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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 12:04

Violences faites aux femmes :

la meilleure arme, c'est la parole.

 

 

Elles s'appelaient Patria, Minerva et María Tereza Mirabal. Nées pendant l'entre-deux-guerres en République dominicaine, dans un milieu bourgeois et progressiste, elles eurent le malheur de froisser la susceptibilité de Rafael Trujillo, un président de la République peu enclin à laisser le souffle du changement marcher sur les plates-bandes d'un régime de plus en plus dictatorial. Le 25 novembre 1960, sur ordre de ce dernier, les trois soeurs furent assassinées à coups de machette avant d'être jetées au fond d'un précipice.

En 1981, en mémoire des sœurs Mirabal, la date du 25 novembre fut choisie par des militants pour le droit des femmes comme journée de lutte contre la violence.

Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

En 2013, selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis...

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Les Fatals Picards : Madame la Ministre des droits des femmes, tout d'abord un grand merci d'avoir accepté cette invitation. Dans un monde qui voit se multiplier les "Journées de..." avec tout ce que cela comporte comme risques de banalisation, comment fait-on pour que le 25 novembre sorte du lot ?

Najat Vallaud-Belkacem : La date en elle-même n'est qu'une invitation à agir. Ce sont d'abord les associations de lutte contre les violences faites aux femmes qui ont réussi à en faire un rendez-vous important. Elles ont pris l'habitude de manifester, de se réunir, de lancer des campagnes de terrain à l'occasion du 25 novembre. Contre les violences, la meilleure arme, c'est la parole. Sur ce sujet en particulier, il est indispensable de rompre le silence. Et pour rompre le silence, il faut se rassembler. C'est l'intérêt d'une date comme celle-là. Pour ma part, j'ai voulu en profiter, non seulement pour présenter notre feuille de route gouvernementale contre les violences faites aux femmes, mais aussi pour mobiliser le grand public. C'est le sens de la campagne que j'ai lancée à la télévision et à la radio.

LFP : En France, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944. Simone de Beauvoir a publié Le Deuxième Sexe en 1949. Le Manifeste des 343 date de 1971 et la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse de 1975. Si la deuxième moitié du XXème siècle a pu donner des signes forts de l'amélioration de la condition féminine, n'est-il pas légitime de se poser aujourd'hui la question du "retour en arrière" ?

NVB : Je crois que cette marche pour l'égalité entre les femmes et les hommes a encore de belles étapes à franchir. Mais les choses évoluent dans le bon sens. Nous avons un gouvernement paritaire et la part des femmes parmi les élus progresse. Notre droit s'est mieux armé contre les discriminations au travail. Il y a toujours eu des oppositions à ces avancées. Elles sont encore là, avec les mêmes inspirations et les mêmes proximités politiques. Mais cela ne nous empêche pas d'avancer.

LFP : Notre chanson "Gros con" évoque le triste sort d'une femme battue par un compagnon alcoolique, une situation que d'aucuns pourraient juger comme caricaturale même si l'alcool joue un rôle majeur dans nombre de cas. Si l'on élargit un peu le propos, on réalise que la violence commence très souvent dès le début de la relation de manière beaucoup plus insidieuse. A partir de quel moment peut-on parler de violence ?

NVB : La violence dans le couple, cela commence dès que l'un affaiblit l'autre. Il y a beaucoup de formes de violences. La violence psychologique précède souvent la violence physique. Avant de lever la main sur sa femme, l'agresseur la dénigre, l'isole, l'insulte. On peut parfois aussi parler de violence économique, quand l'agresseur menace sa femme de la priver de ressources pour lui imposer ses choix.

LFP : Le pourcentage des actes qui font l'objet d'un dépôt de plainte de la part des victimes reste très en deçà de la réalité des faits. Comment peut-on faire pour que cette "loi du silence" cède peu à peu le pas à celle de la parole libérée ?

