Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : LRDG 29 - Archives
  • : Bienvenue sur les archives des Radicaux de Gauche en Finistère.
  • Contact

Rechercher Dans Nos Archives

6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 13:59
Journée internationale de la femme - 8 mars 2017 - PRG - Dominique Nouet - PRG29
Journée internationale de la femme - 8 mars 2017 - PRG - Dominique Nouet - PRG29

Journée internationale de la femme

le 8 mars 2017

Egalité femmes - hommes

 

#1 réaliser l'égalité salariale et professionnelle

ne serait-ce que faire en sorte que la petite enfance soit aussi une responsabilité masculine!

#2 lutter pour la conquête de droits nouveaux

ne serait-ce que, pour une bonne fois pour toute, l'accès à l'IVG soit un acquis inaliénable et irréversible!

#3 combattre les violences

ne serait-ce que la démarche des femmes victimes de violences soit naturelle et sans blocage et que la parole des femmes victimes de violences soit entendu sans à priori!

#4 défendre l'égalité pour les hommes

ne serait-ce que la contraception masculine et surtout féminine soit maîtrisé chimiquement comme médicalement et sans conséquences avouées sur la santé!

#5 apprendre et transmettre l'égalité

ne serait-ce que supprimer cette idée reçue, entendue encore récemment, que, scolairement, les filles sont travailleuses et les garçons imaginatifs!

#6 améliorer la santé des femmes

ne serait-ce que de se dire que la contraception n'est pas uniquement une responsabilité féminine!

#7 lutter contre les discriminations

ne serait-ce que de faire en sorte que les sports soient accessibles aux hommes et aux femmes non pas séparément mais collectivement? 

#8 promouvoir la laïcité

ne serait-que d'imposer l'homogénéité des tenues vestimentaires entre hommes et femmes!

PRG29

Partager cet article
Repost0
3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 19:05
Emplois des services à la personne - Sénat - Philippe Esnol
Question orale avec débat :
sur la situation des salariés rémunérés par le CESU en cas d'arrêt pour maladie. 

 

Intervention de Philippe Esnol

 

Mme la présidente. La parole est à M. Philippe Esnol.

M. Philippe Esnol. Madame la présidente, madame la secrétaire d'État, chers collègues, au travers de sa question portant sur l'indemnisation, en cas d'arrêt pour maladie, des salariés rémunérés par le biais du CESU, M. le sénateur Desessard nous propose de remédier à ce qui est, à ma connaissance, l'une des seules difficultés techniques relatives à un dispositif dont la facilité d'utilisation par ailleurs extraordinaire mérite d'être soulignée.

Instauré voilà maintenant dix ans pour lever les obstacles au recours aux services à la personne, jugé à la fois trop coûteux et trop compliqué par des particuliers peu enclins à endosser le rôle d'employeur et son lot de formalités, le CESU a formidablement rempli sa mission de simplification, c'est le moins que l'on puisse dire. Toutefois, rien n'étant parfait, il semblerait qu'il y ait au moins encore un aspect à améliorer !

Madame la secrétaire d'État, si tant est que cela soit possible, comme le laisse à penser la proposition de notre collègue, allons jusqu'au bout et levons cette dernière difficulté !

Il le faut, car c'est bien la simplicité d'utilisation du CESU qui a fait son succès et permis d'accompagner la croissance des services à la personne ces dernières années.

Le taux de natalité élevé, le vieillissement de la population française et l'émergence de la problématique de la dépendance, mais aussi la recherche d'un nouvel équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, ont contribué à ce que les Français soient toujours plus demandeurs de services de garde d'enfants, de travaux ménagers ou de jardinage, de soutien scolaire ou encore, bien sûr, d'assistance aux personnes âgées et aux personnes handicapées.

Ces multiples activités, regroupées sous la dénomination « services à la personne », se caractérisent par une relation d'emploi direct, c'est-à-dire par l'existence de particuliers employeurs.

