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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 11:43

Partis:

l'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira

se dit "atterrée" par l'effet d'Emmanuel Macron

"sur de jeunes esprits"

L'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira se dit "atterrée" par l'effet d'Emmanuel Macron "sur de jeunes esprits", lui reprochant de méconnaître le clivage droite/gauche, dans une interview aux Inrocks du mercredi 1 février 2017.

"Il a une vraie capacité de séduction, il en joue, c'est même sa carte maîtresse. Il doit beaucoup aux médias. Macron se dit antisystème mais c'est un pur produit du système. Je suis atterrée par son effet sur de jeunes esprits", affirme Mme Taubira.

"Quand on a plus de trente ans d'engagement, qu'on a pris au sérieux la politique, qu'on a accepté de prendre des coups, qu'on a vu ses enfants prendre des coups, qu'on a vu des gens souffrir, on connaît la différence entre les politiques de gauche et de droite", lui reproche-t-elle.

"François Fillon ne donne pas la migraine: il appartient à la droite dure. Entendre quelqu'un qui prétend à la magistrature suprême dire qu'il n'y a pas de différences entre droite et gauche m'atterre", poursuit l'ex Garde des Sceaux.

Interrogé sur Benoît Hamon, Mme Taubira juge que "dans la campagne, sa voix est un vrai renouvellement". "Merci de dire que la droite et la gauche, c'est différent. Les femmes et hommes de gauche qui racontent l'inverse sont juste en train de trahir", dit-elle.

L'ancienne ministre, partie du gouvernement début 2016 en raison de son désaccord sur la déchéance de nationalité, épingle sans le nommer l'ancien Premier ministre Manuel Valls.

"Se prétendre le champion de la sécurité comme une fin en soi, alors qu'elle est un droit, ou se proclamer champion de la laïcité intégrale pour exclure, ce ne sont pas des marqueurs de gauche", attaque-t-elle.

Quant à Jean-Luc Mélenchon, elle juge qu'il a "bifurqué". "Il a fait une très belle campagne en 2012 et depuis il s'est un peu perdu dans les sables".

Christiane Taubira

Ca c'est envoyé...

PRG29

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 16:38
Article d'Ouest-France du 6 janvier 2017

Article d'Ouest-France du 6 janvier 2017

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 15:31

III - La BCE, ses interventions dans la crise depuis 2007

Depuis sa création, la BCE a très clairement pour objectif, défini par l’article 2 de ses statuts, le maintien de la stabilité des prix. Celle-ci est considérée comme l’objectif prioritaire de la politique monétaire, toutes les autres missions sont soumises à cet impératif et considérées comme secondes par rapport à la stabilité des prix. Mais ce que recouvre exactement cette expression n’est pas précisé dans les différents traités. La stabilité des prix, telle qu’elle est quantifiée par la BCE, est assimilée à une hausse des prix proche mais inférieure à 2 %.

Quels sont les arguments avancés traditionnellement pour justifier la priorité absolue accordée par la BCE à la stabilité des prix au détriment de toute autre mission ?

Les fondements d’un tel objectif donné à la politique monétaire sont à trouver dans le lien qui est établi entre la monnaie et l’inflation. Les monétaristes considèrent que l’inflation trouve sa source dans l’augmentation de la quantité de monnaie créée. Dès lors, à partir de la fin des années 1970, la politique monétaire, conçue ainsi, n’a pour objectif ni d’agir sur l’emploi, ni sur la croissance, mais uniquement sur l’inflation. Son rôle est réduit à maintenir l’inflation à un niveau bas et, pour cela, l’indépendance de la banque centrale est jugée indispensable. Pourquoi ? Parce qu’une banque centrale « indépendante » ne serait pas soumise aux pressions qui voudraient utiliser la politique monétaire à des fins de relance conjoncturelle. Et c’est ainsi que, dès août 1993, la loi octroyait à la Banque de France son indépendance.

