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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 18:45

N'exagérons rien, mais on peut trouver savoureux ce contrepied à l'histoire que tentent de nous faire accroire la droite et les grosses fédérations paysannes... L'info est mise en ligne sur les sites du Monde et de l'humanité.

 

CHAPEAU – Les « bonnets rouges » bretons coiffés de bonnets… écossais

Les "bonnets rouges" samedi 2 novembre à Quimper, lors de la manifestation pour préserver les emplois bretons.

Quand le "made in France" est en fait du "made in Scotland", c'est tout un symbole qui tombe à l'eau. Un responsable d'Armor Lux cité par le quotidien L'Humanitéexplique que les 7 500 bonnets rouges vendus lors de la manifestation pour préserver les emplois bretons, le 2 novembre à Quimper – à l'appel du collectif  Vivre, travailler et décider en Bretagne –, étaient en fait importés d'Ecosse. Ils n'ont donc ni été fabriqués en Bretagne, ni par la marque elle-même. Les bonnets étaient vendus 5 euros sur un camion-podium lors de la manifestation de Quimper.

Il ne s'agit pas pour autant de contrefaçons, indique dans Ouest-France le PDG d'Armor-Lux, Jean-Guy Le Floch, qui admet, et a toujours admis, que "sa production en France représentait 40 % du chiffre d'affaires du groupe". Il n'empêche que le bât blesse pour un bonnet devenu l'allégorie d'une révolte sociale, elle, bien bretonne.

Lire : A Quimper, les "bonnets rouges" s'unissent pour "faire vivre le pays"

L'étiquette qui fait tic

Ne ressemblant pas aux étiquettes originales de la marque et apposée par deux points de couture sur un reste d'étiquette visiblement coupée, la contee-marque a éveillé la curiosité des journalistes de L'Humanité, qui ont alors questionné un responsable des ventes d'Armox-Lux par téléphone.

Sollicité par les élus engagés dans le collectif, Jean-Guy Le Floch a effectivement offert 900 bonnets rouges "en signe de solidarité et d'amitié pour la manifestation organisée à Pont-de-Buis le 26 octobre dernier", a rappelé le cadre dirigeant.

Mais quand il s'est agi de fournir 10 000 autres bonnets rouges pour faire face à la demande dans le cadre de l'organisation de la manifestation de Quimper, la firme textile a préféré se tourner vers "un confrère écossais", a confié le responsable des ventes à L'Humanité.

Arroseur arrosé ?

Un brin moralisateur, le quotidien ne résiste pas à souligner l'ironie de l'histoire :

"Dans le contexte où les 'bonnets rouges' entendent tenir la dragée haute au gouvernement, n'hésitant pas à donner des leçons de patriotisme en dénonçant les importations de marchandises de l'étranger et les subventions accordées à des boîtes étrangères tout en fustigeant l'Europe, avouez que cette affaire d'import de bonnets et de contrefaçon maison n'est pas un mince symbole !"

Lire aussi (édition abonnés) : La grogne bretonne, creuset des révoltes françaises ?

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 11:20

Racisme : la "cohésion sociale" en danger

et des réactions "pas à la mesure" selon Christiane Taubira.

 

 

Christiane Taubira s'étonne dans une interview publiée mercredi 6 novembre dans Libération  qu'aucune "belle et haute voix (ne) se soit levée" pour pointer le danger que constituent les attaques racistes dont elle a été victime.

 

Comparée à un singe sur la page Facebook d'une candidate Front National, exclue depuis, et traitée de "guenon" par des enfants lors d'une manifestation contre le mariage homosexuel, la ministre de la Justice estime que "ces attaques racistes sont une attaque au cœur de la République" et menacent "la cohésion sociale".

 

Plus d'informations icilink  et icilink

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 15:24

Cette Bretagne, là. 

