses clients, nous même, chacun d’entre nous qui avons cédé au mirage de l’épargne, de l’assurance-vie, de l’assurance retraite. Nous sommes tous coupables, tous responsables mais surtout de notre ignorance.

Les peuples occidentaux vivent depuis longtemps à crédit, c'est-à-dire qu’ils consomment plus qu’ils ne produisent, plus qu’ils ne gagnent.

Nous consommons plus d’eau, plus d’énergie, plus de matières premières, plus de nourriture, plus de produits transformés que la planète entière ne serait capable d’en produire si chaque être humain vivait selon le modèle occidental. Il faudrait dix fois la Terre pour donner à chaque habitant de la planète le niveau de vie d’un américain du Nord, quatre pour celui d’un européen.

Comment payons-nous cela : à crédit, par le déficit et l’endettement.

Chaque américain qui gagne un dollar en consomme 1,5, chaque européen qui gagne un euro, 1,2, alors qu’un chinois qui gagne un yuan n’en consomme que 0,5 (la fameuse croissance chinoise est surtout portée par la consommation externe et non interne) et que beaucoup d’africains ne savent même pas ce que cela peut vouloir dire gagner un dollar.

Le crédit facile, le crédit à outrance, tout comme le déficit des comptes publics sont un puits sans fonds, une spirale d’échec qui, s’ils contribuent à maintenir artificiellement la consommation, détruisent les cycles de reconstitution des capacités économiques des hommes et des peuples.

Le mythe de l’épargne protectrice, du crédit facile et de la croissance permanente ont miné les fondamentaux de nos sociétés et nous empêchent d’imaginer  une autre vision de la gestion des échanges entre les êtres humains. Car c’est là la définition fondamentale de l’économie : gérer les rapports d’échange entre les hommes.

Qu’a de durable notre modèle de développement, basé sur des modes de prélèvement issus des théories économiques du dix-neuvième siècle et qui s’essoufflent cent cinquante ans plus tard. Nous sommes déjà impuissants devant nos erreurs et notre aveuglement recherchant l'enrichissement le plus facile, le plus rapide, profitant des trouvailles du passé plutôt que d'investir dans les trouvailles du futur.

Ce modèle dit aux pays «en voie de développement », surtout ne faites pas comme nous, ne nous copiez pas, n’essayez pas de consommer à notre rythme, à notre niveau, vous n’y arriverez pas et par-dessus tout vous appauvrirez la planète en épuisant ses ressources. Laissez-nous notre pétrole puisque notre modèle sociétal en dépend et construisez des moulins. Faute de quoi nous vous ferons la guerre : économique, idéologique, morale voire militaire. Nous vous fermerons nos frontières et taxerons vos produits. Nous démondialiserons, essentiellement à notre profit.

Du troc au capitalisme, de l’autosuffisance à la consommation virtuelle, de nombreux modèles ont été expérimentés. Pour les comprendre, relisons Marx et Keynes sans les déformer, sans les interpréter. Valeur d’échange, valeur d’usage, valeur ajoutée, mécanismes de régulation, rôle des Etats et de la puissance publique, des concepts à redécouvrir.

D’une modernité surprenante ces approches économiques permettent la rénovation que nous devons accompagner.

Alors oui, revenons aux fondamentaux du développement économique maîtrisé: la liberté d’entreprendre dans les mécanismes de régulation de la société. Revenons au dialogue Nord/Sud véritable, à un co-développement et un partage des ressources du monde, pas à un G20 de façade dont la moitié du monde est exclu. Dirigeons-nous vers une véritable politique mondiale d’égalité des chances.

Là ou certains n’ont rêvé que de liberté et d’autres que d’égalité, ajoutons la fraternité universelle. Vive la mondialisation

 

Alain POMES

PRG29

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