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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 21:50

Cynthia Fleury : la guerre avec les banques n’aura pas lieu



De sérieux doutes. Voilà ce que la réforme bancaire actuellement à l’étude au Parlement inspire à Cynthia Fleury. La philosophe et intellectuelle de gauche l’a dit sans détour lors de l’Assemblée organisée à Nice par Marianne, sur le thème de l’éthique et l’argent.


Cynthia Fleury - BALTEL/SIPA
Cynthia Fleury - BALTEL/SIPA
Ça n’y changera rien. Ou si peu. Pour Cynthia Fleury, enseignante en philosophie politique et membre du collectif Roosevelt, le projet de réforme bancaire actuellement débattue à l’Assemblée aura « un impact peu déterminant, puisqu’il ne porte que sur 0,75% de leurs affaires »
  
Cynthia Fleury ne remet pas en cause les promesses de François Hollande. Ça, non. La réforme est belle et bien envisagée par le président de la République. Mais, a minima. Comprenez, rien de transcendant. Les dirigeants du secteur bancaire pourront dormir tranquille après la lecture du texte porté par Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie. Surprenant ? La promesse est« cyniquement tenue, mais pratiquement parlant, la loi n’est pas à la hauteur des enjeux », analyse très justement Cynthia Fleury. 
  
Et pourtant, il y a tant à dire et à faire avec les banques... Selon elle, l’une des entraves au bon fonctionnement de l’économie est d’ailleurs « l’absence totale de réciprocité entre les banques et les Etats ». Comment expliquer en effet que la France prête aux banques à des taux minimes de 0,01%, alors qu’à l’inverse le pays emprunte à 6%, 7% et même 10% ? A croire que ce sont toujours les banques qui gagnent à la fin. Surtout quand les batailles, les vraies, comme celle de la réforme bancaire, ne sont pas menées… 
  
Par Claire Gaveau - EDJ 
Voir également ici : link  et  voir aussi  ce post sur ce blog : "Cynismes ? Bien sûr c'est le libéralisme si vous avez des doutes"
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 09:50
La presse fait état d'une étude d'universitaires sur le management des personnels des services financiers de la City de Londres. C'est à la fois ironiquement savoureux et désésperement navrant.
 
 

La « stupidité fonctionnelle » à l’origine de la crise financière.

 

Les entreprises de services financiers n'encouragent pas leurs employés à utiliser toutes leurs capacités intellectuelles. Pis, ce "management par la stupidité" serait à l'origine de la crise financière de la City. C'est le site de La Tribune (Voir le lien en fin d'article) qui rapporte une nouvelle étude rédigée par les professeurs Andre Spicer (de la City University de Londres) et Mats Alvesson (de l'université de Lund, en Suède).

Selon cette théorie de la "stupidité fonctionnelle", le monde de la finance serait dicté par le "fais d'abord, réfléchis après". Une attitude qui tend à écarter les questions gênantes, et les longues réflexions sur les actions des salariés – alors même qu'on attend d'eux de grandes compétences.

"De nombreuses entreprises, où l'intelligence des employés est primordiale, telles que les banques et les sociétés de services professionnels, assurent que les compétences sont à la base de leurs activités, écrit Andre Spicer. Cependant, en y regardant de plus près (…, ces entreprises incitent des personnes très intelligentes à ne pas mettre à profit l'ensemble de leurs capacités intellectuelles. Au lieu de cela, les employés sont supposés ne pas trop réfléchir et simplement faire leur travail."

La stupidité fonctionnelle sert en fait à maintenir et renforcer l'ordre dans ces entreprises, ainsi qu'à créer de bons rapports avec les autres salariés en période de croissance. Pas de question, pas de doute : la confiance amène son lot de bienveillance. En cas de crise, en revanche,  cette "lobotomisation" empêche le salarié de sortir des sentiers battus. On évite toute confrontation qui pourrait être constructive. La Tribune conclut en soulignant à quel point les capacités cognitives des individus sont limitées "dès lors que s'instaurent des relations de pouvoir et de domination au lieu de faire appel aux ressources des individus".

Avec :le Monde, La Tribune

 

Voir ici  le lien pour l'article de la tribune :link
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 15:28

Peut-on se désintéresser de ce qui se passe en Asie ? Le passage de François Hollande en Inde, nous conduit à regarder au-delà et considérer avec attention le rôle de boute-feu funanbuliste que joue la Chine actuellement. 