 

"En ces temps de disettes économiques mais avant tout et surtout écologiques entendre parler de gabelles, de jacqueries et de bonnets rouges, autant de références historiques totalement anachroniques et la moutarde au nez, me pique : de la fierté d’être solidaire de cette Bretagne là, j’ai des doutes plus que basiques.


 
Cette Bretagne là, elle se trompe depuis un peu plus que des lustres de luttes en ne cessant de soutenir ‘les plus royalistes que le roi’ et maintenant ‘les plus capitalistes que le capital’, bref ici les patrons d’un secteur qu’il n’est écologiquement plus possible de soutenir : les transporteurs de ces putains de camions que l’Etat français n’a cessé d’aider en faisant de la France, un des pays d’Europe au système autoroutier le plus développé, un des pays d’Europe au parc automobile le plus pollueurs, un des pays d’Europe où le ferroutage reste le moins développé.


 
Cette Bretagne là, elle se trompe depuis maintenant trop de lustres de luttes en se désolidarisant d’une taxe, certes certainement mal pensée dans sa mise en forme mais pas dans sa mise en application écologique, en se mettant systématiquement au service des pollueurs qu’ils appartiennent à la caste des transporteurs mais aussi à celle des adhérents de la toute puissante FNSEA, celle-là même qui ne rougit pas de la couleur de ses bonnets qu’elle porte fièrement lorsqu’elle reçoit les subventions de l’Europe alors qu’elle refuse de payer un impôt écologiquement juste.


 
Cette Bretagne là, elle se trompe depuis maintenant un peu trop de lustres de luttes en abusant d’une agriculture qu’elle a majoritairement choisi intensive et agressive alors qu’ailleurs en France et au-delà de nos frontières on sait la penser équitable et plus respectueuse de l’environnement.


 
Cette Bretagne là, elle se trompe depuis …vachement de lustres de luttes en se repliant sur un sursaut identitaire séculaire et réactionnaire qui s’arc que boute sur des images d’Epinal qui ne datent pas d’hier mais qu’il faudrait déchirer au profit de celles de demain, numériques, celles des énergies renouvelables qu’elle devrait soutenir depuis pas mal de lustres, de luttes, maintenant.


 
Bref cette Bretagne là est écocide et si vous ne souhaitez pas la soutenir à Quimper et bien choisissez plutôt le camp de la Bretagne solidaire à Carhaix.


  

Un "coup de vent" d'Albine et d'un brestois pas bretons aujourd'hui.

En savoir plus ici http://www.endecocide.eu/?lang=fr

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2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 08:07

Sur Médiapart.fr, La journaliste Martine Orange annonce un scandale d'Etat, en l'occurence celui-ci pourrait concerner les ministres de l'ancienne majorité de Sarkozy-Fillon, en particulier Kosciusko-Morizet. A-t-on encore besoin de scandales en France ? Non, car ils font désespérer les citoyens de la politique mais, ils existent et autant les dénoncer, châtier les responsables. Ce qui pourra faire réfléchir les tenants des magouilles juteuses.

Enfin, on peut rêver.

PRG29

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Ecotaxe : le contrat insensé.

PAR MARTINE ORANGE

Un contrat léonin souscrit au détriment des intérêts de l’État, des soupçons de favoritisme et de corruption, la menace de 800 millions d'euros à verser en cas d'annulation, une taxe qui ne répond pas aux objectifs de fiscalité écologique... La mise en place de l’écotaxe en France, imaginée et portée par la précédente majorité, tourne au scandale d’État. 

L'article de Médiapart  (payant)  ici : link

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Sur Slate.fr, une approche économico-financière supplémentaire, à considérer, sur les réactions associées à l'ecotaxe.

 

Fiscalité : l'incroyable série noire de François Hollande.

 

Des plus-values à l'écotaxe, des 75% à l'EBE, le pouvoir accumule les déconvenues sur ce terrain depuis un an pour avoir mal analysé la situation et tenté d'imposer des décisions qui ne correspondent pas  au discours tenu précédemment...

