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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 14:55
Les #10 engagements des Radicaux de Gauche pour 2017

Les #10 engagements des Radicaux de Gauche pour 2017

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 14:48
Article paru dans Ouest-France du 20/01/2017

Article paru dans Ouest-France du 20/01/2017

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 15:23

L’économie sociale et solidaire

et une réponse à la crise agricole

En ces temps de crise agricole et de contexte économique difficile dans nos territoires, nous nous devons de réaffirmer l’importance du lien social.

Les exploitants agricoles nous rappellent qu’ils supportent un endettement en constante augmentation depuis les années 1990, représentant aujourd’hui plus de 40% de leurs actifs. La fin de la déréglementation des prix fixés par l’Union Européenne a entrainé une fluctuation des prix, les exploitants agricoles intégrant directement le marché libre européen, celui de la construction européenne, qui leur permet également d’exporter vers l’Union Européenne (UE). Mais lorsque la production est importante et la consommation stagne, la concurrence plus forte, la chute des prix apparaît.

Les revendications sont légitimes en temps de crise, diminution des charges, diminution des normes européennes, mais sont-elles la solution à long terme?

La baisse de charges permettra-t-elle à nos agriculteurs d’améliorer leur situation dans 30-40ans ? La baisse des charges sociales, c’est également la diminution de la contribution à l’effort nationale de protection sociale et donc de la sécurité sociale et l’assurance retraite.

Il ne nous semble pas pertinent d’exclure les paysans et les agriculteurs, de notre société, et de faire soutenir aux générations futures, ainsi qu’aux agriculteurs qui souhaiteront bénéficier de la retraite, le poids d’un manque de financement de la sécurité sociale. Certes la solidarité nationale peut jouer, mais chaque individu doit y contribuer.

Il faut repenser globalement le système agricole et permettre à nos paysans et agriculteurs de subvenir à leur besoin tout en étant intégré de façon pleine et entière dans la société. Ne les laissons pas de nouveau au bord du chemin, au bord de nos villes !

A nous citoyens d’agir ensemble, avec les paysans, pour faire le choix d’une autre agriculture, plus raisonnée, valorisant les circuits courts et l’utilité sociale d’un métier millénaire.

Le progrès humain et sociale n’est pas dans une production déraisonnée, mais dans la recherche de solution locale, qui permettra à nos paysans de subvenir à leur besoin et ne pas être endetté. Il faut d’ailleurs constater la force de l’économie sociale et solidaire aujourd’hui, notamment lorsque des producteurs travaillent en communs. A l’heure de la COP 21, les solutions existent et pourront contribuer à améliorer l’intégration des paysans dans un nouveau modèle social.

Christiane Migot

PRG29

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 15:09

Faire du Finistère, une terre radicale : notre ambition !

A la pointe de la Bretagne, premier département littoral français, le Finistère est un territoire où la mer est une source économique attractive, que ce soit pour la pêche, le tourisme ou le commerce. La mer fait également du Finistère, une terre de science et d’innovation. Disposant de pôles d’excellence comme l’Ifremer ou l’Institut Universitaire Européen de la mer, la recherche est un enjeu fondamental pour son développement économique et social. Le Finistère, c’est aussi un territoire rural important tourné vers l’élevage, l’un des premiers départements agricoles de France par sa population active et présente une industrie agro-alimentaire importante mais fragile.

A la fois maritime, rural et urbain, le Finistère se caractérise par le sentiment d'une identité forte et d'une appartenance commune créant une conscience collective qui contribue au respect des traditions, du patrimoine, de l’environnement et de la solidarité, démontrant ainsi une capacité à vivre ensemble et un esprit ouvert favorisant le dialogue démocratique. C’est dans ces valeurs républicaines, progressistes et solidaires que les finistériens s’identifient et font de ce département une terre de Gauche.

 Au niveau électoral, le Finistère se qualifie de digue rose et se manifeste par une domination électorale des socialistes. Les primaires citoyennes ont constitué un tournant pour la Fédération. Les Radicaux de Gauche du Finistère ont porté fièrement la candidature de notre Président, Jean-Michel Baylet. Ces primaires nous ont permis d’affirmer nos différences à Gauche et de conférer une lisibilité claire et publique à nos idées. La campagne présidentielle nous a ensuite permis de nous imposer comme des acteurs du paysage politique finistérien. L’élan insufflé s’est concrétisé par la candidature de Christiane Migot aux élections législatives de 2012 sur la circonscription de Brest-rural. Cette candidature audacieuse a permis de fédérer autour des valeurs et idées radicales, créant un nouveau souffle à Gauche. Les récentes candidatures de Radicaux de Gauche démontrent une véritable réceptivité des idées radicales par nos citoyens et positionne le Finistère comme une terre radicale en devenir.

