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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:41

"... Il en est de même dans la grande politique. Une nouvelle création, par exemple un nouvel empire, a plus besoin d'ennemis que d'amis. Ce n'est que par le contraste que la grande politique commence à se sentir, à devenir nécessaire. Nous ne nous comportons pas autrement à l'égard de l'ennemi intérieur. Là aussi, nous en avons spiritualisé l'inimitié, là aussi, nous en avons aussi compris la valeur... Nous spiritualisons l'inimitié dans la mesure où nous l'intégrons nous-mêmes, ce qui nous rend plus grands... Imaginons donc qu'un homme soit pris entre ces deux passions, la passion active et la passion réactive... A rejeter les forces réactives on devient soi-même réactif...  Bref le contraire de cette idée absurde qu'il faudrait évacuer les mauvaises forces, les forces réactives pour ne garder que les bonnes forces actives. Que se passera-t-il? Il ne lui reste alors rien d'autre qu'à faire de lui-même un édifice de culture si vaste qu'il soit possible à ces deux puissances, à ces deux forces, d'y habiter, d'y coexister quoique à des extrémités éloignées, tandis qu'entre elles deux les puissances conciliatrices auront leur domicile pourvu d'une force proéminente pour aplanir en cas de difficulté la lutte qui s'élèverait entre elles..."

Frédéric Nietzsche in Humain, trop humain (1878)

 

Pourquoi cette citation de Frédéric Nietzsche? Tout simplement pour dire que toute démocratie a besoin de forces antagonistes active et réactive, peut importe l'ordre ou l'affectation. C'est nécessaire d'avoir ce contre-pouvoir en face de soi à condition de lui donner les moyens de se manifester et aussi d'agir. Alors que ces deux forces active et réactive soient affublées des vocables gauche et droite, républicain ou démocrate ou d'autres, leur existence est nécessaire. Si l'une est absente alors la démocratie vire à la pensée unique et chacun sait où cela peut mener...

 

La comparaison avec la marche (terme très en vogue de nos jours) est intéressante. Côte à côte cela mène à la "javellisation" des idéologies où chacun apporte sa réflexion, certes contradictoire de l'autre, mais le résultat en est un projet sans saveur, éloigné des préoccupations citoyennes. A l'opposé cela s'appelle "utopie", une progression à contre sens oblige à chacun de se détourner et de tenir compte de l'aboutissement de l'autre. L'opposition et la friction des idées ne peut que mener à un élan et à un but élévateur. Probablement que l'utopie, notion virtuelle et sans limite, ne sera pas satisfaite mais c'est un peu le but. Mais tout du moins l'élévation aura été faite dans son sens.

 

En conclusion, l'idéologie simpliste qui consiste à dire qu'une politique peut se faire avec des citoyens de tous bords est une illusion. L'individu a besoin en lui de ces forces antagonistes. A l'opposé, la République a besoin de ces deux entités antagonistes et distinctes pour survivre et faire fonctionner ce qu'on appelle communément la démocratie.

 

Jean-Louis Migot

PRG29

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 18:40
Articles parus dans Ouest-France des 7 et 19 février 2017
Articles parus dans Ouest-France des 7 et 19 février 2017

Articles parus dans Ouest-France des 7 et 19 février 2017

Pollution maritime aux particules fines...

Qui se soucie de cette émission qui ne concerne en fait que les océans et leurs habitants aquatiques? A part quelques chercheurs et quelques écologistes, rares sont ceux qui sont conscients des conséquences de ces émanations.

 

En ce qui concerne la cause, il est reconnu que les navires sont de très importants consommateurs de fioul, même si c'est un fioul lourd, "moins coûteux", mais avec un rendement énergétique modeste. Il est temps de songer et surtout de passer à l'action par l'utilisation d'énergies de propulsion renouvelables certes plus coûteuses pour l'armateur mais plus bénéfiques pour notre planète.