Depuis la fin des années 1980, c’est cette conception monétariste de la banque centrale qui s’est imposée avec son cortège de maux. Elle a consisté en réalité à désarticuler la politique monétaire des autres instruments et objectifs de politique économique. La banque centrale doit être indépendante des pouvoirs politiques ? Le résultat a été de renforcer le poids du capitalisme financier dans la conduite de la politique économique, de façonner cette dernière selon les besoins et les intérêts du capital financier. La banque centrale doit être gérée par des banquiers centraux indépendants ? Cette norme a permis qu’ils n’aient pas à rendre de compte aux peuples. L’indépendance des banquiers centraux doit être garantie ? Elle l’est de préférence par une carrière dans la banque, si possible à Goldman Sachs. La banque centrale doit avant tout se préoccuper de lutter contre l’inflation ? Oui,et surtout contre l’inflation salariale.

C’est un objectif très étroit qui a été assigné à la BCE, responsable de la politique monétaire, celui de préserver la stabilité monétaire interne, mais c’est un pouvoir très large qui a été accordé à cette institution, non élue, qui n’a pas de comptes à rendre, et qui peut dicter ses volontés à des gouvernements légitimement élus sur des programmes opposés aux réformes que leur impose la BCE.

De plus, si elle avait les yeux rivés sur l’évolution des prix des biens et services, la BCE ne s’est guère préoccupée de l’instabilité des prix d’actifs (bourse, immobilier), favorable à la formation de bulles spéculatives et fort préjudiciable au fonctionnement de l’économie. Le résultat a été de ne pas pouvoir éviter une crise majeure qui a envahi la zone euro et, au-delà, l’Union européenne.

Pire, depuis l’éclatement de la crise, la BCE a constamment exhorté les gouvernements à mettre en œuvre des « réformes structurelles », c’est-à-dire la libéralisation du marché du travail et la baisse des dépenses publiques, et à adopter des plans d’austérité drastiques. Elle, qui ne devait s’occuper que de politique monétaire, s’intéresse de très près à la politique budgétaire des États. Le résultat est que plusieurs pays de la zone euro sont au bord de la déflation.

Cette vision contestable de la politique monétaire explique pourquoi la BCE n’a pas joué pleinement son rôle de prêteur en dernier ressort. Elle a restreint son action au financement illimité et sans conditions des banques, tout en refusant d’intervenir directement sur le marché de la dette publique, contrairement aux autres banques centrales. Cela a rendu beaucoup plus difficile la résolution de la crise des dettes souveraines, qui a pris une ampleur sans précédent dans la zone euro et en a fait la région la plus déprimée de la planète, avec le taux de chômage le plus élevé parmi les économies développées.

À tous les dispositifs déjà mis en œuvre visant à offrir aux banques un accès privilégié à des montants illimités de liquidité, est venue se rajouter la dernière génération d’opérations ciblées de refinancement de long terme, les TLTROv, aux conditions si généreuses. Ces nouvelles opérations permettront aux banques qui réduisent leur bilan d’emprunter des fonds supplémentaires à la BCE à partir de 2015. Aucun contrôle de l’utilisation de ces fonds ne sera imposé ex-post. Les montants empruntés pourraient se monter à 1000 milliards d’euros. Aucune pénalité ne sera appliquée aux banques auxquelles la BCE est supposée demander, si elles ont moins prêté que cela n’était exigé, de rembourser en septembre 2016 les fonds empruntés via les TLTRO.

Enfin, dans le but d'écarter la spirale déflationniste dans laquelle risque de sombrer la zone euro, la BCE a annoncé le 22 janvier 2015, avec quelques années de retard sur la Fed et d’autres banques centrales, sa volonté de lancer un « programme de rachat de dette du secteur public » (PSPP ou Public Sector Purchase programme). Il s’agit d’un programme d'assouplissement quantitatif (QE, quantitative easing) consistant à racheter 60 milliards d'euros par mois de titres publics et privés (banques, assurances, etc.) pendant au moins 19 mois, soit un total de 1 140 milliards d'euros entre mars 2015 et septembre 2016. Ces rachats vont se faire au prorata de la clé de répartition du capital de la BCE. Autrement dit, les montants de titres nationaux rachetés devront refléter la part des banques centrales nationales dans l'Eurosystème (soit 27 % de titres allemands, 20 % de titres français, 18 % de titres italiens, etc.). Les risques associés à ces rachats seront assumés à 80 % par les banques centrales nationales ; quant à la BCE elle assumera les risques sur 8 % des rachats de titres souverains. La BCE a commencé lundi 9 mars ses rachats sur le marché des obligations d'État de 17 des 19 pays de la zone euro, d'une maturité de 2 à 30 ans. En inondant d'euros le marché au moment même où la Fed annonce qu’elle envisage de relever les taux, la BCE joue clairement une dépréciation de l'euro pour relancer les exportations et ralentir les importations de la zone euro. Reste que les effets de ce programme de rachat demeurent incertains et limités. D’abord, parce qu’il n’est pas sûr que la BCE trouvera tous les mois des vendeurs. D’autre part, parce qu’il n’est nullement prouvé que ce QE aura des effets sur l'économie réelle.