 Redonner du sens à l’action politique, la rendre porteuse d’un projet humain répondant aux attentes des citoyens est une œuvre quotidienne, un engagement militant permanent, continu et pérenne et l’objectif des Radicaux de Gauche en Finistère.

 La fédération et son bureau composé de Christiane Migot (Présidente), Céline Soulès (Secrétaire), Jean-Pierre Bernard (Trésorier) et David Enderlé (Responsable des Jeunes Radicaux de Gauche) ont fait le choix de s’organiser autour de commissions de réflexion. Leur objectif est de définir un projet d’avenir pour le Finistère en conjuguant ses particularités au radicalisme et en garantissant une offre politique pragmatique, dynamique et porteuse de réponses. La coordination, assurée par Guillaume Castel, s’articule autour de quatre commissions principales : Mer, Agriculture, Ruralité et Environnement, Justice et Libertés individuelles, Femmes et Egalité des droits et Economie, Société et Solidarité, auxquelles s’ajoutent des commissions transversales portant sur l’Ecologie, les Services Publics, l’Economie Sociale et Solidaire ou encore la Santé.

Pour diffuser nos idées et afficher nos positionnements politiques, la fédération du Finistère s’appuie sur les réseaux sociaux, dispose d’un blog: http://radicalisme-finisterien.over-blog.com et envisage l’édition d’un journal pour informer les acteurs politiques et économiques de ce département.

Fort de son dynamisme et de ses convictions, les Radicaux de Gauche du Finistère ont confiance dans la réussite de leurs objectifs. L’augmentation du nombre des adhésions de ces deux dernières années et le nombre important de nos Jeunes Radicaux en témoignent. Les prochaines échéances électorales s’inscrivent déjà dans cette dynamique.

Les radicaux du Finistère le savent, un avenir radical est en marche !

 

Christiane Migot

PRG29

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 15:01

Mourir dans la dignité : la loi doit permettre le choix.

 

L’instauration du droit à mourir dans la dignité est un combat que mène le Parti Radical de Gauche et répond à une nécessité issue d’une triste réalité. Trop souvent, des médecins et des proches sont laissés seuls face à eux-mêmes, contraints de pratiquer des arrêts de traitements et des euthanasies clandestines sur des patients atteints de maladies ou de traumatismes incurables leur causant des souffrances quotidiennes et qui désirent mettre fin à leurs jours.

 

L’actualité judiciaire confirme que la législation actuelle n’est pas adaptée. Elle ne permet qu’une euthanasie passive laissant mourir le malade lors d’un processus d’arrêt des soins, la mort pouvant prendre plusieurs jours ou semaines. Cette approche n’est pas satisfaisante. Par ailleurs, insuffisante et mal connue, la législation actuelle n’empêche pas ce climat opaque et malsain qui exacerbe le sentiment de culpabilité et le doute chez les familles, le personnel soignant ou les juges.

 

L’enjeu est donc de permettre à chacun de rester maître de son destin et d’éviter des souffrances inutiles avec la mise en place par la loi d’une procédure claire et transparente. Elle devra permettre à ceux qui le souhaitent de mourir dans la dignité, assistés médicalement, en choisissant le moment et en étant accompagnés par leurs proches et devant en faire la demande. La décision sera prise après consultation de leur famille, sous l’autorité d’un comité d’éthique médicale et seulement lorsqu’il est médicalement prouvé que la maladie est irréversible et que la mort est proche.

 

Le Parti Radical de Gauche est attaché à la création de ce droit car ce n’est pas la morale mais l’humanisme qui doit conduire l’action publique et donc l’évolution de la loi. Plus encore ce droit est aussi pour le Parti Radical de Gauche l’incarnation d’une certaine idée du progrès social, de la modernité et de laïcité, véritables fondements de notre République.

