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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 14:37

Impôt sur le revenu

Les radicaux de gauche sont, depuis toujours, fortement attachés à la progressivité de l’impôt, garant de justice sociale et d’égalité entre les concitoyens. Dès lors, la suppression de la 1ère tranche de l’impôt sur le revenu n’est pas acceptable car elle reporte sur moins de la moitié de la population la charge de l’impôt. Les radicaux déposeront un amendement au PLF qu’ils souhaitent voir soutenu par le gouvernement pour revenir à une véritable progressivité de l'impôt, avec un taux très réduit mais pas à l'exonération totale.

La fiscalité des ménages:

Les engagements 14, 15, 16 et 17 du programme présidentiel de la campagne de 2012 portaient respectivement sur : la fusion de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée, sur la création d’une nouvelle tranche à 45%, sur la réforme du quotient familial et sur la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune. A mi-mandat, trois de ces mesures ont été mises en œuvre. Mais la seule réforme structurelle et le chantier le plus important, celui de la fusion de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée n’a pas été mis en œuvre, malgré les annonces du précédent gouvernement de remettre à plat la fiscalité. La suppression annoncée de la 1ère tranche de l'impôt sur le revenu va encore concentrer le financement de cet impôt sur les classes moyennes.

Dès lors, et afin de répondre aux attentes des Français qui ont approuvé ces engagements, le Parti Radical de gauche souhaite que soit mis en place la retenue à la source de l’impôt, comme préalable éventuel du rapprochement entre l’impôt sur le revenu et la contribution sociale généralisée, en se basant sur les travaux du groupe de travail sur la fiscalité des ménages qui s’est réuni au début de l’année 2014. Il s’agit de moderniser notre impôt, de le rendre plus clair et d’en améliorer la prévisibilité pour les ménages.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:17

Tout comprendre au CETA,

le « petit-cousin » du traité transatlantique

LE MONDE | le 18.10.2016 • Mis à jour le 22.10.2016 |Par Maxime Vaudano

De quoi parle-t-on ?

Le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement, ou Accord économique et commercial global) est un accord commercial « de nouvelle génération ». Cela signifie qu’il ne se contentera pas de réduire les droits de douane entre l’Union européenne (UE) et le Canada. L’objectif est aussi d’aboutir à une convergence de certaines normes pour limiter ce que les libre-échangistes appellent les « barrières non tarifaires » au commerce. L’ambition est de réduire de 36 % à 3 % la part des exportations européennes soumis à de tels obstacles.

 

Comme la plupart des accords de ce genre, il s’agit d’un texte aride de 2 344 pages, bourré de jargon juridique, difficile à comprendre pour les non-spécialistes.


Le gouvernement français défend fermement le CETA en le présentant comme l’« anti-Tafta » ; ses promoteurs estiment qu’il s’agit de « l’un des meilleurs accords jamais négociés par l’Union européenne ». Le traité compte toutefois de nombreux détracteurs qui estiment qu’il menace l’agriculture, les services publics et les politiques publiques favorables à la santé et à l’environnement.

 

Comme le CETA touche à la fois aux compétences de l’UE et des Etats membres (on appelle ça un accord mixte), la ratification ne sera terminée qu’après l’approbation des trente-huit Parlements nationaux et régionaux de l’UE (dont l’Assemblée nationale et le Sénat en France). Ce qui pose un double problème : non seulement le processus sera très long, mais, surtout, personne ne sait ce qu’il arriverait si l’un des parlements venait à dire non, car cela ne s’est jamais produit.
 

Pour gagner du temps, il est d’usage d’appliquer provisoirement une partie des accords commerciaux après l’approbation du Parlement européen (étape 2), sans attendre celle des parlements nationaux (étape 3). Une bizarrerie démocratique qui ferait entrer en vigueur en France un CETA qui n’a pas encore été approuvé par tous les représentants du peuple français.

 

Et pourtant, l’ensemble des vingt-huit gouvernements européens y ont consenti cet été, le Canada en ayant fait une exigence. En France, la majorité socialiste a même manœuvré à l’Assemblée nationale pour éviter le vote d’une résolution de la gauche de la gauche s’opposant à cette application provisoire.


Mise à jour :

Le mot « tous » a été ajouté à la phrase « Une bizarrerie démocratique qui ferait entrer en vigueur en France un CETA qui n’a pas encore été approuvé par tous les représentants du peuple français », dont le sens prêtait à confusion, puisque le gouvernement et les eurodéputés français sont aussi des représentants du peuple français.