 

Le journal Les Echos propose un article, dont on retrouve ci-après une partie et sur ce lien : link ,  l'accès au site pour découvrir l'article et la carte animée proposée détaillant les différents points de tensions entre la Chine et ses différents voisins.

 

 

Une nouvelle guerre froide menace l'Asie

 

Par Yann Rousseau et Gabriel Gresillon | 13/02 | 07:00 | mis à jour à 19:06

 

 

La tension devient de plus en plus palpable en Asie, face aux prétentions territoriales de Pékin. Les Etats-Unis se retrouvent entraînés malgré eux. Les incidents se multiplient dans les eaux bordant l'archipel des SenkaKu-Diaoyu, comme l'illustre l'arraisonnement d'un bateau de pêche chinois par les gardes-côtes japonais. 

 

 

Vers 10 heures du matin, le 30 janvier dernier, une frégate chinoise, patrouillant en mer de Chine orientale, dans une zone contestée, a « éclairé » le destroyer japonais Yuudachi avec son radar de conduite de tir. Le positionnement, la direction et la vitesse du navireciblé, alors situé à moins de trois kilomètres, ont été instantanément communiqués aux missiles du navire chinois. Mais après de longues minutes, les militaires chinois ont finalement désactivé leur ciblage et renoncé à un tir qui aurait pu propulser la planète dans un nouveau conflit mondial. Le gouvernement nippon a dénoncé une « provocation » aux « conséquences imprévisibles ». Le pouvoir communiste a effrontément tout démenti avant d'accuser Tokyo de vouloir souiller l'image de la Chine. Et Washington, qui a depuis confirmé la réalité de l'accrochage, a appelé les deux pays à la retenue. Mais alors que les relations entre Pékin et Tokyo semblaient s'être légèrement apaisées en janvier avec la mise en place dans les deux pays de nouvelles équipes dirigeantes, ce grave incident vient crûment illustrer l'inexorable montée des tensions en Asie, où les trois plus grandes puissances économiques de la planète peuvent désormais redouter l'enclenchementd'une nouvelle guerre froide.

 

 

Longtemps endormi, le volcan des litiges territoriaux s'est réveillé ces derniers mois, au fil, essentiellement, des bravades de Pékin qui semble désormais se sentir assez fort, économiquement et militairement, pour imposer son influence sur l'ensemble d'une région dominée depuis la fin de la Seconde guerre mondiale par les Etats-Unis. Le pouvoir américain, qui est toujours lié par des traités militaires avec le Japon et les Philippines et présente désormais le Vietnam comme l'un de ses partenaires stratégiques, est très embarrassé par la dégradation de la situation dans la région. Tout en excluant officiellement toute stratégie « d'endiguement » de la Chine, comparable à celle mise en place après la seconde guerre mondiale contre l'URSS, la première puissance de la planète a révélé qu'elle allait redéployer l'essentiel de sa flotte militaire dans la région. Elle multiplie également les partenariats avec tous les pays se sentant menacés par les ambitions chinoises.

 

 

Les territoires de la discorde voir le lien 

 

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 14:45

Le centre universitaire méditérranéen de Nice, chez M. Estrosi (UMP), organise un large débat autour de l'argent et l'éthique. Plusieurs thèmes accompagnent ces réflexions, parmi elles, on retiendra une intervention d'Axel Kahn  sur le "libéralisme et l'éthique".

 

Libéralisme et éthique, par Axel Kahn

 

 

L’éthique est la réflexion sur la vie bonne et sur les valeurs qui la fondent. Nul doute que la satisfaction des besoins, la répartition des biens, les échanges commerciaux, l’utilisation des richesses, c’est-à-dire l’activité économique, ne constituent un ensemble d’actions concernées au premier chef par un tel dessein. C’est pourquoi la question de l’argent, des moyens de l’acquérir et de ses usages est traitée depuis la plus haute antiquité, depuis le code d’Hammourabi jusqu’à Aristote, dans son ouvrage « Éthique à Nicomaque ». Après Aristote, la pensée scolastique définira les conditions dans lesquelles les richesses et l’argent peuvent au mieux être utilisés afin de garantir le bien commun.



