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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 19:10

Croquis

 

La grande lessive des primaires

 

29 JANVIER 2017 | PAR HUBERT HUERTAS

 

Sarkozy humilié ; Juppé stoppé ; Hollande barré ; Valls dégagé. Fillon mal engagé. Les primaires ont tourné à l’insurrection. La séquence qui s’achève avec la victoire de Benoît Hamon est un séisme dans l’histoire de la Cinquième République.

 

On a beau être habitué aux aléas de la vie politique, ce qui vient de se passer en France est totalement inouï. En moins de cent jours, soixante-dix exactement depuis le 20 novembre 2016, sept à huit millions d’électeurs ont chassé toutes les têtes gouvernantes de leur pays, ou les ont contraintes au départ. Souvenez-vous…

 

Sarkozy, ancien président de la République, au sommet de l’édifice politique depuis vingt-cinq ou trente-cinq ans : sorti comme un pékin.

 

Juppé, donné gagnant et futur président depuis au moins deux ans : renvoyé à Bordeaux.

 

Hollande, de plus en plus impopulaire depuis son élection : contraint de s’en aller.

 

Et maintenant Manuel Valls, le dauphin naturel, candidat évident en cas de retrait du président : licencié sans ménagement.

 

Même Arnaud Montebourg ne dépareille pas dans cet anti-palmarès. L’homme emblématique de la fronde socialiste, au moins au plan médiatique, c’était lui et pas Hamon.

 

Il y a bien sûr des raisons « internes » à la victoire du député des Yvelines, mais s’en tenir au seul rapport de force des candidats socialistes entre eux ne rendrait pas compte de l’importance de ce qui s’est passé hier soir. Bien sûr, la défaite de Manuel Valls prend sa source dans une faute stratégique qui remonte aux trois années qu’il vient de passer à Matignon, donc sous les projecteurs. Manuel Valls a passé le plus clair de son temps à vouloir rompre avec une aile active et historique de son parti, l’aile gauche, pour mener au dernier moment une campagne de trois semaines sur le thème du rassemblement. Son projet était donc de s’asseoir sur la branche qu’il avait préalablement sciée. Ce dimanche soir encore, juste après sa défaite, il a mis en avant sa « profonde loyauté », mais ce quinquennat aux antipodes de la campagne de 2012 a-t-il été profondément loyal ?

 

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Published by radicalisme-finisterien - dans Politique Elections Billet d'humeur
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 18:31


Le Hors-Bilan,

c'est comme le démantèlement du Charles de Gaulle

 

Madame, Monsieur,
Chère amie, cher ami,

Regardez ce beau gaillard:
le Charles de Gaulle, navire amiral de la flotte Française, porte-avions à propulsion nucléaire, plus gros bâtiment militaire d'Europe, fleuron de notre armée. 260 mètres de long, 65 de large. Il est haut comme un immeuble de 25 étages et embarque 2 000 hommes d'équipage, 40 avions et hélicoptères et 20 tonnes de farine rien que pour cuire le pain. Ce beau bébé de 42 000 tonnes avance à 50 km/h (27 noeuds) et n'a besoin de faire le plein de carburant (nucléaire) qu'une fois… tous les 7 ans 1/2.

Quand le Charles de Gaulle arrivera à une retraite bien méritée vers 2040… Il faudra bien en faire quelque chose :
 *   le vider de ses équipements ;
 *   recycler ses matériaux polluants ;
 *   en particulier l'usine nucléaire qui lui sert de moteur et enfin trouver une bonne âme qui accepte de récupérer et traiter sa carcasse.

Bien sûr, on pourrait faire comme les Américains et couler le bébé radioactif par 10 000 mètres de fond. Ce n'est pas la méthode française.

Pour mémoire, la carcasse du Clémenceau devait être démantelée en Espagne… On le retrouve pourtant au large de l'Italie en route pour la Turquie. Puis c'est en Inde qu'on convoie la coque remplie de 1000 tonnes d'amiante. Le passage du canal de Suez coûte 2,5 millions d'euros. Mais l'Inde change d'avis et refuse l'encombrant fardeau… qui revient à Brest (encore 4,5 millions d'euros le voyage). C'est finalement le Royaume-Uni qui s'occupera de la dépollution et du démantèlement après force discussions, décisions de justice et manifestations.