Ce que le CETA contient :

 

1/ Droits de douane

Ils baisseront notamment pour les produits agricoles, les produits de la mer, les métaux, l’automobile et les produits manufacturés (voir le détail).

2/ Agriculture

Les quotas d’importation de produits canadiens en Europe seront progressivement rehaussés. Chaque année, le Canada pourra exporter sans droits de douane vers l’Europe 45 840 tonnes de bœuf sans hormone (contre 4 162 aujourd’hui), 75 000 tonnes de porc sans ractopamine (contre 5 549), 100 000 tonnes de blé ou encore 8 000 tonnes de maïs doux. Les producteurs français craignent que cette nouvelle concurrence les mette en difficulté, tandis que les autorités françaises estiment qu’il s’agit d’un changement mineur. En échange de ces quotas, l’Europe a obtenu de son contingent de fromage admis sans droits de douane au Canada passe de 13 472 à 18 500 tonnes par an.

3/ Marchés publics

Les entreprises européennes bénéficieront d’un accès facilité aux marchés publics canadiens (30 %, contre 10 % de marchés ouverts actuellement), notamment dans le secteur hospitalier. Les marchés publics européens sont, eux, déjà ouverts à près de 90 %.

4/ Indications géographiques

145 des 1 500 appellations géographiques européennes (de la feta au reblochon de Savoie) vont désormais être protégées sur le sol canadien. Les critiques estiment que c’est insuffisant, mais c’est déjà mieux qu’actuellement. Le Canada n’a, de son côté, protégé aucune appellation.

5/ Brevets

Les laboratoires pharmaceutiques européens vont pouvoir accroître de deux ans la protection de leurs médicaments sur le marché canadien avant que des fabricants de génériques ne puissent s’en emparer (elle est aujourd’hui de 20 ans) ; ce qui pourrait générer un surcoût pour les Canadiens de près de 600 millions d’euros par an, selon l’ONG CCPA.

6/ Services publics

L’Europe assure qu’elle a exclu les services publics du champ de la libéralisation, mais comme aucune définition claire du service public n’existe au niveau européen, certains sous-secteurs pourraient passer au travers (comme La Poste, non-renationalisable en cas de privatisation). Sans compter que les services publics futurs seront automatiquement libéralisables, car pas explicitement protégés.
 

7/ Convergence des normes

Le CETA installe un cadre pour multiplier les reconnaissances d’équivalence des normes ; cela signifie que, dans certains cas, une entreprise européenne pourra faire certifier la conformité de ses produits une seule fois (en Europe) même s’il souhaite les exporter au Canada, plutôt que de devoir se soumettre à une seconde procédure au Canada – car les Canadiens auront reconnu que les normes européennes assure un niveau de protection équivalent aux leurs (ou, plus précisément, que les organes de certification européens assurent un contrôle équivalent aux Canadiens sur les normes canadiennes).

 

8/ Services financiers

Le CETA doit dynamiser les investissements mutuels, encourager la concurrence et libéraliser les échanges financiers.

9/ Environnement

le CETA reconnaît le droit pour les gouvernements d'introduire des critères environnementaux et sociaux dans l'attribution des marchés publics, bien qu'il les incite à choisir l'offre la plus « avantageuse ».

10/ Tribunaux d’arbitrage

Bien que largement réformée par rapport au mécanisme ISDS classique, la juridiction installée pour régler les différends entre les entreprises et les Etats pose encore des problèmes de neutralité et d’indépendance. Surtout, malgré plusieurs nouveaux garde-fous, la protection des « attentes légitimes » de l’investisseur fait craindre que ces tribunaux ne puissent remettre en question des décisions publiques en faveur de la santé ou de l’environnement.

11/ Coopération réglementaire

Le CETA instaure plusieurs forums censés discuter en amont des futures évolutions réglementaires de part et d’autre de l’Atlantique (avec un rôle important accordé aux parties prenantes). Si ces instances pourraient retarder le processus législatif et réglementaire, elles ne pourront en aucun cas prendre de décisions toutes seules.

12/ Mobilité professionnelle

La reconnaissance mutuelle des qualifications des travailleurs sera améliorée, et les transferts de personnels entre Europe et Canada facilités.