Cette préoccupation est omniprésente chez les frères prêcheurs qui, au Moyen-âge, justifient les activités bancaires, le prêt, l’intérêt, etc. Au XVIIème siècle, la philosophie de la loi naturelle amorce une révision radicale en ce qui concerne la nature humaine qui devient celle d’un être engagé dans la guerre de chacun contre tous, guerre dans laquelle l’homme est un loup pour l’homme (Hobbes). Cependant, doté de raison, il est poussé, dans son intérêt, à accepter un contrat social dans lequel il abandonne une partie de ses droits naturels entre les mains d’un souverain, le Léviathan de Hobbes, l’État libéral de Locke, le Peuple-souverain  de Rousseau.



C’est là le moyen de concilier les intérêts particuliers et l’intérêt général. La vision anthropologique fondamentalement pessimiste des premiers philosophes du libéralisme se noircit encore au XVIIIème siècle avec Hume pour qui l’homme n’est guère qu’un animal comme les autres à la poursuite de son intérêt et de ses plaisirs, mû par ses passions mais mettant à leur service ses remarquables capacités mentales. Encore cet être est-il doté d’une capacité de sympathie qui impacte certains aspects de la société qu’il bâtit à son avantage.



Parmi les auteurs qui vont mettre en forme le volant économique de philosophie politique libérale, on peut très schématiquement opposer  Bernard Mandeville et Adam Smith. Le premier est l’auteur d’un pamphlet, la fable des abeilles, dont le sous-titre est devenu l’une des citations cultes du libéralisme, « Les vices privés font les vertus publiques », à condition que personne ne s’avise d’introduire de manière intempestive un quelconque objectif de vertu. Le second, ami de Hume, commence sa carrière en tant que professeur de philosophie morale et écrit « De la nature des sentiments moraux ».



Dix-sept ans après, il publie son « Essai sur l’origine de la richesse des nations », l’ouvrage fondateur de l’École classique du libéralisme. Tous les efforts de l’économiste vont tendre à montrer comment une société dont les membres sont en effet pour l’essentiel motivés par la satisfaction égoïste de leurs désirs et de leur cupidité va néanmoins être compatible avec les valeurs sur lesquelles le moraliste s’était penché, en d’autres termes à quelles conditions les vices privés, qu’il ne nie pas, peuvent-il déboucher sur les vertus publiques. La main invisible évoquée par Smith ne le permet qu’à la condition expresse  qu’un régulateur existe, garant de l’intérêt général, du bien commun. 


 
Toute l’histoire du libéralisme peut se résumer à l’évolution de ces deux courants fondateurs, l’un pour qui le seul moteur de l’économie doit être la satisfaction des droits et des désirs individuels et l’autre pour lequel la défense du bien commun exige l’intervention d’une autorité régulatrice qui s’en fait la championne. En fait, en particulier sous l’impulsion de l’École française, la tendance impulsée par Mandeville ne devait cesser de se renforcer au détriment de sa concurrente tout au long du XIXème siècle, contestée néanmoins de façon radicale par le marxisme. La succession des guerres mondiales, de la crise de 1929 et la concurrence bloc contre bloc entre les camps libéral et soviétique allaient marquer, au XXème siècle, le retour de l’État, sous la forme du New Deal de Roosevelt et la Théorie générale de John Maynard Keynes. La menace communiste s’évanouissant et au terme de la reconstruction de l’économie mondiale durant les trente glorieuses, la parenthèse keynésienne se referme dans les années 70-80 et la ligne assimilant la main invisible de Smith à des marchés autorégulateurs et bienfaisants, à condition d’éviter toute intervention de l’État, l’emporte. 

 

 

Quatre couples de dirigeants politiques et d’économistes marquent ce triomphe de la « ligne Mandeville » : Margareth Thatcher et Friedrich Hayek en Grande-Bretagne, Ronald Reagan et Milton Friedman aux États-Unis. Dérégulations rapides et généralisées, libéralisation totale des flux financiers, externalisation accélérée de la production dans les zones à bas coûts, augmentation des inégalités de revenu dans tous les pays sont quelques unes des conséquences de ce tournant vers un libéralisme ne voyant d’autre ressort à la croissance que la satisfaction des vices privés. La défiance vis-à-vis de toute immixtion publique dans la vie économique pose - et en réalité a toujours posé - la question de la démocratie majoritaire puisque cette dernière serait purement formelle si elle ne disposait pas des moyens financiers de mener à bien ses projets. Le résultat en est une défiance affichée par Friedman et, plus encore, par Hayek des systèmes parlementaires relayant la « dictature de la majorité » et la promotion d’un idéal singulier, celui du libéralisme économique chinois déconnecté de tout libéralisme politique.  