 

 

Plus d'informations ici : link

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Sur le site du Huffingtonpost.fr, qui rapporte les propos tenus dans le journal Le Parisien, la controverse sur  Ecomouv enfle.

 

 

Écotaxe: le contrat entre l'État et Écomouv'

entouré de zones d'ombre selon

Le Parisien explique que le recours à un partenariat public-privé (PPP) n'était pas la solution la plus économe pour l'Etat. "La mission d’appui aux partenariats public-privé avait, dans un rapport remis en février 2009, relativisé l’intérêt d’un tel montage. Selon ces experts, l’Etat aurait pu passer par un marché public car il aurait coûté moins cher (d’environ 250 M€)", souligne le quotidien...

 

Plus d'informations ici (payant) : link Publication: 02/11/2013 17h45 CET 

 

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 09:19

Contre la haine frontiste

Encore une fois, le FN  n'a pu échapper à  ses fondements racistes. En injuriant Christiane Taubira, il porte l'injure à tous les citoyens français.

Comme d'habitude la direction du FN minimise et tente de noyer le poisson. Le front national dévoile son antirépublicanisme viscérale. Les actions cosmétiques qu'il applique ne camouflent plus rien et pire entraînent certains de nos concitoyens sur la pente de la haine, de l'irrationnel et finalement de la bêtise.

Le PRG du Finistère assure la Garde des Sceaux de la République de son soutien fraternel. Le PRG finistérien continuera envers et contre tout à défendre ses valeurs : Liberté, Egalité Fraternité et Laïcité.

PRG29

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 11:30

Allez sourions un peu.

 

Le site "Slate.fr" reprend les débats  parlementaires intervenus à l'occasion de la première lecture d'une proposition de loi UMP sur le livre.

Voici l'article sous la plume de JM Pottier de Salte.

L’Assemblée nationale a adopté en première lecture, jeudi 3 octobre, une proposition de loi UMP visant à empêcher les sites de vente en ligne de proposer la livraison gratuite de livres.

Dans sa version initiale, ce texte prévoyait que les sites de vente en ligne pouvaient appliquer le rabais de 5% sur le «prix éditeur» prévu par la loi Lang, mais ne pouvaient pas inclure dans ce prix le tarif de livraison; dans sa version finale, durcie par le gouvernement, le site sera obligé de pratiquer le prix éditeur et ne pourra appliquer le rabais de 5% sur ce prix que sur le montant des frais de livraison.

Concrètement, cela signifie que, quand il proposera un livre commercialisé au prix éditeur de 20 euros, un site de vente en ligne comme Amazon, contre qui le texte est explicitement tourné, devra le vendre 20 euros. Il pourra seulement appliquer un rabais de 1 euro (5% du prix éditeur) sur le montant des frais de livraison qu’il appliquera en plus.

Loin de ces froids calculs, le débat dans l’hémicycle sur le sujet a apparemment inspiré les députés, si l’on en juge par les propos tenus. Petit verbatim thématique.