Ce que le CETA ne contient pas :

1/ Audiovisuel

Ce secteur a été exclu de la négociation pour préserver « l’exception culturelle ». Toutefois, contrairement au Canada, l’UE n’a pas protégé explicitement le reste de son secteur culturel (livres, presse, etc.).

2/ OGM, hormones, chlore et ractopamine

L’Europe a refusé l’importation sur son sol de tels produits. Pour exporter du bœuf et du porc, les producteurs canadiens vont devoir développer des chaînes de production séparées sans hormone et ractopamine.

 

Note du PRG29 du 24 octobre 2016

Après le TAFTA voilà le CETA.

De quoi s’agit-il ? Le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement, ou Accord économique et commercial global) est un accord commercial « de nouvelle génération » entre l’Union européenne (UE) et le Canada.

« de nouvelle génération » peut-on y lire. Par cela il faut certainement comprendre qu’il va respecter les citoyens quel qu’ils soient, ainsi que les consommateurs européens et canadiens.

Mais auparavant sa ratification, et l’application s’en suivant, nécessite l’accord unanime de tous les partenaires nationaux ou régionaux européens, soient 38 parlements. Qu’en est-il de la France ? C’est politiquement la grande muette. A priori le gouvernement français défend fermement le CETA en le présentant comme l’« anti-Tafta ». Voilà qui nous rassure ! De plus ses négociateurs et promoteurs l’entendent comme de « l’un des meilleurs accords jamais négociés par l’Union européenne ».


Il est question plus haut de ratification et d’application, le plus surréaliste est que la deuxième peut devenir effective sans passer par la première, qui loin d’être rejetée peut advenir plus tard. Et là c’est le Canada qui est à la barre avec le soutien, entre autres, de la majorité socialiste française ayant manœuvrée à l’Assemblée Nationale pour éviter le vote d’une résolution de la gauche de la gauche s’opposant à cette application provisoire. Quant les votes à l’Assemblée Nationale et au Sénat auront-ils lieu ? Wait and see. Il n’y a pas que le gouvernement français et les eurodéputé(e)s français(e)s qui nous représentent.

 

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:12

« La culture n’attend pas »

Ou le meilleur outil pour la laïcité

 

Les Radicaux de Gauche, lors de leur congrès récent, ont affirmé que la culture participe à l’apprentissage de la vie. Elle porte en germe la liberté et en particulier la liberté de conscience. Elle constitue une ouverture sur le monde comme elle permet de le comprendre. C’est une main tendue vers l’autre et la diversité de ses expressions. En un mot, elle est un passage obligé dans cette volonté du « vivre ensemble » qui constitue le fondement de notre devise républicaine et du principe de laïcité qui en est le ciment. La culture universelle est un vecteur de liberté en favorisant l’élévation de la citoyenne et du citoyen de la République et par conséquent l’émancipation collective face à des idéologies adeptes de l’ignorance ou de la sélection des idées agissant sur l’individu. Elle a été et est toujours un formidable rempart contre l’influence croissante des croyances partisanes d’une éducation restrictive et anesthésiante. Par conséquent c’est le devoir de toute collectivité d’offrir une culture de qualité, variée, partagée et accessible. Aussi par le biais de son nouveau pôle culturel aux Capucins et son accès privilégié par le téléphérique, la ville de Brest répond à cet appel, à cette nécessité et à l’urgence des temps actuels. La mise à la disposition de tous et toutes de cet outil culturel est une richesse et se doit d’être une priorité. Cependant il ne faut pas déshabiller Pierre pour habiller Paul. Toutes les cultures se doivent d’être ainsi mises en valeur ; l’intérêt collectif (c’est le rôle de la République et de ses représentants) doit prévaloir sur toutes autres sortes de visées ou intentions. C’est un principe de précaution ou de vigilance, auquel les Radicaux de Gauche vont porter une attention toute particulière, de s’assurer de la pluralité culturelle de notre ville pour laquelle le tissu actuellement existant ou prochainement à venir va être un formidable catalyseur de la dynamique culturelle locale et du renforcement de la laïcité.

 

Christiane Migot

Groupe des élu(e)s du Parti Radical de Gauche

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 16:58

Extrait du discours pour la "Journée du timbre 2016" du 6 octobre 2016

En France, la Journée du timbre a lieu chaque année depuis 1938. À cette occasion depuis décembre 1944, La Poste émet un timbre-poste. De 1944 à 2002, une surtaxe au profit de la Croix-Rouge française a même été perçue sur la vente de ces timbres.