Cela aura pris 10 ans pour un navire « conventionnel » : le Charles de Gaulle, lui, est à énergie nucléaire.

Combien coûtera le démantèlement du Charles de Gaulle, personne ne le sait.

Ce qui est sûr, c'est que personne n'a provisionné le moindre centime pour l'opération. Ils s'en débrouilleront bien en 2040. Dans une entreprise privée, on prévoit, on alimente une caisse, un peu tous les ans afin de ne pas être pris de court. Mais l'État n'est pas une entreprise. L'État ne prévoit pas la retraite de l'auguste bâtiment, ni celle de ses fonctionnaires de même que de nombreux engagements et garanties qui sont donnés sans être comptabilisés. L'État s'engage sans compter, c'est ce que l'on appelle le « hors-bilan ».

La Cour des Comptes estime que les engagements hors-bilan de l'État « avoisinent les 3 500 milliards d'euros ». Mais en fait cela ne veut pas dire grand chose car de l'aveu même de la Cour, il n'existe pas de recensement complet des engagements de l'État. 3 500 milliards c'est ce que l'on voit mais l'on n'a pas ouvert les placards ni soulevé les tapis : il doit y avoir encore beaucoup de poussières et de cadavres.

Il faut ensuite distinguer deux formes d'engagements :
 *   Ceux où l'État sait qu'il va payer, c'est-à-dire essentiellement les retraites des fonctionnaires dont on commence à peine à sentir le fardeau des 1700 milliards d'euros auxquels il faut encore ajouter 500 milliards d'euros d'allocations (essentiellement le renflouement des retraites des « régimes spéciaux » de la SNCF et RATP ainsi que les aides au logement) qui seront prélevés sur le budget de l'État ;
 *   Les engagements « au cas où » : c'est-à-dire les dépôts ou l'épargne garantis par l'État en cas de faillite, incluant probablement une bonne partie de votre épargne mais aussi les milliards de prêts accordés à la Grèce via le Mécanisme Européen de Stabilité.

Parmi tous ces engagements de l'État, le cas du Charles de Gaulle n'est qu'une goutte.


Mais l'exemple est représentatif : le hors-bilan, c'est comme le démantèlement du Charles de Gaulle. On sait que cela va arriver mais :

 *   On ne s'y prépare pas ;

 *   On ne sait pas bien combien cela va coûter ;

 *   Ni comment on va payer.

Pour preuve, la Cour des Comptes a calculé que les engagements hors-bilan de l'État ont été multipliés par 2 en 5 ans.

Pourquoi ?
1 - On avait mal compté le coût des retraites des fonctionnaires
2 - Face à la crise l'État a multiplié les engagements auprès de pays et entreprises en difficultés.

S'il y a une chose à retenir du hors bilan de l'État c'est que vos dépôts et épargnes garantis — vos comptes courants à hauteur de 100 000€, vos assurances vie à hauteur de 70 000€ ou vos livrets d'épargne— sont noyés parmi ces 3 500 milliards d'engagements : en cas de crise, ou de faillite bancaire, l'État n'aura absolument pas les moyens d'honorer sa garantie (comme c'est déjà le cas en Autriche.

Cela permet aussi de comprendre pourquoi Bruxelles refuse obstinément d'alléger la dette de la Grèce : cela impliquerait pour les autres États de la zone Euro de passer des pertes importantes dans leurs comptes. De manière plus générale, ce n'est pas en mentant effrontément sur la situation réelle de notre économie que nous réglerons quoi que ce soit. En revanche nous pourrions trouver des forces et une énergie insoupçonnés si nous parvenions à sortir du déni et à regarder la réalité en face.

La France, depuis 2000 ans, a connu bien des crises et bien des guerres mais aussi bien des rétablissements. N'oublions pas qu'en 1945, à l'aube des « 30 glorieuses », les dirigeants européens s'attendaient à une réplique survitaminée de la crise de 1929 causée par la démobilisation de millions d'hommes…


À votre bonne fortune,

Olivier Perrin,
Le vaillant petit économiste

[http://r.email.le-petit-economiste.com/2l91oinmlkve.png]

C'est le problème de tous les déchets ultimes des fleurons de notre Marine Nationale auxquels nos ingénieur(e)s pensent plus à l'élaboration qu'à la déconstruction. Qu'en est-il de nos sous-marins nucléaires déclassés ou à déclasser? Peut-être qu'un autre pays sera intéressé par une telle acquisition, comme le Brésil avec le porte-avion Clémenceau? Et dans ce cas on "refilera le bébé" à un pays qui, peut-être, sera moins regardant sur les règles écologiques qu'implique une telle déconstruction. Soyons sérieux et revenons à la réalité "nationale". En effet il est grand temps de prévoir avec sérieux les coûts d'une telle aventure et de "mettre de côté" les fonds nécessaires pour la mener à bout sans que ce soit la République qui "trinque" et par conséquent ses citoyens et citoyennes.