 

Quant à l'effet, les pluies acides sont déjà bien identifiées. Rappelez-vous! Ces forets meurtries par des précipitations agressives par une anormale abondance en acides nitrique, sulfurique issues de nos échappements divers et "avariants" jaillissant de nos cheminées, des pots de nos véhicules, voitures et camions. Que faudra-t-il hurler en 2050 quand 17% des échappements proviendront des navires qui sillonnent nos océans? Et les retombées dans l'eau de mer? L'acidité croissante de l'eau de mar dans certaines zones maritimes du globe (Mer du Nord, Manche...), de par des flux marins insuffisants pour brasser cet apport extérieur, entraînera forcément une modification progressive et sournoise des écosystèmes marins (oiseaux de mer, poissons, plancton et autres habitants de ces territoires). Ce n'est pas tout. Il y a les particules fines riches en carbone qui vont rester en suspension dans l'air ou retomberont sur l'eau (peu de chance qu'elles soient absorbées par cette dernière) qui auront les mêmes effets sur les écosystèmes précédents cités que sur l'homme.

 

Toute cause a son effet et aussi son remède. Il y a de quoi s'inquiéter.

 

Dans un premier temps contraindre tous ces armateurs qui font fi de la pollution comme aussi des conditions de travail (mais c'est un autre sujet que nous aborderont!) à faire en sorte que ces monstres de moteurs qui équipent leurs navires soient moins "gourmands" en carburant mais aussi moins "contaminants". L'effort demandé aux citoyens, comme les moteurs à faible consommation, les filtres à particules ou les pots d'échappement catalytiques, dans ce domaine s'applique à tous.

Dans un second temps penser à généraliser des moyens de propulsion propres dans leurs émissions et pas conséquent nécessitant des énergies disponibles à l'infini comme le vent, la lumière, par le biais de technologies pouvant les capter demandant aussi à être amélioré et à être diversifié. Mat éolien ou voile pour le premier cas ou panneau photovoltaïque à haut rendement pour le second cas, ces technologies étant associées à une automatisation croissante dans la recherche d'une utilisation optimisée de ces méthodes.

Dans un troisième temps, qui peut parfaitement être simultanément au second, en dehors de ces deux sources abondantes que sont le vent et la lumière, peut-être aussi faut-il s'intéresser aux flux sous-marins afin de faciliter la progression de tels navires. L'aérodynamisme et l'hydrodynamisme sont aussi à améliorer dans le même objectif de faire en sorte que tous ces "géants", qui fréquentent nos mers, les laissent aussi propres après qu'avant.

 

Christiane Migot

PRG29

 

Table des matières des articles parus:

Chapitre 0: 3 mars 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 2: 14 juin 2017

Chapitre 4: 4 mars 2017

Chapitre 6: 17 février 2017

Chapitre 7: 5 février 2017

Chapitre 9: 21 février 2017

Chapitre 9: 9 mars 2017

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:11
Article paru dans Ouest-France du 8 février 2017

Article paru dans Ouest-France du 8 février 2017

#12 Lutter contre les déserts médicaux

(en rouge: rajouts PRG29)

 

La création de maisons de santé a été soutenue par l’Etat depuis 2012, mais leur carte d’implantation est rendue trop contraignante par le Ministère de la Santé Publique, ce qui induit une gestion à court terme, sans possibilité d’anticipation.

 

La lutte contre les déserts médicaux (qu’ils se situent en zone rurale ou urbaine) qui est une des principales préoccupations des français, doit également être renforcée, au-delà des maisons de santé, par une redéfinition des critères de présence des hôpitaux et des maternités par le Ministère de la Santé Publique qui accentuera le caractère publique donc égalitaire et non privé donc élitiste de la Santé .

 

L’implantation de médecins dans des territoires sous dotés doit être encouragée par le renforcement de mécanismes incitatifs. Par ailleurs, au sein du cursus des études de médecins, des stages obligatoires dans ces territoires pourraient être imposés.

 

Les déserts médicaux ne sont pas qu'en zone rurale, mais ils en existent en zone urbaine, où très souvent on déshabille Pierre pour habiller Paul. Voici l'exemple d'une résidence pour personnes âgées, service de proximité et de quartier s'il en est où la transformation en Ehpad n'est pas envisagée, malgré les contestations ou communiqués de tout bord parus dans la presse locale. Le respect des résidents aspirant à une quiétude apparaît comme ignoré dans la mesure nombreux sont ceux qui se croient engagés dans une spirale dont l'issue est souvent mal vécue. De pathétiques raisons financières sont des arguments que ne peuvent percevoir des hommes et des femmes dont le raisonnement et la conscience sont altérés par de telles angoisses. Est-il donc impossible, même en 2017, de pouvoir garantir une quiétude et une "vie bonne" à ces hommes et femmes qui sont probablement passés par de nombreuses épreuves pour en arriver là et est-il donc impossible, même en 2017, de protéger ces mêmes hommes et femmes des calculs souvent injustes pourquoi une fermeture ici et pas là!) de technocrates et/ou de politiciens peu soucieux de leur  tranquillité.