 

Le timbre média culturel suscite une ouverture à la connaissance du monde qu’elle soit géographique par ses paysages en noir et blanc ou en couleurs, historique par ses portraits d’hommes ou de femmes illustres, sociale par des présentations de faits sociétaux, scientifique par la sensibilisation à la faune, aux grandes découvertes, aux nouvelles techniques, artistique par la présentation de peintures ou de sculptures etc.… Combien de jeunes ont ainsi découvert le monde et ont eu envie d’aller plus loin grâce aux timbres.

 

Le timbre média humaniste est aussi  un lien intergénérationnel puisqu’il passionne aussi bien les anciens que les jeunes et facilite la communication par le biais d’échanges très souvent désintéressées.

 

Faisons en sorte que ce petit bout de papier qu’est le timbre, trop effacé de nos jours, ne soit pas une espèce en voie de disparition face aux assauts des relations dématérialisées et qu’il retrouve ses jours de gloire où il circulait de main en main, vecteur discret de la culture. Lui qui a tant fait pour tisser une toile entre nous.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 16:56

Extrait du discours sur l'exposition "Broderie 2016" du 21 novembre 2016

 

Selon Wikipédia, la broderie est un art de décoration des tissus qui consiste à ajouter sur un tissu un motif plat ou en relief fait de fils simples, parfois en intégrant des matériaux tels que paillettes, perles voire pierres précieuses.

 

Elle fut souvent vue comme l'un des principaux facteurs identitaires des anciennes provinces depuis le XIXème siècle et la richesse des broderies était inévitable lors des rites de passage qui accompagnaient l’existence. La Bretagne n’échappe pas  à la règle où costume et robe étaient indissociables de la présence de broderies foisonnantes riches en couleurs. Tout y est question de symbolique soit par rapport à la localité d’origine,  soit à l’activité professionnelle…

 

La broderie est le témoignage d’un savoir-faire artisanal. Et dans ce dernier mot il y a le préfixe art, ce que montre bien l’exposition présente, où la transition s’est faite de ces petites mains, maîtres d’œuvre de ces chefs d’œuvre de notre passé vers d’autres mains d’artistes cette fois-ci créatrices de tout ce qui nous entourent ici.

 

Mais aussi et c’est la fierté de notre ville dans nos maisons de quartiers elle est un facteur de rencontres intergénérationnelles où nos anciens éprouvent une joie et une fierté à transmettre ce savoir-faire vers des plus jeunes mais aussi où ces mêmes anciens font renaître des témoignages perdus de la broderie dans nos quartiers. Il y a cette même soif de partager, d’un côté de donner cette tranche de mémoire et de l’autre de la recevoir et de la faire perdurer. En conclusion chacun d’entre vous peut percevoir que la broderie est la partie émergente d’un travail aussi bien individuel que collectif, un témoignage encore vivant du vivre-ensemble. Merci.

 

Christiane Migot

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 16:52

 


La Fédération du Finistère du Parti Radical de Gauche approuve le principe d’une candidature du Parti Radical de Gauche à l’élection présidentielle de 2017. Elle apportera son soutien à Sylvia PINEL, élue démocratiquement candidate du Parti Radical de Gauche, lors de la Convention du 26 novembre 2016. Elle s’engage à défendre une République « qui appelle plus que jamais les Radicaux, nous, ses fondateurs et ses défenseurs » à la rendre laïque, fraternelle, solidaire, sociale, écologique, innovante, ne reniant pas son destin européen. «La République a besoin de notre sagesse, de notre pragmatisme, de notre sens des responsabilités, de notre fidélité. » La Fédération du Finistère du Parti Radical de Gauche se met en ordre de bataille pour combattre « une droite extrémiste et/ou une droite ultralibérale. » 

 

N’étant pas inféodé au Parti Socialiste mais son alliée, la Fédération du Finistère du Parti Radical de Gauche assumera ses responsabilités dans un esprit de loyauté au sein des instances auxquelles elle participe avec les socialistes.

