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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 08:06

DÉCRYPTAGE

 

 

Coronavirus : dix chiffres

qui montrent l'arrêt brutal

de l'économie française

 

 

Les moteurs de la croissance s'éteignent les uns après les autres depuis l'apparition du Covid-19 dans l'Hexagone. Les économistes prédisent déjà une grave récession pour l'année 2020. Celle-ci aura un impact lourd sur les finances publiques.


La pandémie du coronavirus n'a pas que des conséquences sanitaires effroyables . Elle a déjà des répercussions économiques d'une puissance rare. Bruno Le Maire n'hésite d'ailleurs plus à comparer la crise de 2020 à celle de 1929 , synonyme de récession et de chômage de masse. Nous avons sélectionné dix chiffres qui symbolisent le coup de froid de l'économie française.

 

1) L'activité du secteur privé s'effondre

L'activité du secteur privé, mesurée chaque mois par l'indice Flash Composite du cabinet Markit, a chuté à 30,2 en mars en France, contre 51,2 en février. Pour rappel, un indice supérieur à 50 signale une expansion, un indice inférieur à cette limite indique une contraction.

 

Le cabinet Markit souligne que la baisse d'activité a été particulièrement forte pour les prestataires de services, avec les chiffres les plus bas depuis le début de cette série statistique en 1998. Pour le secteur manufacturier, la baisse de l'activité est la plus forte depuis mars 2009. A l'heure actuelle, l'industrie française ne tourne « qu'à 25 % de ses capacités », selon les estimations de Bruno Le Maire.

 

 

2) Chute drastique de la consommation d'électricité

La demande d'électricité est l'un des principaux thermomètres de l'activité du pays. Or la consommation a baissé de 15 % la semaine dernière, selon les données de Réseau de transport d'électricité (RTE) . Une situation inédite qui fait plonger les prix de marché de gros et pourrait fragiliser certains fournisseurs d'électricité et de gaz en Europe.

RTE assure toutefois qu'il y a assez d'électricité produite pour répondre à la consommation et que les lignes électriques sont suffisantes pour transporter l'électricité partout en France et même en Europe.

 

 

3) Le tonnage des déchets s'allège

Autre reflet de l'activité humaine, les ordures ménagères collectées à Paris et dans 84 communes de la proche banlieue ont vu leur tonnage se contracter de 25 % depuis plusieurs jours, selon l'agence métropolitaine des déchets (Syctom).

 

Cette baisse s'explique notamment par la fermeture des bars et des restaurants, la cessation d'activité des entreprises et le départ d'une partie de la population dans d'autres régions. Dans la majorité de ces communes, les éboueurs poursuivent les collectes aux rythmes et horaires habituels. Cela dit, quatre centres de tri sur cinq ont été fermés (le 6e étant en travaux), et ce pour des raisons de sécurité des employés.

 

 

4) Les transports en commun quasiment à l'arrêt

Au moins, il y a de la place pour s'asseoir. Les transports en commun sont quasiment vides dans les grandes villes depuis une dizaine de jours. Citymapper, l'application numéro 1 de déplacements urbains et de calcul d'itinéraires, a créé un index permettant de mesurer l'impact du coronavirus sur les déplacements. A Paris et Lyon, seuls 5 % de ses utilisateurs l'utilisent par rapport à une journée ordinaire.

 

 

5) Les bouchons en Ile-de-France s'évaporent

En temps normal, 14,8 millions de déplacements en voiture sont réalisés chaque jour en Ile-de-France . Ce qui ne manque pas de créer des bouchons dans la capitale et sur les principaux axes de circulation. Mais, depuis huit jours, le trafic est devenu extraordinairement fluide.

 

Aux heures de pointe, le site Sytadin enregistre zéro kilomètre de bouchon. La baisse spectaculaire de la circulation automobile contribue d'ailleurs à la purification de l'air dans la région la plus peuplée de France, selon les données d'AirParif .

 

 

6) Le ciel se vide

Air France-KLM est entré en mode hibernation . Le groupe franco-hollandais a réduit ses capacités de vol d'environ 90 %. Ce recul, sans précédent, s'accompagne de l'immobilisation de la flotte d'A380 pour Air France et de Boeing 747 pour KLM, ainsi que de la mise au chômage partiel d'un grand nombre de salariés.

 

L'ensemble du secteur est impacté. L'Association du transport aérien international (IATA) chiffre à 252 milliards de dollars la perte de chiffre d'affaires attendue en 2020, contre 113 milliards de dollars il y a quinze jours.

 

 

7) Les bureaux de la Poste tournent au ralenti

Symbole de la continuité du service public, La Poste va réduire la voilure pour protéger ses employés . A partir du 30 mars, les facteurs passeront à trois jours travaillés sur sept. Cette réduction du temps de travail se fera « sans impact sur la rémunération », précise la société. Au total, 2.000 bureaux de poste restent ouverts sur 7.700.