PRG29

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 10:11
Article paru dans Ouest-France du 16 février 2017

Article paru dans Ouest-France du 16 février 2017

Comme disait Leibniz: "tout va pour le mieux..." et il rajoutait: "dans le meilleur des mondes".

 

En effet tout çà pour le mieux puisqu'il n'y a pas de fuites pour le moment, faudrait-il rajouter. Et que fait-on de la corrosion de ses coques déjà en fin de vie! Avec l'aval de la Préfecture Maritime qui avait dépêché UN observateur.

 

Dans le meilleur des mondes. Remontons au 17 mars 1967, veille du 18 mars 1967, jour de l'échouage du Torrey-Canyon. Le monde ignore l'écologie et fait fi de la protection de l'environnement même si bien que fortement déjà dégradé il ne semble pas en péril. Bref! Laissons nos deux coques gentiment "posées sur le flanc sur un fond sableux et plat à environ 150 mètres de profondeur" je cite. A près tout, il y en a d'autres, suite aux conflits mondiaux récents. Et cela ne se voit pas! Que cela fait-il deux coques de plus... Mais le 18 mars 1967 est passé par là ainsi que beaucoup d'autres dates tragiques pour l'océan, et la conscience environnementale s'est développée.

 

Alors je le dis haut et fort, peut-on accepter que ces deux coques restant là, avec l'approbation de l'administration, qui, comme la Justice, a les yeux bandés? Réponse: Non. Qui casse (nos fonds sous-marins et nos écosystèmes) paie (le renflouement des deux épaves, avec l'insistance ferme de notre administration).

 

Christiane Migot

PRG29

...

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 10:06
Articles parus dans le n°197 de Sillage de mars 2017 et Penn Ar Bed de mars 2017
Articles parus dans le n°197 de Sillage de mars 2017 et Penn Ar Bed de mars 2017

Articles parus dans le n°197 de Sillage de mars 2017 et Penn Ar Bed de mars 2017

Faire de l’écologie le moteur de l’énergie

et de l’économie de demain

 

Le Parti Radical de Gauche a toujours affirmé que la transition écologique doit devenir la dynamique d’une nouvelle révolution énergétique.

 

Les énergies renouvelables comme l’air, la biomasse, le soleil et l’eau connaissent des succès et des utilisations variables. Et des combinaisons eau-air ou eau-soleil peinent à être mises en œuvre.

 

La Bretagne est dans ce domaine un acteur engagé et mène une politique offensive. Pour preuve la tenue d’une COP régionale à Saint-Malo le 9 mars 2017. Pour preuve le chantier du Port des énergies marines à Brest achevé à l’horizon 2020. Le potentiel des courants marins au large des côtes bretonnes est infini et ce dernier outil va permettre aux nombreuses entreprises travaillant dans ce domaine d’y faire converger leurs efforts et leurs résultats comme les hydroliennes, les éoliennes offshore, les centrales photovoltaïques flottantes...

 

Parallèlement ces secteurs industriels ont déjà besoin d’une main d’œuvre hautement spécialisée dans des domaines réellement identifiés mais vont apparaître aussi des besoins issus de projections sur des métiers d’avenir qui n’existent pas encore. C’est là que se situe le rôle de nos collectivités territoriales de proximité qui, suite à un dialogue constant avec les forces vives locales (et elles sont omniprésentes et actives), au travers des conseils économiques et sociaux régionaux, se voient dans la nécessité de construire et d’installer de futures formations professionnelles afin de conduire à des politiques adaptées aux besoins de nos concitoyens, de nos salariés, de nos entreprises et de nos centres de recherche.