 

« C’est ensemble que nous poserons les fondements d’une république nouvelle, efficace et qui agit dans l’intérêt de nos concitoyens et de la France » Sylvia Pinel


Fédération du Finistère du Parti Radical de Gauche

Christiane MIGOT

Présidente

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 16:48

Réflexion sur le collectif d'élu(e)s ou les élu(e)s en collectif

 

Le collectif est par définition un ensemble d'élus ou d'élues qui vont "pratiquer" une politique ayant une vision d'avenir, voir une utopie commune. Aussi la problématique du choix se pose. Sur quels critères politiques se fait ce choix afin d'aboutir à un collectif homogène, même si l'ensemble des visions individuelles apparaît hétérogène, cependant avec des points de convergence significatifs?

 

Le choix d'un élu ou d'une élue doit se faire selon des critères d’efficacité, de disponibilité et de représentativité.

 

D’efficacité par rapport à la transparence de ses activités en amont comme en aval avec la présentation de projets et de compte-rendu d’activités. La transparence est de mise aussi bien dans les résultats que dans les moyens mis en place.

 

De disponibilité par rapport à une présence régulière et impliquée dans les finalités de son action. L’action impose une mobilité certes mais dans le cadre strict de la fonction, l’approche immatérielle pouvant suffire dans de très nombreux cas et ainsi mettant moins à mal l’argent du contribuable.

 

Et à mon sens la plus importante, de représentativité par rapport à une vision et à une action politique globalement proche de celle en place. La continuité, la longévité et la réflexivité permettent à tout édifice personnel politique de se construire, et ce dans le temps quantitatif « les ans font la chose » comme qualitatif « carpe diem ou chaque instant apporte sa richesse ».

 

Comme disait Alain, en 1933, philosophe et membre du Parti Radical de l’époque : « La Politique Moderne se nourrira d’utopies et de projets ou ne sera pas ». Tellement grande est la portée de cet élan qu’elle s’applique pour tout collectif, que ce soit pour un Etat-Nation que pour une collectivité territoriale.

 

Ce collectif est solidaire de ce choix par une approche réciproque, indispensable dans l’élaboration d’un projet politique collectif et en même temps personnalisé. « De toutes les vanités, la plus vaine c’est l’homme seul » comme disait Montaigne.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:32

Voici un extrait du programme de notre Présidente, candidate aux Primaires Citoyennes 2017 concernant l'économie maritime et la croissance bleue.

 

Faire de nos espaces maritimes des zones d’excellence écologique, de sauvegarde de la biodiversité et d’exploitation durable des ressources

  • Le domaine maritime de la République est un de nos biens les plus précieux. Le développement, trop souvent inconsidéré, de l’Homme et de ses activités dans ces zones doit être mieux encadré afin d’assurer la protection de ces sanctuaires de notre patrimoine naturel.
  • Nos littoraux et l’économie de la mer sont des leviers de croissance pour l’avenir et doivent être valorisés de façon respectueuse avec par exemple le développement des énergies hydrolienne et éolienne mais aussi une exploitation touristique plus durable qui permettraient leur promotion et leur préservation.

Bien sur tout cela demande à être développé et argumenté et cela chose faîte par la Secrétaire Nationale à l'économie maritime et à la croissance bleue Christiane Migot. Le principal est de considérer que la causalité actuelle, provoquée et irresponsable, engageant la responsabilité de l'homme, propulse une finalité consciente et à venir, volontariste et solidaire.

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 09:20

 

Comment la "déconnomie" guide le monde

par Jacques Généreux

 

Dimanche 20 Novembre 2016 à 14:00

Propos recueillis par Hervé Nathan 

pour www.marianne.net

 

Jacques Généreux est professeur à Sciences-Po Paris. Dans "La déconnomie", son dernier essai, il vilipende la pensée orthodoxe en économie et les impasses théoriques auxquelles elle mène. En faisant appel aux sciences humaines, il explique le fonctionnement des élites et l'aliénation du peuple, tout en traçant un chemin pour les en délivrer. Entretien.

 

 

Marianne : Depuis des dizaines d'années, les économistes dits «néoclassiques» se présentent comme les praticiens d'une science «expérimentale», au même titre que la physique, la chimie... Vous les voyez plutôt comme les adeptes d'un credo qui n'a rien de scientifique. Selon vous, leurs présupposés sont erronés, et jamais on ne s'est tant trompé qu'en suivant leurs analyses...

