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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 08:32

Dans un précédent article nous dénoncions les intentions outrageantes du gouvernement UMP à l'encontre des citoyens en difficultés. Dans sa dernière livraison le journal Libération fustige la droite. Lire ci-après la chronique de Mathieu Lindon.

Où irait-on si les riches payaient ?

 

 

Par Mathieu Lindon

 

 

De RSA en ISF, entre les riches et les pauvres, le gouvernement a choisi. Et sans démagogie car être l’ami des pauvres semble électoralement plus payant qu’être l’ami des riches. Qu’est-ce qu’ils voudraient, les pauvres ? Qu’on creuse la dette à leur bénéfice jusqu’à aller se faire voir chez les Grecs ? On dirait qu’ils ne se passionnent pas pour les agences de notation, ces irresponsables. Qui a intérêt à ce que les riches aillent grossir les rangs des pauvres ? Le bouclier fiscal, c’était un peu le RSA des riches, il faut bien les dédommager. Les très très très riches paieront, peut-être - car tout le monde n’est pas d’accord sur les calculs. A défaut de lutter contre la fuite des cerveaux (fût-ce celui de Liliane Bettencourt), on peut se battre contre l’exode des riches dont la même Liliane Bettencourt montre qu’eux aussi risquent d’être mis sous tutelle ; ils n’ont pas forcément du crédit dans les relations familiales. On ne peut pas vouloir être leader mondial du luxe et s’activer contre les riches : tous ces pauvres qui travaillent dans le luxe seraient les premières victimes en cas de crise internationale des riches. Et si on imposait la double nationalité aux pauvres pour qu’ils aillent se faire assister ailleurs ?

 

La réforme de l’ISF, c’est payer moins pour garder plus. A défaut de prendre l’argent là où il est, le gouvernement décide de le laisser là où il est. C’est plus gratifiant d’être le serviteur des riches que des pauvres. Nicolas Sarkozy n’a jamais caché vouloir augmenter le pouvoir d’achat, eh bien, ça commence par celui des riches. Ils sont certes une minorité mais ostraciser les minorités n’est pas ce qu’on attend d’un gouvernement démocratique. La solidarité a ses limites et, ISF ou RSA, pas dans le même sens. Pour regagner ce qu’on perdra sur l’ISF, il faut bien que le RSA trinque, c’est ça, la rigueur budgétaire. Solidarité active avec les riches. Avec l’exonération perpétuée sur les œuvres, l’art va devenir de plus en plus nécessaire. On imagine les discussions avec le percepteur. «Un lingot d’or, ça ? Non, une compression d’un disciple de César.» «Une maison ? Non, une œuvre habitable de X, un architecte dont on va entendre parler.» «Un abus de biens sociaux ? Et l’art d’offrir, ce n’est pas de l’art ?» «Un train de vie ? Non, un art moderne de vivre.» L’argent, n’est-ce pas l’outil de travail des financiers ? Va-t-on le leur taxer ? Des experts alchimistes parviendront à transformer l’or en art : «Faites de votre résidence un musée privé», «Faites sculpter votre patrimoine». Il y a aussi la possibilité de réaliser une œuvre à la Christo en jetant un voile sur toutes ses possessions. Et une déclaration d’impôts mensongère, ce n’est après tout qu’une forme d’autofiction.

 

Si la notion de non-assistance à personne en danger s’appliquait au social, Laurent Wauquiez finirait en prison. Et si vraiment on ne prêtait qu’aux riches, cet ancien ministre accusé par Luc Ferry, on prétendrait que c’est Dominique Strauss-Kahn. Ça arrangerait tout. «Pourquoi un homme qui s’ébat avec de jeunes garçons à Marrakech irait violer une femme majeure à New York ?» Ce serait la botte secrète de sa défense.