NVB : C'est l'enjeu principal du plan d'action gouvernemental que j'ai présenté vendredi. Pour lutter contre la loi du silence, il faut lever le tabou. Tous les professionnels qui sont au contact des victimes doivent être formés pour ne pas passer à côté d'une victime qui avait besoin de réponses. Médecins, policiers, gendarmes, magistrats, enseignants : le plan de formation que nous avons lancé est très large, pour faire monter le niveau de vigilance dans la société. Par ailleurs, nous avons décidé d'adapter la réponse aux victimes de violences conjugales qui se présentent à la police ou à la gendarmerie sans vouloir déposer plainte. Nous nous organisons pour qu'elles soient systématiquement orientées vers un intervenant social ou une association spécialisée. C'est en trouvant une écoute attentive que la victime pourra changer d'avis, et accepter de déposer plainte.

LFP : Au cœur de cette doxa* pointée du doigt par le sociologue Pierre Bourdieu dans son essai sur la domination masculine, le facteur économique joue un rôle majeur dans la persistance de situations intolérables. Cela nous renvoie plus généralement au statut de la femme dans une société qui ne favorise toujours pas son indépendance ?

NVB : Je crois que tout est lié. Les stéréotypes qui conduisent les femmes à certains métiers et les hommes à d'autres sont les mêmes que ceux qui amènent un homme à refuser l'égalité dans son couple. Il y a une cohérence entre ce que le ministère des droits des femmes fait pour l'égalité professionnelle, pour la mixité, pour la parité aux élections, et contre les violences.

 

LFP : Vous avez rappelé récemment dans une tribune publiée à l'occasion de la Journée internationale des Droits de l'Enfant l'importance qu'il y avait de protéger les plus jeunes contre ces violences dont ils sont trop souvent les témoins voire les victimes. Depuis la loi du 9 juillet 2010 l'Etat dispose d'un arsenal juridique plus efficace qui passe notamment par des "actions de sensibilisation en milieu scolaire et universitaire". L'école étant par excellence le lieu de l'éducation des futurs citoyens, qu'en est-il concrètement de ces actions en 2013 ?

NVB : C'est d'autant plus important que les enfants, qui sont toujours victimes de ces violences, même s'ils ne prennent pas directement de coups, sont susceptibles de reproduire cette violence à leur tour, si rien n'est fait pour soigner ces blessures. L'école est l'institution la mieux placée pour lutter contre les stéréotypes, et pour apprendre à tous les jeunes le respect : le respect de soi-même et le respect des autres. Nous avons ainsi lancé, avec Vincent Peillon, les "ABCD de l'égalité", qui permettent aux enseignants de faire réfléchir les classes sur ces préjugés.

LFP : Et sinon, un "gros con" ça se soigne ?

NVB : Oui. Certains - c'est rare - demandent eux-mêmes des soins. Le plus souvent, c'est la justice qui les conduit à suivre des soins, ou à participer à des stages de citoyenneté. Dans le projet de loi que j'ai présenté, je systématise ce que j'ai appelé des "stages de responsabilisation des auteurs" pour les mettre face a la gravité de leurs actes et les sortir du déni. C'est le meilleur instrument de lutte contre la récidive. J'ajoute, parce que c'est important, que la victime aussi peut avoir besoin de se soigner. Nous avons décidé, avec Marisol Touraine, d'améliorer ce parcours de soins pour les femmes victimes.

LFP : Depuis votre nomination au poste de Ministre des Droits des femmes vous avez eu l'occasion de voyager beaucoup - notamment en Inde en octobre dernier - de rencontrer des personnes impliquées dans des combats que vous soutenez. Quelle influence ces rencontres ont-elles pu avoir sur votre lecture de la condition féminine ?

NVB : Je suis partagée entre la colère et la confiance. La colère que m'inspire la vie des femmes qui n'ont aucun droit, et la confiance que l'on peut avoir en elles pour se battre. J'ai rencontré des femmes déterminées, lucides et ambitieuses. Ce sont elles qui redonnent espoir. Et qui donnent du sens aux initiatives que nous menons contre les violences faites aux femmes dans les instances des Nations unies.

*La doxa est l'ensemble des opinions reçues sans discussion, comme évidentes, dans une civilisation donnée. (Le Robert)

source Le Huffingtopost.fr ici :  link

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 09:24

 

Une tête de liste radicale pour le Sud-Ouest


Réaction de Jean-Michel Baylet 


Dimanche 17 novembre


Dans le Sud-Ouest, la tête de la liste d’union PS-Parti radical de gauche revient à une femme radicale.

C’est à la fois le signe de la reconnaissance d’une présence «historique» du radicalisme dans la région.