Les gouvernements successifs, conscients de l'existence d'un enjeu essentiel pour notre société, mais percevant aussi celle d'opportunités considérables en matière d'emplois, non délocalisables de surcroît, ont cherché à créer les conditions du développement de ces activités, notamment en simplifiant, au moyen du CESU, les démarches pour les particuliers employeurs. Ceux-ci n'ont plus aujourd'hui qu'à déclarer, chaque mois, le nombre d'heures travaillées par leur salarié, et c'est le CNCESU qui s'occupe du reste, à savoir le calcul des cotisations sociales et l'établissement des attestations d'emploi. Pour avoir recours moi-même à ce dispositif, je puis garantir qu'il n'y a rien de plus simple !

Si le dispositif est aussi simple pour le particulier, il serait souhaitable qu'il le soit également pour le salarié. C'est pourquoi j'approuve la proposition faite par M. le sénateur Desessard, car, pour l'heure, en cas d'arrêt pour maladie, le salarié doit non seulement envoyer dans les quarante-huit heures le volet 3 de sa feuille d'arrêt pour maladie à l'ensemble de ses employeurs, souvent nombreux, mais également faire signer à chacun d'entre eux une attestation d'emploi, qu'il faut préalablement télécharger en ligne sur le site de l'assurance maladie, avant de la renvoyer à la CPAM.

S'il n'y a là rien d'insurmontable, on peut néanmoins légitimement penser que cette procédure peut vite se transformer en parcours du combattant pour le salarié malade, d'autant que les employeurs sont dans la plupart des cas des personnes âgées peu aguerries à l'usage d'internet. Or si un seul des documents manque, le salarié ne peut être indemnisé.

C'est la raison pour laquelle il est important de lever cette dernière difficulté, car la lutte contre le travail au noir et, partant, la protection des salariés étaient aussi, précisément, l'objet du dispositif. Le CESU devrait représenter pour les salariés l'assurance de bénéficier d'une couverture sociale ; il est impératif de leur garantir les mêmes droits qu'aux autres, et non des droits sociaux au rabais.

Toutefois, il faudrait peut-être reconnaître que nous avons sans doute atteint la limite de la simplification s'agissant du CESU et que les véritables problèmes à traiter sont ailleurs.

En effet, force est de constater que la « révolution des services à la personne » que l'on nous avait annoncée n'a pas eu lieu. Depuis 2010, on constate un fléchissement de la demande, qui ne fait que s'accentuer. En 2015, le nombre moyen d'heures déclarées par employeur et le nombre d'employeurs ont encore diminué. Seul le secteur des services aux personnes âgées de soixante-dix ans et plus, qui sont aussi les dernières à bénéficier de l'exonération des cotisations patronales, est encore en croissance.

Se pose donc, inévitablement, la question de la solvabilisation de la demande en services à la personne, alors que le pouvoir d'achat des ménages s'est réduit et que, dans le même temps, les collectivités territoriales, notamment les départements, qui financent les aides sociales à destination des personnes âgées et des personnes handicapées, telles que l'allocation personnalisée d'autonomie, l'APA, et la prestation de compensation du handicap, la PCH, subissent de très fortes « turbulences budgétaires ».

Cette question se pose avec d'autant plus d'acuité que les avantages fiscaux et exonérations de charges, qui ont aussi été une des clés du succès du dispositif du CESU, sont progressivement remis en cause. Je viens d'évoquer l'exonération de cotisations patronales, qui concerne désormais uniquement les services rendus à domicile à des publics dits « fragiles », c'est-à-dire les personnes âgées de plus de soixante-dix ans ou éligibles à l'APA ou à la PCH. Je ne saurais être complet sans mentionner la suppression, en 2013, de la déclaration au forfait, qui a eu pour effet une accélération de la baisse d'activité. On peut s'attendre, par conséquent, à une augmentation parallèle du travail au noir et, de fait, à un recul en matière de protection des salariés.

Enfin, le secteur des services à la personne n'a pas réussi sa mue, dans la mesure où il n'est pas plus attractif aujourd'hui qu'il ne l'était il y a dix ans. En effet, malgré les déclarations d'intention en faveur de l'amélioration de la qualité de l'accompagnement, et donc de la professionnalisation du secteur, je suis au regret de devoir constater que l'on n'a pas réussi à faire des services à la personne un métier à part entière, un vecteur de qualification et de carrières professionnelles. À des conditions de travail difficiles et marquées par des déplacements fréquents s'ajoutent la problématique des temps partiels subis, la faible rémunération, le manque de perspectives et les difficultés d'accès à la formation professionnelle.