  • Cette loi que le monde entier nous envie. «La loi Lang de 1981 sur le prix unique du livre, dont M. le rapporteur a eu l’amabilité d’affirmer qu’elle était désormais inscrite dans notre patrimoine national; on pourrait même dire qu’elle est inscrite au patrimoine de l’humanité, puisqu’elle essaime dans beaucoup de pays dans le monde» (Aurélie Filippetti, ministre de la Culture). Au chapitre lyrisme, le premier accessit va à la députée PS de Corrèze Sophie Dessus: «Il y a des jours et des nuits où, dans cette enceinte, il peut y avoir des moments de grâce, comme seule la culture peut en apporter; et il me semble qu’aujourd’hui, nous allons en partager un.»
  • Un débat durassien. «Depuis 1981, et même depuis 2011 et le vote sur la loi relative au prix du livre numérique, des évolutions technologiques ont modifié la façon dont les livres sont vendus. Là encore, il ne s’agit pas de nous y opposer; ce serait d’ailleurs vain, ce serait un barrage contre le Pacifique.» (Aurélie Filippetti)
  • Il faut toujours flatter sa ministre. «L’écrivaine de talent que vous êtes, madame la ministre…» (Patrick Bloche, président PS de la commission des affaires culturelles et de l’éducation). Aurélie Filippetti est notamment l’auteure de deux romans, Les Derniers Jours de la classe ouvrière (2003) et Un homme dans la poche (2006).
  • La télévision, c'est mal. Les librairies, elles, sont «un merveilleux remède contre la solitude, un lien qui rattache à la vie, notamment pour les personnes malades, celles qui peuvent connaître des difficultés de locomotion, ou encore celles qui ne sont pas décidées à s’abrutir devant la télévision» (Yannick Favennec, député UDI de Mayenne).
  • Amazon=Apple. «Les commerçants en ligne qui vendent des livres comme ils vendent des chargeurs de portables…» (Thierry Braillard, député PRG du Rhône).
  • Les algorithmes? Quels algorithmes? «Quiconque a acheté des livres sur Amazon […] sait que, contrairement à une librairie traditionnelle, si l’on y vient sans idée précise de ce qu’on veut lire, on a de fortes chances de repartir avec un best-seller ou une nouveauté de la rentrée littéraire», a lancé le rapporteur du texte, l'UMP Christian Kert. La députée EELV Isabelle Attard lui a répliqué «qu’une [des] plus grandes forces [d'Amazon] est d’avoir mis en place un système de recommandation très performant. Plus vous naviguerez sur le site, plus les recommandations seront précises et pertinentes»

Jean-Marie Pottier.

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Published by radicalisme-finisterien - dans Politique Billet d'humeur
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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 12:02

Le blog du PRG se met en vacances pour quelques semaines.

 

2013

 

"soleil, farniente, gâteries culinaires et gastronomiques pour tous"

 

 

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 11:00

Les perles du bac 2013 relevées et diffusées par la presse.

 

 

A la fin de sa vie, De Gaulle était tellement célèbre qu'on a inventé un parti politique pour lui rendre hommage : le parti gaulliste RPR."
Charles de la Gaulle a été Président de la République."
Jacques Chirac était premier sinistre lors de l'enterrement des idées de de Gaulle."
Le document doit comporter une erreur : Jacques Chirac est un Président de la République et pas Premier Ministre."

 

Si le bac se déroulait aujourdh'ui pourrions nous trouver ce genre de "perles" ? 

Comme: "Sarkozy a inventé le trou des fonds publics et celui de l'UMP."

 

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 14:31

Comment se poser en victime quand on a dit des grosses  "conneries", se savoir-faire se retrouve dans beaucoup de comportement de populistes et par les temps qui courent ces derniers ne manquent pas. La solution ? détournée la vérité et raconter des bobards.

Aujourd'hui attachons nous au cas de Mme Le Pen, la dame qui danse avec l'extrême droite germanique. Nous avons trouvé un article rédigé par Michel SOUDAIS et publié par POLITIS.FR. qui démonte les ficelles de cette dame.

 

      Les bobards du FN

 

Privée de son immunité parlementaire, la présidente du FN crie au « procès politique ». Et multiplie les bobards pour mieux se poser en victime. Nous en dressons ici la liste.

 

Sitôt son immunité parlementaire levée par le parlement européen, Marine Le Pen avait antenne ouverte sur les chaînes d’info pour crier à la persécution. Sans rien connaître du dossier, BFM-TV surnommée BFN-TV sur les réseaux sociaux, et I-télé lui ont offert une jolie tribune pour se présenter en « dissidente » que l’on cherche à « abattre sur le plan judiciaire », ainsi qu’à ses proches, sans jamais démonter les grosses ficelles d’une campagne de victimisation que le FN a visiblement bien préparée. 