 

Christiane Migot

PRG29

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 14:53

Monument contre l'esclavage à Brest

Le 10 mai  est la Journée nationale des mémoires de la traite de l’esclavage et de leur abolition. Mais ce dernier mot n’est-il pas bafoué ? Chaque jour demande une vigilance accrue pour alerter et lutter contre cette pratique indigne de notre société, présente aussi bien à l’autre bout du globe qu’à nos portes. La dignité de l’homme est indestructible quelque soit les cultures. Il n’est pas acceptable qu’encore de nos jours des hommes soient soumis au joug d’autres hommes. Et pourtant n’est-ce pas cela qui se passe pour un grand nombre ? Jusque la le progrès a porté notre société mais que demain ne soit plus aussi beau qu’aujourd’hui a affaibli les plus démunis, renforcé les plus audacieux et accru la dépendance des premiers vis-à-vis des seconds. En conséquence le Parti Radical de Gauche se doit de stigmatiser cette Journée du 10 mai et de pointer du doigt le non-respect de la dignité humaine, geste symbolisé par la statue de dix mètres de haut inaugurée au Port de Plaisance du Moulin-Blanc à Brest le 10 mai.

Christiane Migot

PRG29

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 14:37

Impôt sur le revenu

Les radicaux de gauche sont, depuis toujours, fortement attachés à la progressivité de l’impôt, garant de justice sociale et d’égalité entre les concitoyens. Dès lors, la suppression de la 1ère tranche de l’impôt sur le revenu n’est pas acceptable car elle reporte sur moins de la moitié de la population la charge de l’impôt. Les radicaux déposeront un amendement au PLF qu’ils souhaitent voir soutenu par le gouvernement pour revenir à une véritable progressivité de l'impôt, avec un taux très réduit mais pas à l'exonération totale.

La fiscalité des ménages:

Les engagements 14, 15, 16 et 17 du programme présidentiel de la campagne de 2012 portaient respectivement sur : la fusion de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée, sur la création d’une nouvelle tranche à 45%, sur la réforme du quotient familial et sur la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune. A mi-mandat, trois de ces mesures ont été mises en œuvre. Mais la seule réforme structurelle et le chantier le plus important, celui de la fusion de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée n’a pas été mis en œuvre, malgré les annonces du précédent gouvernement de remettre à plat la fiscalité. La suppression annoncée de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu va encore concentrer le financement de cet impôt sur les classes moyennes.

Dès lors, et afin de répondre aux attentes des Français qui ont approuvé ces engagements, le Parti Radical de gauche souhaite que soit mis en place la retenue à la source de l’impôt, comme préalable éventuel du rapprochement entre l’impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée, en se basant sur les travaux du groupe de travail sur la fiscalité des ménages qui s’est réuni au début de l’année 2014. Il s’agit de moderniser notre impôt, de le rendre plus clair et d’en améliorer la prévisibilité pour les ménages.

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 14:31

Chers collègues,

 

Les élections municipales des 23 et 30 mars dernier ont livré le message que l’on connait. Un message fort, un message dur. Un message qui doit être écouté.

 

Certes, remettre le pays d’aplomb, après une décennie calamiteuse pendant laquelle la droite a régné sans partage sur la France, n’est pas une mission aisée. Les dégâts sont profonds et les plaies nécessitent du temps pour guérir. En même temps, la situation de nos concitoyens est telle que la patience est devenue un luxe inaccessible. Alors beaucoup de Français ont cédé aux sirènes de ceux qui protestent par métier, de ceux qui osent l’outrance, de ceux qui par leurs mots et leurs actes remettent en cause le pacte républicain, peu importe l’étiquette qu’ils arborent.

 

D’autres ont nié l’acte d’aller voter. Cet acte démocratique a été durement acquis par des citoyens pour des citoyens et fait l’envie d’autres citoyens qui en sont privés. Il est le symbole d’une démarche d’implication dans la vie de la cité et le droit de participer à l’élaboration d’un autre monde meilleur que l’ancien. Beaucoup reprochent à l’avenir d’être plus noir que le présent ou pire que le passé. Ce constat n’est pas forcément faux et n’aurait pas eu lieu d’être il y a de cela quelques décennies. Le contexte n’était pas le même. Le poète a dit que la terre est bleue comme une orange, c’est dans cette optique que le citoyen doit voir la société comme il souhaiterait qu’elle soit par son vote et non comme elle est par son abstention.