 

 

8) Les arrêts de travail explosent

Alors que de nombreuses entreprises ont baissé le rideau, le chômage partiel a explosé en quelques jours : il touche au moins 730.000 personnes. Le gouvernement cherche à sauvegarder des emplois pendant la baisse temporaire de l'activité, et ainsi favoriser la reprise plus tard. Il a débloqué une enveloppe de 8,5 milliards d'euros pendant deux mois pour l'indemnisation des salariés, mais admet que la somme pourrait être insuffisante.

 

 

9) La croissance entre en territoire négatif

Bruno Le Maire le dit sans fard : la crise de 2020 est comparable à celle 1929 . Car la croissance française s'apprête à connaître un violent coup d'arrêt. Dans son projet de loi de finances rectificatif, voté il y a moins d'une semaine, le gouvernement prévoyait encore une croissance de -1 % cette année. Or la banque UBS table désormais sur une chute du PIB de 4,3 %. Une estimation qui pourrait s'alourdir en fonction de l'évolution de la situation sanitaire.

 

 

10) Le déficit public prêt à déraper

Au début de l'année, le gouvernement tablait sur un déficit public de 2,2 % en 2020. Un chiffre revu à la hausse à 3,9 % la semaine dernière. Mais ce scénario devrait voler en éclats avec les effets récessifs du coronavirus.

 

Selon les estimations d'Albéric de Mongolfier (LR), rapporteur du Budget au Sénat, le déficit pourrait atteindre 6,3 % en fin d'année si le PIB se contracte d'environ 5 %. Dans ces conditions, le risque d'un envol de l'endettement est plus que probable. Rien qu'avec le scénario actuel de l'exécutif, jugé optimiste, la dette pourrait représenter 102,5 % du PIB fin 2020, selon les calculs du sénateur LR.

 

Adrien Lelièvre

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 20:55

MOIS DE L'ESS  

La nouvelle frontière de l’économie sociale et solidaire 

 
 
PHILIPPE FRÉMEAUX
 

L’économie sociale et solidaire (ESS) s’est progressivement affirmée au cours des dernières décennies comme une composante essentielle du tissu économique et social. Ses organisations emploient ainsi plus de 10 % de la population active dans des secteurs aussi variés que la banque et l’assurance, le commerce, l’action sanitaire et sociale, l’éducation et la formation, les loisirs et la culture…

Quelles conditions faut-il remplir pour relever de l’ESS ? La loi du 31 juillet 2014, dite « loi Hamon », reconnaît cette qualité à toutes les associations, coopératives, mutuelles et fondations, ainsi qu’aux entreprises sociales. Les premières ont en commun leur non-lucrativité et le fait d’avoir un objet social et une gouvernance contrôlée sur un mode démocratique par leurs membres. Quant aux entreprises sociales, elles s’engagent à associer leurs parties prenantes à leur gouvernance et à réinvestir l’essentiel de leurs excédents dans leur activité, qui doit être à forte utilité sociale : préservation de l’environnement, aide aux personnes en difficulté, insertion par l’activité économique.

Bref, les organisations de l’ESS se distinguent des sociétés de capitaux dont le seul objectif est de faire du profit, et où les propriétaires du capital détiennent le pouvoir, par leurs statuts ou par leur objet social.

 

Le rapport Notat-Sénard publié au printemps, en préparation de la loi Pacte, actuellement devant le Parlement, est cependant venu brouiller les cartes en affirmant que : « Si l’économie sociale et solidaire a constitué une “troisième voie” entre l’action publique et l’économie de marché, il semble qu’une autre voie puisse se dessiner, celle d’une économie responsable, parvenant à concilier le but lucratif et la prise en compte des impacts sociaux et environnementaux. » De fait, à l’heure où l’urgence est de changer de modèle économique pour répondre à la crise écologique, sociale et démocratique qui mine notre société, nombreux sont ceux qui considèrent que l’enjeu est moins d’étendre le champ de l’ESS que de modifier le logiciel de toutes les entreprises.

Les entrepreneurs sociaux 

porteurs d’innovation sociale,

mais certaines start-up du

social ont parfois un petit côté 

retour de la charité

 

Une position d’autant plus réaliste que le combat pour changer notre modèle économique traverse aussi l’ESS… De fait, le respect des statuts ne vaut pas toujours vertu. Une large partie de la coopération agricole s’obstine à défendre un modèle agro-industriel dépassé ; de même, les grandes coopératives de commerçants comme E.Leclerc ne se distinguent guère des Carrefour ou Auchan, à la différence d’un réseau comme Biocoop ; quant aux grandes banques coopératives, tel le Crédit agricole, elles ont fait autant de bêtises que les banques capitalistes. Les entrepreneurs sociaux ? Ils sont dynamiques, porteurs d’innovation sociale, mais certaines start-up du social ont parfois un petit côté retour de la charité, dans un contexte d’affaiblissement de l’Etat social.