Six bobards constituent le fond de la contre-attaque lepéniste :

1. Marine Le Pen prétend avoir été jugée sans débat. Mais s’il n’y a pas eu de débat en séance plénière sur ses propos et la plainte qui les vise, c’est parce que dans le cadre d’une procédure normale ce débat a lieu en commission des Affaires juridiques. Mme Le Pen y a bien évidemment été invitée à faire valoir sa défense« à trois reprises, en mars, avril et mai », affirme une source parlementaire citée par Le Monde. Elle n’a jamais souhaité répondre à cette invitation. Pour mieux se poser aujourd’hui en victime.

2. Elle est victime d’une « distorsion de traitement ». Le parlement européen ayant plutôt tendance à préserver l’immunité de ses membres. Cela s’est souvent vérifié en effet, et à juste raison, notamment quand les députés européens suspectent derrière une plainte ce qu’ils appellent le « fumus persecutionis ». Mais la liste d’une trentaine de cas pour lesquels le Parlement, depuis sa création en 1979, a refusé de lever l’immunité parlementaire, liste brandie par Marine Le Pen sur les écrans comme preuve de son traitement particulier, mérite d’être lue avec discernement et attention.

Non seulement elle ne mentionne aucune des nombreuses demandes de levée d’immunité examinées et souvent acceptées par le parlement européen [1], mais certains des cas de laxisme dénoncés à l’antenne par Mme Le Pen reposent sur des accusations qui en leur temps étaient mal étayées ou contestables. Et puisqu’elle a cru bon mentionner les procédures qui les visaient, le lecteur de cette liste pourra constater que Mme Le Pen estime anormal que le parlement européen ait refusé de lever l’immunité parlementaire de Marco Pannela ou Emma Bonino, deux membres du Parti radical italien poursuivis dans les années 80 pour avoir aidé des femmes à contourner la législation anti-IVG alors en vigueur en Italie.

3. Sa levée d’immunité est « contraire à toute la jurisprudence de cette assemblée ». Faux, puisque dans le document élaboré par le FN lui-même on trouve, au hasard des pages, cette jurisprudence résumée ainsi, en juin 2000 [2], par un rapporteur de la commission des Affaires juridiques, Donald Neil MacCormick :

« En ce qui concerne les délits d’opinion, l’immunité n’a, le plus souvent, pas été levée (y compris dans des affaires concernant M. Le Pen), sauf dans les cas où l’opinion exprimée était considérée comme constituant une violation de la législation sur la négation de l’holocauste ou un délit ou un acte délictueux à relents antisémites. »

4. Elle n’a jamais comparé les prières de rue à l’occupation allemande. A entendre Florian Philippot, ce parallèle serait une invention de journaliste. Il suffit de se reporter à l’intégralité des propos incriminés pour constater que Marine Le Pen ne s’est pas contentée de dénoncer une occupation de l’espace public pour des prières, ce qui constitue une entorse à la laïcité qu’elle ne dénonce jamais quand elle est le fait de catholiques intégristes (commandos anti-IVG ou exorcistes de Civitas). Parlant de musulmans priant dans la rue, elle a bel et bien déclaré :

« Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c’est une occupation du territoire. Certes y’a pas de blindés, y’a pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants. »

Ce faisant, elle a implicitement contribué à la banalisation de l’Occupation qui a valu dernièrement à son paternel une condamnation pour « contestation de crime contre l’humanité » : si le fait d’occuper la rue pour prier est comparable à l’occupation allemande, c’est donc que cette occupation n’était pas si terrible qu’on l’a dit...

5. La plainte qui la vise émane d’une seule association musulmane. Seul le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) a porté plainte contre ses propos, affirme Marine Le Pen qui, pour assimiler cette association à une organisation jihadiste, cite aussitôt le propos de l’un des animateurs de cette association censé (à supposer que la citation soit véridique) discréditer radicalement le CCIF. Et par ricochet la plainte qui la vise. Celle-ci est toutefois instruite par le Parquet et l’on compte au moins une autre partie civile que, par calcul, Mme Le Pen ignore : le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) qui, depuis l’origine du FN, mène un combat judiciaire utile, souvent couronné de succès.