 

Christiane Migot  

PRG29

 

Table des matières des articles parus:

Chapitre 0: 3 mars 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 2: 14 juin 2017

Chapitre 4: 4 mars 2017

Chapitre 6: 17 février 2017

Chapitre 7: 5 février 2017

Chapitre 9: 21 février 2017

Chapitre 9: 9 mars 2017

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 18:16

Imposer une agriculture citoyenne, écologique, responsable et soutenue

 

La crise de l’élevage que nous traversons est en réalité une crise de modèle, qui ne sera surmontée qu’en posant les bases d’un nouveau modèle agricole. Les Radicaux de Gauche défendent une agriculture citoyenne, qui réponde aux attentes sociétales dans le respect de la biodiversité, des équilibres et des ressources naturelles et de la santé. Le défi écologique est intimement lié au défi alimentaire et agricole, et la Gauche se doit d’avoir une position forte sur ce sujet. Le soutien des pouvoirs publics est indispensable afin de ne pas laisser aux seules mains de la finance un secteur qui continue de revêtir une importante dimension stratégique. Les pouvoirs publics doivent également agir pour remettre l’agriculture au service des citoyens et développer un modèle durable respectueux de l’environnement.

 

 

Afin de permettre à l’agriculture de s’engager durablement sur cette voie vertueuse, les politiques publiques doivent concentrer leurs efforts sur :

  • La réduction des marges bénéficiaires des intermédiaires pour améliorer la rémunération des producteurs.
  • Le bilan de santé à mi-parcours de la Politique Agricole Commune, pour véritablement et significativement réorienter la PAC vers les modèles les plus vertueux, choisissant l’attribution d’aides par unité de travail humain, plutôt que par hectare, dont les éleveurs en modèle herbagé seraient inévitablement les grands bénéficiaires. La PAC doit favoriser une agriculture durable de qualité. La solidarité matérielle entre les bénéficiaires doit être garantie, notamment en s’assurant d’une plus grande dégressivité des aides au revenu comme à la production. La lutte contre la pauvreté des agriculteurs en constituerait le motif, au moyen notamment d’une aide systématique à la pluri-activité, à la rénovation de l’habitat, et d’outils de mutualisation des risques d’investissement face aux variations croissantes des cours.
  • Le développement des assurances-récoltes pour les agriculteurs aux pratiques vertueuses, notamment contre les risques liés aux aléas climatiques et sanitaires.

 

 

En contrepartie, dans une forme de réciprocité, exiger une réorientation des productions agricoles qui reviendraient vers des fondamentaux agronomiques, hier appelés « bon sens paysan », allumant des cercles vertueux, permettant des avancées significatives sur :

  • La réduction de l’usage des substances de synthèse sur les surfaces céréalières, grâce à un modèle agronomique autonome sachant mobiliser des ressources parfaitement gratuites et parfaitement inépuisables (azote organique, carbone, lumière, vie des sols, biodiversité, etc.), et sur des herbages proposant une ration équilibrée en énergie et en protéines, remplissant ses vocations territoriales de stockage et d’épuration de l’eau avant qu’elle ne rejoigne le littoral, tout en restant des formidables zones de séquestration du carbone, participant à lutter contre le changement climatique.
  • La réaffirmation des liens au terroir, avec des herbivores mangeant de l’herbe, des productions végétales identitaires à l’origine de produits à hautes valeurs organoleptiques, redonnant du sens aux signes officiels de qualité.
  • La restauration de zones prairiales et cultivées à forts enjeux patrimoniaux, hébergeant une vaste biodiversité faunistique et botanique, préservant la qualité de l’eau, et proposant des paysages remarquables et originaux (agroforesterie), tout en œuvrant en direction d’une forte ambition pour le bien-être animal et la santé des consommateurs.
  • La priorité donnée aux circuits courts, à l’agriculture biologique dans son ensemble et la qualité des productions agricoles.
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 12:18
Article paru dans Ouest-France du 6 décembre 2017

Article paru dans Ouest-France du 6 décembre 2017

Devinez qui a signé ce décret qui fait ou fera tant de "bien" pour nos côtes et nos écosystèmes! Un candidat à la présidentielle 2017 qui affirmait, la main droite sur le coeur, qu'il n'y était pour rien. Si le reste de ses envolées politiques est du même acabit, alors il faut s'inquiéter de l'éthique, de la morale et de la décence de nos concitoyens ou concitoyennes qui prétendent remettre "en marche" notre pays afin que demain soit plus beau que maintenant. Mais comme disait Spinoza, demain et hier sont des pensées négatives, seul compte ce que chacun fait du maintenant...