 

De ce défouloir, beaucoup de bons maires de gauche, de progrès, en ont fait les frais en France, en Finistère aussi. Brest fait figure d’exception.

 

Mérite sans doute du recul et de la lucidité dont les brestois et les brestoises savent faire preuve.

 

Mérite également de la qualité du travail accompli jusqu’ici par François Cuillandre et ses partenaires au service de la ville et de l’agglomération.

 

Aujourd’hui les brestois et les brestoises nous demandent de continuer à construire une ville attractive, accueillante, solidaire, agréable à vivre, où chacun peut y trouver son compte.

 

À cette mission nous, Radicaux de Gauche, participons avec enthousiasme et détermination. À ce combat, nous y apportons notre sensibilité particulière,

notre ancrage dans la plus ancienne tradition républicaine, notre obsession de l’égalité citoyenne et de la liberté réelle pour tous.

 

À l’échelle nationale, la Ministre radicale Sylvia Pinel a porté la Loi sur le commerce, l'artisanat et les TPE, récemment votée par l’Assemblée Nationale. Cette loi met à la disposition des acteurs de nouveaux leviers pour la redynamisation du commerce de proximité et simplifie l’accès au régime de l’entreprise individuelle à responsabilité limité dans un souci d’amélioration continue des dispositifs existants. Madame Pinel, nous en sommes certains, apportera ce même souci d’efficacité dans ses nouvelles fonctions au Ministère du Logement, lui aussi concernant un sujet sensible pour toutes les villes de France.

 

À l’échelle locale cette même recherche de solutions efficaces sera notre guide quotidien car seule une politique compréhensible et comprise peut aider les citoyens à retrouver de l’optimisme et de l’espoir et favoriser la mise en œuvre d'une nouvelle étape de l'édification de Brest dans son nouvel environnement métropolitain. Avec la participation du Parti Radical de Gauche, Ensemble pour Brest tiendra son cap et le dépassera…

 

Christiane Migot

PRG29

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:17

Tout comprendre au CETA,

le « petit-cousin » du traité transatlantique

LE MONDE | le 18.10.2016 • Mis à jour le 22.10.2016 |Par Maxime Vaudano

De quoi parle-t-on ?

Le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement, ou Accord économique et commercial global) est un accord commercial « de nouvelle génération ». Cela signifie qu’il ne se contentera pas de réduire les droits de douane entre l’Union européenne (UE) et le Canada. L’objectif est aussi d’aboutir à une convergence de certaines normes pour limiter ce que les libre-échangistes appellent les « barrières non tarifaires » au commerce. L’ambition est de réduire de 36 % à 3 % la part des exportations européennes soumis à de tels obstacles.

 

Comme la plupart des accords de ce genre, il s’agit d’un texte aride de 2 344 pages, bourré de jargon juridique, difficile à comprendre pour les non-spécialistes.


Le gouvernement français défend fermement le CETA en le présentant comme l’« anti-Tafta » ; ses promoteurs estiment qu’il s’agit de « l’un des meilleurs accords jamais négociés par l’Union européenne ». Le traité compte toutefois de nombreux détracteurs qui estiment qu’il menace l’agriculture, les services publics et les politiques publiques favorables à la santé et à l’environnement.

 

Comme le CETA touche à la fois aux compétences de l’UE et des Etats membres (on appelle ça un accord mixte), la ratification ne sera terminée qu’après l’approbation des trente-huit Parlements nationaux et régionaux de l’UE (dont l’Assemblée nationale et le Sénat en France). Ce qui pose un double problème : non seulement le processus sera très long, mais, surtout, personne ne sait ce qu’il arriverait si l’un des parlements venait à dire non, car cela ne s’est jamais produit.
 

Pour gagner du temps, il est d’usage d’appliquer provisoirement une partie des accords commerciaux après l’approbation du Parlement européen (étape 2), sans attendre celle des parlements nationaux (étape 3). Une bizarrerie démocratique qui ferait entrer en vigueur en France un CETA qui n’a pas encore été approuvé par tous les représentants du peuple français.

 

Et pourtant, l’ensemble des vingt-huit gouvernements européens y ont consenti cet été, le Canada en ayant fait une exigence. En France, la majorité socialiste a même manœuvré à l’Assemblée nationale pour éviter le vote d’une résolution de la gauche de la gauche s’opposant à cette application provisoire.