Jacques Généreux : Dans cette branche de l'économie s'est produite une impressionnante dérive au long du XXe siècle, qui permet de conclure qu'il ne s'agit plus du tout d'une démarche scientifique. Voilà un mainstream - une orthodoxie - qui enseigne dans les facultés le modèle abstrait d'une économie de marché idéale, toujours en équilibre et sans crises. Or, toutes les sciences humaines et sociales ont démontré qu'aucune économie réelle ne peut fonctionner comme dans ce modèle dont toutes les hypothèses fondamentales sont fausses.

 

Par exemple ?

Par exemple : l'hypothèse de rationalité des comportements selon laquelle tous les individus cherchent et sont capables de maximiser leur espérance de satisfaction, avec des préférences stables. La psychologie et la neurobiologie nous apprennent que nous ne fonctionnons pas ainsi. La réplique du mainstream a été de dire, avec l'économiste Milton Friedman : on sait que les hypothèses de base sont fausses, mais ce n'est pas grave car, ce qui compte, ce n'est pas le réalisme du modèle, mais celui de ses prédictions pratiques ! C'est ça, la «déconnomie théorique» : une science-fiction dont les auteurs, contrairement à tous les scientifiques du monde, conservent des hypothèses qu'ils savent parfaitement fausses !

 

Mais il y a aussi une «déconnomie politique». Vous faites le décompte des erreurs de politique économique qui ont découlé des théories du mainstream.

Près d'un siècle après les années 20, nos gouvernements, leurs conseillers et les économistes dominant les facultés nous rabâchent les mêmes âneries que leurs ancêtres avant et pendant la Grande Dépression. Notamment qu'il faudrait réduire les dépenses et les salaires pour relancer l'économie ! Cent ans après Keynes, nos élites dirigeantes semblent ne rien comprendre à la macroéconomie et aux crises.

 

«DES ESPRITS TRÈS BRILLANTS RAISONNENT DE TRAVERS ET DISENT DES ABSURDITÉS»

 

En vous lisant, on a l'impression que la bêtise gouverne le monde, comme la folie dont Erasme faisait l'éloge au XVIe siècle.

L'économie vire réellement à la folie. Le capitalisme actionnarial, c'est-à-dire le primat de la rentabilité financière, n'est pas seulement injuste et inefficace. Il engendre la souffrance au travail, il tue des gens et détruit notre écosystème. L'analyse économique dominante n'est pas simplement discutable, elle est souvent absurde. Et les politiques anticrises aggravent les crises ! Tout cela est à la fois stupéfiant, incroyable, stupide... Ce que je résume en «déconnant», pour attirer l'attention sur une dimension négligée, sur ce qui ressemble à un effondrement de l'entendement. Que tout cela soit associé au pouvoir de l'argent, à l'emprise croissante et cynique d'une ploutocratie, c'est évident. Mais je crois qu'il est nécessaire de regarder au-delà du pouvoir du capital pour comprendre aussi celui de la bêtise. Aller au-delà de l'analyse marxiste de la domination du capital, qui conserve hélas toute sa part de vérité...

 

C'est ce qu'affirme le milliardaire Warren Buffett : «La lutte des classes existe, et nous, les riches, nous l'avons gagnée...» Et on pourrait ajouter comme Gramsci : les théoriciens du mainstream traduisent cette domination économique et politique en domination culturelle. Mais vous affirmez que cela ne suffit pas à comprendre le phénomène dans sa globalité ?

Vous qui êtes dans la presse, vous savez bien que des intérêts puissants sont à la manœuvre, qu'il y a des lobbies à Bruxelles et ailleurs. Mais cela n'explique pas tout, parce que la domination ne peut exister sans le consentement des gens, dans des pays où de simples bulletins de vote peuvent changer les gouvernants tous les cinq ans. Et, sauf à faire l'hypothèse saugrenue que tous les élus, tous les journalistes, tous les experts et tous les professeurs d'économie sont stipendiés par de grandes firmes pour se faire les défenseurs du capital, il faut prendre au sérieux l'hypothèse que tous ceux-là peuvent se tromper en toute sincérité. J'essaye donc de préciser comment une nouvelle hégémonie culturelle, au sens gramscien, a pu s'installer. Je montre que même des esprits très brillants raisonnent de travers et disent des absurdités. C'est un enjeu central de mon livre : il faut comprendre la bêtise des intelligents.

 

Vous êtes allé chercher dans les sciences humaines, la psychologie, la sociologie cognitive, les neurosciences, la clé de cette énigme ?