Christiane Migot

PRG29

 

Table des matières des articles parus:

Chapitre 0: 3 mars 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 2: 14 juin 2017

Chapitre 4: 4 mars 2017

Chapitre 6: 17 février 2017

Chapitre 7: 5 février 2017

Chapitre 9: 21 février 2017

Chapitre 9: 9 mars 2017

Pour information

 

JORF n°0214 du 16 septembre 2015

page 16208
texte n° 25



Décret du 14 septembre 2015 accordant la concession de sables calcaires coquilliers dite « concession de la Pointe d'Armor » à la Compagnie armoricaine de navigation

NOR: EINL1511827D

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/9/14/EINL1511827D/jo/texte


Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,
Vu le
code minier, notamment ses articles L. 132-2, L. 133-6, L. 161-1 et L. 162-7 ;
Vu la
loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 modifiée relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations ;
Vu le
décret n° 2006-648 du 2 juin 2006 modifié relatif aux titres miniers et aux titres de stockage souterrain ;
Vu le
décret n° 2006-798 du 6 juillet 2006 modifié relatif à la prospection, à la recherche et à l'exploitation de substances minérales ou fossiles contenues dans les fonds marins du domaine public et du plateau continental métropolitain ;
Vu l'arrêté du 4 mai 2007 portant désignation du site Natura 2000 Côte de Granit rose de Milliau à Tome, archipel des Sept-Iles (zone spéciale de conservation FR 5300009) ;
Vu l'arrêté du 4 mai 2007 portant désignation du site Natura 2000 baie de Morlaix (zone spéciale de conservation FR 5300015) ;
Vu l'arrêté du 31 octobre 2008 portant désignation du site Natura 2000 Côte de Granit rose - Sept-Iles (zone de protection spéciale FR 5310011) ;
Vu l'arrêté du 31 octobre 2008 portant désignation du site Natura 2000 baie de Morlaix (zone de protection spéciale FR 5310073) ;
Vu la demande enregistrée le 15 janvier 2010, par laquelle la société Compagnie armoricaine de navigation, dont le siège social est sis zone industrielle, BP 65, 22260 Pontrieux, sollicite conjointement une demande de concession de sables calcaires coquilliers dite « concession de la Pointe d'Armor » et une demande d'autorisation de travaux ainsi qu'une autorisation domaniale ;
Vu les engagements, l'étude d'impact, les évaluations d'incidence Natura 2000, les plans et autres documents produits à l'appui de cette demande ;
Vu la saisine de l'autorité environnementale en date du 26 juillet 2010 ;
Vu l'avis de mise en concurrence publié au Journal officiel du 2 septembre 2010, ensemble les pièces du dossier dont il ressort qu'aucune demande concurrente n'a été présentée ;
Vu les pièces de l'enquête publique à laquelle la demande a été soumise du 25 octobre 2010 au 25 novembre 2010 inclus ;
Vu l'avis des chefs de services civils et des maires des communes côtières consultées ;
Vu les avis de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER) en date du 24 janvier 2011 et du 24 mai 2011 ;
Vu l'avis du préfet des Côtes-d'Armor en date du 25 janvier 2011 ;
Vu les avis du préfet maritime de l'Atlantique en date du 10 février 2011 et du 26 avril 2011 ;
Vu le rapport et l'avis du directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Bretagne en date du 22 avril 2011 ;
Vu le compte rendu de la réunion de concertation prévue à l'article 13 du décret n° 2006-798 du
6 juillet 2006 en date du 13 juillet 2011 ;
Vu l'avis du préfet du Finistère du 18 juillet 2011 ;
Vu l'avis du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies en date des 13 décembre 2012, 11 septembre 2014 et 16 juin 2015 ;
Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu,
Décrète :

Article 1


Il est accordé à la société Compagnie armoricaine de navigation la concession de sables calcaires coquilliers dite « concession de la Pointe d'Armor », portant sur les fonds marins du domaine public maritime au large des côtes des départements du Finistère et des Côtes-d'Armor.

Article 2


Conformément à la carte (1) n° 7151 L de l'anse de Kernic à l'Ile Grande au 1:50 000 du service hydrographique et océanographique de la marine annexée au présent décret, la zone concédée est limitée par un polygone dont les sommets sont définis comme suit par leurs coordonnées géographiques rapportées au système géodésique WGS 84 :


SOMMETS


WGS 84 (Deg.Min.Sec)


Latitude Nord


Longitude Ouest


A


48° 47' 43,37''


3° 42' 27,12''


B


48° 47' 43,90''


3° 40' 42,36''


C


48° 47' 31,13''


3° 40' 32,28''


D


48° 47' 02,56''


3° 40' 23,38''


E


48° 46' 26,98''


3° 41' 51,18''


F


48° 46' 49,06''


3° 42' 06,85''


Cette zone représente une superficie de 4 kilomètres carrés environ.