 

 

Au total, après bien des hésitations, le courant dominant du libéralisme a aujourd’hui théorisé la dissociation entre le jeu économique et la recherche du bien commun. En l’absence d’un tel dessein et des systèmes permettant de le poursuivre, le monde tel qu’il est devenu suggère que les vices privés ne peuvent guère qu’engendrer les vices publics. Aujourd’hui comme depuis des millénaires, l’économie est bien au centre du questionnement éthique. 

 

 

Sources : Marianne.fr, France-info, France-Culture,EDJ

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 15:39

L'exil fiscal raconté aux enfants

 

A écouter sur :

 

http://www.franceinfo.fr/economie/france-info-junior/pourquoi-les-super-riches-veulent-ils-quitter-la-france-857791-2013-01-12

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 11:07

 

Lasagnes au cheval : c’est ça,

l’Europe libre et non faussée ?

 

 

 

Périco Légasse - Marianne.fr - commente le scandale du trafic de viande mis à jour par les anglais à propos des produits FINDUS. 

 

 

 

"Après avoir appris qu’il vendait à son insu des tronçons de cheval dans ses lasagnes au boeuf, Matthieu Lambeaux, directeur de Findus, est en morceaux. Étendu depuis à d’autres enseignes, le scandale montre comment l’industrie de la malbouffe profite de l’Europe néolibérale pour faire ses choux gras.

 

Findus vend sans le savoir des lasagnes à la viande de cheval à des clients pensant acheter des lasagnes à la viande de boeuf. Tavola, filiale de Comigel, fabrique sans le savoir des lasagnes à la viande de cheval qui devraient être au boeuf pour Findus. Spanghero vend pour du boeuf de la viande de cheval à Comigel sans le savoir. Spanghero, filiale de Pujol, propriété de la coopérative agricole Lur-Berri, achète sans le savoir de la viande de cheval à un trader alimentaire néerlandais ayant sous traité sans le savoir de la viande de cheval à un trader chypriote qui achète sans le savoir de la viande de cheval à des abattoirs roumains.

 

Dans le monde de la finance, ce genre de trafic s’appelle de la cavalerie… Très étonné par l’étonnement de l’importateur français, Sorin Minea, président de l’union patronale roumaine de l’industrie agroalimentaire, assure que « Spanghero savait que ce n’était pas du boeuf, car le cheval a un goût, une couleur et une texture spécifiques ». Outre le scénario précis de cette fraude plutôt inquiétante, dont les différentes enquêtes officielles révéleront la teneur, c’est le processus commercial qui donne froid dans le dos, ainsi que le circuit suivi par cette viande avant d’arriver dans l’assiette du consommateur. Ce qui nous hérisse le plus la crinière, c’est que, selon les premières infos fournies par Benoît Hamon, ministre de la Consommation, cette fraude est datée du mois d’août 2012.

 

Faut-il comprendre que cela dure depuis le mois d’août 2012 ou que la viande de cheval trouvée dans les lasagnes Findus a été promenée de Roumanie en France au mois d’août et commercialisée en 2013 ? Naguère filiale de Nestlé avant d’être revendu à Lion Capital, Findus, auquel il faut d’ailleurs reconnaître la révélation du scandale, a plutôt bonne réputation chez les consommateurs. Spécialisé à l’origine dans le cassoulet, la société Spanghero, fondée il y a trente ans par un célèbre rugbyman, est aujourd’hui une filiale de Lur-Berri, méga coopérative devenue l’un des géants de l’agroalimentaire, avec, entre autres marques, Labeyrie et Martiko, mais aussi des industries agrochimiques comme Agridis ou des réseaux d’abattages et distribution de viande comme Arcadie Sud Ouest et des semenciers spécialisés dans « l’expérimentation céréalière » comme Pioneer...