Au total, force est de constater que la BCE n’a pas lésiné sur les injections massives de liquidités aux banques et autres institutions financières. Elle l’a fait sans conditions, ni contreparties, pour des banques qui, depuis maintenant trente ans, considèrent que les activités traditionnelles d’octroi et de financement du crédit sont peu rentables et qu’il faut les remplacer par des activités de marché bien plus rémunératrices. Elles ont préféré se livrer aux activités de marchés avec des produits complexes, plutôt que développer les activités de crédit à leurs clients traditionnels. La finance a étouffé la banque traditionnelle. La crise qui a éclaté en 2007-08 a montré les risques associés aux choix aventureux que les banques ont faits et les effets ravageurs qu’ils peuvent avoir sur le reste de l’économie.

Il convient aussi de se demander s’il est normal que la banque centrale fournisse toutes ces liquidités aux banques sans contreparties et sans conditions, alors que, pour ce qui est des États, toute aide est conditionnée par des mesures d’austérité strictes, la BCE refusant d’être leur prêteur en dernier ressort. On peut mesurer combien le traitement est asymétrique. Car c’est bien la BCE qui a décidé de priver les banques grecques d'un important canal de financement, refusant d’accepter à partir du 4 février 2015 les titres de dette de l'État grec comme collatéraux, suspendant ainsi la disposition permettant aux banques grecques de se refinancer auprès d’elle. Ne pouvant plus utiliser les obligations souveraines grecques comme collatéraux auprès de la BCE, les banques n’ont plus aucun intérêt à les acheter. Ce qui revient ni plus ni moins à interdire à l'État grec de lever de l'argent.

Ainsi, La BCE est une des banques centrales qui disposent des plus grands pouvoirs sur les pays sous sa juridiction, et aussi de la plus grande indépendance. Ce statut exorbitant accordé à la politique monétaire et à l’institution en charge de sa conduite découle d’une conception étroite de la monnaie, défendue par la théorie économique orthodoxe qui veut réduire celle-ci à un instrument d’échange au service des marchés. Pour les promoteurs de l’euro, la monnaie unique n’est conçue que comme le pendant du marché unique, qui est au cœur de la construction européenne depuis l’Acte unique (1987). La crise actuelle de légitimité de l’euro provient de ce vice congénital qui a conduit à ce que la monnaie européenne ne soit fondée sur aucune institution politique démocratique.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 15:29

IV - Les alternatives

La monnaie est avant tout une construction sociale, une institution économique et politique qui incarne des valeurs sociales. Elle constitue un bien public et doit donc être socialement gérée. D’où le rôle déterminant de la politique monétaire. Pour relancer l’économie dans les pays de la zone euro, il n’existe pas d’autre solution que de développer l’emploi, les services publics, les infrastructures collectives. Il y a aujourd’hui un manque criant d’investissement alors même que les besoins sont immenses. Il ne s’agit pas de dire que la BCE doit financer directement tous les besoins en investissement. Car elle est le prêteur en dernier ressort et non en premier. Mais l’objectif de la politique monétaire doit être le soutien aux activités utiles, répondant aux besoins de la société, et l’emploi. Les banques doivent donc innover, non en proposant de nouveaux produits spéculatifs, mais en mettant en place des montages financiers qui permettront d’impulser la rénovation industrielle et écologique, le financement de la transition écologique (rénovation urbaine, rénovation de l’habitat, transports collectifs), l’aide à l’activité et au développement des PME, des écoles, , des lieux de soins, des logements, des universités de qualité, etc.