 

Lien vers Libération : http://www.liberation.fr/chroniques/01012342662-ou-irait-on-si-les-riches-payaient

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Published by radicalisme-finisterien - dans Politique Economie Fiscalité
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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 20:14

Il paraît que la presse de droite (Le Figaro Magazine) se lamente sur les "assistés" , c'est à dire ces milliers de français qui reçoivent un petit pécule pour survivre car ils n'ont plus de travail n'en auront probablement plus parce que les emplois ont disparus.

 

La droite parlementaire, les  "ultras" font feu de tout bois pour forcer les chômeurs, Rmistes, pour qu'ils travaillent "gratos". Sous couvert de permettre à "ces gens"  de retrouver un environnement de travail on rétablit une forme de travail forcé. L'esclavage serait pour le deuxième quinquennat peut-être?

 

Mais qui sont les vrais assistés? Ne serait-ce point ces banquiers, financiers, ces patrons de grandes entreprises qui délocalisent pour préserver leur profit à deux chiffres. Ces messieurs "15/20%" qui licencient en catimini, déménagent leurs usines, cassent les entreprises ? L'exemple de France-Télécom est assez exemplaire, le passage de Monsieur "BON" fut catastrophique et il persiste ailleurs, ou bien celui de Renault, et maintenant PSA... 

 

Qu'a fait la droite depuis qu'elle est au pouvoir ? Elle a réduit les libertés, cassées les structures, rempli les prisons, perdu des emplois; MAIS elle a préservé les biens des RICHES, les a SECURISES, les a ASSISTES pour qu'ils maintiennent et accroissent leurs privilèges.

 

Il faut que cela change pour les français. Il faut redonner de l'espérance aux millions de jeunes.

 

Jean-Pierre Bernard

PRG29

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 13:57

Parcours de vie. Alain Pomes un humaniste actif

Le Télégramme du 5 juin 2011

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Directeur du Centre européen de formation continue maritime, Alain Pomes est avant tout un humaniste. À la fois «développeur», réformateur, voire visionnaire, il a redonné du lustre et de la notoriété à l'établissement basé à Concarneau.

 

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2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 15:08

Cela ne peut étonner personne, à priori,  mais parfois cela peut-être salvateur de le rappeler et de souligner que la presse joue aussi et à fond le rôle de manipulateur d'opinion.

Le journal Marianne publie un article,que nous reprenons in extenso ci après. Il est assez éclairant sur le contenu d'une tribune récente des Echos.

Quant Les Echos collent un 0 pointé à Thomas Piketty

Emmanuel Lévy - Marianne | Jeudi 2 Juin 2011 à 12:01 | Lu 2675 fois

 
 

« Fiscalité : l’erreur de Thomas Piketty ». Le titre en une du quotidien économique de référence est sans appel. En publiant une note de l’Ifrap, un think tank libéral, le journal tape sur l'économiste le plus audacieux en matière de fiscalité.

 

 

« Fiscalité : l’erreur de M. Piketty ». La tribune cosignée du dirigeant historique de l’Ifrap, le plus libéral des think tank de cette obédience, trône ce mardi 31 mai en une des Echos. Si les journalistes du quotidien économique de référence de la presse française font un travail remarquable, le plus souvent équilibré, les éléments éditoriaux comme les tribunes ouvrent largement leurs colonnes aux idées les plus en vogues dans la sphère libérale. « L’idée de Thomas Piketty selon laquelle les pauvres paieraient sur leur revenus plus d’impôts que les riches est fausse », ainsi est introduite la contribution de l’Ifrap. Autrement dit, si le système de prélèvements sociaux fiscaux en France est injuste il l’est envers les riches qui payent trop d’impôts.

Avec la campagne présidentielle qui s’ouvre, et pour laquelle la question de la fiscalité occupera le devant de la scène, Thomas Piketty risque de devenir un vrai putching ball dans les pages idées du quotidien dirigé par Nicolas Beytou (alias Bradtout dans le dernier roman de Joseph Macé-Scaron*).