Et si une large partie de l’ESS, dans ses différentes composantes, défend un nouveau modèle de développement, plus écolo, plus démocratique, plus social, soucieux de produire des biens et services réellement utiles et d’offrir des emplois à tous, les organisations qui le portent peinent à changer d’échelle.

Transformer et développer

Dans ces conditions, l’enjeu est moins de défendre le pré carré de l’ESS, telle qu’elle est définie par la loi, que de la transformer et de la développer pour en faire un des moteurs de la transformation nécessaire de notre modèle d’activité. Dans ce contexte, la nouvelle frontière que doit se donner l’ESS consiste à prendre le meilleur de ses différentes composantes. Des défenseurs des statuts, il lui faut garder la gouvernance démocratique en l’étendant à toutes les parties prenantes ; des entrepreneurs sociaux, il lui faut reprendre le sens de l’initiative et de l’innovation sociale ; des acteurs de l’économie solidaire, la volonté de construire des modèles d’activité soutenables ancrés dans les territoires. Les initiatives mises en valeur dans ce dossier montrent que c’est possible. Elles seront présentées et débattues lors des Journées de l’économie autrement de Dijon des 23 et 24 novembre. Reste que cette ESS, sociale, écologique et démocratique, répondant aux besoins sociaux, ne montera en puissance que si les pouvoirs publics s’engagent à ses côtés.

La nouvelle frontière que 

doit se donner l’ESS 

consiste à prendre le 

meilleur de ses différentes 

composantes

 

La loi Pacte, dans cette perspective, est décevante. Elle déçoit tout d’abord tous ceux qui attendaient une modification, même marginale, du logiciel qui fonde notre système économique. La nouvelle rédaction des articles du code civil définissant l’entreprise n’introduit aucune contrainte réelle en matière de responsabilité sociale et environnementale. Il n’est pas non plus prévu d’extension significative de la co-détermination au sein des conseils d’administration des sociétés de capitaux. Quant à la création d’un statut d’entreprise à mission, à l’instar de ce qui existe notamment dans certains Etats américains, elle est prévue dans le projet de loi Pacte, mais ce statut ne pourrait concerner que les entreprises qui souhaitent adjoindre à leur but lucratif une finalité d’ordre social ou environnemental.

Qu’Emmanuel Macron et son ministre de l’Economie Bruno Le Maire ne souhaitent pas imposer aux entreprises de fortes contraintes n’est pas une surprise. En revanche, à l’heure où la transition écologique et solidaire est confiée à un ministre d’Etat, on aurait attendu que des mesures fortes soient prises afin de soutenir le changement d’échelle des entreprises qui s’inscrivent dans cette démarche, et s’efforcent de satisfaire autrement nos besoins en énergie, en alimentation, en mobilité, en culture, en loisirs, en action sociale… Bref, tous les secteurs où une ESS sociale et écologique s’affirme1.

  • 1.Voir l’appel « Loi Pacte : une chance unique pour promouvoir de nouveaux modèles de développement », publié par Le Monde le 5 septembre 2018.
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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 08:21
Articles parus dans Ouest-France des 26 novembre 2016 et 11 mars 2017
Articles parus dans Ouest-France des 26 novembre 2016 et 11 mars 2017

Articles parus dans Ouest-France des 26 novembre 2016 et 11 mars 2017

XXIème siècle ou XIXème siècle?

 

Il est temps que le cadre de travail et le cadre de vie dans la pêche deviennent équivalents à ce que rencontrent "les travailleurs terriens". Et quelque soit l'endroit! Aussi bien en France qu'en Argentine en passant par le Maroc et l'Afrique du Sud! Seuls dix états ont ratifié la convention de 2007 sur les conditions de travail dans le monde de la mer. Cela n'est pas suffisant mais c'est un début.

 

Cadre de travail... Encore de nos jours peut-on voir des marins ou des marins-pêcheurs travailler sans casque, sans gants de protections, sans lunettes de protections, alors que les agressions sont les mêmes quelque soient les travailleurs! La sécurité doit l'emporter sur la rentabilité. Prudence vaut mieux que vitesse!

 

Cadre de vie... Il est normal que même dans le huit-clos d'un navire chacun ou chacune ait droit à un hébergement personnel et décent pour s'y détendre ou s'y reposer. Il est passé le temps où c'est la "même couche" qui servait à tour de rôle à tous. Mais est-ce si loin?