La politique monétaire a connu une évolution profonde au cours des trente dernières années. Par contre sa panoplie d’instruments n’a cessé de se réduire. La situation actuelle dans la zone euro illustre bien pourquoi la fixation des taux directeurs ne peut être le seul levier d’action de la politique monétaire, car dès lors que le taux d’intérêt bute contre le plancher de 0 %, la Banque centrale européenne est impuissante à combattre la menace déflationniste, encore plus à sortir les pays de la zone euro de la dépression. Au contraire, la panoplie des instruments de la politique monétaire doit être élargie pour prendre en charge les nouvelles fonctions de la BCE. D’autres instruments de régulation, notamment hors-marché, sont nécessaires pour accompagner les évolutions économiques. Ainsi, des réserves obligatoires progressives et sélectives pourraient être imposées, de manière décentralisée, par les autorités monétaires. Par leur caractère progressif, en cas d’emballement du crédit, ces réserves augmenteraient fortement, freinant ainsi les financements spéculatifs. Par leur sélectivité, elles serviraient à différencier les investissements, en favorisant ceux jugés socialement utiles et prioritaires. En même temps, l’attention de la banque centrale doit aussi porter sur l’évolution du prix des actifs, notamment celle du prix des actifs financiers, pour éviter la formation de bulles sur les marchés. Des pans entiers de la sphère financière sont hors de toute régulation, les marchés de gré à gré échappent à toute surveillance, alors qu’une grande partie des risques trouve son origine sur ces marchés.

Une fois ces objectifs atteints, lapolitique monétaire et les instruments mis en œuvre élargis, il resterait à revoir les statuts de la BCE pour en faire une institution réellement au service des peuples. Ils devraient comprendre un contrôle démocratique et citoyen de ses activités et inclure la participation des représentants de la société civile et des collectivités publiques à ses structures de direction afin qu'elle rende compte de ses actions.

Concernant les États, quand des problèmes de liquidité apparaissent sur le marché de la dette souveraine, rendant impossible pour certains la possibilité de se financer autrement qu’à des taux prohibitifs, la BCE doit agir comme prêteur en dernier ressort et, si nécessaire, intervenir sur le marché primaire des obligations souveraines. En d’autres termes, c’est la BCE qui doit garantir les dettes publiques et, dans le cadre d’une coordination ouverte des politiques économiques, avoir pour objectifs la résorption des déséquilibres à l’intérieur de la zone euro et le retour vers le plein emploi.

Quant aux banques, la séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires demeure un impératif pour mieux restructurer le système bancaire. Un ensemble de banques, sous contrôle social, publiquement garanties, se consacreront aux prêts aux entreprises, aux ménages, aux collectivités locales, aux États. Elles pourront proposer à leurs clients de prêter directement aux États et aux collectivités locales. Elles n’auront pas le droit de spéculer sur les marchés financiers, ni de monter des emprunts toxiques, ni de se gorger de credit default swaps et autres dérivés de gré à gré, ni de parier contre les mauvaises performances ou la faillite de leurs propres clients. Elles seules bénéficieront de la garantie de la banque centrale. Les banques de marchés ou les banques d’affaires ne bénéficieront pour leur partd’aucune garantie publique. Une taxe sur les transactions financières limitera la rentabilité de la spéculation et une autorisation de mise sur les marchés sera nécessaire pour les nouveaux produits financiers.

 

Conclusion

L’évolution du concept de banque centrale, et, partant, de son rôle, est loin d’être terminée.

La crise que nous vivons depuis maintenant plus de sept ans a montré combien les banques centrales sont montées en première ligne pour éviter l’effondrement des systèmes bancaires et financiers en proie à une crise sans précédent. Les programmes de sauvetage mis en œuvre, sans conditions quant à l’utilisation des fonds par les banques, n’ont aucune raison d’inciter les banques à modifier, sur le fond, leur comportement. En se portant au secours des banques de cette façon, la BCE ne peut qu’encourager l’aléa moral et le risque systémique futur.