C’est aussi la récompense, pour le PRG, d’une loyauté à l’égard de ses alliés traditionnels.

Pour le président du PRG, Jean-Michel Baylet, «ces élections s’inscrivent dans un combat plus général, celui de la construction européenne.

Pour nous, qui sommes des fédéralistes, c’est un thème majeur».

Mais le président du PRG considère également que la situation actuelle appelle à l’unité : «C’est pourquoi nous avons conclu avec le PS un accord sur un projet politique européen et sur une stratégie électorale».

Plusieurs places ont ainsi été laissées aux radicaux, dont celle de la tête de liste dans une région comme le Sud-Ouest.

C’est une façon de «partir au combat la main dans la main».

La tête de liste PS-PRG sera choisie par les radicaux selon une procédure interne.

En seconde position de la liste se trouve le socialiste audois Eric Andrieu, déjà eurodéputé.

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 20:31

Congrès des maires : Ayrault à l'aise parmi les siens

 

Source Lemonde.fr

 

Le gouvernement devait  être en terrain miné, mardi 19 novembre, porte de Versailles, à l'occasion du 96e congrès de l'Association des maires de France (AMF). En cause, les charges en cascade que les élus locaux dénoncent. La hausse des cotisations patronales, celle des salaires des fonctionnaires de catégorie C, des cotisations retraite, la mise en place de la réforme des rythmes scolaires conjuguée à une baisse des dotations d'Etat... Autant de mesures qui cristallisent l'exaspération des élus locaux, déjà tendus par la proximité des prochaines élections municipales en mars 2014.

 

 

C'est en diplomate chargé de défendre la politique de son gouvernement, mais également comme membre de la grande famille de l'AMF que Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes (Loire-Atlantique), a tenté d'apaiser une rencontre annoncée tendue. Légèrement chahuté sur les questions liées aux finances locales et à l'école, Jean-Marc Ayrault est parvenu sans mal à conclure son discours sous les applaudissements. En égrenant une à une les mesures prises précédemment par le gouvernement en faveur des territoires, en rappelant également la création de maisons de santé, les recrutements dans la gendarmerie et la police, le plan de déploiement du très haut débit, la décentralisation des fonds européens, le premier ministre a progressivement anesthésié un auditoire dont la frange droite était pourtant prête à en découdre.

 

La question des finances locales puis la réforme des rythmes scolaires a toutefois un instant réveillé les élus et quelques sifflets se sont fait entendre. En réponse, le premier ministre a joué l'étonnement : "en général, un maire ne siffle pas !" Un rappel suffisant à ramener le calme. Sur le fond, le premier ministre n'a fait aucune annonce notable, se contentant de rappeler la prolongation à la rentrée 2014 du fonds d'amorçage pour la mise en place de la réforme Peillon, ainsi qu'une rallonge de deux mois pour les élus locaux pour l'élaboration de leurs projets. Habile, Jean-Marc Ayrault a conclu sur l'intérêt supérieur de l'enfant. Sous les applaudissements.

 

LES REVENDICATIONS DE M. COPÉ RESTENT LETTRE MORTE

 

Un coup dur pour l'UMP qui a pourtant bien mobilisé ses élus pour surfer sur le mécontentement des élus communaux. Le président du principal parti d'oppositon, Jean-François Copé, avait reçu mardi midi, au siège du mouvement, près de 500 maires UMP, venus à Paris pour assister au congrès.

Quelques heures avant le discours du premier ministre, M. Copé a livré un discours offensif, en exigeant du gouvernement le report de la réforme des rythmes scolaires et la liberté de l'appliquer ou non pour les maires réticents, alors que toutes les communes sont censées l'avoir mise en œuvre à la rentrée 2014. "J'en appelle au président de la République pour qu'il sorte de sa réserve et entende nos deux revendications", a insisté le patron de l'UMP, applaudi par ses troupes. Ce dernier n'a pas manqué de pester de nouveau contre le coût financier de la réforme, qui contraint, selon lui, les édiles à "augmenter les impôts locaux" pour la mettre en œuvre.

Le patron de l'UMP s'est également dit "choqué" que le ministre de l'éducation ait osé parler de "délinquance civique" pour qualifier les maires refusant d'appliquer la semaine de 4,5 jours.