La biologie de l'évolution et la psychologie cognitive ont montré que notre cerveau n'a pas été conçu pour la pensée rationnelle bien pesée ni pour l'intelligence du monde, mais pour la survie, le succès social et la reproduction. Nous sommes capables d'une grande intelligence, mais celle-ci n'est pas un réflexe. Notre pensée réflexe est truffée de biais cognitifs qui nous prédisposent aux raisonnements erronés et à l'entêtement imbécile, même lorsqu'on est polytechnicien, énarque ou prix Nobel... 

 

«L'ÉTAT DE GUERRE ÉCONOMIQUE EST UN CHOIX POLITIQUE DÉLIBÉRÉ»

 

Le modèle des économistes orthodoxes est ainsi fondé sur un «biais microéconomique» : ils croient comprendre tous les phénomènes sociaux uniquement à partir du calcul économique d'individus autonomes. Cela exprime le fonctionnement réflexe de notre cerveau, car la propension à ramener tout événement à un acteur responsable et à une intention est un avantage pour la survie et la compétition sociale. D'où le grand succès des théories du complot. Nous extrapolons aussi souvent à tort notre expérience personnelle, qui est forcément micro-économique, pour comprendre (de travers !) des problèmes macro-économiques. Par exemple, un chef d'entreprise confronté à une récession cherche naturellement à réduire ses dépenses pour éviter la faillite. Mais si l'on en déduit que le gouvernement devrait imposer au pays tout entier une baisse générale des dépenses et des salaires, c'est une pure folie qui peut effectivement mener bien des entreprises à la ruine.

 

Les biais cognitifs dont nous souffrons tous - citoyens, entrepreneurs - expliqueraient notre acceptation du système ?

Disons plutôt qu'ils sont un facteur permissif. Nous sommes prédisposés à préférer le statu quo au changement incertain et les explications simplistes aux réflexions complexes... des sujets idéaux pour une manipulation de masse ! Depuis trente ans, cette prédisposition est exploitée et accentuée par la formation économique universitaire, où les pratiques sectaires du mainstream ont conduit à éradiquer l'analyse critique du système économique et à éliminer l'enseignement des autres courants de pensée. Pour un cadre, un journaliste ou un élu formés à cette école, il est donc entendu que le système actuel du capitalisme actionnarial et de la guerre économique généralisée est un simple fait de nature, et non un choix discutable. C'est une pensée de poisson rouge qui ne se pose pas la question de savoir ce qu'il pourrait faire à l'extérieur du bocal...

 

Vous dites : «La culture de la guerre économique doit être relayée des années durant par une foule immense de journalistes et d'experts censés éclairer les masses... Jusqu'à ce qu'elle cesse d'être un objet de débat.» C'est orwellien. Nous sommes en 1984, il n'y a plus d'alternative possible, c'est cela ?

Bien au contraire, l'alternative est simple à concevoir. L'état de guerre économique est un choix politique délibéré, pas une catastrophe naturelle. Je montre que la modification de quelques réglages financiers, sociaux et fiscaux suffit déjà à transformer radicalement notre système économique. Le plus stupéfiant, c'est que seule une petite minorité profite de ce système et des politiques imbéciles de nos gouvernements. Même la plupart des entrepreneurs auraient intérêt à un autre système, où la compétition serait mieux régulée et où l'économie ne serait pas menacée régulièrement par des crises financières ! 

 

«LE STRESS DE LA COMPÉTITION NOUS REND BÊTES, AU SENS LITTÉRAL DU TERME»

 

Donc l'alternative progressiste n'est pas bloquée par la prétendue absence des marges de manœuvre ni par les intérêts bien compris de la majorité. Il faut reconsidérer deux blocages trop souvent oubliés : celui de l'intelligence et celui du système politique. L'éducation doit donc être repensée pour former un peuple de citoyens animés par le goût de la réflexion critique, entraînés à la délibération et à la reconnaissance de leurs propres biais cognitifs. Quant au système politique, on voit bien que, dans une société de communication instantanée, la démocratie représentative n'est plus qu'un marché des bulletins de vote régi par le buzz médiatique, les émotions fortes et les images chocs, bref, un terrain de jeu idéal pour la pensée réflexe la plus bête. Les citoyens sont dépossédés du pouvoir réel, au profit de prétendus «représentants» qui font carrière sur un marché qui sélectionne les plus doués pour la lutte des places, et non pas les plus compétents ni les plus engagés dans la quête du bien commun. Il est urgent de restaurer les conditions d'une souveraineté citoyenne réelle et de l'intelligence collective. Car la psychologie cognitive nous apprend aussi que les biais qui nous prédisposent à raisonner de travers, lorsque nous sommes en compétition les uns contre les autres, se transforment en atouts pour la résolution de problèmes complexes, si nous sommes placés en situation de délibération collective et coopérative, à la manière de ce qui se passe dans les conférences de citoyens tirés au sort.

