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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 16:28
Article paru dans CFDT Magazine de septembre-octobre 2017
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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 16:21
Articles parus dans Le Télégramme et dans Ouest-France tous deux du 10 octobre 2017
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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 14:03

DÉRÈGLEMENT

 

Cyclones et changement climatique : que dit la science ?

 

Par Camille Gévaudan

 

6 septembre 2017 à 20:36

 

Face à la succession dans l’océan Atlantique d’ouragans d’intensité exceptionnelle, la responsabilité du dérèglement du climat est soulevée. 

 

Entre sa première qualification de tempête tropicale, le 30 août et son entrée dans l’ultime et redoutée catégorie 5 des cyclones tropicaux le 5 septembre, juste avant de frapper ses premières îles, Irma a traversé l’océan Atlantique et franchi inexorablement tous les échelons sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui mesure la force des ouragans. Ce n’est qu’à l’heure de confiner et de barricader des dizaines de milliers d’habitants que l’on a saisi l’ampleur du danger : Irma est le cyclone le plus sévère observé aux Antilles depuis Hugo en 1989, et le plus puissant de tout l’Atlantique depuis Wilma en 2005. Peut-être même le plus puissant tout court, depuis toujours.

 

Rythme effréné

 

Il est difficile de mesurer la vitesse exacte des vents qui l’agitent : l’anémomètre de Barbuda (un caillou de 1 600 âmes situé dans le nord des petites Antilles) a enregistré 250 km/h dans la nuit de mardi à mercredi… avant de lâcher. Un peu plus tard, c’est la station météo de SaintBarthélemy qui a cessé de répondre : elle n’a pas envoyé son rapport à 5 heures du matin. Les instruments ont dû perdre l’électricité ou être emportés par le vent, dont certaines rafales ont dépassé les 300 km/h. En altitude, on peut toujours compter sur les hurricane hunters, les chasseurs d’ouragans de l’armée de l’air américaine. Ils frôlent le toit du cyclone et font plonger leurs avions dans son œil pour collecter de précieuses données à transmettre au Centre national des ouragans, à Miami. Mardi, ils ont noté 287 km/h en surface du quadrant nord.

 

Outre la violence intrinsèque de l’ouragan, c’est la proximité de son prédécesseur et de ses successeurs dans le bassin atlantique qui interpelle : Irma débarquera en Floride d’ici samedi ou dimanche, alors que le Texas est encore sonné par le passage de Harvey la semaine dernière. Au milieu de l’océan, une nouvelle tempête nommée Jose se prépare à recevoir le titre d’ouragan. Au large du Mexique, la dépression Katia s’aggrave et devient tempête. A ce rythme, la liste alphabétique des prénoms réservés aux http://www.liberation.fr/futurs/2017/09/06/cyclones-et-changement-climatique-que-dit-la-science_1594640 07/09/2017 07D31 Page 2 sur 5 cyclones tropicaux sera épuisée avant la fin de la saison 2017… S’agit-il d’un hasard, d’un enchaînement malencontreux de catastrophes indépendantes les unes des autres, ou faut-il y voir le signe d’un dérèglement climatique ? Le lien est difficile à établir. Le dernier rapport américain sur le changement climatique, daté de fin juin, rappelle que l’on manque de données pour savoir si les pics dans la fréquence de formation des ouragans s’inscrivent dans une tendance à long terme : depuis quarante ans que l’on enregistre des données de bonne qualité sur les cyclones tropicaux, «le signal n’a pas encore eu le temps de se détacher du bruit de fond». On compte environ 80 phénomènes cycloniques par an - des dépressions en zone tropicale dont les vents se mettent à tourner en cercle fermé. Parfois plus, parfois moins. Si l’on en croit les modèles mathématiques qui bourgeonnent actuellement, la tendance serait même à la baisse, note la climatologue Katharine Hayhoe de l’université Texas Tech, coauteure du rapport de juin, interrogée cet été par le New York Times. Mais il est trop tôt pour tirer des conclusions. Il faudra encore des années d’étude des cyclones tropicaux pour affiner les statistiques et produire des modèles fiables.