Article 3


La concession est accordée pour une durée de quinze ans à compter de la date de publication du présent décret au Journal officiel de la République française. Le volume d'extraction de sables calcaires coquilliers ne pourra pas excéder 250 000 m3 par an.

Article 4


La concession octroyée est subordonnée au respect du cahier des charges figurant en annexe au présent décret.

Article 5 En savoir plus sur cet article...


Le préfet du Finistère exerce les attributions de police dévolues à l'autorité préfectorale par la législation et la réglementation minières en vigueur.
Après délivrance de l'autorisation d'ouverture de travaux, et sans préjudice du cas d'urgence ou péril imminent, si les intérêts énumérés à l'article L. 161-1 du code minier apparaissent menacés, le préfet peut prescrire toute mesure additionnelle.
En cas de non-respect des mesures prescrites, il appartient au préfet de prendre les mesures de police appropriées et de suspendre partiellement ou totalement l'autorisation d'ouverture de travaux.

Article 6 En savoir plus sur cet article...


Le ministre chargé des mines peut retirer la présente concession en cas d'inobservation des conditions fixées dans le présent acte, de non-respect du cahier des charges annexé à ce décret ou des mesures imposées par le préfet en vue d'assurer la protection des intérêts énumérés à l'article L. 161-1 du code minier.

Article 7


Le présent décret sera notifié au concessionnaire par le ministre chargé des mines. Les préfets du Finistère et des Côtes-d'Armor en feront également assurer, sous forme d'extrait indiquant notamment le nom et l'adresse ou le siège social du concessionnaire, la superficie et les substances sur lesquelles portent le titre, la définition de ses limites et la durée de sa validité :


- la publication, aux frais du concessionnaire, dans un journal diffusé dans la zone côtière des départements du Finistère et des Côtes-d'Armor ;
- la publication au recueil des actes administratifs du département du Finistère et des Côtes-d'Armor ;
- l'affichage dans les préfectures du Finistère et des Côtes-d'Armor et dans les mairies des communes côtières intéressées.

Article 8


Le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

  • Annexe


ANNEXE
CAHIER DES CHARGES SPÉCIFIQUES DE LA CONCESSION DE SABLES CALCAIRES COQUILLIERS DITE « CONCESSION DE LA POINTE D'ARMOR »


La concession de sables calcaires coquilliers dite « concession de la Pointe d'Armor » est accordée aux conditions spécifiques suivantes :
1. L'arrêté préfectoral d'autorisation d'ouverture de travaux définit les zones à exploiter, les volumes et le suivi environnemental. Il fera l'objet d'une revue annuelle pour notamment intégrer les éléments suivants :


- un volume maximal d'extraction de 50 000 m3 la première année, de 100 000 m3 la deuxième et de 150 000 m3 les trois suivantes. Le volume d'extraction annuel, pour les années ultérieures, est au plus de 250 000 m3 ;
- une limitation des périodes d'extraction pour tenir compte de la richesse en lançons du site et de la période estivale (interdiction d'extraction de mai à août inclus) ;
- une superficie d'exploitation annuelle de 1,5 km2 sur proposition du pétitionnaire, après consultation par la DREAL Bretagne, du MNHN/CRESCO, de l'IFREMER et du comité régional des pêches.


2. L'arrêté prévoira la réalisation, dans un délai qu'il fixera, d'une étude environnementale sur le lançon, étendue à l'ensemble de la dune hydraulique de Trezen ar Gorjegou au sein de laquelle est situé le périmètre sollicité, sous le contrôle d'une autorité scientifique indépendante.
Les conclusions de cette étude sont prises en compte, en tant que de besoin, pour adapter les modalités d'extraction.
3. La Compagnie armoricaine de navigation rendra compte à l'issue de chaque année d'exploitation au préfet du Finistère de son activité et des suivis environnementaux. Un rapport sera présenté devant la commission de suivi, d'information et de concertation réunissant les parties prenantes et dont la composition sera fixée par le préfet du Finistère.
4. Sans préjudice des dispositions du deuxième alinéa du point 1 ci-dessus, le volume maximum d'extraction peut être réduit et ajusté par le préfet du Finistère pour préserver les intérêts mentionnés à l'article L. 161-1 du code minier. A cet égard, sont prises en compte, d'une part, les mesures de suivi de l'environnement et, d'autre part, les observations et remarques qui pourraient être formulées dans le cadre de la réunion de la commission précitée concernant un éventuel impact de l'exploitation sur les zones Natura 2000 voisines du site ou sur le trait de côte.