 

PRG29
 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 10:14
Articles parus dans Ouest-France du 22 et du 23 février 2017

Articles parus dans Ouest-France du 22 et du 23 février 2017

Depuis le 10 janvier 2017,

quoi de neuf au port de commerce?

 

A lire le premier article (celui du 22 février 2017), soit 33 jours après l'alerte diffusée dans la presse, seule une moitié du stock est conforme ou plutôt a été analysée. De un, qu'est ce qui a été analysé? La phosphine? C'est un gaz et depuis le temps il a eu le loisir de diffuser dans l'atmosphère. Et direction nos poumons... Par conséquent la teneur est faussée. Et en plus tout cela fait par un laboratoire "accrédité". Par qui? Pour quel type de mesure? Avec quel procédé? Selon quel protocole?

 

A lire le second article (celui du 23 février 2017), il est vrai que c'est à la collectivité territoriale référente de s'exprimer et non à un organisme privé passant par un laboratoire "accrédité" probablement privé. La manière de procéder évoque cette pratique anglo-saxonne consistant à passer par un arbitrage extérieur à l'instance officielle. Ce dernier déjà évoqué dans les négociations du traité TAFTA a été rejeté.

 

Assez d'arrangements occultes! C'est à la représentation de la République de trancher et d'affirmer si oui ou non il y a opportunité à distribuer ou à détruire ce maïs. Bien sur l'engagement financier est à la charge du présumé innocent ou coupable. Innocent d'avoir voulu "shunter" les voies officielles ou coupable d'avoir accepter ce maïs avec un traitement à la phosphine.

 

Affaire à suivre...

 

Post-sciptum: Et à propos cette moitié de maïs restante et non-analysée, où est-elle stockée? Les normes de sécurité associées à un produit aussi toxique que la phosphine sont-elles appliquées? Si au port de commerce, à quelques centaines de mètres des premières habitations. Peut-être dans le cadre de la directive Seveso 2 ou 3? Aucune information. Zéro pointé.

 

Jean-Louis Migot

PRG29

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:41

"... Il en est de même dans la grande politique. Une nouvelle création, par exemple un nouvel empire, a plus besoin d'ennemis que d'amis. Ce n'est que par le contraste que la grande politique commence à se sentir, à devenir nécessaire. Nous ne nous comportons pas autrement à l'égard de l'ennemi intérieur. Là aussi, nous en avons spiritualisé l'inimitié, là aussi, nous en avons aussi compris la valeur... Nous spiritualisons l'inimitié dans la mesure où nous l'intégrons nous-mêmes, ce qui nous rend plus grands... Imaginons donc qu'un homme soit pris entre ces deux passions, la passion active et la passion réactive... A rejeter les forces réactives on devient soi-même réactif...  Bref le contraire de cette idée absurde qu'il faudrait évacuer les mauvaises forces, les forces réactives pour ne garder que les bonnes forces actives. Que se passera-t-il? Il ne lui reste alors rien d'autre qu'à faire de lui-même un édifice de culture si vaste qu'il soit possible à ces deux puissances, à ces deux forces, d'y habiter, d'y coexister quoique à des extrémités éloignées, tandis qu'entre elles deux les puissances conciliatrices auront leur domicile pourvu d'une force proéminente pour aplanir en cas de difficulté la lutte qui s'élèverait entre elles..."

Frédéric Nietzsche in Humain, trop humain (1878)

 

Pourquoi cette citation de Frédéric Nietzsche? Tout simplement pour dire que toute démocratie a besoin de forces antagonistes active et réactive, peut importe l'ordre ou l'affectation. C'est nécessaire d'avoir ce contre-pouvoir en face de soi à condition de lui donner les moyens de se manifester et aussi d'agir. Alors que ces deux forces active et réactive soient affublées des vocables gauche et droite, républicain ou démocrate ou d'autres, leur existence est nécessaire. Si l'une est absente alors la démocratie vire à la pensée unique et chacun sait où cela peut mener...

