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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 16:10

Le radicalisme est une idéologie à la fois ancienne par son histoire et jeune par son évidente corrélation avec la société en perpétuelle mouvement.

 

De un, le radicalisme par ses valeurs, propres en fait à tous, a été le creuset d’une classe politique de tous bords mais qui se retrouvaient par justement ses valeurs, ses fondamentaux. Puis suite à la prise en possession populaire de la politique non seulement individuelle et personnelle mais aussi collective et proclamée il y a eu scission prévisible avec la naissance de blocs avérés de droite et de gauche. La politique publique alors entre dans la sphère privée par l’intermédiaire informatif puis implicatif de moyens de communications omniprésents. Il est alors normal que le radicalisme lui-aussi se scinde, signe d’un dogmatisme éclairé et d’acteurs préférant le dialogue constructif à l’affrontement interne. La raison l’emporte alors s’appuyant sur un socle politique universel. Raison impose valeurs, idées et vertus. Tout est dans l’engagement idéologique et dans la rhétorique. Engagement idéologique suggère collectif unanime, rassemblé et fier derrière « son drapeau » et repousse sécession oligarchique et clandestine, elle derrière « une icône ». La fission salutaire ne peut plus engendrée une fusion souhaitée voir imposée. Entre temps les blocs se sont éloignés et les lignes de fracture sont trop dissemblables pour les rassembler, dans la mesure où chacune a subi ses propres métamorphoses pour renaitre de ses cendres en se basant sur l’universalité de ses valeurs que peu d’autres, en fait, possèdent.

 

De deux, le radicalisme par ses hommes et ses femmes connait une longévité exceptionnelle mais aussi un parcours avec ses hauts et ses bas. Il y a eu chronologiquement les périodes de gloire, de discrétion, de renaissance, de survie, de sursaut, de doute et de déprime. Et maintenant d’union. Les sentiments humains l’emportent sur les valeurs politiques. Il est jugé plus essentiel de rassembler et de faire le nombre que de faire en sorte que le ferment idéologique acquis avec le temps fasse souche pour conforter un projet politique global et non plus ponctuel ou électoral. La priorité de l’individu sur la grandeur de la pensée n’est pas nouveauté, et ses derniers temps le radicalisme l’a bien perçu et subi. Mais où cela mène-t-il pour ce dernier. Nulle part puisque la priorité de personne ! Enfin de nos jours. Il n’a pas toujours été ainsi. Quid de tous ces élans potentiels de générosité, d’engagement sur la laïcité, la santé, la jeunesse, l’écologie, l’économie, la fiscalité, la précarisation, l’Europe, la transition énergétique, la croissance bleue, le solidarisme, la démocratie participative… Ne sont-ils bons qu’à jeter au feu. Ne pourrait-il constituer enfin un réel profil et projet politique de ce qui va définir le radicalisme de demain ?

 

Moralités :

Point nécessité de chercher ailleurs que ce qui présent chez soi.

La richesse de la lumière vaut bien plus que ce qu’elle éclaire.

Le courage de la politique l’emporte sur la prudence du politicien.

 

Veritas, non auctoritas, facit legem (Hobbes revu par JLM)

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Published by radicalisme de gauche finistérien - PRG29 - dans Politique Actualités de la Fédération PRG29 Billet d'humeur
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