 

Conséquences en cascade

 

En attendant, il s’agit surtout de savoir si les ouragans deviennent de plus en plus violents. Parmi les 80 phénomènes cycloniques annuels, un certain nombre voit ses vents forcir jusqu’à atteindre 17 mètres par seconde (62 km/h) : on peut alors dire qu’on a affaire à une tempête tropicale. A partir de 118 km/h, la tempête devient officiellement cyclone tropical, qu’on appelle aussi ouragan ou typhon, selon les continents, et on la classe en cinq catégories en fonction de la vitesse de ses vents. Et là, tous les météorologues semblent s’accorder sur une conjecture, résumée au Monde par le prévisionniste de Météo France Frédéric Nathan : «Le nombre d’ouragans et de typhons de catégorie 4 ou 5 va augmenter» car les températures terrestres sont en hausse.

 

Pour qu’une perturbation atmosphérique se transforme en cyclone, quelques conditions précises doivent en effet être réunies : une latitude éloignée d’au moins 5°C de l’équateur (soit 550 km en surface), une forte humidité (au-delà de 70 %, c’est idéal) et une mer à plus de 26°C. L’eau qui s’évapore à sa surface entretient le cyclone - c’est pourquoi Irma, qui a passé de nombreux jours à survoler de l’eau chaude, n’a cessé de se renforcer. Alimenté par la vapeur, l’ouragan se charge en précipitations dans les bandes en spirales de nuages qui gravitent autour de son œil et le mur de vent qui l’entoure. La température de l’eau contribue donc directement à «mouiller» le cyclone, qui déversera ses pluies torrentielles sur les terres croisées en chemin, ajoutant leurs dégâts à ceux des bourrasques. «Les inondations causées par la pluie sont potentiellement beaucoup plus problématiques que la tempête elle-même», rappelle Katharine Hayhoe. Or la température de l’eau dans le bassin caraïbe et l’humidité de l’atmosphère sont directement liées au réchauffement climatique. «Il est de plus en plus fréquent d’avoir une eau à 29°C», note Frédéric Nathan. Les années 2015 et 2016 ont battu des records de chaleur planétaire avec un écart de plus de 1°C par rapport aux moyennes de la période préindustrielle. 2017 est bien partie pour suivre le mouvement et se placer juste derrière 2016 sur le podium des années les plus chaudes…

 

Les conséquences tombent ensuite en cascade : fonte des banquises et des glaciers, hausse du niveau de la mer - qui a pris 20 centimètres depuis le début du XX siècle - donc un risque étendu de submersion pour les littoraux trop plats frappés par les ouragans. «On peut dire que des ouragans touchant des îles peu élevées vont donc créer des dommages plus importants, même s’ils ont les mêmes caractéristiques qu’aujourd’hui», avance au Huffington Post le climatologue du Centre national de la recherche scientifique Robert Vautard. Car les cyclones tropicaux remuent aussi profondément la mer. Leurs vents poussent les vagues et creusent la houle ; la faible pression en leur centre aspire l’eau vers le haut. Quand Saint-Barthélemy est passé dans l’œil d’Irma entre 5 heures et 6 heures (heure locale) mercredi, on y a mesuré une pression record de 917 hectopascals - alors que la normale est à 1 013 hectopascals. Sur le passage d’Irma, on attendait mercredi des creux de 14 mètres dans la houle cyclonique. Les zones littorales ont subi des inondations majeures. «Les gens veulent toujours savoir si des phénomènes particuliers sont causés par le réchauffement climatique, résume Katharine Hayhoe. La réponse n’est ni oui ni non, mais entre les deux. Le changement climatique nous inquiète parce qu’il exacerbe les risques naturels auxquels nous sommes déjà confrontés.»

 

Camille Gévaudan (http://www.liberation.fr/auteur/5153-camille-gevaudan)

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 16:17
Jeu paru dans Ouest-France du 26 juillet 2017

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 13:48

Contribution de la fédération du PRG29

 

La confiance à la direction actuelle du parti ne peut être donné par la fédération  PRG29 dans la mesure où la tentative de rapprochement avec les valoisiens est plus une opération de communication voir même opportuniste issue d’une minorité que de fond initié par les militants et militantes pourtant porteuses et porteurs d’un réel projet à long terme travaillé ces mois derniers. La fédération, moralement, devant ce coup de force, se doit d’exiger de nouvelles élections.