 

La comparaison avec la marche (terme très en vogue de nos jours) est intéressante. Côte à côte cela mène à la "javellisation" des idéologies où chacun apporte sa réflexion, certes contradictoire de l'autre, mais le résultat en est un projet sans saveur, éloigné des préoccupations citoyennes. A l'opposé cela s'appelle "utopie", une progression à contre sens oblige à chacun de se détourner et de tenir compte de l'aboutissement de l'autre. L'opposition et la friction des idées ne peut que mener à un élan et à un but élévateur. Probablement que l'utopie, notion virtuelle et sans limite, ne sera pas satisfaite mais c'est un peu le but. Mais tout du moins l'élévation aura été faite dans son sens.

 

En conclusion, l'idéologie simpliste qui consiste à dire qu'une politique peut se faire avec des citoyens de tous bords est une illusion. L'individu a besoin en lui de ces forces antagonistes. A l'opposé, la République a besoin de ces deux entités antagonistes et distinctes pour survivre et faire fonctionner ce qu'on appelle communément la démocratie.

 

Jean-Louis Migot

PRG29

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 18:40
Articles parus dans Ouest-France des 7 et 19 février 2017
Articles parus dans Ouest-France des 7 et 19 février 2017

Articles parus dans Ouest-France des 7 et 19 février 2017

Pollution maritime aux particules fines...

Qui se soucie de cette émission qui ne concerne en fait que les océans et leurs habitants aquatiques? A part quelques chercheurs et quelques écologistes, rares sont ceux qui sont conscients des conséquences de ces émanations.

 

En ce qui concerne la cause, il est reconnu que les navires sont de très importants consommateurs de fioul, même si c'est un fioul lourd, "moins coûteux", mais avec un rendement énergétique modeste. Il est temps de songer et surtout de passer à l'action par l'utilisation d'énergies de propulsion renouvelables certes plus coûteuses pour l'armateur mais plus bénéfiques pour notre planète.

 

Quant à l'effet, les pluies acides sont déjà bien identifiées. Rappelez-vous! Ces forets meurtries par des précipitations agressives par une anormale abondance en acides nitrique, sulfurique issues de nos échappements divers et "avariants" jaillissant de nos cheminées, des pots de nos véhicules, voitures et camions. Que faudra-t-il hurler en 2050 quand 17% des échappements proviendront des navires qui sillonnent nos océans? Et les retombées dans l'eau de mer? L'acidité croissante de l'eau de mar dans certaines zones maritimes du globe (Mer du Nord, Manche...), de par des flux marins insuffisants pour brasser cet apport extérieur, entraînera forcément une modification progressive et sournoise des écosystèmes marins (oiseaux de mer, poissons, plancton et autres habitants de ces territoires). Ce n'est pas tout. Il y a les particules fines riches en carbone qui vont rester en suspension dans l'air ou retomberont sur l'eau (peu de chance qu'elles soient absorbées par cette dernière) qui auront les mêmes effets sur les écosystèmes précédents cités que sur l'homme.

 

Toute cause a son effet et aussi son remède. Il y a de quoi s'inquiéter.

 

Dans un premier temps contraindre tous ces armateurs qui font fi de la pollution comme aussi des conditions de travail (mais c'est un autre sujet que nous aborderont!) à faire en sorte que ces monstres de moteurs qui équipent leurs navires soient moins "gourmands" en carburant mais aussi moins "contaminants". L'effort demandé aux citoyens, comme les moteurs à faible consommation, les filtres à particules ou les pots d'échappement catalytiques, dans ce domaine s'applique à tous.

Dans un second temps penser à généraliser des moyens de propulsion propres dans leurs émissions et pas conséquent nécessitant des énergies disponibles à l'infini comme le vent, la lumière, par le biais de technologies pouvant les capter demandant aussi à être amélioré et à être diversifié. Mat éolien ou voile pour le premier cas ou panneau photovoltaïque à haut rendement pour le second cas, ces technologies étant associées à une automatisation croissante dans la recherche d'une utilisation optimisée de ces méthodes.