 

Autrement dit toute la filière de la malbouffe. L’affaire de la viande de cheval dans les lasagnes Findus est donc parfaitement révélatrice des dérives mercantiles et immorales du marché néolibéral soutenu et encouragé par la Commission de Bruxelles. À notre niveau national, il va sans dire que, par décision de Fillon et Sarkozy, le démantèlement orchestré de la DGCCRF, cette célèbre « répression des fraudes » qui aujourd’hui n’est plus que l’ombre d’elle même, ne peut que favoriser davantage ce genre de forfaitures. Espérons que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault saura rétablir cette précieuse administration (divisée désormais en DDPP, Directions départementales de protection des populations, tu parles !) dans ses prérogatives anciennes. Entre ceux qui trichent, ceux qui mentent, ceux qui volent, ceux qui ferment les yeux et ceux qui n’ont plus les moyens de contrôler les premiers, il est grandiose le dogme de concurrence libre et non faussée qui fait les riches heures des voyous financiers de l’Union européenne.

 

Ils sont même parvenus à faire pousser des cornes au cheval…"

 

 

En fait  ces informations mettent bien  encore une fois en évidence la responsabilité des droites libérales dans des processus de dégradations de la santé, des structures de contrôle, de la facilitation des escroqueries. Mais les lobbies restent encore puissants et Bruxelles,sa commission, joue l'impuissance.

 

Et on persiste à droite à nous faire croire que le libéralisme serait l'avenir de l'homme ! Non l'Europe libre et non faussée n'existe pas et n'existera pas tant que les politiques n'auront pas repris les contrôle totale de la finance. ET là, il y a du boulot...

 

On enrage.

 

Erwan MARIE

PRG29

 

 

Avec Marianne.fr du Lundi 11 Février 2013 à 05:00 |

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:06

"Le capitalisme c'est l'austérité".

 

Jack Dion Directeur adjoint de la rédaction de Marianne publie un article au vitriol sur le FMI. On le reprend ci-après, car il faut bien quand même dénoncer les abus, les abus, voire les crimes et délits - de fait - de ces grandes institutions.

 

Rappelons nous : l'Amérique du sud, l'Afrique, la Grèce, l'Espagne, l'Italie et d'autres, ont dû avaler les potions de ces messieurs-dames baptisés experts ou technocrates. La plupart des remèdes de ces diafoirus ont été souvent pire que le mal. Certes on doit pouvoir s'adapter mais aujourd'hui ...

 

 

 

 

"Il paraît que l’austérité est aussi nécessaire au redressement de l’économie que le sang au corps humain. Le FMI (Fonds Monétaire International) nous explique la chose chaque matin que font les Dieux de l’économie. La Commission de Bruxelles, cet aréopage de gens n’ayant de comptes à rendre qu’à eux-mêmes, en a fait le premier de ses dix commandements, ceux-là même qu’il fait appliquer à la schlague en Grèce, en Espagne, au Portugal et en Italie (liste non définitive).

 

"Il s’est même formé une « Troïka », composée du FMI, de la Commission, et de l’inénarrable Banque Centrale Européenne (BCE). Cette « Troïka » surveille l’application à la lettre du principe de base de l’austérité qui veut que plus on étrangle le malade et plus il a de chances de s’en sortir un jour, à une date incertaine, mais de s’en sortir, car il est impossible de faire autrement que d’en passer par là.

 

"Comme dit l’autre, il n’y a pas le choix. Margaret Thatcher l’expliquait déjà en son temps, de même que Ronald Reagan. Le tout puissant gourou du forum de Davos, Klaus Schwab, en a remis une louche voici peu dans les colonnes du Monde : « Il n’y a pas d’alternative au capitalisme ». Et le capitalisme, c’est l’austérité. CQFD.

 

"Or qu’apprend-on, de la bouche même de deux des principaux économistes du FMI ? Qu’ils se sont plantés sur toute la ligne. A en croire les deux têtes chercheuses concernées, Olivier Blanchard et Daniel Leigh, l’austérité à tout crin était une erreur.

 

"Lors d’un colloque, l’un et l’autre ont reconnu qu’il y avait un bug dans leur logique intellectuelle, et que le modèle informatique gitait tellement qu’il était tombé à l’eau.

 

"L’explication du bouillon idéologique ? On vous la donne en mille : les « experts » du FMI n’avaient pas prévu les effets en chaine de l’austérité. Excusez, mais si un gamin disait pareille ânerie, on serait tenté de lui donner une taloche en lui demandant de réfléchir une seconde.

 

"Avec tout le respect que l’on doit à Olivier Blanchard, formé à l’école DSK (on ne parle ici que d’économie, pas de mélange des genres) et à Daniel Leigh, à leurs titres respectifs, et à leur statut de premiers collaborateurs de Christine Lagarde, garde chiourme en chef du FMI, on se doit de leur rappeler, fort modestement, qu’ils découvrent la lune.