 

La réaction des armateurs ne va pas se faire attendre. Minimalisation du personnel ou intégration de marins originaires d'états n'ayant pas ratifiés la convention de 2007, automatisation des installations, pire dématérialisation des donneurs d'ordre et présence de bateaux-drones... Mais nous n'en sommes pas là? Mais il faut être vigilant et pugnace afin d'imposer dans les plus brefs délais à tous les états cette normalisation des conditions de travail en milieu marin.

 

Christiane Migot

PRG29 

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 13:22
Articles parus dans Ouest-France des 3 mars et 9 mai 2017
Articles parus dans Ouest-France des 3 mars et 9 mai 2017
Articles parus dans Ouest-France des 3 mars et 9 mai 2017

Articles parus dans Ouest-France des 3 mars et 9 mai 2017

L'Europe: les faux amis!

 

Et voilà à nos portes, la rivalité s'organise. Nos proches voisins, espagnols et anglais, voient d'un mauvais oeil la dynamique retrouvée de la pêche française. Sans vouloir faire de la mauvaise délation, les coups bas, qu'ils soient protectionnistes ou irréguliers, fusent.

 

L'Europe se doit de faire appliquer une réglementation commune et un comportement exemplaire à tous ses membres afin de faire en sorte que chacun trouve l'opportunité de travailler correctement.Depuis 2014, son commissaire européen  aux affaires maritimes et à la pêche le maltais Karmenu Vella est "aux manettes" et il est temps que sa politique se révèle efficace et globale sans chercher à favoriser plus l'un que l'autre et à clamer son énergie à défendre les océans et les mers, les ressources et les hommes qui la travaillent. Action de cette commission "Juncker" pour le moment bien transparente!

 

Christiane Migot

PRG29

 

Table des matières des articles parus:

Chapitre 0: 3 mars 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 2: 14 juin 2017

Chapitre 4: 4 mars 2017

Chapitre 6: 17 février 2017

Chapitre 7: 5 février 2017

Chapitre 9: 21 février 2017

Chapitre 9: 9 mars 2017

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 08:48
Article parus dans Ouest-France des 4 décembre 2016 et 17, 23 et 27 mai 2017
Article parus dans Ouest-France des 4 décembre 2016 et 17, 23 et 27 mai 2017
Article parus dans Ouest-France des 4 décembre 2016 et 17, 23 et 27 mai 2017
Article parus dans Ouest-France des 4 décembre 2016 et 17, 23 et 27 mai 2017

Article parus dans Ouest-France des 4 décembre 2016 et 17, 23 et 27 mai 2017

La pêche et les hommes

une économie variée mais méconnue

 

Voila qui est rassurant pour l'économie de la pêche. La préférence du poisson sauvage au poisson d'élevage s'explique d'une part par une recherche d'une nourriture saine (malgré la pollution inhérente à nos océans) mais aussi d'autre part par un refus à cette autre pollution issue de toutes ces fermes aquacoles, rejetant des déchets organiques en saturation dans l'eau de mer mais aussi freinant ou bloquant les écosystèmes locaux.

 

Aussi la reconnaissance de ce secteur d'activités au niveau politique est une marque de reconnaissance de la pêche et de nos pêcheurs mais aussi un garant de vigilance et de protection face une mondialisation indisciplinée, peu regardante sur les ressources et l'environnement et peu soucieuse de la sécurité et du bien-être social des hommes. En effet des garde-fous ont été promulgués par le Parlement Européen de protéger non seulement la ressource mais aussi le socle sur laquelle elle se développe. A titre de comparaison que deviendrions-nous si la terre devenait stérile? La tempérance, une des quatre vertus cardinales, s'impose au niveau mondiale car s'il n'y a pas frein il y a disparition. L'édition de règles et de lois trop souvent au niveau local mais non mondial en constitue une amorce.

 

Enfin notons que la pêche retourne dans le giron du ministère de l'agriculture dont le ministre n'est autre que Jacques Mézard, sénateur PRG.

 

Christiane Migot

PRG29

 

Table des matières des articles parus:

Chapitre 0: 3 mars 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 2: 14 juin 2017

Chapitre 4: 4 mars 2017

Chapitre 6: 17 février 2017

Chapitre 7: 5 février 2017

Chapitre 9: 21 février 2017

Chapitre 9: 9 mars 2017

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 15:22
Article paru dans CFDT Magazine de mai 2017

Article paru dans CFDT Magazine de mai 2017

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9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 15:01
Articles parus dans CFDT-Magazine Mars 2017 et dans Ouest-France du 26 octobre 2017.
Articles parus dans CFDT-Magazine Mars 2017 et dans Ouest-France du 26 octobre 2017.