Fait le 14 septembre 2015.


Manuel Valls

Par le Premier ministre :


Le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,

Emmanuel Macron

(1) Cette carte peut être consultée à la direction de l'eau et de la biodiversité, sous-direction de la protection et de la gestion des ressources en eau et minérales, bureau de la gestion et de la législation des ressources minérales non énergétiques, tour Sequoïa, 92055 La Défense Cedex, ainsi que dans les bureaux de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Bretagne, immeuble L'Armorique, 10, rue Maurice-Fabre, 35065 Rennes Cedex.

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 14:08
Science - Histoire - Brest - Christiane Migot

Discours d'entrée pour le colloque "Sciences et Histoire"

à Brest le 2 février 2017

 

Je suis particulièrement heureuse et fière de vous accueillir dans cet auditorium situé au cœur de ce nouvel et merveilleux outil qu’est la médiathèque située sur le Plateau des Capucins. Ces réalisations symbolisent pleinement l’harmonie entre le passé et l’avenir. Permettez-moi de féliciter les organisateurs de ce colloque « Sciences et Histoire » à savoir le Service Historique de la marine Nationale et le service patrimoine de la Ville de Brest.

 

Cette rencontre est placée sous le signe des échanges entre disciplines : sciences et histoire, entre des sources et des ressources brestoises sur la mer, entre deux institutions : la défense à savoir le Service Historique de la Défense et le Service patrimoine de la Ville, entre chercheurs et citoyens.

 

Brest est une ville dont l’Histoire ancienne est faîte de conquêtes, de découvertes et de rencontres entre les peuples. Depuis la création de l’Académie de la Marine en 1752 à Brest par Louis XV et à la suite des grandes explorations scientifiques dont les archives sont conservées au Service Historique de la Défense, la ville continue à s’inscrire au XXIème siècle dans un pôle d’excellence marqué par une recherche scientifique et historique toujours aussi pertinente et riche (Ifremer, l’Institut Polaire, l’Institut Européen de la Mer par exemple) ainsi que la recherche historique actuelle par la modélisation de bâtiments, de bateaux comme le Kléber à l’Ecole Navale et les objets industriels comme le marteau-pilon ou le pont-tournant. Sans oublier la Marine Nationale présente.

 

La place de Brest dans le paysage international est du autant à la très forte capacité des acteurs locaux à s’unir qu’à l’Histoire de la cité.

 

Au cours des siècles, le visage de notre ville a changé parfois douloureusement par sa destruction à 80% lors de la Seconde Guerre Mondiale. Avec force et détermination cette ville s’est reconstruite et Brest est plus que jamais ouverte au monde, à l’accueil des idées nouvelles et à ceux qui les portent.

 

La ville s’est engagée dans la démarche de la demande du label « ville d’art et d’histoire » autour de quatre axes : la défense, la ville palimpseste, la dynamique sociale et la mer et l’international. Ce dossier sera présenté à la Commission Nationale en novembre prochain.

 

L’objectif de ce colloque est de développer des passerelles entre le monde de la recherche historique et celui de la recherche scientifique inscrites depuis plusieurs siècles dans les fibres de la Ville de Brest.

 

Dans cette perspective de mutualisation des savoirs, un travail commun avec l’Université de Bretagne Occidentale, le Technopole Brest-Iroise, Océanopolis paraît pertinent et source d’enrichissement intellectuel.

 

Valoriser la dimension scientifique de Brest par le croisement de disciplines rarement invitées à se confronter pourrait susciter de nouvelles possibilités de recherches et tracer les voies du futur pour notre agglomération.