Pourtant, les besoins, eux, n'ont pas diminué. Les discussions récentes sur le projet de loi d'adaptation de la société au vieillissement ont été l'occasion de rappeler qu'ils sont immenses. Le secteur est toujours porteur d'opportunités en matière d'emploi, d'autant que de nombreux départs à la retraite sont programmés jusqu'en 2020.

En outre – incroyable mais vrai ! –, alors que nous connaissons un taux de chômage record, les entreprises de services à la personne qui se sont développées ces dernières années peinent à recruter des collaborateurs qualifiés !

En conclusion, si je n'avais qu'une préconisation à formuler, ce serait d'accélérer la mise en place de formations qualifiantes pour ces métiers, ce qui permettrait par ailleurs d'orienter vers ceux-ci les demandeurs d'emploi intéressés. (Applaudissements sur les travées de l'UDI-UC. – M. Jean Desessard applaudit également.)

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2016 4 28 /01 /janvier /2016 16:14
Après Cologne,
des féministes
"dans le déni"
pour Elisabeth Badinter
Pour Elisabeth Badinter, les agressions de Cologne sont bouleversantes. Ecoeurée par les injonctions au silence de certains, qui dénient la réalité par peur des instrumentalisations racistes, elle nous enjoint dans le numéro de "Marianne" en kiosques cette semaine, de ne pas laisser tomber les femmes. Extraits.
SIPA

Elisabeth Badinter ne peut que déplorer la réaction des têtes d'affiches du féminisme en France après les agressions de Cologne. Des centaines de femmes  durant la nuit de la Saint-Sylvestre par des hommes étrangers, et un réflexe de la part de ces féministes comme Caroline de Haas ou Clémentine Autain : craindre en premier lieu les "instrumentalisations racistes". Dans une longue interview à paraître dans Marianne cette semaine, la philosophe revient sur ce féminisme qui en oublierait la défense de la femme :

"Toutes celles qui ont mis la priorité sur la dénonciation du racisme avant la protection des femmes ont fait exactement la même erreur que la maire de Cologne [Henriette Reker a tout d'abord mis en garde contre les amalgames avant de conseiller aux femmes de... s'éloigner des hommes, ndlr]. Et j'en suis d'autant plus surprise que le féminisme, depuis une dizaine d'années, a pour principal objet, pour leitmotiv même, la lutte contre les violences faites aux femmes, ici, en France. Ce que cette affaire de Cologne a démontré, c'est que quand ce sont des étrangers qui sont en cause alors les priorités changent. Franchement, quand on prétend diriger un mouvement féministe, ou incarner le nouveau féminisme, être à ce point silencieux, comme première réaction, sur les violences dont ont été victimes ces femmes... c'est stupéfiant !"

Elisabeth Badinter considère que "s'il faut bien sûr se garder des amalgames, il ne faut surtout pas, pour autant, tomber dans le déni". Ce que les néoféministes font, à ses yeux : "Elles sont dans l'injonction de faire silence, sous peine, disent-elles, d'alimenter le racisme."

Alors que certaines associations de banlieue reprochent à ces féministes de les avoir laisser tomber dans leur combat, la philosophe répond :

"Effectivement, le féminisme qui se reconnaît dans l'extrême gauche a adopté les priorités de l'extrême gauche. C'est à peu près ce qui se passait il y a 40 ans, du temps des staliniens. "Ne dites pas ceci ou cela, car vous feriez le jeu du fascisme", nous répétait-on à l'envi. Aujourd'hui ça n'a pas changé : ces femmes sont d'abord politiques, avant d'être féministes. et à chaque fois, elles vous renvoient à la figure que, si les jeunes portent le niqab, c'est parce qu'elles le veulent bien. Et que, si vous prétendez critiquer ceci, c'est une attaque de leur pratique religieuse... Donc c'est fini, on n'en parle plus. C'est devenu un sujet tabou."

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 13:46

Politique familiale : un droit pour toutes les femmes sans exception .