Articles parus dans CFDT-Magazine Mars 2017 et dans Ouest-France du 26 octobre 2017.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 15:31

III - La BCE, ses interventions dans la crise depuis 2007

Depuis sa création, la BCE a très clairement pour objectif, défini par l’article 2 de ses statuts, le maintien de la stabilité des prix. Celle-ci est considérée comme l’objectif prioritaire de la politique monétaire, toutes les autres missions sont soumises à cet impératif et considérées comme secondes par rapport à la stabilité des prix. Mais ce que recouvre exactement cette expression n’est pas précisé dans les différents traités. La stabilité des prix, telle qu’elle est quantifiée par la BCE, est assimilée à une hausse des prix proche mais inférieure à 2 %.

Quels sont les arguments avancés traditionnellement pour justifier la priorité absolue accordée par la BCE à la stabilité des prix au détriment de toute autre mission ?

Les fondements d’un tel objectif donné à la politique monétaire sont à trouver dans le lien qui est établi entre la monnaie et l’inflation. Les monétaristes considèrent que l’inflation trouve sa source dans l’augmentation de la quantité de monnaie créée. Dès lors, à partir de la fin des années 1970, la politique monétaire, conçue ainsi, n’a pour objectif ni d’agir sur l’emploi, ni sur la croissance, mais uniquement sur l’inflation. Son rôle est réduit à maintenir l’inflation à un niveau bas et, pour cela, l’indépendance de la banque centrale est jugée indispensable. Pourquoi ? Parce qu’une banque centrale « indépendante » ne serait pas soumise aux pressions qui voudraient utiliser la politique monétaire à des fins de relance conjoncturelle. Et c’est ainsi que, dès août 1993, la loi octroyait à la Banque de France son indépendance.

Depuis la fin des années 1980, c’est cette conception monétariste de la banque centrale qui s’est imposée avec son cortège de maux. Elle a consisté en réalité à désarticuler la politique monétaire des autres instruments et objectifs de politique économique. La banque centrale doit être indépendante des pouvoirs politiques ? Le résultat a été de renforcer le poids du capitalisme financier dans la conduite de la politique économique, de façonner cette dernière selon les besoins et les intérêts du capital financier. La banque centrale doit être gérée par des banquiers centraux indépendants ? Cette norme a permis qu’ils n’aient pas à rendre de compte aux peuples. L’indépendance des banquiers centraux doit être garantie ? Elle l’est de préférence par une carrière dans la banque, si possible à Goldman Sachs. La banque centrale doit avant tout se préoccuper de lutter contre l’inflation ? Oui,et surtout contre l’inflation salariale.

C’est un objectif très étroit qui a été assigné à la BCE, responsable de la politique monétaire, celui de préserver la stabilité monétaire interne, mais c’est un pouvoir très large qui a été accordé à cette institution, non élue, qui n’a pas de comptes à rendre, et qui peut dicter ses volontés à des gouvernements légitimement élus sur des programmes opposés aux réformes que leur impose la BCE.

De plus, si elle avait les yeux rivés sur l’évolution des prix des biens et services, la BCE ne s’est guère préoccupée de l’instabilité des prix d’actifs (bourse, immobilier), favorable à la formation de bulles spéculatives et fort préjudiciable au fonctionnement de l’économie. Le résultat a été de ne pas pouvoir éviter une crise majeure qui a envahi la zone euro et, au-delà, l’Union européenne.

Pire, depuis l’éclatement de la crise, la BCE a constamment exhorté les gouvernements à mettre en œuvre des « réformes structurelles », c’est-à-dire la libéralisation du marché du travail et la baisse des dépenses publiques, et à adopter des plans d’austérité drastiques. Elle, qui ne devait s’occuper que de politique monétaire, s’intéresse de très près à la politique budgétaire des États. Le résultat est que plusieurs pays de la zone euro sont au bord de la déflation.

Cette vision contestable de la politique monétaire explique pourquoi la BCE n’a pas joué pleinement son rôle de prêteur en dernier ressort. Elle a restreint son action au financement illimité et sans conditions des banques, tout en refusant d’intervenir directement sur le marché de la dette publique, contrairement aux autres banques centrales. Cela a rendu beaucoup plus difficile la résolution de la crise des dettes souveraines, qui a pris une ampleur sans précédent dans la zone euro et en a fait la région la plus déprimée de la planète, avec le taux de chômage le plus élevé parmi les économies développées.

À tous les dispositifs déjà mis en œuvre visant à offrir aux banques un accès privilégié à des montants illimités de liquidité, est venue se rajouter la dernière génération d’opérations ciblées de refinancement de long terme, les TLTROv, aux conditions si généreuses. Ces nouvelles opérations permettront aux banques qui réduisent leur bilan d’emprunter des fonds supplémentaires à la BCE à partir de 2015. Aucun contrôle de l’utilisation de ces fonds ne sera imposé ex-post. Les montants empruntés pourraient se monter à 1000 milliards d’euros. Aucune pénalité ne sera appliquée aux banques auxquelles la BCE est supposée demander, si elles ont moins prêté que cela n’était exigé, de rembourser en septembre 2016 les fonds empruntés via les TLTRO.