 

"Voilà des mois et des mois que l’on explique, ici et là, que l’austérité n’est pas la solution, ni en Grèce ni ailleurs. On répète qu’étouffer la consommation va tuer la croissance et donc assécher les rentrées fiscales qu’elle génère. Il n’est pas besoin d’avoir fait une thèse pour comprendre çà, ni d’être un accro de la psychologie collective et individuelle. Il suffit de faire fonctionner ses neurones cinq minutes et de constater ce qui se passe à Athènes, à Madrid, et à Lisbonne.

 

"On aurait pu croire que l’histoire serait méditée par tous ceux qui se sont transformés, dans cette bonne terre de France, en docteurs de la potion amère. On aurait pu espérer que les adeptes de la purge réviseraient un peu leurs classiques et qu’ils s’interrogeraient sur des médications qui sont à l’économie ce que la saignée des médecins de Molière était à la santé.

 

"Il n’en est rien. A preuve ce que les stars de la cour médiatique expliquent à propos de la négociation dite sociale entre le Medef et les syndicats. Tous vantent les mérites de la « flexibilité », autrement dit de la précarisation aggravée du salariat, fidèles en cela aux vieilles lunes idéologiques de la « Troïka ».

 

"Ainsi va la vie intellectuelle en ces temps de (non) débat. On ne change pas une équipe qui perd et encore moins une technique qui rate".

 

Directeur adjoint de la rédaction de Marianne Jack Dion

 

 

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 08:30

La Gauche se remet en ordre de bataille

 

 

PARIS, 09 jan 2013 (sources PRG et AFP)

 

Les partis de la majorité, réunis mercredi au siège du Parti socialiste à Paris, ont décidé de mettre en place cinq groupes de travail thématiques en vue d'élaborer des propositions de loi communes.



"Nous avons décidé de mettre sur pied cinq groupes de travail qui vont se mettre au travail au fil des prochains jours", a annoncé après la réunion Harlem Désir, premier secrétaire du PS. "Chaque groupe (allait) élaborer des propositions communes à nos formations politiques que nous porterons ensuite dans les débats parlementaires", a-t-il précisé.



Les intitulés des groupes de travail sont les suivants: "Emploi, industrie, démocratie sociale", "Investissements innovants et écologiques à horizon 2020", "Réformes institutionnelles et territoriales", "Harmonisation fiscale et sociale en Europe" et "Laïcité, école, jeunesse".



Le premier groupe cité va notamment plancher sur une proposition de  loi "sur les reprises d'entreprises, de sites industriels par les salariés et à leur initiative, pour empêcher les désertifications industrielles, les gels de sites industriels rentables", a indiqué M. Désir.



Ces décisions ont été prises au cours d'une rencontre entre le PS et les délégations des quatre partis de la majorité présidentielle à Solférino, conduites par Pascal Durand, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Luc Laurent, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), et Robert Hue, président du Mouvement unitaire progressiste (MUP).



Désormais, cette "coordination de la majorité" se réunira "environ tous les mois à tour de rôle chez chacune de nos formations politiques", ont annoncé les cinq chefs de file.



Ces réunions "ne doivent pas gommer notre diversité", a toutefois prévenu M. Hue, à l'issue de la rencontre. "Il est souhaitable de préciser la place, le rôle et les responsabilités de nos formations politiques au sein de la majorité", a renchéri J-M. Baylet.



"Nous avons des différences, des divergences même, sur certains sujets, il faut les faire vivre", avait pour sa part affirmé M. Durand avant la réunion.



De son côté, M. Laurent avait exprimé les réserves du MRC: "Les mesures prises jusqu'à présent par le gouvernement ne sont pas suffisantes si on veut se donner les moyens de réussir le pacte national pour la compétitivité, la réindustrialisation de la France et l'inversion de la courbe du chômage."



Si le Front de Gauche, souvent critique envers le gouvernement, n'était pas représenté à la réunion, M. Désir ne lui ferme pas la porte.



"J'ai rencontré (le secrétaire national du PCF) Pierre Laurent et une délégation du Parti communiste. (...) Ils sont évidemment les bienvenus", a-t-il affirmé.

 

 

 

Un moment de détente et de prospective

sur notre futur grâce à la BBC  voir ici :  link

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 10:17

Aux Baumettes, 

Christiane Taubira présente sa politique pénitentiaire.