 

Le congé parental de trois ans devra être partagé à égalité entre père et mère sous peine d’en perdre la moitié. Cette mesure visant une égalité père et mère  n’est qu’un argumentaire inadmissible du gouvernement dans le but de faire des économies .

Prendre un congé parental est-il un choix ? Pas toujours ! S’il est un choix de vie il est aussi bien souvent un choix par contrainte. Ce sont  les femmes en grande majorité qui moins bien rémunérée prennent ce congé parentale.

 Vouloir imposer un congé pour une égalité en pleine crise  est surprenant ; est-ce la volonté profonde du gouvernement ? Non ! La volonté n’est pas de comprendre les couples, toutes  les difficultés qu’ils rencontrent pour garder les enfants : éloignement du lieu de garde, manque de  crèches … le coût financier. Combien de femmes faute de place dans les crèches, faute de gardes atypiques, faute de l’éloignement du lieu de garde ou faute de moyens financiers décident d’abandonner leur travail ! ! !

Réfléchir sur tous les problèmes que rencontrent les couples avec enfants est nécessaire pour poser correctement une politique globale, réaliste et juste de la famille et ainsi viser l’égalité homme femme.

 

Si il y a encore une Gauche en France c’est bien un sujet à faire émerger et à assumer.

  

Christiane MIGOT

Présidente de la fédération des radicaux de Gauche du Finistère

Elue au Conseil municipal de Brest

Membre de « Femmes Radicales »

_______________________________________________________________

 

Partager cet article
Repost0
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 14:09

Femmes éloignées du marché du travail .
 Nous comptons 13,5 millions de femmes sur le marché du travail soit 48% de la population active. Leur implication dépend de nombreux facteurs notamment de celui du nombre d’enfants. Elles sont 85% à travailler en ayant un ou deux enfants à charge âgés de plus de 5 ans et  43%  avec 3 enfants.

Si le nombre d’enfants est un frein, les diplômes le sont aussi. Elles sont souvent employées sur des contrats à temps partiel, de faible qualification. Entre 20 et 29 ans le taux d’emploi des femmes sans aucun diplôme est de 29%.

Le constat est que ces femmes se retrouvent sur des emplois aux  conditions peu encourageantes voir dévalorisantes. Ces emplois fragiles sont interrompus bien souvent par la naissance d’enfants.

Il faut pointer aussi la garde d’enfants qui apparaissent comme des contraintes financières et peu pratiques, sans oublier qu’il faut concilier la vie de travail et vie de famille. Les femmes les plus éloignées du marché du travail le sont suite : à  des grossesses, des discriminations, des modes de gardes d’horaires inadaptés, de leur isolement et autres.

 

Comment faire pour atteindre plus d’égalité des chances ?

 

Dès le lycée, il est nécessaire de promouvoir des filières et des métiers porteurs et développer des actions avec la région et les chambres consulaires. L’apprentissage et l’alternance sont des modèles à poursuivre très formateurs puisque en direct avec les métiers. Pourquoi ne pas ouvrir des filières et métiers plus réservés aux hommes ? La formation continue est un outil indispensable pour favoriser l’insertion professionnelle vers des filières plus prometteuses ainsi que les VAE (Valorisations des Acquis Expérimentaux). Il est important de développer et diversifier les modes de gardes pas toujours adaptés aux emplois des femmes. Sans oublier qu’une gestion partagée des tâches et responsabilités familiales sont aussi précieux.

 

Il est nécessaire d’œuvrer pour une meilleure insertion professionnelle des femmes et de poursuivre ce travail pour les conforter dans leur statut social et garantir leur indépendance financière et familiale.

 

Christiane  Migot

Présidente du Bureau Fédéral du PRG29

______________________________________________________________

 

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 21:34

Dire l'indicible

 

Ce lundi 25 septembre 2013, nous avons participé à la Journée mondiale pour l'élimination des violences faites aux femmes. C'est dans ce cadre que nous avons pris part à la marche organisée à l'initiative de plusieurs associations afin de rendre visible l'invisible et de faire entendre les maux de toutes celles qui subissent.