Enfin, dans le but d'écarter la spirale déflationniste dans laquelle risque de sombrer la zone euro, la BCE a annoncé le 22 janvier 2015, avec quelques années de retard sur la Fed et d’autres banques centrales, sa volonté de lancer un « programme de rachat de dette du secteur public » (PSPP ou Public Sector Purchase programme). Il s’agit d’un programme d'assouplissement quantitatif (QE, quantitative easing) consistant à racheter 60 milliards d'euros par mois de titres publics et privés (banques, assurances, etc.) pendant au moins 19 mois, soit un total de 1 140 milliards d'euros entre mars 2015 et septembre 2016. Ces rachats vont se faire au prorata de la clé de répartition du capital de la BCE. Autrement dit, les montants de titres nationaux rachetés devront refléter la part des banques centrales nationales dans l'Eurosystème (soit 27 % de titres allemands, 20 % de titres français, 18 % de titres italiens, etc.). Les risques associés à ces rachats seront assumés à 80 % par les banques centrales nationales ; quant à la BCE elle assumera les risques sur 8 % des rachats de titres souverains. La BCE a commencé lundi 9 mars ses rachats sur le marché des obligations d'État de 17 des 19 pays de la zone euro, d'une maturité de 2 à 30 ans. En inondant d'euros le marché au moment même où la Fed annonce qu’elle envisage de relever les taux, la BCE joue clairement une dépréciation de l'euro pour relancer les exportations et ralentir les importations de la zone euro. Reste que les effets de ce programme de rachat demeurent incertains et limités. D’abord, parce qu’il n’est pas sûr que la BCE trouvera tous les mois des vendeurs. D’autre part, parce qu’il n’est nullement prouvé que ce QE aura des effets sur l'économie réelle.

Au total, force est de constater que la BCE n’a pas lésiné sur les injections massives de liquidités aux banques et autres institutions financières. Elle l’a fait sans conditions, ni contreparties, pour des banques qui, depuis maintenant trente ans, considèrent que les activités traditionnelles d’octroi et de financement du crédit sont peu rentables et qu’il faut les remplacer par des activités de marché bien plus rémunératrices. Elles ont préféré se livrer aux activités de marchés avec des produits complexes, plutôt que développer les activités de crédit à leurs clients traditionnels. La finance a étouffé la banque traditionnelle. La crise qui a éclaté en 2007-08 a montré les risques associés aux choix aventureux que les banques ont faits et les effets ravageurs qu’ils peuvent avoir sur le reste de l’économie.

Il convient aussi de se demander s’il est normal que la banque centrale fournisse toutes ces liquidités aux banques sans contreparties et sans conditions, alors que, pour ce qui est des États, toute aide est conditionnée par des mesures d’austérité strictes, la BCE refusant d’être leur prêteur en dernier ressort. On peut mesurer combien le traitement est asymétrique. Car c’est bien la BCE qui a décidé de priver les banques grecques d'un important canal de financement, refusant d’accepter à partir du 4 février 2015 les titres de dette de l'État grec comme collatéraux, suspendant ainsi la disposition permettant aux banques grecques de se refinancer auprès d’elle. Ne pouvant plus utiliser les obligations souveraines grecques comme collatéraux auprès de la BCE, les banques n’ont plus aucun intérêt à les acheter. Ce qui revient ni plus ni moins à interdire à l'État grec de lever de l'argent.

Ainsi, La BCE est une des banques centrales qui disposent des plus grands pouvoirs sur les pays sous sa juridiction, et aussi de la plus grande indépendance. Ce statut exorbitant accordé à la politique monétaire et à l’institution en charge de sa conduite découle d’une conception étroite de la monnaie, défendue par la théorie économique orthodoxe qui veut réduire celle-ci à un instrument d’échange au service des marchés. Pour les promoteurs de l’euro, la monnaie unique n’est conçue que comme le pendant du marché unique, qui est au cœur de la construction européenne depuis l’Acte unique (1987). La crise actuelle de légitimité de l’euro provient de ce vice congénital qui a conduit à ce que la monnaie européenne ne soit fondée sur aucune institution politique démocratique.

...