 

 

Christiane Taubira, Ministre de la Justice et garde des sceaux,  a présenté ce mardi au centre pénitentiaire des Baumettes à Marseille sa vision d'une politique pénitentiaire rénovée, incluant des projets immobiliers pensés et "des peines efficaces, générant de la sécurité".

 

"Quelques rats furetaient encore aux abords des bâtiments mais, selon les habitués, en bien moins grand nombre qu'auparavant" selon Libération.fr. A la suite du rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté des mesures urgentes ont été prises, en matière de dératisation notamment, et ces derniers jours la pénitentiaires avait accéléré le rythme, pour accueillir la ministre. L'été dernier, 650.000 euros avaient déjà été débloqués pour les Baumettes, a assuré la ministre, lors d'un discours prononcé dans l'enceinte de la prison, qu'elle a ensuite visitée dans la soirée, allant de cellule en cellule, rencontrant et discutant avec des détenus et le personnel. Ces fonds ont permis de"commencer le programme de rénovation de trois cellules par jour" et, depuis, un "complément a été apporté". Mais "la détérioration qu'on a laissé s'aggraver coûte aux finances publiques..."

 

Au niveau national, Christiane Taubira rappelle qu'à côté de mesures d'urgence, des projets immobiliers s'inscrivent à plus long terme. La rénovation des prisons de Paris-La Santé, Fleury-Mérogis, Baumettes 2 et Aix 2 est notamment prévue, pour un total de 800 millions d'euros sur la législature. Des annonces étaient attendues concernant des constructions de prison à Lutterbach, dans le Haut-Rhin, et outre-mer, en Nouvelle Calédonie et Polynésie. Elles seront faites"prochainement", avec "les précisions qui conviennent", dit la ministre qui, comme à son habitude, s'est très largement écartée de l'intervention que lui avait préparée son cabinet.


La garde des Sceaux insiste sur "l'architecture" des prisons, qui doit être réfléchie, adaptée notamment à l'organisation de la journée des détenus et au travail du personnel. Elle rappelle son combat pour le recours aux peines alternatives à l'incarcération, en particulier pour les courtes peines qui, selon elles, "génèrent de la récidive" plus qu'elles ne règlent les problèmes.

 

Travail d'intérêt général, bracelet électronique, liberté conditionnelle, placement extérieur... Autant de mesures qui, selon elle, sont efficaces "à la fois pour la lutte contre la récidive et pour la réinsertion des détenus". La ministre s'est d'ailleurs également rendue au TGI de Marseille, pour voir avec les magistrats pourquoi le nombre d'incarcérations ne diminuait pas autant qu'elle l'espérait depuis la diffusion à l'automne d'une circulaire phare de politique pénale.

 

En même temps, "afin que la société sache très clairement comment sont nos prisons", Christiane Taubira prépare un prochain projet de loi devant permettre à "la presse d'accompagner les parlementaires dans les établissements pénitentiaires". Elle annonce aussi la mise en place d'un "conseil national de l'exécution de peines" pluridisciplinaire, dont la composition sera annoncée"sous quinzaine", chargé de réfléchir aux conditions pénitentiaires et à tous les autres sujets liés à l'exécution des peines.


Elle a rappelée que la "conférence de consensus" sur la prévention de la récidive doit par ailleurs faire des recommandations en février.

 

Alternative à l'incarcération, programme de construction, rien ou presque sur le temps pénitentiaire, les moyens à l'intérieur des prisons pour utiliser les peines autrement que comme des mises à l'écart de la société, afin de préparer les réinsertion. Selon la presse, le discours de mardi soir ressemblait assez, dans ses (bonnes) intentions comme dans les moyens qui les accompagnent, à ceux prononçaient par Rachida Dati.

 

Alors allons-nous, vraiment, sortir du processus des prisons de la honte, du tout carcéral, les français sont sensibles à la sécurité, les "réticences", pour dire le moins, que l'on voit circuler sur le net - parfois alimenter par des sources de droite et d'extrêm droite, sont réelles. Comment faire pour réintroduire de la dignité ?

 

Erwan MARIE

 

(avec AFP, Cab, Le Monde,Ol.B. Libé)

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 17:02

Pierre Mendès-France

 

François Hollande était dans l'Eure pour honorer la mémoire de Pierre Mendès-France.  

 

A la sortie du musée de Louviers il rappelle ses engagements pour le pays : link

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