Dans un troisième temps, qui peut parfaitement être simultanément au second, en dehors de ces deux sources abondantes que sont le vent et la lumière, peut-être aussi faut-il s'intéresser aux flux sous-marins afin de faciliter la progression de tels navires. L'aérodynamisme et l'hydrodynamisme sont aussi à améliorer dans le même objectif de faire en sorte que tous ces "géants", qui fréquentent nos mers, les laissent aussi propres après qu'avant.

 

Christiane Migot

PRG29

 

Table des matières des articles parus:

Chapitre 0: 3 mars 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 2: 14 juin 2017

Chapitre 4: 4 mars 2017

Chapitre 6: 17 février 2017

Chapitre 7: 5 février 2017

Chapitre 9: 21 février 2017

Chapitre 9: 9 mars 2017

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:11
Article paru dans Ouest-France du 8 février 2017

Article paru dans Ouest-France du 8 février 2017

#12 Lutter contre les déserts médicaux

(en rouge: rajouts PRG29)

 

La création de maisons de santé a été soutenue par l’Etat depuis 2012, mais leur carte d’implantation est rendue trop contraignante par le Ministère de la Santé Publique, ce qui induit une gestion à court terme, sans possibilité d’anticipation.

 

La lutte contre les déserts médicaux (qu’ils se situent en zone rurale ou urbaine) qui est une des principales préoccupations des français, doit également être renforcée, au-delà des maisons de santé, par une redéfinition des critères de présence des hôpitaux et des maternités par le Ministère de la Santé Publique qui accentuera le caractère publique donc égalitaire et non privé donc élitiste de la Santé .

 

L’implantation de médecins dans des territoires sous dotés doit être encouragée par le renforcement de mécanismes incitatifs. Par ailleurs, au sein du cursus des études de médecins, des stages obligatoires dans ces territoires pourraient être imposés.

 

Les déserts médicaux ne sont pas qu'en zone rurale, mais ils en existent en zone urbaine, où très souvent on déshabille Pierre pour habiller Paul. Voici l'exemple d'une résidence pour personnes âgées, service de proximité et de quartier s'il en est où la transformation en Ehpad n'est pas envisagée, malgré les contestations ou communiqués de tout bord parus dans la presse locale. Le respect des résidents aspirant à une quiétude apparaît comme ignoré dans la mesure nombreux sont ceux qui se croient engagés dans une spirale dont l'issue est souvent mal vécue. De pathétiques raisons financières sont des arguments que ne peuvent percevoir des hommes et des femmes dont le raisonnement et la conscience sont altérés par de telles angoisses. Est-il donc impossible, même en 2017, de pouvoir garantir une quiétude et une "vie bonne" à ces hommes et femmes qui sont probablement passés par de nombreuses épreuves pour en arriver là et est-il donc impossible, même en 2017, de protéger ces mêmes hommes et femmes des calculs souvent injustes pourquoi une fermeture ici et pas là!) de technocrates et/ou de politiciens peu soucieux de leur  tranquillité.

PRG29

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 10:11
Article paru dans Ouest-France du 16 février 2017

Article paru dans Ouest-France du 16 février 2017

Comme disait Leibniz: "tout va pour le mieux..." et il rajoutait: "dans le meilleur des mondes".

 

En effet tout çà pour le mieux puisqu'il n'y a pas de fuites pour le moment, faudrait-il rajouter. Et que fait-on de la corrosion de ses coques déjà en fin de vie! Avec l'aval de la Préfecture Maritime qui avait dépêché UN observateur.

 

Dans le meilleur des mondes. Remontons au 17 mars 1967, veille du 18 mars 1967, jour de l'échouage du Torrey-Canyon. Le monde ignore l'écologie et fait fi de la protection de l'environnement même si bien que fortement déjà dégradé il ne semble pas en péril. Bref! Laissons nos deux coques gentiment "posées sur le flanc sur un fond sableux et plat à environ 150 mètres de profondeur" je cite. A près tout, il y en a d'autres, suite aux conflits mondiaux récents. Et cela ne se voit pas! Que cela fait-il deux coques de plus... Mais le 18 mars 1967 est passé par là ainsi que beaucoup d'autres dates tragiques pour l'océan, et la conscience environnementale s'est développée.

 

Alors je le dis haut et fort, peut-on accepter que ces deux coques restant là, avec l'approbation de l'administration, qui, comme la Justice, a les yeux bandés? Réponse: Non. Qui casse (nos fonds sous-marins et nos écosystèmes) paie (le renflouement des deux épaves, avec l'insistance ferme de notre administration).