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 15:29

IV - Les alternatives

La monnaie est avant tout une construction sociale, une institution économique et politique qui incarne des valeurs sociales. Elle constitue un bien public et doit donc être socialement gérée. D’où le rôle déterminant de la politique monétaire. Pour relancer l’économie dans les pays de la zone euro, il n’existe pas d’autre solution que de développer l’emploi, les services publics, les infrastructures collectives. Il y a aujourd’hui un manque criant d’investissement alors même que les besoins sont immenses. Il ne s’agit pas de dire que la BCE doit financer directement tous les besoins en investissement. Car elle est le prêteur en dernier ressort et non en premier. Mais l’objectif de la politique monétaire doit être le soutien aux activités utiles, répondant aux besoins de la société, et l’emploi. Les banques doivent donc innover, non en proposant de nouveaux produits spéculatifs, mais en mettant en place des montages financiers qui permettront d’impulser la rénovation industrielle et écologique, le financement de la transition écologique (rénovation urbaine, rénovation de l’habitat, transports collectifs), l’aide à l’activité et au développement des PME, des écoles, , des lieux de soins, des logements, des universités de qualité, etc.

La politique monétaire a connu une évolution profonde au cours des trente dernières années. Par contre sa panoplie d’instruments n’a cessé de se réduire. La situation actuelle dans la zone euro illustre bien pourquoi la fixation des taux directeurs ne peut être le seul levier d’action de la politique monétaire, car dès lors que le taux d’intérêt bute contre le plancher de 0 %, la Banque centrale européenne est impuissante à combattre la menace déflationniste, encore plus à sortir les pays de la zone euro de la dépression. Au contraire, la panoplie des instruments de la politique monétaire doit être élargie pour prendre en charge les nouvelles fonctions de la BCE. D’autres instruments de régulation, notamment hors-marché, sont nécessaires pour accompagner les évolutions économiques. Ainsi, des réserves obligatoires progressives et sélectives pourraient être imposées, de manière décentralisée, par les autorités monétaires. Par leur caractère progressif, en cas d’emballement du crédit, ces réserves augmenteraient fortement, freinant ainsi les financements spéculatifs. Par leur sélectivité, elles serviraient à différencier les investissements, en favorisant ceux jugés socialement utiles et prioritaires. En même temps, l’attention de la banque centrale doit aussi porter sur l’évolution du prix des actifs, notamment celle du prix des actifs financiers, pour éviter la formation de bulles sur les marchés. Des pans entiers de la sphère financière sont hors de toute régulation, les marchés de gré à gré échappent à toute surveillance, alors qu’une grande partie des risques trouve son origine sur ces marchés.

Une fois ces objectifs atteints, lapolitique monétaire et les instruments mis en œuvre élargis, il resterait à revoir les statuts de la BCE pour en faire une institution réellement au service des peuples. Ils devraient comprendre un contrôle démocratique et citoyen de ses activités et inclure la participation des représentants de la société civile et des collectivités publiques à ses structures de direction afin qu'elle rende compte de ses actions.

Concernant les États, quand des problèmes de liquidité apparaissent sur le marché de la dette souveraine, rendant impossible pour certains la possibilité de se financer autrement qu’à des taux prohibitifs, la BCE doit agir comme prêteur en dernier ressort et, si nécessaire, intervenir sur le marché primaire des obligations souveraines. En d’autres termes, c’est la BCE qui doit garantir les dettes publiques et, dans le cadre d’une coordination ouverte des politiques économiques, avoir pour objectifs la résorption des déséquilibres à l’intérieur de la zone euro et le retour vers le plein emploi.

Quant aux banques, la séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires demeure un impératif pour mieux restructurer le système bancaire. Un ensemble de banques, sous contrôle social, publiquement garanties, se consacreront aux prêts aux entreprises, aux ménages, aux collectivités locales, aux États. Elles pourront proposer à leurs clients de prêter directement aux États et aux collectivités locales. Elles n’auront pas le droit de spéculer sur les marchés financiers, ni de monter des emprunts toxiques, ni de se gorger de credit default swaps et autres dérivés de gré à gré, ni de parier contre les mauvaises performances ou la faillite de leurs propres clients. Elles seules bénéficieront de la garantie de la banque centrale. Les banques de marchés ou les banques d’affaires ne bénéficieront pour leur partd’aucune garantie publique. Une taxe sur les transactions financières limitera la rentabilité de la spéculation et une autorisation de mise sur les marchés sera nécessaire pour les nouveaux produits financiers.

 

Conclusion

L’évolution du concept de banque centrale, et, partant, de son rôle, est loin d’être terminée.

La crise que nous vivons depuis maintenant plus de sept ans a montré combien les banques centrales sont montées en première ligne pour éviter l’effondrement des systèmes bancaires et financiers en proie à une crise sans précédent. Les programmes de sauvetage mis en œuvre, sans conditions quant à l’utilisation des fonds par les banques, n’ont aucune raison d’inciter les banques à modifier, sur le fond, leur comportement. En se portant au secours des banques de cette façon, la BCE ne peut qu’encourager l’aléa moral et le risque systémique futur.