 

IMG_0290.jpgmanif-0292.jpgmanif-0283.jpg

 

Dire l'indicible et participer à une action simple visant à informer le grand public d'une réalité que nous méconnaissons ou que nous refusons de voir, c'est reconnaître que :

- 10% de femmes victimes de violences conjugales

- 20% des victimes se déplacent à la gendarmerie ou à la police

- 16 % des femmes déclarent avoir subi des rapports forcés ou des tentatives de rapports forcés

- 148 femmes mortes sous les coups de leur conjoint en 2012

 

Les membres de la commission femmes du PRG Finistère sont soucieux de participer activement à toute action qui permettra de porter les valeurs humanistes et égalitaristes que nous défendons. C'est afin d'être force de proposition et de permettre l'émergence de lois et d'actions visant à réduire les inégalités et à  permettre aux violences faîtes aux femmes d'être efficacement réduites et activement combattues que les membres de la commission femmes poursuivent leur travail de réflexion et d'action.

 

Commission Femmes et Egalité des droits du PRG Finistère

 

 

manif-0294.jpg

__________________________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 12:04

Violences faites aux femmes :

la meilleure arme, c'est la parole.

 

 

Elles s'appelaient Patria, Minerva et María Tereza Mirabal. Nées pendant l'entre-deux-guerres en République dominicaine, dans un milieu bourgeois et progressiste, elles eurent le malheur de froisser la susceptibilité de Rafael Trujillo, un président de la République peu enclin à laisser le souffle du changement marcher sur les plates-bandes d'un régime de plus en plus dictatorial. Le 25 novembre 1960, sur ordre de ce dernier, les trois soeurs furent assassinées à coups de machette avant d'être jetées au fond d'un précipice.

En 1981, en mémoire des sœurs Mirabal, la date du 25 novembre fut choisie par des militants pour le droit des femmes comme journée de lutte contre la violence.

Le 17 décembre 1999, par sa résolution 54/134, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

En 2013, selon les données de la Banque mondiale, le viol et la violence conjugale représentent un risque plus grand pour une femme âgée de 15 à 44 ans, que le cancer, les accidents de la route, la guerre et le paludisme réunis...

--

Les Fatals Picards : Madame la Ministre des droits des femmes, tout d'abord un grand merci d'avoir accepté cette invitation. Dans un monde qui voit se multiplier les "Journées de..." avec tout ce que cela comporte comme risques de banalisation, comment fait-on pour que le 25 novembre sorte du lot ?

Najat Vallaud-Belkacem : La date en elle-même n'est qu'une invitation à agir. Ce sont d'abord les associations de lutte contre les violences faites aux femmes qui ont réussi à en faire un rendez-vous important. Elles ont pris l'habitude de manifester, de se réunir, de lancer des campagnes de terrain à l'occasion du 25 novembre. Contre les violences, la meilleure arme, c'est la parole. Sur ce sujet en particulier, il est indispensable de rompre le silence. Et pour rompre le silence, il faut se rassembler. C'est l'intérêt d'une date comme celle-là. Pour ma part, j'ai voulu en profiter, non seulement pour présenter notre feuille de route gouvernementale contre les violences faites aux femmes, mais aussi pour mobiliser le grand public. C'est le sens de la campagne que j'ai lancée à la télévision et à la radio.

LFP : En France, les femmes ont obtenu le droit de vote en 1944. Simone de Beauvoir a publié Le Deuxième Sexe en 1949. Le Manifeste des 343 date de 1971 et la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse de 1975. Si la deuxième moitié du XXème siècle a pu donner des signes forts de l'amélioration de la condition féminine, n'est-il pas légitime de se poser aujourd'hui la question du "retour en arrière" ?

NVB : Je crois que cette marche pour l'égalité entre les femmes et les hommes a encore de belles étapes à franchir. Mais les choses évoluent dans le bon sens. Nous avons un gouvernement paritaire et la part des femmes parmi les élus progresse. Notre droit s'est mieux armé contre les discriminations au travail. Il y a toujours eu des oppositions à ces avancées. Elles sont encore là, avec les mêmes inspirations et les mêmes proximités politiques. Mais cela ne nous empêche pas d'avancer.