 

Le Comité Directeur se doit de gérer les affaires dites courantes et être attentifs, loin de toutes pressions ou menaces, aussi bien aux avis favorables à cette fusion qu’à ceux s’y opposant. Il se doit donc d’enregistrer les contributions à ce projet, issues d’individualités, de groupes politiques ou de fédérations, ces dernières ayant toute liberté pour s’exprimer, sans se voir par exemple assigner de mise sous tutelle.

 

Les objectifs sont d’affirmer le positionnement à gauche, d’arrêter les démarches autocratiques, les collusions avec la droite, la mise en place d’une véritable démarche solidariste pour notre temps.

 

Il faut donc mettre en place une réécriture des orientations programmatiques, déjà existantes, dans cette perspective et appeler les fédérations à s'engager à travailler ensemble. Les militantes et militants du Parti Radical de Gauche ont construits le socle d’un parti humaniste et visionnaire, depuis longtemps conscients des besoins de la société actuelle en mutation.

 

 

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 13:43

Au lendemain des législatives et dans le cadre des débats qui se sont ouverts à l’intérieur de notre parti, nous souhaitons contribuer, au sein du Parti Radical de Gauche, à la régénération de la gauche et à la réussite de notre pays pour les cinq années qui viennent.

 

Nous souscrivons pleinement au constat selon lequel les législatives marquent une étape inédite de notre démocratie. Les Français qui se sont rendus aux urnes ont clairement manifesté leur volonté de donner les moyens de gouverner au nouveau Président. Nous tous, dans les assemblées comme dans toutes les collectivités et tous les territoires, nous sommes des élus et des militants constructifs, attachés à bâtir l’avenir de la France et de l'Europe. Mais le projet « en marche » qui se précise marque une orientation dont des pans entiers ont de quoi nous laisser, au mieux, perplexes. La proportion d’abstentionnistes, d’électeurs qui ont voté blanc ou nul exprime également une certaine défiance et de la lassitude. Ce contexte troublé renforce plus que jamais, la nécessité d’un temps de réflexion et de partage au sein de notre formation de manière sereine, résolue et avec la bienveillance entre tous qui fait notre force et nous caractérise.

 

L’état de délabrement de la gauche de gouvernement nous offre une opportunité majeure et rebat les cartes d’un rapport de forces qui a souvent pesé à notre désavantage. Notre habitude de faire beaucoup avec peu de moyens est une chance. L’histoire a montré que notre parti est solide, qu’il sait encaisser des défaites électorales sans renier son identité, en restant debout, ancré dans ses valeurs. Dans cette période si mouvante, nos singularités peuvent nous permettre de constituer le noyau dur d’une recomposition d’un bloc de gauche humaniste, écologiste, attaché aux libertés individuelles, raisonnable mais déterminé. Il y a aujourd’hui un espace politique entre la France Insoumise et En Marche. Cette place est celle d’une gauche progressiste, républicaine, solidaire et européiste, c’est celle des radicaux de gauche depuis 1972.

 

Dans ce contexte troublé, les résultats des derniers scrutins témoignent d'un profond rejet des formations politiques traditionnelles. Plus paradoxal, si les électeurs ont régulièrement exprimé une attente forte de rassemblement, de rassemblement de candidatures, leurs suffrages ne sont clairement pas allés en ce sens. C’est toute la question des accords entre partis qu’il faut donc réexaminer. L’ensemble conduit à la primauté d’une réflexion sur le fond et les valeurs radicales de gauche, un débat sur notre ligne politique.

 

Comment pourrions-nous parler demain d’une voix audible si nous sommes prisonniers d’alliances artificielles avec ceux-là même qui s’opposaient à nous hier à l’Assemblée ou en campagne, et s’opposent encore à nous aujourd’hui au sein de certaines collectivités ? Le rassemblement des radicaux pose question à cet égard. Nous entendons bien le poids qu’il peut donner à un groupe parlementaire, par exemple, et certaines valeurs communes qui demeurent. Mais nous mesurons aussi, sur le terrain ou dans les déclarations des ténors, nos divergences et les combats qui nous ont éloignés les uns des autres. La singularité de nos positions est une chance aujourd’hui et il nous faut préserver notre ADN de « gauche », notre indépendance, tout en étant accueillant à qui souhaiterait nous rejoindre sur des bases « radicalement » claires.