 

Christiane Migot

PRG29

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 10:06
Articles parus dans le n°197 de Sillage de mars 2017 et Penn Ar Bed de mars 2017
Articles parus dans le n°197 de Sillage de mars 2017 et Penn Ar Bed de mars 2017

Articles parus dans le n°197 de Sillage de mars 2017 et Penn Ar Bed de mars 2017

Faire de l’écologie le moteur de l’énergie

et de l’économie de demain

 

Le Parti Radical de Gauche a toujours affirmé que la transition écologique doit devenir la dynamique d’une nouvelle révolution énergétique.

 

Les énergies renouvelables comme l’air, la biomasse, le soleil et l’eau connaissent des succès et des utilisations variables. Et des combinaisons eau-air ou eau-soleil peinent à être mises en œuvre.

 

La Bretagne est dans ce domaine un acteur engagé et mène une politique offensive. Pour preuve la tenue d’une COP régionale à Saint-Malo le 9 mars 2017. Pour preuve le chantier du Port des énergies marines à Brest achevé à l’horizon 2020. Le potentiel des courants marins au large des côtes bretonnes est infini et ce dernier outil va permettre aux nombreuses entreprises travaillant dans ce domaine d’y faire converger leurs efforts et leurs résultats comme les hydroliennes, les éoliennes offshore, les centrales photovoltaïques flottantes...

 

Parallèlement ces secteurs industriels ont déjà besoin d’une main d’œuvre hautement spécialisée dans des domaines réellement identifiés mais vont apparaître aussi des besoins issus de projections sur des métiers d’avenir qui n’existent pas encore. C’est là que se situe le rôle de nos collectivités territoriales de proximité qui, suite à un dialogue constant avec les forces vives locales (et elles sont omniprésentes et actives), au travers des conseils économiques et sociaux régionaux, se voient dans la nécessité de construire et d’installer de futures formations professionnelles afin de conduire à des politiques adaptées aux besoins de nos concitoyens, de nos salariés, de nos entreprises et de nos centres de recherche.

 

Christiane Migot  

PRG29

 

Table des matières des articles parus:

Chapitre 0: 3 mars 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 2: 14 juin 2017

Chapitre 4: 4 mars 2017

Chapitre 6: 17 février 2017

Chapitre 7: 5 février 2017

Chapitre 9: 21 février 2017

Chapitre 9: 9 mars 2017

 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 18:16

Imposer une agriculture citoyenne, écologique, responsable et soutenue

 

La crise de l’élevage que nous traversons est en réalité une crise de modèle, qui ne sera surmontée qu’en posant les bases d’un nouveau modèle agricole. Les Radicaux de Gauche défendent une agriculture citoyenne, qui réponde aux attentes sociétales dans le respect de la biodiversité, des équilibres et des ressources naturelles et de la santé. Le défi écologique est intimement lié au défi alimentaire et agricole, et la Gauche se doit d’avoir une position forte sur ce sujet. Le soutien des pouvoirs publics est indispensable afin de ne pas laisser aux seules mains de la finance un secteur qui continue de revêtir une importante dimension stratégique. Les pouvoirs publics doivent également agir pour remettre l’agriculture au service des citoyens et développer un modèle durable respectueux de l’environnement.

 

 

Afin de permettre à l’agriculture de s’engager durablement sur cette voie vertueuse, les politiques publiques doivent concentrer leurs efforts sur :

  • La réduction des marges bénéficiaires des intermédiaires pour améliorer la rémunération des producteurs.
  • Le bilan de santé à mi-parcours de la Politique Agricole Commune, pour véritablement et significativement réorienter la PAC vers les modèles les plus vertueux, choisissant l’attribution d’aides par unité de travail humain, plutôt que par hectare, dont les éleveurs en modèle herbagé seraient inévitablement les grands bénéficiaires. La PAC doit favoriser une agriculture durable de qualité. La solidarité matérielle entre les bénéficiaires doit être garantie, notamment en s’assurant d’une plus grande dégressivité des aides au revenu comme à la production. La lutte contre la pauvreté des agriculteurs en constituerait le motif, au moyen notamment d’une aide systématique à la pluri-activité, à la rénovation de l’habitat, et d’outils de mutualisation des risques d’investissement face aux variations croissantes des cours.
  • Le développement des assurances-récoltes pour les agriculteurs aux pratiques vertueuses, notamment contre les risques liés aux aléas climatiques et sanitaires.