 

Vos travaux seront les bienvenus

 

Bon colloque

 

Christiane Migot

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 14:05

Programme Primaires 2017

(extrait)

#48

 

(en rouge: rajouts du PRG29)

 

Faire de l’écologie le moteur de l’économie de demain

  • La transition écologique doit devenir le moteur d’une nouvelle révolution industrielle et d’une relance durable de notre activité économique. Pour cela l’Etat doit s’investir à tous les niveaux afin de ne pas laisser passer des opportunités considérables que de nombreux pays ont déjà commencé à saisir. Il s’agit notamment de mettre en place des politiques plus incitatives de réduction des coûts par la diversification des sources d’énergie, la réduction de la consommation et la rationalisation du fonctionnement afin d’améliorer la compétitivité de nos entreprises et le pouvoir d’achat des ménages.
  • Inciter à la restructuration des bâtiments. Pour les locaux tertiaires et industriels étant soumis à une obsolescence accélérée due à la mutation rapide des usages, des gains importants en termes d’économies d’énergie et donc de coûts de fonctionnement sont possibles afin qu’ils soient mieux adaptés à l’activité qu’ils hébergent.
  • Favoriser en termes de règlements, d’infrastructures et de fiscalité le développement des filières industrielles d’énergies et matériaux renouvelables, des transports non-polluants, de constructions vertes et de l’économie maritime qui sont des secteurs potentiellement fortement créateurs d’emplois.
  • Faire du bâtiment un modèle de réduction des coûts et d’opportunité économique issue de la transition écologique afin d’atteindre des objectifs d’efficacité énergétique ambitieux et de relancer le secteur. Il faut agir non seulement de façon normative, mais également en incitant à un usage plus grand des dispositifs publics (fiscaux notamment) de soutien à la rénovation énergétique déjà existants. Pour cela, les services d’information sur les économies d’énergies doivent être renforcés, facilitant l’accès au financement et à des conseils adaptés pour faire le bon choix de travaux.
  • Faire des transports un secteur clef de la transition énergétique :
  • Par un soutien accru à l’évolution des technologies (start&go, allègement des véhicules) et des comportements (covoiturage, développement de l’usage du vélo et des transports en commun) avec des mesures favorisant le développement de la voiture électrique, par exemple.
  • Par l’optimisation intra européenne du transport de marchandises.
  • Par le levier de plus long terme qui est très certainement l’urbanisme. En cherchant un urbanisme qui rapproche des zones d’activités et des zones résidentielles, en favorisant aussi la mobilité résidentielle des ménages, on peut imaginer réduire à terme les déplacements contraints et lutter contre la crise du logement.
  • Revoir à la baisse la place de l’énergie nucléaire dans notre pays. La France est le pays où la part du nucléaire dans le mix énergétique est la plus importante. La Cour des comptes a souligné dans un rapport que les coûts de production de l’énergie nucléaire ont augmenté de 20,6% en 3 ans. En cause : les coûts d’exploitation, les investissements nécessaires au prolongement de la durée de vie des réacteurs en activité, les retards enregistrés sur le développement de l’EPR. Il faudrait y ajouter le coût des démantèlements, ou du traitement des déchets. Ces coûts vont à terme peser trop lourd sur le prix de production et donc sur le prix de l’énergie pour les citoyens et entreprises françaises.
  • Donner plus de moyens à la recherche et au développement, privés comme publics, afin de faire de la France un leader mondial en la matière. Il s’agit d’assurer ainsi à nos entreprises des débouchés pérennes, à nos concitoyens des emplois durables et à l’Etat une balance commerciale rééquilibrée profitants d’exportations nouvelles et de la baisse de notre facture énergétique.

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 11:51
Article paru dans Ouest-France du 1 février 2017

Article paru dans Ouest-France du 1 février 2017

Pollution au pétrole, Inaction au Sommet!

 

Depuis le 23 décembre 2016, les premières présumées innocentes conséquences de l'échouage des deux coques au large de l'îie de Sein se manifestent. Il n'y jamais hasard. La coincidence est évidente. En date du 1er février, un article de presse révèle l'apparition de boulettes de pétrole sur des plages du Finistère vers Brignogan.

 

Dans ce même article tout est au conditionnel. il faut attendre les autorisation avant de lancer les investigations chimiques et physiques pour faire le lien entre la cause et la finalité. Mais soyons rassurés, rien n'est prévu!!!

 

La terre tourne et rien ne change. A croire que nous sommes toujours en 1978, année de l'échouage de l'Amoco Cadiz sur les côtes du Nord Finistère.

PRG29

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