LFP : Notre chanson "Gros con" évoque le triste sort d'une femme battue par un compagnon alcoolique, une situation que d'aucuns pourraient juger comme caricaturale même si l'alcool joue un rôle majeur dans nombre de cas. Si l'on élargit un peu le propos, on réalise que la violence commence très souvent dès le début de la relation de manière beaucoup plus insidieuse. A partir de quel moment peut-on parler de violence ?

NVB : La violence dans le couple, cela commence dès que l'un affaiblit l'autre. Il y a beaucoup de formes de violences. La violence psychologique précède souvent la violence physique. Avant de lever la main sur sa femme, l'agresseur la dénigre, l'isole, l'insulte. On peut parfois aussi parler de violence économique, quand l'agresseur menace sa femme de la priver de ressources pour lui imposer ses choix.

LFP : Le pourcentage des actes qui font l'objet d'un dépôt de plainte de la part des victimes reste très en deçà de la réalité des faits. Comment peut-on faire pour que cette "loi du silence" cède peu à peu le pas à celle de la parole libérée ?

NVB : C'est l'enjeu principal du plan d'action gouvernemental que j'ai présenté vendredi. Pour lutter contre la loi du silence, il faut lever le tabou. Tous les professionnels qui sont au contact des victimes doivent être formés pour ne pas passer à côté d'une victime qui avait besoin de réponses. Médecins, policiers, gendarmes, magistrats, enseignants : le plan de formation que nous avons lancé est très large, pour faire monter le niveau de vigilance dans la société. Par ailleurs, nous avons décidé d'adapter la réponse aux victimes de violences conjugales qui se présentent à la police ou à la gendarmerie sans vouloir déposer plainte. Nous nous organisons pour qu'elles soient systématiquement orientées vers un intervenant social ou une association spécialisée. C'est en trouvant une écoute attentive que la victime pourra changer d'avis, et accepter de déposer plainte.

LFP : Au cœur de cette doxa* pointée du doigt par le sociologue Pierre Bourdieu dans son essai sur la domination masculine, le facteur économique joue un rôle majeur dans la persistance de situations intolérables. Cela nous renvoie plus généralement au statut de la femme dans une société qui ne favorise toujours pas son indépendance ?

NVB : Je crois que tout est lié. Les stéréotypes qui conduisent les femmes à certains métiers et les hommes à d'autres sont les mêmes que ceux qui amènent un homme à refuser l'égalité dans son couple. Il y a une cohérence entre ce que le ministère des droits des femmes fait pour l'égalité professionnelle, pour la mixité, pour la parité aux élections, et contre les violences.

 

LFP : Vous avez rappelé récemment dans une tribune publiée à l'occasion de la Journée internationale des Droits de l'Enfant l'importance qu'il y avait de protéger les plus jeunes contre ces violences dont ils sont trop souvent les témoins voire les victimes. Depuis la loi du 9 juillet 2010 l'Etat dispose d'un arsenal juridique plus efficace qui passe notamment par des "actions de sensibilisation en milieu scolaire et universitaire". L'école étant par excellence le lieu de l'éducation des futurs citoyens, qu'en est-il concrètement de ces actions en 2013 ?

NVB : C'est d'autant plus important que les enfants, qui sont toujours victimes de ces violences, même s'ils ne prennent pas directement de coups, sont susceptibles de reproduire cette violence à leur tour, si rien n'est fait pour soigner ces blessures. L'école est l'institution la mieux placée pour lutter contre les stéréotypes, et pour apprendre à tous les jeunes le respect : le respect de soi-même et le respect des autres. Nous avons ainsi lancé, avec Vincent Peillon, les "ABCD de l'égalité", qui permettent aux enseignants de faire réfléchir les classes sur ces préjugés.

LFP : Et sinon, un "gros con" ça se soigne ?

NVB : Oui. Certains - c'est rare - demandent eux-mêmes des soins. Le plus souvent, c'est la justice qui les conduit à suivre des soins, ou à participer à des stages de citoyenneté. Dans le projet de loi que j'ai présenté, je systématise ce que j'ai appelé des "stages de responsabilisation des auteurs" pour les mettre face a la gravité de leurs actes et les sortir du déni. C'est le meilleur instrument de lutte contre la récidive. J'ajoute, parce que c'est important, que la victime aussi peut avoir besoin de se soigner. Nous avons décidé, avec Marisol Touraine, d'améliorer ce parcours de soins pour les femmes victimes.