 

 

Alexandre Lemarié  (Le monde.fr)

 

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 10:21

 

Bonnets rouges :

le syndicat FO se désolidarise du mouvement "identitaire"

 

Un article du Huffingtonpost.

C'était la seule centrale syndicale jusqu'à présent. Le syndicat FO en Bretagne s'est désolidarisé vendredi du collectif "Vivre, travailler et décider en Bretagne", à l'origine du mouvement des "Bonnets rouges" contre l'écotaxe et pour l'emploi, a indiqué Fabrice Lerestif, de l'union départementale FO d'Ille-et-Vilaine, s'exprimant au nom des quatre UD de la région.


"Il semblerait que ce mouvement devienne un mouvement corporatiste qui a sa propre finalité, dans lequel un syndicat indépendant n'a pas sa place", a expliqué le responsable syndical avant de tacler les dérives de gouverment. "On n'est pas les subsidiaires de Christian Troadec", maire DVG de Carhaix et l'un des porte-parole du collectif, a-t-il poursuivi, jugeant notamment "inacceptables" les revendications des Bonnets rouges concernant un abaissement des charges réglementaires.

"On ne veut pas être ralliés de près ou de loin à un programme politique qui n'est pas dans nos tablettes et qui est le régionalisme et éventuellement une zone franche bretonne pour pouvoir décider les lois et des règlements de la Bretagne", a renchéri Marc Hébert, secrétaire départemental FO du Finistère, joint par l'AFP. "On ne s'inscrit pas du tout dans une démarche identitaire, on pense que le problème est national et pas régional", a-t-il également affirmé.

Seul syndicat à avoir appelé à manifester

FO était le seul syndicat à avoir appelé à la manifestation des "Bonnets rouges", le 2 novembre à Quimper, qui a réuni entre 15.000 et 30.000 personnes contre l'écotaxe poids lourds et pour le maintien de l'emploi en Bretagne.

Le Collectif "Vivre, travailler et décider en Bretagne" a appelé à manifester de nouveau le 30 novembre à Carhaix, un appel signé par Olivier Le Bras, délégué FO de la société d'abattage de porcs Gad SAS, frappée par un lourd plan social. "Il parle au titre de son entreprise, il ne peut en rien engager FO", a précisé Fabrice Lerestif.

FO manifestera toutefois le 23 novembre à Rennes contre les licenciements, suivant le mot d'ordre de cette manifestation décidée le 24 octobre, a-t-il précisé, soulignant que la manifestation prévue le même jour à l'appel de sept autres organisations syndicales régionales de Bretagne était "une manifestation de soutien au gouvernement".

La CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, UNSA, CFE-CGC et FSU de Bretagne ont appelé mercredi les salariés à une journée de rassemblements et de manifestations, jugeant "insuffisant" le Pacte d'avenir pour la Bretagne lancé par Jean-Ayrault Ayrault.

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Position de la commission MARE (1) du PRG29

(1) Mare : pour Maritime. Agriculture.Recherche.Environnement

Le mouvement des bonnets rouges prend une nouvelle orientation, ou plus exactement les "mobilisateurs" se dévoilent. FO et avant cette confédération les autres organisations syndicales prennent leur distance et replace la lutte à sa véritable place : la sauvegarde et le développement de l'emploi en Bretagne bien sur mais aussi en France. Mais il ne faudra pas oublier l'environnement, car c'est notre avenir et celui des générations à venir que nous devons envisager. Le gouvernement s'efforce, dans un contexte exceptionnellement difficile avec l'aide négative de l'establishment européen - je parle bien de l'establishment néo-libéral ici, d'ouvrir des perspectives. 

Pour l'heure en Bretagne, il est clair que les conglomérats agricoles et agroalimentaires d'hier sont dépassés, ils se sont endormis sur leurs lauriers, et ils en ont eu à leur actif. Mais les temps ont changé, les contextes de développement ont explosés et les enjeux économiques et techniques sont différents, totalement différents.

Désormais, une nouvelle révolution agricole est à mettre en place, les prémices sont visibles et prometteurs. Il va falloir labourer le terrain pour convaincre d'accélérer les changements. Le rôle du gouvernement se doit de situer à ce niveau particulier  : dialoguer, convaincre, proposer l'aide pour reconvertir et faire confiance. La tâche est immense et va prendre du temps. Est-ce que les citoyens s'en rendent compte ? Pas sûr. En tous les cas le Parti radical de gauche s'engage dans cette voie. Son rôle est d'aider à éveiller l'attention sur ces sujets.