 

 

La tribune proprement dite est pourtant moins affirmative que ne le laisse penser le petit paragraphe en une et surtout le titre, tous deux élaborés par Les Echos. A les lire, on imagine le pire. Ce qui est suggéré, sinon soufflé par le quotidien propriété de Bernard Arnault n’est rien moins que : les travaux des trois économistes auteurs de Pour une révolution fiscale sont viciés par des erreurs méthodologiques. La pire des insultes dans le monde universitaire, qui pourtant a unanimement reconnu la validité des travaux. D’ailleurs le titre original des auteurs« Et si notre fiscalité était déjà progressive ? », que Marianne s’est procuré, s’éloigne sensiblement de ce qu’à choisi de mettre en une Les Echos.

 

 

L’Ifrap tente cependant bien de montrer que contrairement à ce qu’affirme les trois économistes, le système français reste progressif. Pour ce faire, sont utilisés les chiffres et les données laissés à la libre disposition des internautes sur le site revolutionfiscale.fr. « Nous on est d’accord avec eux, puisqu’ils reprennent nos propres chiffres, s’amuse Thomas Piketty. Idem, quand ils disent que la régressivité fiscale ne concerne que le très haut du panier. En gros ce système est légèrement progressif sur les classes populaires, moyennes puis aisées, pour devenir régressif sur les très aisés. » D’ailleurs la note de l’Ifrap ne le conteste pas, mais veut montrer que le phénomène ne se situe que sur le très haut du panier. « Il faut sortir son microscope, ce n’est pas à partir des 4 % ou 5 % de la population qu’apparaît la régressivité mais vers les 0,01%... », explique Bernard Zimmern, l’indéboulonnable patron de l’Ifrap. 

 

 

Vrai, sauf que ce n’est que sur l’impôt sur le revenu que se déclenche la régressivité au niveau des 0,01%. « Si l’on y ajoute les autres prélèvements, le basculement apparaît sans doute là ou les travaux de Piketty and co le montrent », explique un magistrat de la Cour des comptes. Les magistrats de la rue Cambon ont récemment produit un rapport, « Prélèvements obligatoires sur les ménages : progressivité et effets redistributifs », allant dans le même sens que les travaux des trois économistes. Utilisant une méthodologie différente, s’intéressant non pas aux revenus fiscaux des foyers, aux niveaux de vie des individus qui les composent, ils arrivent au même résultat…  

 

 

Dans le langage feutré de la Cour cela donne : « Le taux moyen d’imposition des ménages (en incluant les prestations et la fiscalité indirecte en aval) croît rapidement pour atteindre 40 % pour un niveau de vie net annuel de 20 000 €, puis est stable à ce niveau jusqu’à 50 000 € de niveau de vie net. Il n’a pas pu être mesuré au-delà, mais est probablement dégressif au sommet de la distribution puisque les contributions sociales non contributives sont proportionnelles, que la fiscalité indirecte est dégressive, et qu’au sommet de cette distribution, l’IR le devient également. » Traduction en off : « il est certain que cela régresse, sans doute dans les même proportions que les calculs de Piketty and co.» 

 

 

Dernier argument de l’Ifrap : on ne peut faire dire au tableau de Piketty, Landais et Saez, que le chômeur paye moins d’impôts que madame Bettencourt, tout simplement parce que les chômeurs et les personnes de plus de 65 ans ne sont pas dans le tableau. Voilà un argument qui pourrait faire mouche, sauf que… non. L’Ifrap est allé un peu vite en besogne. De fait, le tableau mentionne bien que seules sont pris en compte les personnes de 18 à 65 ans travaillant plus d’un trois quart temps, excluant du même coup les chômeurs ainsi que Liliane Bettencourt. « Mais cela n’invalide pas leurs résultats », poursuit-on à la Cour des comptes.  