 

Plus encore, tout le monde s'accorde à dire que les positionnements des députés récemment élus et issus du radicalisme, les campagnes qu’ils ont menées, les couleurs qu’ils ont arborées (et avec eux tous les candidats radicaux) montrent bien la nécessité d’une clarification.

 

En tant que radicaux de gauche, nous souscrivons spontanément et particulièrement à la volonté de dépasser certains dogmes comme le prétend le programme d’Emmanuel Macron et de La République En Marche. Mais ce programme suscite une vague d’inquiétudes que nous prenons au sérieux et dont nous considérons que bon nombre sont fondées. Notre attachement aux principes de solidarité, de liberté, d’émancipation, nous pousse légitimement à nous interroger sur les projets portant sur le code du travail que nous voulons simplifier mais pas nécessairement affaiblir, sur l’état d’urgence que nous ne souhaitons pas pérenniser, sur le financement des partis politiques et la pluralité d’expressions démocratiques qu’il permet, sur la liberté de la presse, sur l’égalité de tous devant l’école de la République, sur le respect des collectivités locales et la nécessité de leur permettre de jouer pleinement leur rôle au service des citoyens.

 

Il a été difficile pour notre parti de choisir une posture univoque au cours de la dernière séquence électorale et de s’y tenir. Nous l’avons fait quand d’autres formations ont éclaté à cette occasion et leur score à l’élection présidentielle puis aux législatives l’a sévèrement traduit.

 

Dans quelle configuration notre parole pourra être à la fois la plus libre et la plus audible ? La plus fidèle à ce qui fait notre essence ? Majorité ou opposition, le contexte a rendu paradoxalement peu lisible ce choix alors qu’il cristallise ce qui est perçu comme une posture. La composition droitière du gouvernement - et des cabinets, le choix d’instaurer un « spoil system » au sein de l’administration, les premières orientations politiques ne sont pas des signaux de gauche. Face à cette transgression des clivages politiques traditionnels par la majorité présidentielle, nous appelons à une abstention constructive lors du vote de la confiance au Gouvernement, une position d’attente clairement exprimée, une option qui ne préjuge pas mais traduit exigence et vigilance, avec des points de rendez-vous concrets à chaque texte proposé.

 

Notre prochain congrès devrait nous permettre de nous doter d’une base programmatique solide, précédée d’une consultation des militants large et approfondie. Ce travail de fond doit être un préalable indispensable à la discussion avec d’autres forces politiques et, souhaitons-le, une participation essentielle de notre famille à la refondation de la gauche. C’est bien dans cette perspective que nous nous plaçons avec cette participation écrite au débat d’idées au sein de notre parti

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 16:16

Réunion du Cercle Jean Zay du samedi 25 juin 2017

 

Etaient présents ou présentes : Christiane Migot, Jean-Pierre Bernard, Claudio Pirronne, Guillaume Castel, Jean-Louis Migot, Ronan Bentz.

Etait excusé : Thierry Biger.

 

Début à 9h30.

 

Ordre du matin :

 

1/ réflexions sur la situation politique

1-1 ​​​​​​​Potentielle existence d’un groupe à l’Assemblée Nationale avec nos trois députés PRG avec ceux de l’Union des Démocrates Indépendants (ou UDI ou valoisiens ex radicaux mais de droite). La finalité est de constituer un maximum de groupes afin de bloquer un tel accès au mouvement extrémiste et ainsi de les priver d’un temps de parole.