Si l’importance de la fonction de prêteur en dernier ressort pour les banques ne fait pas de doute, le sauvetage des banques, en contribuant à transformer la crise bancaire et financière en crise des États,est venu souligner l’importance du rôle de la Banque centrale européenne dans la construction de la zone euro et combien les politiques d’austérité imposées ont eu pour résultat de creuser les disparités dans la zone, de soumettre encore plus les pays aux volontés des marchés financiers, pour aboutir au pire des scénarios, celui de la menace de déflation pour tous.

Des solutions concrètes existent, mais elles exigent de rompre avec les politiques mortifères mises en œuvre, de mettre la finance au service de la société dans son ensemble, d’œuvrer pour la construction d’une Europe solidaire.

 

 

Bibliographie

Artus P. et Wyplosz C. (2002), La Banque Centrale Européenne, CAE, Paris, La Documentation française.

Bagehot W. (1873), Lombard Street: a Description of the Money Market, London, Kegan Paul, réédité, London: John Murray, 1920.

BRI (2009), Les enjeux de la gouvernance des banques centrales, Rapport établi par le Groupe sur la gouvernance des banques centrales, sous la présidence de Guillermo Ortiz, Gouverneur de la Banque du Mexique.

Corrigan E. G. (1990), « Statement before US Senate Committee on Banking, Housing and Urban Affairs », Washington DC.

Flouzat Osmont d’Aurilly D. (1999), « Le concept de banque centrale », Bulletin de la Banque de France, n° 70.

Freixas X. et al. (2000), « Lender of Last Resort: What Have We Learned since Bagehot ? », Journal of Financial Services Research, vol. 18, n° 1, pp. 63-84.

Giannini C. (1999), « Enemy of None but a Common Friend of All? An International Perspective on the Lender of Last Resort Function », Federal Reserve Bank of Chicago, Proceedings, mai, pp. 614-631.

Santomero A., Viotti S.et Vredin A. (2001): Challenges for central banking, Kluwer.

Thornton H. (1802), An Enquiry into the Nature and Effects of the Paper Credit of Great Britain, édité avec une introduction par Hayek F. A., London: George Allen and Unwin, 1939.

 

Notes

iVoir BRI 2009, encadré 1 pp. 21-22, « Aperçu historique : évolution des fonctions des banques centrales ».

iiDenise Flouzat Osmont d’Aurilly, Bulletin de la Banque de France, n° 70, Octobre 1999.

iii Voir Banque de France, « Réglementation et mise en œuvre de la politique monétaire ».

iv P. Artus et C. Wyplosz, « La Banque centrale européenne », CAE, Paris, La Documentation française, 2002.

vTargeted long-term refinancing operations ou opérations de refinancement à long terme ciblées.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 14:55
Les #10 engagements des Radicaux de Gauche pour 2017

Les #10 engagements des Radicaux de Gauche pour 2017

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 14:48
Article paru dans Ouest-France du 20/01/2017

Article paru dans Ouest-France du 20/01/2017

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 15:23

L’économie sociale et solidaire

et une réponse à la crise agricole

En ces temps de crise agricole et de contexte économique difficile dans nos territoires, nous nous devons de réaffirmer l’importance du lien social.

Les exploitants agricoles nous rappellent qu’ils supportent un endettement en constante augmentation depuis les années 1990, représentant aujourd’hui plus de 40% de leurs actifs. La fin de la déréglementation des prix fixés par l’Union Européenne a entrainé une fluctuation des prix, les exploitants agricoles intégrant directement le marché libre européen, celui de la construction européenne, qui leur permet également d’exporter vers l’Union Européenne (UE). Mais lorsque la production est importante et la consommation stagne, la concurrence plus forte, la chute des prix apparaît.

Les revendications sont légitimes en temps de crise, diminution des charges, diminution des normes européennes, mais sont-elles la solution à long terme?

La baisse de charges permettra-t-elle à nos agriculteurs d’améliorer leur situation dans 30-40ans ? La baisse des charges sociales, c’est également la diminution de la contribution à l’effort nationale de protection sociale et donc de la sécurité sociale et l’assurance retraite.