 

 

L’affaire Woerth-Bettencourt a permis de dévoiler la faiblesse de l’imposition supportée par la femme la plus riche de France : 25 millions d’euros d’Impôt sur le revenu, 40 millions d’ISF, 21 millions pour la CSG et l’ISF, soit 86 millions, auxquels il faut retrancher 30 millions de bouclier fiscal, soit 56 millions sur 280 millions d’euros de dividendes issus de ses titres L’Oreal. Soit un taux de 20%....   

 

* Directeur adjoint de la rédaction de Marianne.

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 20:30

Bonjour à tous,

 

Retour sur les manifestations qui ont eu lieu il y a une semaine à Bordeaux, l'une opposée à l'avortement, à l'appel de mouvements catholiques "ultra" et une contre-manifestation à l'appel du collectif bordelais pour les droits des femmes.

 

 

Le désengagement de mon propre parti pour un combat auquel a fortement contribué monsieur Cavaillet n'est pas acceptable.

 

 

Le droit à l'avortement et à la contraception sont deux piliers de la liberté des femmes.

 

 

Aujourd'hui l'un de ces piliers est menacé. Ce ne sont pas des paroles en l'air, c'est la réalité. Pressions sur les médecins obstétriciens, fermeture de centres IVG, délais d'attente, culpabilisation des femmes qui demandent l'IVG, pressions auprès des personnes pour renoncer à l'IVG...

 

 

Une jeune femme à laquelle je tendais un tract m'a répondu de façon caricaturale : "Je suis contre l'avortement, il n'y a qu'à faire attention, ne pas oublier sa pilule, prendre des précautions...

 

 

Le fameux "Y'a K".

 

 

C'est ignorer que le profil des femmes qui avortent. C'est vous, c'est moi, c'est votre soeur, votre fille, certes pour un oubli, un manque de précaution mais aussi parce que la prise de pilule n'est pas possible pour des raisons de santé, parce que l'on n'a pas osé dire non, parce que les rapports hommes femmes sont encore très inégaux...

 

 

Ce combat ne doit pas être négligé, d'autant plus que derrière "L'IVG est un meurtre", il y a un NON à la contraception libre et gratuite qui se profile sans aucune gêne aucune.

 

 Amicalement

 

Nadine Carré-Tea

rédigé le 28/05/2011

 

 

 http://www.nadinecarretea.com/article-notre-corps-nous-appartient-74330438.html

 

Sur Brest le PRG Femmes radicales s'est associé au planning familiale.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 12:28

1869

Programme de Belleville de Gambetta écrit à l’occasion d’élections et à la demande  de comités radicaux sous le IIème Empire. Ces comités radicaux étaient des rassemblements de personnes issues de loges maçonniques, de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Ligue française de l’enseignement. Les partis politiques n’existaient pas encore.

 

Ce programme inscrit les bases de l’idéologie radicale, poursuivie et mise en place par IIIème République Française :

-       démocratie avec le Suffrage Universel

-       affirmation des Libertés

-       séparation Eglise-Etat

-       instruction primaire, laïque et obligatoire

-       devise républicaine : Liberté-Egalité-Fraternité.

 

1870 Avec la chute du Ier  Empire et la naissance de la IIIème République, les héritiers de la Révolution Française réussissent à installer définitivement le régime républicain affirmant la démocratie et les libertés individuelles.

 

Ainsi, au lendemain de la loi d’association de Waldeck-Rousseau, le Parti Républicain radical et radical socialiste est crée : c’est le premier parti politique français en 1901. Le mot socialiste dans le nom du parti signifie son opposition au monopole capitaliste et le situe donc à gauche . En 1907, le Programme de Nancy précise l’attachement des radicaux à la propriété privée.

 

A partir de 1902 et jusqu’en 1914, les Radicaux sont au pouvoir, Clemenceau y joue un rôle important . C’est pendant cette période que la IIIème République s’enracine, c’est à dire qu’elle fortifie ses bases grâce à l’école qui véhicule les valeurs et symboles de la République, et grâce à la notion de laïcité avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905.