 

1-2 Logique présidentielle ! Fragmenter les textes de lois afin de masquer l’esprit global d’état constitutionnel de siège. Les pièces du puzzle sont analysées séparément mais pas le puzzle qui doit susciter une réelle inquiétude. Ainsi la pérennisation de l’état d’urgence et la levée de l’immunité parlementaire font l’unanimité prises séparément et découlent de bons sentiments mais réunies révèlent une violence politique inconsciente. Cette manière d’aborder les difficultés en focalisant sur des thèmes et non sur la globalité est un héritage de notre bon vieux jacobinisme (Le mot jacobinisme désigne aujourd'hui une doctrine qui tend à organiser le pouvoir de façon administrative (bureaucratie) et centralisée (centralisation) et à le faire exercer par une petite élite de techniciens (technocratie) qui étendent leur compétence à tous les échelons géographiques et à tous les domaines de la vie sociale afin de les rendre uniformes, ce qui en fait l'adversaire du régionalisme… Pour n'en retenir que la philosophie, on pourrait aussi entendre le jacobinisme comme une doctrine opposée aux politiques communautaires, qui tendraient, par exemple, aux divisions internes. Source Wikipedia). La force fait la loi.

 

2/ abstention

Selon Le Monde, elle est l’émanation d’une dimension politique. Soit mais aussi d’un désintérêt à la politique suppléé par une modalité de survie individuelle. L’abstention est sans parti, chaque parti la subit. Seule l’élection présidentielle s’en sort mieux, malgré le fait qu’elle s’adresse moins au citoyen et définit le cadre de l’Etat. L’élection législative apparait comme sans surprise et engendre des « clubs de supporters ». En général la pression médiatique a eu un effet opposé à celui qu’elle prévoyait. Le tout virtuel pour l’information a englouti le tout réel de la réalité politique nationale.

 

3/ place du parti

Au milieu de la Gauche, le parti doit survivre pour exister et non pas survivre pour exister. Il doit garder son identité qui a fait non pas sa lisibilité extérieure (et c’est peut-être dommage mais cela peut le sauver) mais sa force intérieure. Mais au-delà des faiblesses humaines il doit se reconstruire en utilisant deux outils qui sont son terreau idéologique travaillé par sa base et son estimation de ce qui caractérise l’en face, de ce qu’il a et de ce qui fait la différence. Il doit garder son unicité et toute fusion passé ou à venir ne peut que diluer ses valeurs et son action et mener à un échec. A l’opposé l’acceptation de la réalité d’identités convergentes par le fondement mais divergentes par la vision ne peut être qu’enrichissant pour la cohésion du parti. Le temps peut être un allié si la refondation est initiée prochainement mais il ne s’agit pas de faire un copié-collé mais de faire une realpolitic au sens noble du terme, real par la construction collective et signifiée et politic par le sens de l’intérêt général aussi bien du Parti mais surtout de l’Etat-nation. Il y a une place potentielle pour le parti mais le temps de l’inertie et de l’organisation, elle risque de disparaître ; tout est question de volonté et de prise en main d’un collectif convaincu d’une telle démarche.

 

Est-ce le cas actuellement ? Les deux blocs que constituent « les insoumis » et « en marche » révèlent un ancrage majoritairement à Gauche et entre existe un intervalle que le Parti peut occuper sans discréditation envisageable dans la mesure où son image et son empreinte n’ont pas été trop bousculées par les élections récentes. Le temps est à l’idole et nos deux blocs y font référence. Mais le contenant ne fait pas le contenu, les programmes. Si pour le premier il apparait réel et ambitieux, pour l’autre il ressort nébuleux et pénalisant, mais les deux manquent de fond. C’est à ce niveau que le Parti devra faire la différence en s’appuyant sur les motions, les propositions et les résolutions des militants et non sur les ambitions de quelques dirigeants.

 