LFP : Depuis votre nomination au poste de Ministre des Droits des femmes vous avez eu l'occasion de voyager beaucoup - notamment en Inde en octobre dernier - de rencontrer des personnes impliquées dans des combats que vous soutenez. Quelle influence ces rencontres ont-elles pu avoir sur votre lecture de la condition féminine ?

NVB : Je suis partagée entre la colère et la confiance. La colère que m'inspire la vie des femmes qui n'ont aucun droit, et la confiance que l'on peut avoir en elles pour se battre. J'ai rencontré des femmes déterminées, lucides et ambitieuses. Ce sont elles qui redonnent espoir. Et qui donnent du sens aux initiatives que nous menons contre les violences faites aux femmes dans les instances des Nations unies.

*La doxa est l'ensemble des opinions reçues sans discussion, comme évidentes, dans une civilisation donnée. (Le Robert)

source Le Huffingtopost.fr ici :  link

___________________________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0
6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 11:20
Racisme : la "cohésion sociale" en danger
et des réactions "pas à la mesure" selon Christiane Taubira.

 

 

Christiane Taubira s'étonne dans une interview publiée mercredi 6 novembre dans Libération  qu'aucune "belle et haute voix (ne) se soit levée" pour pointer le danger que constituent les attaques racistes dont elle a été victime.

 

Comparée à un singe sur la page Facebook d'une candidate Front National, exclue depuis, et traitée de "guenon" par des enfants lors d'une manifestation contre le mariage homosexuel, la ministre de la Justice estime que "ces attaques racistes sont une attaque au cœur de la République" et menacent "la cohésion sociale".

 

Plus d'informations icilink  et icilink

__________________________________________________________________

Partager cet article
Repost0
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 19:45

Adresse au Président de la République

 

 

Le Parti Radical de Gauche et son association "Femmes Radicales" ont adressé vendredi au chef de l'Etat 13 propositions "pour légalité des hommes et des femmes".

A l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, le PRG et son association ont demandé au président de la République d'agir dans plusieurs domaines dont "la formation professionnelle des jeunes", la lutte contre les "violences faites aux femmes" et le soin aux personnes âgées.

Sur le plan de la formation professionnelle, la lettre dénonce une "répartition sexuée des filières", avec des "filières masculines conduisant" à "des professions valorisées, bien rémunérées". Le PRG encourage le gouvernement à "aller plus loin" pour changer les choses dans ce domaine.

Les radicaux de gauche proposent également la création de "30.000 appartements relais pour les femmes victimes de violences".

Enfin, la lettre demande des effectifs plus nombreux et mieux formés, pour s'occuper des personnes âgées, souvent des femmes, qui sont aujourd'hui accueillies dans des conditions que le PRG juge comparables à celles du "milieu carcéral".



http://www.objectifcarriere.fr/Actualites/Le-Parti-radical-de-gauche-eme\


t-13-propositions-pour-les-femmes-en-2013-AFP

Partager cet article
Repost0
8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 08:08

Journée de la femme.

 

 

 

Nous prenons rarement le temps de feuilleter les journaux en s'arrêtant sur ces petits encarts - que la profession appelle l'ours - où l'on découvre qui fait quoi dans une publication. Je suis comme tout le monde à vouloir raccourcir le temps.

 

Toutefois, ce matin en feuilletant la dernière livraison de Radical, le journal du Parti Radical de Gauche j'ai découvert que le directeur de la publication est une directrice de la publication : Marie-Louise Padovani. Et ce n'est pas récent.

 

J'ai eu un peu honte de mon manque de curiosité antérieure. 

 

Alors, comme j'apprécie que notre Parti ait choisi de promouvoir deux femmes pour être ministre du gouvernement Ayrault, Anne-Marie Escoffier et Sylvia Pinel, je me félicite du choix du Parti de l'avoir choisie. Je fais amende honorable  et lui souhaite de poursuivre sa longue et belle carrière à notre directrice de publication.

 

Amitiés radicales

 

Erwan MARIE

PRG29

Partager cet article
Repost0