Si l’importance de la fonction de prêteur en dernier ressort pour les banques ne fait pas de doute, le sauvetage des banques, en contribuant à transformer la crise bancaire et financière en crise des États,est venu souligner l’importance du rôle de la Banque centrale européenne dans la construction de la zone euro et combien les politiques d’austérité imposées ont eu pour résultat de creuser les disparités dans la zone, de soumettre encore plus les pays aux volontés des marchés financiers, pour aboutir au pire des scénarios, celui de la menace de déflation pour tous.

Des solutions concrètes existent, mais elles exigent de rompre avec les politiques mortifères mises en œuvre, de mettre la finance au service de la société dans son ensemble, d’œuvrer pour la construction d’une Europe solidaire.

 

 

Bibliographie

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Bagehot W. (1873), Lombard Street: a Description of the Money Market, London, Kegan Paul, réédité, London: John Murray, 1920.

BRI (2009), Les enjeux de la gouvernance des banques centrales, Rapport établi par le Groupe sur la gouvernance des banques centrales, sous la présidence de Guillermo Ortiz, Gouverneur de la Banque du Mexique.

Corrigan E. G. (1990), « Statement before US Senate Committee on Banking, Housing and Urban Affairs », Washington DC.

Flouzat Osmont d’Aurilly D. (1999), « Le concept de banque centrale », Bulletin de la Banque de France, n° 70.

Freixas X. et al. (2000), « Lender of Last Resort: What Have We Learned since Bagehot ? », Journal of Financial Services Research, vol. 18, n° 1, pp. 63-84.

Giannini C. (1999), « Enemy of None but a Common Friend of All? An International Perspective on the Lender of Last Resort Function », Federal Reserve Bank of Chicago, Proceedings, mai, pp. 614-631.

Santomero A., Viotti S.et Vredin A. (2001): Challenges for central banking, Kluwer.

Thornton H. (1802), An Enquiry into the Nature and Effects of the Paper Credit of Great Britain, édité avec une introduction par Hayek F. A., London: George Allen and Unwin, 1939.

 

Notes

iVoir BRI 2009, encadré 1 pp. 21-22, « Aperçu historique : évolution des fonctions des banques centrales ».

iiDenise Flouzat Osmont d’Aurilly, Bulletin de la Banque de France, n° 70, Octobre 1999.

iii Voir Banque de France, « Réglementation et mise en œuvre de la politique monétaire ».

iv P. Artus et C. Wyplosz, « La Banque centrale européenne », CAE, Paris, La Documentation française, 2002.

vTargeted long-term refinancing operations ou opérations de refinancement à long terme ciblées.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 15:03
Articles de presse - Ouest-France - 10 et 17/01/2017
Articles de presse - Ouest-France - 10 et 17/01/2017

Articles de presse - Ouest-France - 10 et 17/01/2017

Directive 67/548/EEC
Très toxique
T+
 
Extrêmement inflammable
F+
 
Dangereux pour l’environnement
N

Note de l'expert-chimiste

C'est la loi du silence pour cette contamination de maïs destiné à la nutrition animale dans les usines de transformation bretonnes. La phosphine, utilisée comme arme chimique, est un gaz très volatile, inflammable et en plus très soluble dans l'eau (26%). La phosphine est un produit chimique qui se détecte à distance par son odeur, toxique et dévastateur pour l'environnement. Et il est étrange que personne, parmi les autorités territoriales n'aient pris et les devants et les précautions et les décisions pour mettre à distance cette cargaison, qui se trouve décharger en plein coeur d'une ville. Rien ne transpire dans la presse si ce n'est quelques entrefilets d'une quarantaine de lignes chacun. Où sont les principes de précaution que tout le monde sait agiter quand les médias sont à l'affût?

Jean-Louis Migot

PRG 29

 

Extrait de l'article "Wikipedia": Toxicologie, écotoxicologie

Mode d'action sur les organismes : Il est systémique mais principalement du au fait que la phosphine dénature l'oxyhémoglobine et interfère avec la synthèse de protéines et d'enzymes de la respiration cellulaire.

Elle est toxique par inhalation pour le poumon, le foie et les reins. Elle induit également une irritation respiratoire et des signes de dépression du système nerveux central.

Le principal danger pour l'homme réside en l'inhalation d'une dose dépassant le seuil de toxicité, qui provoque rapidement des troubles neurologiques (comaconvulsions) et cardiaques (foyers de nécrose du myocarde).

Le temps de contact a une importance : la mort peut survenir après l'inhalation de 400 ppm durant 30 à 60 minutes ; et des effets graves résulter d'expositions de quelques heures à 5-10 ppm.

 

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