4/ rapprochement

Le radicalisme par ses valeurs, propres en fait à tous, a été le creuset d’une classe politique de tous bords mais qui se retrouvaient par justement ses valeurs, ses fondamentaux. Puis suite à la prise en possession populaire de la politique non seulement individuelle et personnelle mais aussi collective et proclamée il y a eu scission prévisible avec la naissance de blocs avérés de droite et de gauche. La politique publique alors entre dans la sphère privée par l’intermédiaire informatif puis implicatif de moyens de communications omniprésents. Il est alors normal que le radicalisme lui-aussi se scinde, signe d’un dogmatisme éclairé et d’acteurs préférant le dialogue constructif à l’affrontement interne. La raison l’emporte alors s’appuyant sur un socle politique universel. Raison impose valeurs, idées et vertus. Tout est dans l’engagement idéologique et dans la rhétorique. Engagement idéologique suggère collectif unanime, rassemblé et fier derrière « son drapeau » et repousse sécession oligarchique et clandestine, elle derrière « une icône ». La fission salutaire ne peut plus engendrée une fusion souhaitée voir imposée. Entre temps les blocs se sont éloignés et les lignes de fracture sont trop dissemblables pour les rassembler, dans la mesure où chacune a subi ses propres métamorphoses pour renaitre de ses cendres en se basant sur l’universalité de ses valeurs que peu d’autres, en fait, possèdent.

 

5/ actions futures

Il s’offre ainsi trois issues, selon Hirschmann (1970) qui sont la voix, la loyauté ou la sortie. La dernière piste étant inenvisageable et la servitude-volontaire de la seconde exclue, seule reste la manifestation par l’émergence d’un nouveau profil ou projet politique. Le travail conséquent et multidisciplinaire de groupes, initié en 2016, est la voix guidant vers la voie qui apporte ses fruits au sein du Parti. Reste ensuite à trouver la Représentation, en dehors de toute influence, de tout clivage ou de toute interférence, qui sera le porte-parole voix de cette renaissance. Il y a urgence d’en arriver à une présence dans l’espace politique renouvelé et en mouvance. Cependant il est bon de se hâter lentement et de tenir compte, avec la plus grande vigilance, des moments politiques butoirs à venir (groupes à l’Assemblée Nationale, vote de confiance, loi de moralisation, ordonnance sur la loi Travail, rentrée sociale…) et des prochaines échéances électorales où les structures du Parti et des Fédérations devront être opérationnelles, imprégnées du nouveau projet politique et omniprésentes sans tomber dans l’éructation destructive. Il y a aussi la voix extérieure de la mobilisation sociale mais, outre qu’elle apparait peu évidente car l’espérance est faible, elle dépend en majorité de partenaires sociaux (syndicats progressistes ou pas) peu enclins à construire un projet de fond avec les partis. Néanmoins le Parti se doit, au moins au niveau local, d’anticiper politiquement et d’être prêt à s’intégrer activement à de tels mouvements sociaux.

 

Repas avec débat en plein air

 

Début à 14h00

 

Ordre de l’après-midi :

1/ nouvelle constitution :

Quatre contributions nous sont parvenues.

Les mots clés sont pour :

Pierre-Emmanuel : mélange constitutionnel – législatif,

Jean-Pierre : reprise de la constitution de 1946, gouvernement resserré, autorité indépendante,

Jean-Louis : représentation populaire, de la société civile, 18 propositions,

Philippe : constitution fédérale européenne.

 

Déjà le projet de VIème République s’est estompé au fil des élections récentes ainsi que l’opportunité d’effectuer une réécriture de la Constitution. Cette dernière précise la relation Etat-citoyen. Est-ce le citoyen au service de l’Etat ou l’inverse ? Monarchie ou Démocratie ? Citoyen, sujet républicain ou état, propriété collective des citoyens ? Relation dominant-dominé avec la force et la légalité ou égalité raisonné entre citoyens avec la justice et la raison ? Etat éthique et prioritaire ou état morale et égalitaire ? Clairement la deuxième stratégie est la plus souhaitable mais y-sommes-nous parvenus ? Ce qui était révolutionnaire en 1791 l’est-il toujours en 1958 ? Ce qui était visionnaire en 1958 l’est-il toujours en 2017 ? L’Etat, en se construisant et en bâtissant des structures garantissant son autonomie et sa légitimité, a effectué lui-même sa propre révolution qui l’a fait glisser d’une Ière République idéaliste et égalitaire en passant par une IIIème République laïque et républicaine vers Vème République essoufflée et idolâtre. Ce qui a été n’est plus, ce qui a été clamé doit être gommé et réécrit.