 

Aussi quelques lois sociales sont à retenir comme la baisse du temps de travail à la mine, le système de retraite ouvrière, l’impôt progressif sur le revenu.

 

C’est la  période de la Belle Epoque qui connaît cependant quelques agitations et contestations politiques avec la montée de l’extrême droite et l’anarchisme. Sur le plan international, les tensions s’aggravent et dégénèrent en conflit mondial. La IIIème République tient le coup grâce à l’Union Sacrée qui rassemble les Radicaux, les Socialistes, les partis de droite et syndicats.

 

Ainsi la IIIème République réussit à se maintenir 70 ans : c’est la plus longue des républiques françaises.

 

1918-1940 : poids considérable des Radicaux pendant l’entre-deux-guerre dans la vie politique. Les Radicaux dirigent les gouvernements du Cartel de Gauche comme Herriot ; ils participent à l’élaboration et au déroulement du Front Populaire.

 

1945 à 1958 : sous la IVème République le Parti renaît et participe à tous les gouvernements. Ainsi Edgar Faure est Président du Conseil  en 1952  et en 1955,  Pierre-Mendès-France de 1954 à 1956.

 

Sous la Vème République, on constate un affaiblissement constant du Parti qui finit par se diviser en 1972 entre le Parti Radical composante de l’UDF et le MRG (Mouvement radical de gauche) présidé par Robert Fabre. L’objectif du MRG est de se présenter uni avec les Partis de gauche, aux différentes élections . Il signe donc le Programme Commun de gouvernement avec le Parti Socialiste et le Parti Communiste .

 

Aujourd’hui, ce parti appelé Parti Radical de Gauche depuis 1998, maintient donc sa ligne politique à gauche tout en se démarquant du Parti Socialiste. Ses objectifs politiques sont de réaliser :

-       une économie sociale c’est à dire démocratique, solidaire et équitable 

-       une justice sociale

-       une vigilance pour le principe de laïcité

-       une Europe sociale

-       une VIème République avec la suppression du poste de Premier Ministre et plus de pouvoir donné au Parlement.

 

Les 8 députés et de 11 sénateurs actuellement élus, oeuvrent pour ces objectifs (les photos de ces députés et sénateurs sont sur Planète Radicale).

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 12:16

Naissance et évolution

du premier parti politique français

 

Celui des Radicaux de Gauche PRG

 

 

1869 : Programme de Belleville de Gambetta écrit à l’occasion d’élections et à la demande  de comités radicaux sous le IIème Empire. Ces comités radicaux étaient des rassemblements de personnes issues de loges maçonniques, de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Ligue française de l’enseignement. Les partis politiques n’existaient pas encore.

Ce programme inscrit les bases de l’idéologie radicale, poursuivie et mise en place par IIIème République Française :

-       démocratie avec le Suffrage Universel

-       affirmation des Libertés

-       séparation Eglise-Etat

-       instruction primaire, laïque et obligatoire

-       devise républicaine : Liberté-Egalité-Fraternité.

 

1870 : avec la chute du Ier  Empire et la naissance de la IIIème République, les héritiers de la Révolution Française réussissent à installer définitivement le régime républicain affirmant la démocratie et les libertés individuelles.

Ainsi, au lendemain de la loi d’association de Waldeck-Rousseau, le Parti Républicain radical et radical socialiste est crée : c’est le premier parti politique français en 1901. Le mot socialiste dans le nom du parti signifie son opposition au monopole capitaliste et le situe donc à gauche . En 1907, le Programme de Nancy précise l’attachement des radicaux à la propriété privée.

 

A partir de 1902 et jusqu’en 1914, les Radicaux sont au pouvoir, Clemenceau y joue un rôle important . C’est pendant cette période que la IIIème République s’enracine, c’est à dire qu’elle fortifie ses bases grâce à l’école qui véhicule les valeurs et symboles de la République, et grâce à la notion de laïcité avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905.

Aussi quelques lois sociales sont à retenir comme la baisse du temps de travail à la mine, le système de retraite ouvrière, l’impôt progressif sur le revenu.