 

Mais, s'il suffit de délibérer, de prendre la parole, qu'est-ce qui en empêche les citoyens ?

C'est d'abord le fait que les citoyens n'ont pas le pouvoir ! Délibérer pour délibérer ne change pas grand-chose. Il nous faut des institutions qui placent la discussion argumentée entre citoyens au cœur de tous les processus de décision publique. Ensuite, l'essor de l'intelligence citoyenne a besoin de lenteur, de sérénité et de discussions immunisées contre tout enjeu matériel ou de position sociale. Or, nous vivons dans un système qui intensifie le travail comme jamais et place les individus en situation de compétition permanente, de stress, d'urgence... Autrement dit, dans l'environnement le plus propice à la pensée réflexe pour sauver sa peau ou sa place. C'est pourquoi nous avons souvent des comportements politiques surdéterminés par la peur : peur de l'autre, de l'étranger, du terrorisme... Le stress de la compétition nous rend bêtes, au sens littéral du terme.

 

Mais, à vous lire, l'avènement d'un peuple citoyen n'est envisageable que dans une ou deux générations ! C'est très pessimiste, non ?

Je suis pessimiste dans l'analyse, optimiste dans l'action. Nous sommes peut-être dans un piège systémique. On peut, certes, imaginer la convocation d'une Assemblée constituante de citoyens pour refonder la démocratie. Mais par qui sera-t-elle convoquée ? Pas par la classe politique actuelle car, à part Jean-Luc Mélenchon, aucun leader politique européen n'a inscrit cette convocation à son programme. Et puis, presque partout en Europe, la protestation populaire et légitime contre notre système profite davantage aux populistes nationalistes, voire xénophobes, qu'à la nouvelle gauche progressiste qui, seule, propose une refonte effective de la démocratie et d'une économie humaine. C'est qu'il est plus facile de surfer sur les peurs et les rejets, comme le fait l'extrême droite, que de chercher à convaincre par la raison argumentée. Mais, encore une fois, tous les électeurs sont capables de la plus grande intelligence. Il suffit qu'ils songent à s'en servir pour donner une chance à la transition démocratique vers un autre système économique et politique. C'est à eux de choisir. Si cela ne se fait pas grâce à leur bulletin de vote, il faudra attendre de grandes catastrophes pour que puisse advenir une renaissance. Je préférerais la transition démocratique.

 

*La Déconnomie, Seuil, 416 p., 19.50 €.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 11:00

Pas touche à RTE service public

 

A croire qu’ils ne peuvent pas s’empêcher de privatiser et de faire le mal contre nos services publics. Pour le seul profit des actionnaires et au détriment des usagers. Là, après les autoroutes, c’est l’autoroute de l’électricité, RTE (réseau de transport de l’électricité)  qui est en cause : le gouvernement a demandé aux présidents d’EDF et de RTE un schéma d’ouverture du capital de RTE pouvant être mis en œuvre d’ici fin 2016.

Et le 28 juillet dernier, EDF et le consortium Caisse des Dépôts/CNP Assurances ont annoncé l’ouverture de négociation exclusive pour le rachat de 49,9 % de RTE. Cette vente de 50 % du capital de sa filiale, annoncée par EDF, serait une aberration au regard du rôle central joué par le réseau de transport dans le système électrique, en pleine transition énergétique.

C’est évidemment un premier pas vers la privatisation des autoroutes de l’électricité qui fragilisera le Service Public et conduira à une dégradation du service aux usagers : hausse du tarif et réduction de l’entretien du réseau pour mieux rémunérer les actionnaires ce sera accompagné d’une remise en cause des droits et acquis du personnel de l’entreprise.

Nicolas Sarkozy avait déjà tenté d’aller dans cette voie en 2004 mais avait dû reculer devant la mobilisation des agents du RTE. Voilà que le gouvernement Valls s’y met aussi. Les personnels et leurs syndicats en appellent à la mobilisation de tous, salariés et usagers, pour empêcher ce mauvais coup.

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