Il ne nous semble pas pertinent d’exclure les paysans et les agriculteurs, de notre société, et de faire soutenir aux générations futures, ainsi qu’aux agriculteurs qui souhaiteront bénéficier de la retraite, le poids d’un manque de financement de la sécurité sociale. Certes la solidarité nationale peut jouer, mais chaque individu doit y contribuer.

Il faut repenser globalement le système agricole et permettre à nos paysans et agriculteurs de subvenir à leur besoin tout en étant intégré de façon pleine et entière dans la société. Ne les laissons pas de nouveau au bord du chemin, au bord de nos villes !

A nous citoyens d’agir ensemble, avec les paysans, pour faire le choix d’une autre agriculture, plus raisonnée, valorisant les circuits courts et l’utilité sociale d’un métier millénaire.

Le progrès humain et sociale n’est pas dans une production déraisonnée, mais dans la recherche de solution locale, qui permettra à nos paysans de subvenir à leur besoin et ne pas être endetté. Il faut d’ailleurs constater la force de l’économie sociale et solidaire aujourd’hui, notamment lorsque des producteurs travaillent en communs. A l’heure de la COP 21, les solutions existent et pourront contribuer à améliorer l’intégration des paysans dans un nouveau modèle social.

Christiane Migot

PRG29

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 15:09

Faire du Finistère, une terre radicale : notre ambition !

A la pointe de la Bretagne, premier département littoral français, le Finistère est un territoire où la mer est une source économique attractive, que ce soit pour la pêche, le tourisme ou le commerce. La mer fait également du Finistère, une terre de science et d’innovation. Disposant de pôles d’excellence comme l’Ifremer ou l’Institut Universitaire Européen de la mer, la recherche est un enjeu fondamental pour son développement économique et social. Le Finistère, c’est aussi un territoire rural important tourné vers l’élevage, l’un des premiers départements agricoles de France par sa population active et présente une industrie agro-alimentaire importante mais fragile.

A la fois maritime, rural et urbain, le Finistère se caractérise par le sentiment d'une identité forte et d'une appartenance commune créant une conscience collective qui contribue au respect des traditions, du patrimoine, de l’environnement et de la solidarité, démontrant ainsi une capacité à vivre ensemble et un esprit ouvert favorisant le dialogue démocratique. C’est dans ces valeurs républicaines, progressistes et solidaires que les finistériens s’identifient et font de ce département une terre de Gauche.

 Au niveau électoral, le Finistère se qualifie de digue rose et se manifeste par une domination électorale des socialistes. Les primaires citoyennes ont constitué un tournant pour la Fédération. Les Radicaux de Gauche du Finistère ont porté fièrement la candidature de notre Président, Jean-Michel Baylet. Ces primaires nous ont permis d’affirmer nos différences à Gauche et de conférer une lisibilité claire et publique à nos idées. La campagne présidentielle nous a ensuite permis de nous imposer comme des acteurs du paysage politique finistérien. L’élan insufflé s’est concrétisé par la candidature de Christiane Migot aux élections législatives de 2012 sur la circonscription de Brest-rural. Cette candidature audacieuse a permis de fédérer autour des valeurs et idées radicales, créant un nouveau souffle à Gauche. Les récentes candidatures de Radicaux de Gauche démontrent une véritable réceptivité des idées radicales par nos citoyens et positionne le Finistère comme une terre radicale en devenir.

 Redonner du sens à l’action politique, la rendre porteuse d’un projet humain répondant aux attentes des citoyens est une œuvre quotidienne, un engagement militant permanent, continu et pérenne et l’objectif des Radicaux de Gauche en Finistère.

 La fédération et son bureau composé de Christiane Migot (Présidente), Céline Soulès (Secrétaire), Jean-Pierre Bernard (Trésorier) et David Enderlé (Responsable des Jeunes Radicaux de Gauche) ont fait le choix de s’organiser autour de commissions de réflexion. Leur objectif est de définir un projet d’avenir pour le Finistère en conjuguant ses particularités au radicalisme et en garantissant une offre politique pragmatique, dynamique et porteuse de réponses. La coordination, assurée par Guillaume Castel, s’articule autour de quatre commissions principales : Mer, Agriculture, Ruralité et Environnement, Justice et Libertés individuelles, Femmes et Egalité des droits et Economie, Société et Solidarité, auxquelles s’ajoutent des commissions transversales portant sur l’Ecologie, les Services Publics, l’Economie Sociale et Solidaire ou encore la Santé.