Jean-Pierre BERNARD

PRG29

 

(1) Mare : pour Maritime. Agriculture.Recherche.Environnement

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 10:36

Le Nobel d'économie Paul Krugman

défend la politique de François Hollande

Paul Krugman, prix Nobel d'économie en 2008, critique la décision de Standard & Poor's de dégrader la note de la France. Selon lui, l'Hexagone devrait enregistrer une meilleure performance de PIB par habitant que celle du Royaume-Uni.

 

 

Le lauréat du prix Nobel d'économie 2008 Paul Krugman vient au secours de la France, après la dégradation de sa note par l'agence de notation Standard & Poor's.

Il explique sur son blog du New York Times, que cette "notation est idéologique". L'Hexagone paye sa volonté "d'équilibrer son budget en relevant les impôts au lieu de sabrer dans la protection sociale".

Paul Krugman tacle au passage l'agence de notation américaine. "Est ce que S&P a une connaissance de l'intérieur de l'état des finances publiques françaises ? Non".

Selon l'économiste, la France devrait enregistrer une meilleure performance de PIB par habitant que celle du Royaume-Uni. Il ajoute aussi que sa dette publique sera inférieure à celle de la Grande-Bretagne.

Ces réactions sont une aubaine pour Pierre Moscovici qui s'est empressé de saluer cette défense du "modèle social français".

 

paul-krugman-ancien-prix-nobel-d-economie_65247.jpg

 

la France devrait enregistrer une meilleure performance de PIB par habitant que celle du Royaume-Uni, selon l'économiste Paul Krugman.

REUTERS/Tim Shaffer

 

source ici : link
 
et Pour approfondir voir ici : link
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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 20:58

"Ils viennent même cracher sur nos tombes"
Erwan MARIE

PRG29

 

JEAN-MICHEL BAYLET

Président du Parti Radical de Gauche


Lundi 11 novembre 2013



L'extrême-droite ne respecte pas les symboles républicains : ses agissements illégaux doivent être combattus sans faiblesse

En s'attaquant au Président de la République lors des cérémonies du 11 novembre, les militants d'extrême-droite du Printemps français ont mis en cause la fonction qu'incarne le chef de l'Etat, ainsi que l'une de nos fêtes nationales ou sont honorés les soldats morts pour la France.

Ces agissements sont dans la tradition factieuse et ligueuse de l'extrême-droite française, qui hait la République et qui ne respecte même pas les soldats françis morts pour la défense de la patrie. 

Ils révèlent le caractère fondamentalement antirépublicain et antipatriotique de ce courant d'opinion, que les radicaux de gauche ont toujours combattu et combattront toujours, hier comme aujourd'hui. 

Contre l'extrême-droite qui s'infiltre dans les manifestations en Bretagne et les nouveaux ligueurs qui prônent l'insurrection, la République saura se défendre. 

Les radicaux de gauche appellent à  la plus extrême fermeté.

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7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 18:45

N'exagérons rien, mais on peut trouver savoureux ce contrepied à l'histoire que tentent de nous faire accroire la droite et les grosses fédérations paysannes... L'info est mise en ligne sur les sites du Monde et de l'humanité.

 

CHAPEAU – Les « bonnets rouges » bretons coiffés de bonnets… écossais

Les "bonnets rouges" samedi 2 novembre à Quimper, lors de la manifestation pour préserver les emplois bretons.

Quand le "made in France" est en fait du "made in Scotland", c'est tout un symbole qui tombe à l'eau. Un responsable d'Armor Lux cité par le quotidien L'Humanitéexplique que les 7 500 bonnets rouges vendus lors de la manifestation pour préserver les emplois bretons, le 2 novembre à Quimper – à l'appel du collectif  Vivre, travailler et décider en Bretagne –, étaient en fait importés d'Ecosse. Ils n'ont donc ni été fabriqués en Bretagne, ni par la marque elle-même. Les bonnets étaient vendus 5 euros sur un camion-podium lors de la manifestation de Quimper.