C’est la  période de la Belle Epoque qui connaît cependant quelques agitations et contestations politiques avec la montée de l’extrême droite et l’anarchisme. Sur le plan international, les tensions s’aggravent et dégénèrent en conflit mondial. La IIIème République tient le coup grâce à l’Union Sacrée qui rassemble les Radicaux, les Socialistes, les partis de droite et syndicats.

Ainsi la IIIème République réussit à se maintenir 70 ans : c’est la plus longue des républiques françaises.

 

1918-1940 : poids considérable des Radicaux pendant l’entre-deux-guerre dans la vie politique. Les Radicaux dirigent les gouvernements du Cartel de Gauche comme Herriot ; ils participent à l’élaboration et au déroulement du Front Populaire.

 

 1945 à 1958 : sous la IVème République le Parti renaît et participe à tous les gouvernements. Ainsi Edgar Faure est Président du Conseil  en 1952  et en 1955,  Pierre-Mendès-France de 1954 à 1956. 

 

Sous la Vème République, on constate un affaiblissement constant du Parti qui finit par se diviser en 1972 entre le Parti Radical composante de l’UDF et le MRG (Mouvement radical de gauche) présidé par Robert Fabre. L’objectif du MRG est de se présenter uni avec les Partis de gauche, aux différentes élections . Il signe donc le Programme Commun de gouvernement avec le Parti Socialiste et le Parti Communiste .

 

Aujourd’hui, ce parti appelé Parti Radical de Gauche depuis 1998, maintient donc sa ligne politique à gauche tout en se démarquant du Parti Socialiste. Ses objectifs politiques sont de réaliser :

-       une économie sociale c’est à dire démocratique, solidaire et équitable 

-       une justice sociale

-       une vigilance pour le principe de laïcité

-       une Europe sociale

-       une VIème République avec la suppression du poste de Premier Ministre et plus de pouvoir donné au Parlement.

 

Le PRG, lors des dernières élections a constitué un groupe de député à L'Assemblée Nationale ainsi qu'au Sénat. 

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 15:12

 

En engageant la réforme de la taxe professionnelle, le  Gouvernement proclame avoir  pris en compte l’intérêt des entreprises avec pour objectif affirmé  l’amélioration de leur compétitivité.

 

Espérons simplement-et nous avons quelques doutes-que la compétitivité retrouvée bénéficiera à tous dans l’entreprise et pas seulement à la rémunération des actionnaires.

 

Mais en engageant cette réforme, le Gouvernement -c’est-à-dire Nicolas Sarkozy dans sa toute puissance-a encore une fois décidé d’un principe en renvoyant à d’autre débats les dommages collatéraux.

 

Or ces dommages collatéraux, les collectivités territoriales les prennent de plein fouet pour les raisons suivantes :

- la ressource compensatrice pour les collectivités n’est pas stabilisée et la perte de ressources constitue un risque sur le long terme, du fait même de l’état des finances de l’Etat.

- l’autonomie budgétaire des collectivités, inscrite dans les lois de décentralisation est une fois de plus mise à mal.

 

Avec cette nouvelle réduction du pouvoir fondamental de décider de la politique fiscale locale, les collectivités perdent ce qu’il leur reste  d’autonomie. Or sans cette liberté, le principe de libre administration est vide de sens. Cette réforme constitue de fait une grave régression par rapport aux avancées inscrites dans les lois de décentralisation de 1982.

 

Que reste-il de la démocratie locale à laquelle les citoyens sont pourtant très attachés ?

 

Or il n’y a pas d’identité nationale sans identité locale, sans prise de responsabilité des citoyens.

 

Cela renvoie à un autre débat de nature électoraliste ; la politique menée par le Gouvernement est à la fois critiquable et incohérente !

 

Pour l’ensemble de ces raisons le PRG entend marquer son hostilité à cette réforme dangereuse pour la démocratie locale.

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