Mise à jour :

Le mot « tous » a été ajouté à la phrase « Une bizarrerie démocratique qui ferait entrer en vigueur en France un CETA qui n’a pas encore été approuvé par tous les représentants du peuple français », dont le sens prêtait à confusion, puisque le gouvernement et les eurodéputés français sont aussi des représentants du peuple français.

Ce que le CETA contient :

 

1/ Droits de douane

Ils baisseront notamment pour les produits agricoles, les produits de la mer, les métaux, l’automobile et les produits manufacturés (voir le détail).

2/ Agriculture

Les quotas d’importation de produits canadiens en Europe seront progressivement rehaussés. Chaque année, le Canada pourra exporter sans droits de douane vers l’Europe 45 840 tonnes de bœuf sans hormone (contre 4 162 aujourd’hui), 75 000 tonnes de porc sans ractopamine (contre 5 549), 100 000 tonnes de blé ou encore 8 000 tonnes de maïs doux. Les producteurs français craignent que cette nouvelle concurrence les mette en difficulté, tandis que les autorités françaises estiment qu’il s’agit d’un changement mineur. En échange de ces quotas, l’Europe a obtenu de son contingent de fromage admis sans droits de douane au Canada passe de 13 472 à 18 500 tonnes par an.

3/ Marchés publics

Les entreprises européennes bénéficieront d’un accès facilité aux marchés publics canadiens (30 %, contre 10 % de marchés ouverts actuellement), notamment dans le secteur hospitalier. Les marchés publics européens sont, eux, déjà ouverts à près de 90 %.

4/ Indications géographiques

145 des 1 500 appellations géographiques européennes (de la feta au reblochon de Savoie) vont désormais être protégées sur le sol canadien. Les critiques estiment que c’est insuffisant, mais c’est déjà mieux qu’actuellement. Le Canada n’a, de son côté, protégé aucune appellation.

5/ Brevets

Les laboratoires pharmaceutiques européens vont pouvoir accroître de deux ans la protection de leurs médicaments sur le marché canadien avant que des fabricants de génériques ne puissent s’en emparer (elle est aujourd’hui de 20 ans) ; ce qui pourrait générer un surcoût pour les Canadiens de près de 600 millions d’euros par an, selon l’ONG CCPA.

6/ Services publics

L’Europe assure qu’elle a exclu les services publics du champ de la libéralisation, mais comme aucune définition claire du service public n’existe au niveau européen, certains sous-secteurs pourraient passer au travers (comme La Poste, non-renationalisable en cas de privatisation). Sans compter que les services publics futurs seront automatiquement libéralisables, car pas explicitement protégés.
 

7/ Convergence des normes

Le CETA installe un cadre pour multiplier les reconnaissances d’équivalence des normes ; cela signifie que, dans certains cas, une entreprise européenne pourra faire certifier la conformité de ses produits une seule fois (en Europe) même s’il souhaite les exporter au Canada, plutôt que de devoir se soumettre à une seconde procédure au Canada – car les Canadiens auront reconnu que les normes européennes assure un niveau de protection équivalent aux leurs (ou, plus précisément, que les organes de certification européens assurent un contrôle équivalent aux Canadiens sur les normes canadiennes).

 

8/ Services financiers

Le CETA doit dynamiser les investissements mutuels, encourager la concurrence et libéraliser les échanges financiers.

9/ Environnement

le CETA reconnaît le droit pour les gouvernements d'introduire des critères environnementaux et sociaux dans l'attribution des marchés publics, bien qu'il les incite à choisir l'offre la plus « avantageuse ».

10/ Tribunaux d’arbitrage

Bien que largement réformée par rapport au mécanisme ISDS classique, la juridiction installée pour régler les différends entre les entreprises et les Etats pose encore des problèmes de neutralité et d’indépendance. Surtout, malgré plusieurs nouveaux garde-fous, la protection des « attentes légitimes » de l’investisseur fait craindre que ces tribunaux ne puissent remettre en question des décisions publiques en faveur de la santé ou de l’environnement.

11/ Coopération réglementaire

Le CETA instaure plusieurs forums censés discuter en amont des futures évolutions réglementaires de part et d’autre de l’Atlantique (avec un rôle important accordé aux parties prenantes). Si ces instances pourraient retarder le processus législatif et réglementaire, elles ne pourront en aucun cas prendre de décisions toutes seules.