 

2/ vote : mode d’emploi

Vote obligatoire : droit ou devoir ? Droit donc liberté de voter ou pas ou devoir : obligation de voter sinon répression financière. Le non-vote par abstention, symbole d’un rejet de la démocratie, est à distinguer du vote blanc à reconnaître comme acte citoyen. Voter blanc c’est tout de même voter. A ne pas amalgamer avec le vote nul représentatif dans la plupart des cas d’une méconnaissance du vote ou de l’irrespect envers ce dernier.

 

3/ quid du parti

Suite de la réflexion de la matinée résumée dans les paragraphes 3 à 5, cela révèle un véritable besoin de donner de la voix afin de sortir la tête de l’eau et de préserver l’identité du parti. Premier signal, l’émergence d’une motion par des représentants d’une Gauche progressiste, solidaire et européiste dont les troisième et cinquième paragraphes rejoignent clairement et pleinement ce qui est évoqué ci-dessous, à savoir l’existence d’un socle politique propre au Parti et le rejet d’une fusion. 

 

4/ rôle pour les jeunes générations

Qui dit rôle dit acteur, c'est-à-dire qu’il y a dématérialisation de l’individu au profit du citoyen engagé. Cette précision n’est pas innocente car elle révèle dès le départ la suprématie du militant sur l’homme, l’éternel fracture politique entre celui qui la construit et celui qui la pratique. Cela peut-il être la même entité ? De toute façon, de nos jours, autre fracture, celle du désengagement des jeunes pour les élections et plus inquiétant pour la politique. La tendance actuelle étant de plus faire des têtes bien pleines que des têtes bien faites, l’outil à travailler l’emporte sur l’acte citoyen ; à cela se rajoute « l’autisme immatériel » engendré par la pratique abusive des supports informatiques de tout genre. Seules les actions convergentes de l’Instruction Publique et de l’Education Parentale peuvent contenir, et non pas stopper, cet incroyable gâchis intellectuel. Sinon il risque d’émerger une caste politique issu de couches sociales privilégiées ayant donné la priorité à l’ouverture et à l’échange sur et avec le monde à l’isolationnisme d’accès facile et irresponsable.

 

Fin de la session à 15h30

 

Jean-Louis Migot

PRG29

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 09:50

Vote : mode d’emploi

 

Vote obligatoire : droit ou devoir ?

 

Droit donc liberté de voter ou pas ou devoir : obligation de voter sinon répression financière.

 

Le non-vote par abstention, symbole d’un rejet de la démocratie, est à distinguer du vote blanc à reconnaître comme acte citoyen. Voter blanc c’est tout de même voter. A ne pas amalgamer avec le vote nul représentatif dans la plupart des cas d’une méconnaissance du vote ou de l’irrespect envers ce dernier.

 

Abstention

 

Selon le journal Le Monde, elle est l’émanation d’une dimension politique.

 

Soit mais aussi d’un désintérêt à la politique suppléé par une modalité de survie individuelle.

 

L’abstention est sans parti, chaque parti la subit. Seule l’élection présidentielle s’en sort mieux, malgré le fait qu’elle s’adresse moins au citoyen et définit le cadre de l’Etat. L’élection législative apparait comme sans surprise et engendre des « clubs de supporters ». En général la pression médiatique a eu un effet opposé à celui qu’elle prévoyait. Le tout virtuel pour l’information a englouti le tout réel de la réalité politique nationale.

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 08:22
Cercle Jean Zay - Sylvia Pinel - PRG29 - Christiane Migot

Satisfaction et insatisfaction

 

Un grand remerciement au collectif du Cercle Jean Zay qui, depuis quelques années, a entamé un travail de réflexion avec passion et sérieux sur un grand nombre de thèmes qui concernent notre société actuelle.

 

Mais toujours tout reste à faire. Ce qui a été pensé maintenant n'est plus pour demain. Et il faut reprendre sans cesse avec vigilance et pugnacité notre réflexion qui prend ainsi vie. Elle nous interpelle par ses manquements ou ses faiblesses à la reprendre et à la continuer là où elle avait été laissé précédemment.

 

Christiane Migot

PRG29

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 13:07
Article paru dans Sillage de Juin 2017

Article paru dans Sillage de Juin 2017

Bureau n°34

Place Sanquer à Brest

 

Devinez qui est là?

 

Est-ce intentionnel ou pas!

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