Pour diffuser nos idées et afficher nos positionnements politiques, la fédération du Finistère s’appuie sur les réseaux sociaux, dispose d’un blog: http://radicalisme-finisterien.over-blog.com et envisage l’édition d’un journal pour informer les acteurs politiques et économiques de ce département.

Fort de son dynamisme et de ses convictions, les Radicaux de Gauche du Finistère ont confiance dans la réussite de leurs objectifs. L’augmentation du nombre des adhésions de ces deux dernières années et le nombre important de nos Jeunes Radicaux en témoignent. Les prochaines échéances électorales s’inscrivent déjà dans cette dynamique.

Les radicaux du Finistère le savent, un avenir radical est en marche !

 

Christiane Migot

PRG29

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 15:01

Mourir dans la dignité : la loi doit permettre le choix.

 

L’instauration du droit à mourir dans la dignité est un combat que mène le Parti Radical de Gauche et répond à une nécessité issue d’une triste réalité. Trop souvent, des médecins et des proches sont laissés seuls face à eux-mêmes, contraints de pratiquer des arrêts de traitements et des euthanasies clandestines sur des patients atteints de maladies ou de traumatismes incurables leur causant des souffrances quotidiennes et qui désirent mettre fin à leurs jours.

 

L’actualité judiciaire confirme que la législation actuelle n’est pas adaptée. Elle ne permet qu’une euthanasie passive laissant mourir le malade lors d’un processus d’arrêt des soins, la mort pouvant prendre plusieurs jours ou semaines. Cette approche n’est pas satisfaisante. Par ailleurs, insuffisante et mal connue, la législation actuelle n’empêche pas ce climat opaque et malsain qui exacerbe le sentiment de culpabilité et le doute chez les familles, le personnel soignant ou les juges.

 

L’enjeu est donc de permettre à chacun de rester maître de son destin et d’éviter des souffrances inutiles avec la mise en place par la loi d’une procédure claire et transparente. Elle devra permettre à ceux qui le souhaitent de mourir dans la dignité, assistés médicalement, en choisissant le moment et en étant accompagnés par leurs proches et devant en faire la demande. La décision sera prise après consultation de leur famille, sous l’autorité d’un comité d’éthique médicale et seulement lorsqu’il est médicalement prouvé que la maladie est irréversible et que la mort est proche.

 

Le Parti Radical de Gauche est attaché à la création de ce droit car ce n’est pas la morale mais l’humanisme qui doit conduire l’action publique et donc l’évolution de la loi. Plus encore ce droit est aussi pour le Parti Radical de Gauche l’incarnation d’une certaine idée du progrès social, de la modernité et de laïcité, véritables fondements de notre République.

 

Christiane Migot

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 14:53

Monument contre l'esclavage à Brest

Le 10 mai  est la Journée nationale des mémoires de la traite de l’esclavage et de leur abolition. Mais ce dernier mot n’est-il pas bafoué ? Chaque jour demande une vigilance accrue pour alerter et lutter contre cette pratique indigne de notre société, présente aussi bien à l’autre bout du globe qu’à nos portes. La dignité de l’homme est indestructible quelque soit les cultures. Il n’est pas acceptable qu’encore de nos jours des hommes soient soumis au joug d’autres hommes. Et pourtant n’est-ce pas cela qui se passe pour un grand nombre ? Jusque la le progrès a porté notre société mais que demain ne soit plus aussi beau qu’aujourd’hui a affaibli les plus démunis, renforcé les plus audacieux et accru la dépendance des premiers vis-à-vis des seconds. En conséquence le Parti Radical de Gauche se doit de stigmatiser cette Journée du 10 mai et de pointer du doigt le non-respect de la dignité humaine, geste symbolisé par la statue de dix mètres de haut inaugurée au Port de Plaisance du Moulin-Blanc à Brest le 10 mai.

Christiane Migot

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