12/ Mobilité professionnelle

La reconnaissance mutuelle des qualifications des travailleurs sera améliorée, et les transferts de personnels entre Europe et Canada facilités.

Ce que le CETA ne contient pas :

1/ Audiovisuel

Ce secteur a été exclu de la négociation pour préserver « l’exception culturelle ». Toutefois, contrairement au Canada, l’UE n’a pas protégé explicitement le reste de son secteur culturel (livres, presse, etc.).

2/ OGM, hormones, chlore et ractopamine

L’Europe a refusé l’importation sur son sol de tels produits. Pour exporter du bœuf et du porc, les producteurs canadiens vont devoir développer des chaînes de production séparées sans hormone et ractopamine.

 

Note du PRG29 du 24 octobre 2016

Après le TAFTA voilà le CETA.

De quoi s’agit-il ? Le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement, ou Accord économique et commercial global) est un accord commercial « de nouvelle génération » entre l’Union européenne (UE) et le Canada.

« de nouvelle génération » peut-on y lire. Par cela il faut certainement comprendre qu’il va respecter les citoyens quel qu’ils soient, ainsi que les consommateurs européens et canadiens.

Mais auparavant sa ratification, et l’application s’en suivant, nécessite l’accord unanime de tous les partenaires nationaux ou régionaux européens, soient 38 parlements. Qu’en est-il de la France ? C’est politiquement la grande muette. A priori le gouvernement français défend fermement le CETA en le présentant comme l’« anti-Tafta ». Voilà qui nous rassure ! De plus ses négociateurs et promoteurs l’entendent comme de « l’un des meilleurs accords jamais négociés par l’Union européenne ».


Il est question plus haut de ratification et d’application, le plus surréaliste est que la deuxième peut devenir effective sans passer par la première, qui loin d’être rejetée peut advenir plus tard. Et là c’est le Canada qui est à la barre avec le soutien, entre autres, de la majorité socialiste française ayant manœuvrée à l’Assemblée Nationale pour éviter le vote d’une résolution de la gauche de la gauche s’opposant à cette application provisoire. Quant les votes à l’Assemblée Nationale et au Sénat auront-ils lieu ? Wait and see. Il n’y a pas que le gouvernement français et les eurodéputé(e)s français(e)s qui nous représentent.

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:12

« La culture n’attend pas »

Ou le meilleur outil pour la laïcité

 

Les Radicaux de Gauche, lors de leur congrès récent, ont affirmé que la culture participe à l’apprentissage de la vie. Elle porte en germe la liberté et en particulier la liberté de conscience. Elle constitue une ouverture sur le monde comme elle permet de le comprendre. C’est une main tendue vers l’autre et la diversité de ses expressions. En un mot, elle est un passage obligé dans cette volonté du « vivre ensemble » qui constitue le fondement de notre devise républicaine et du principe de laïcité qui en est le ciment. La culture universelle est un vecteur de liberté en favorisant l’élévation de la citoyenne et du citoyen de la République et par conséquent l’émancipation collective face à des idéologies adeptes de l’ignorance ou de la sélection des idées agissant sur l’individu. Elle a été et est toujours un formidable rempart contre l’influence croissante des croyances partisanes d’une éducation restrictive et anesthésiante. Par conséquent c’est le devoir de toute collectivité d’offrir une culture de qualité, variée, partagée et accessible. Aussi par le biais de son nouveau pôle culturel aux Capucins et son accès privilégié par le téléphérique, la ville de Brest répond à cet appel, à cette nécessité et à l’urgence des temps actuels. La mise à la disposition de tous et toutes de cet outil culturel est une richesse et se doit d’être une priorité. Cependant il ne faut pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. Toutes les cultures se doivent d’être ainsi mises en valeur ; l’intérêt collectif (c’est le rôle de la République et de ses représentants) doit prévaloir sur toutes autres sortes de visées ou intentions. C’est un principe de précaution ou de vigilance, auquel les Radicaux de Gauche vont porter une attention toute particulière, de s’assurer de la pluralité culturelle de notre ville pour laquelle le tissu actuellement existant ou prochainement à venir va être un formidable catalyseur de la dynamique culturelle locale et du renforcement de la laïcité.

 

Christiane Migot

Groupe des élu(e)s du Parti Radical de Gauche

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