Il ne s'agit pas pour autant de contrefaçons, indique dans Ouest-France le PDG d'Armor-Lux, Jean-Guy Le Floch, qui admet, et a toujours admis, que "sa production en France représentait 40 % du chiffre d'affaires du groupe". Il n'empêche que le bât blesse pour un bonnet devenu l'allégorie d'une révolte sociale, elle, bien bretonne.

Lire : A Quimper, les "bonnets rouges" s'unissent pour "faire vivre le pays"

L'étiquette qui fait tic

Ne ressemblant pas aux étiquettes originales de la marque et apposée par deux points de couture sur un reste d'étiquette visiblement coupée, la contee-marque a éveillé la curiosité des journalistes de L'Humanité, qui ont alors questionné un responsable des ventes d'Armox-Lux par téléphone.

Sollicité par les élus engagés dans le collectif, Jean-Guy Le Floch a effectivement offert 900 bonnets rouges "en signe de solidarité et d'amitié pour la manifestation organisée à Pont-de-Buis le 26 octobre dernier", a rappelé le cadre dirigeant.

Mais quand il s'est agi de fournir 10 000 autres bonnets rouges pour faire face à la demande dans le cadre de l'organisation de la manifestation de Quimper, la firme textile a préféré se tourner vers "un confrère écossais", a confié le responsable des ventes à L'Humanité.

Arroseur arrosé ?

Un brin moralisateur, le quotidien ne résiste pas à souligner l'ironie de l'histoire :

"Dans le contexte où les 'bonnets rouges' entendent tenir la dragée haute au gouvernement, n'hésitant pas à donner des leçons de patriotisme en dénonçant les importations de marchandises de l'étranger et les subventions accordées à des boîtes étrangères tout en fustigeant l'Europe, avouez que cette affaire d'import de bonnets et de contrefaçon maison n'est pas un mince symbole !"

Lire aussi (édition abonnés) : La grogne bretonne, creuset des révoltes françaises ?

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:40

Municipales de Toulouse

 

JEAN-MICHEL BAYLET, Président du Parti Radical de Gauche

communique :

 

Mercredi 6 novembre  2013

 


Le Bureau national du 6 novembre a pris acte que Jean-Pierre Plancade, sénateur de Haute- Garonne, souhaitant  se présenter aux municipales à Toulouse, il ne peut se prévaloir du soutien du PRG.

 

Le Parti radical de Gauche soutient Pierre Cohen candidat socialiste aux élections municipales à Toulouse et demande que les  négociations entre le PRG et le PS avancent  positivement pour la composition de sa liste.

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 15:59

La justice s'en mêle.

 

Dépêche AFP

 

Ecotaxe : le parquet de Nanterre

rouvre une enquête sur le contrat avec Ecomouv'

 

Le procureur de la République de Nanterre, Robert Gelli, a décidé de rouvrir une enquête préliminaire sur les conditions d'attribution du contrat liant l'Etat à la société Ecomouv' chargée de la collecte de l'écotaxe. Alors que cette enquête avait été classée sans suite, de nombreux élus ont interrogé cette semaine les conditions d'attribution du contrat. (AFP)

 

Selon le JDD  : Ecomouv : l'UMP lâche NKM

 

Jean-François Copé a jugé "aberrant" mardi le coût de collecte de l'écotaxe, quand Xavier Bertrand et Rachida Dati se sont interrogés sur les conditions du marché passé avec Ecomouv. Forcément, Nathalie Kosciusko-Morizet, à l'œuvre lors du projet, a dû se justifier. Rififi à l'UMP? 

 

Plus d'infos ici : link

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 11:20

Racisme : la "cohésion sociale" en danger

et des réactions "pas à la mesure" selon Christiane Taubira.

 

 

Christiane Taubira s'étonne dans une interview publiée mercredi 6 novembre dans Libération  qu'aucune "belle et haute voix (ne) se soit levée" pour pointer le danger que constituent les attaques racistes dont elle a été victime.

 

Comparée à un singe sur la page Facebook d'une candidate Front National, exclue depuis, et traitée de "guenon" par des enfants lors d'une manifestation contre le mariage homosexuel, la ministre de la Justice estime que "ces attaques racistes sont une attaque au cœur de la République" et menacent "la cohésion sociale".

 

Plus d'informations icilink  et icilink

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