6. Victime d’un délit d’opinion, elle défend la liberté d’opinion. C’est très abusif. Marine Le Pen défend uniquement la liberté d’expression de ses amis politiques (l’ensemble de l’extrême droite), de ses proches et de son clan. En revanche, tous ceux qui ont le tort d’émettre sur elle et son parti une opinion non conforme à l’image « dédiabolisée » qu’elle tente d’afficher sont quasi-systématiquement traînés devant les tribunaux : intellectuels, journalistes, responsables politiques... la liste est longue. 
-  Pas plus tard que le 26 juin dernier, elle a perdu en appel un procès en diffamation dans lequel elle refusait à Patrick Lozès le droit de dire « que Marine Le Pen est la première communautariste de France, car elle prône la défense d’une ’communauté’ française arbitraire et fantasmée, qui serait menacée par les Français de la diversité, et en particulier par les Français musulmans », rappelle l’ancien président et fondateur du CRAN, dans un communiqué. 
-  Le 25 juin, elle a obtenu la cassation d’un jugement de la cour d’appel de Paris qui la déboutait d’une plainte contre Eva Joly, pour des propos que la candidate d’EELV avait tenu sur elle juste avant le premier tour de l’élection présidentielle. 
-  Le même jour, Raquel Garrido, avocate de Jean-Luc Mélenchon, était mise en examen à la demande de Marine Le Pen pour avoir, en tant qu’avocate de son client, expliqué à l’AFP les raisons pour lesquelles M. Mélenchon venait d’assigner Mme Le Pen par citation directe (procédure qui suppose que l’auteur soit déjà identifié et les éléments de preuve déjà constitués) dans l’affaire des faux tracts de Hénin-Beaumont. « Dans le monde idéal de Marine Le Pen, ses victimes n’ont pas le droit à un avocat », résume très bien Raquel Garrido sur son blog. Ce n’est pas en effet le comportement de quelqu’un qui prétend défendre la liberté.

Que Marine Le Pen ait choisi de se poser en victime tout en réitérant ses propos, qu’elle se saisisse de cette poursuite judiciaire pour se poser en adversaire encore plus résolue de l’islam sur le territoire national, relève d’un choix politique. Le sien. Celui-ci obéit à des considérations avant tout tactiques. La popularité montante de sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, parmi les militants et sympathisants les plus attachés à la vieille ligne lepéniste anti-immigration, n’y est pas étrangère. Cela n’oblige pas pour autant ceux qui l’interviewent à gober tous ses mensonges.

[1] Jean-Marie Le Pen a été le premier député européen à perdre son immunité parlementaire pour des propos réputés politiques, en 1989. Elle lui a été retiré par la suite à deux autres occasions au moins. Bruno Gollnisch s’est également vu retirer son immunité par deux fois. L’immunité a été levée pour bien d’autres élus.

[2] Il y a donc treize ans, ce qui autorise quelques évolutions, mais l’essentiel y est.

 

Une vision Politique avec Politis.f. Retrouver cet article  ici :link

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 13:01

L'éthique, la morale, pas seulement à l'école de République SVP

 

 

Selon la presse, les gouvernement, Pierre Moscovici en tête, recule sur les très hauts salaires des grands patrons... Peut-on rappeler la position de  JP Morgan, banquier célèbre de Wall Street,sur ce sujet ? 

 

Morgan considérait, au début du vingtième siècle, qu'un président de grande société ne devait pas gagner plus de vingt fois la moyenne de ses employés.

 

Alors aidons le gouvernement !

 

Soit net mensuel  :  1120,43 x 20 = 22.408,6 euros en hypothèse basse

SMIC horaire Brut9,43 €
SMIC horaire Net7,38 €
SMIC horaire Brut mensuel 2013 (base 35 heures)1 430,22 €
Cotisations salariales obligatoires(21,66%)309,78 €
Net mensuel 2013 (base 35 heures)1 120,43 €
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