 

 

En contrepartie, dans une forme de réciprocité, exiger une réorientation des productions agricoles qui reviendraient vers des fondamentaux agronomiques, hier appelés « bon sens paysan », allumant des cercles vertueux, permettant des avancées significatives sur :

  • La réduction de l’usage des substances de synthèse sur les surfaces céréalières, grâce à un modèle agronomique autonome sachant mobiliser des ressources parfaitement gratuites et parfaitement inépuisables (azote organique, carbone, lumière, vie des sols, biodiversité, etc.), et sur des herbages proposant une ration équilibrée en énergie et en protéines, remplissant ses vocations territoriales de stockage et d’épuration de l’eau avant qu’elle ne rejoigne le littoral, tout en restant des formidables zones de séquestration du carbone, participant à lutter contre le changement climatique.
  • La réaffirmation des liens au terroir, avec des herbivores mangeant de l’herbe, des productions végétales identitaires à l’origine de produits à hautes valeurs organoleptiques, redonnant du sens aux signes officiels de qualité.
  • La restauration de zones prairiales et cultivées à forts enjeux patrimoniaux, hébergeant une vaste biodiversité faunistique et botanique, préservant la qualité de l’eau, et proposant des paysages remarquables et originaux (agroforesterie), tout en œuvrant en direction d’une forte ambition pour le bien-être animal et la santé des consommateurs.
  • La priorité donnée aux circuits courts, à l’agriculture biologique dans son ensemble et la qualité des productions agricoles.
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 12:18
Article paru dans Ouest-France du 6 décembre 2017

Article paru dans Ouest-France du 6 décembre 2017

Devinez qui a signé ce décret qui fait ou fera tant de "bien" pour nos côtes et nos écosystèmes! Un candidat à la présidentielle 2017 qui affirmait, la main droite sur le coeur, qu'il n'y était pour rien. Si le reste de ses envolées politiques est du même acabit, alors il faut s'inquiéter de l'éthique, de la morale et de la décence de nos concitoyens ou concitoyennes qui prétendent remettre "en marche" notre pays afin que demain soit plus beau que maintenant. Mais comme disait Spinoza, demain et hier sont des pensées négatives, seul compte ce que chacun fait du maintenant...

Christiane Migot

PRG29

 

Table des matières des articles parus:

Chapitre 0: 3 mars 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 1: 14 juin 2017

Chapitre 2: 14 juin 2017

Chapitre 4: 4 mars 2017

Chapitre 6: 17 février 2017

Chapitre 7: 5 février 2017

Chapitre 9: 21 février 2017

Chapitre 9: 9 mars 2017

Pour information

 

JORF n°0214 du 16 septembre 2015

page 16208
texte n° 25



Décret du 14 septembre 2015 accordant la concession de sables calcaires coquilliers dite « concession de la Pointe d'Armor » à la Compagnie armoricaine de navigation

NOR: EINL1511827D

ELI: https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/9/14/EINL1511827D/jo/texte


Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,
Vu le
code minier, notamment ses articles L. 132-2, L. 133-6, L. 161-1 et L. 162-7 ;
Vu la
loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 modifiée relative aux droits des citoyens dans leurs relations avec les administrations ;
Vu le
décret n° 2006-648 du 2 juin 2006 modifié relatif aux titres miniers et aux titres de stockage souterrain ;
Vu le
décret n° 2006-798 du 6 juillet 2006 modifié relatif à la prospection, à la recherche et à l'exploitation de substances minérales ou fossiles contenues dans les fonds marins du domaine public et du plateau continental métropolitain ;
Vu l'arrêté du 4 mai 2007 portant désignation du site Natura 2000 Côte de Granit rose de Milliau à Tome, archipel des Sept-Iles (zone spéciale de conservation FR 5300009) ;
Vu l'arrêté du 4 mai 2007 portant désignation du site Natura 2000 baie de Morlaix (zone spéciale de conservation FR 5300015) ;
Vu l'arrêté du 31 octobre 2008 portant désignation du site Natura 2000 Côte de Granit rose - Sept-Iles (zone de protection spéciale FR 5310011) ;
Vu l'arrêté du 31 octobre 2008 portant désignation du site Natura 2000 baie de Morlaix (zone de protection spéciale FR 5310073) ;
Vu la demande enregistrée le 15 janvier 2010, par laquelle la société Compagnie armoricaine de navigation, dont le siège social est sis zone industrielle, BP 65, 22260 Pontrieux, sollicite conjointement une demande de concession de sables calcaires coquilliers dite « concession de la Pointe d'Armor » et une demande d'autorisation de travaux ainsi qu'une autorisation domaniale ;
Vu les engagements, l'étude d'impact, les évaluations d'incidence Natura 2000, les plans et autres documents produits à l'appui de cette demande ;
Vu la saisine de l'autorité environnementale en date du 26 juillet 2010 ;
Vu l'avis de mise en concurrence publié au Journal officiel du 2 septembre 2010, ensemble les pièces du dossier dont il ressort qu'aucune demande concurrente n'a été présentée ;
Vu les pièces de l'enquête publique à laquelle la demande a été soumise du 25 octobre 2010 au 25 novembre 2010 inclus ;
Vu l'avis des chefs de services civils et des maires des communes côtières consultées ;
Vu les avis de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (IFREMER) en date du 24 janvier 2011 et du 24 mai 2011 ;
Vu l'avis du préfet des Côtes-d'Armor en date du 25 janvier 2011 ;
Vu les avis du préfet maritime de l'Atlantique en date du 10 février 2011 et du 26 avril 2011 ;
Vu le rapport et l'avis du directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Bretagne en date du 22 avril 2011 ;
Vu le compte rendu de la réunion de concertation prévue à l'article 13 du décret n° 2006-798 du
6 juillet 2006 en date du 13 juillet 2011 ;
Vu l'avis du préfet du Finistère du 18 juillet 2011 ;
Vu l'avis du Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies en date des 13 décembre 2012, 11 septembre 2014 et 16 juin 2015 ;
Le Conseil d'Etat (section des travaux publics) entendu,
Décrète :

Article 1


Il est accordé à la société Compagnie armoricaine de navigation la concession de sables calcaires coquilliers dite « concession de la Pointe d'Armor », portant sur les fonds marins du domaine public maritime au large des côtes des départements du Finistère et des Côtes-d'Armor.

Article 2


Conformément à la carte (1) n° 7151 L de l'anse de Kernic à l'Ile Grande au 1:50 000 du service hydrographique et océanographique de la marine annexée au présent décret, la zone concédée est limitée par un polygone dont les sommets sont définis comme suit par leurs coordonnées géographiques rapportées au système géodésique WGS 84 :


SOMMETS


WGS 84 (Deg.Min.Sec)


Latitude Nord


Longitude Ouest


A


48° 47' 43,37''


3° 42' 27,12''


B


48° 47' 43,90''


3° 40' 42,36''


C


48° 47' 31,13''


3° 40' 32,28''


D


48° 47' 02,56''


3° 40' 23,38''


E


48° 46' 26,98''


3° 41' 51,18''


F


48° 46' 49,06''


3° 42' 06,85''


Cette zone représente une superficie de 4 kilomètres carrés environ.

Article 3


La concession est accordée pour une durée de quinze ans à compter de la date de publication du présent décret au Journal officiel de la République française. Le volume d'extraction de sables calcaires coquilliers ne pourra pas excéder 250 000 m3 par an.

Article 4


La concession octroyée est subordonnée au respect du cahier des charges figurant en annexe au présent décret.

Article 5 En savoir plus sur cet article...


Le préfet du Finistère exerce les attributions de police dévolues à l'autorité préfectorale par la législation et la réglementation minières en vigueur.
Après délivrance de l'autorisation d'ouverture de travaux, et sans préjudice du cas d'urgence ou péril imminent, si les intérêts énumérés à l'article L. 161-1 du code minier apparaissent menacés, le préfet peut prescrire toute mesure additionnelle.
En cas de non-respect des mesures prescrites, il appartient au préfet de prendre les mesures de police appropriées et de suspendre partiellement ou totalement l'autorisation d'ouverture de travaux.

Article 6 En savoir plus sur cet article...


Le ministre chargé des mines peut retirer la présente concession en cas d'inobservation des conditions fixées dans le présent acte, de non-respect du cahier des charges annexé à ce décret ou des mesures imposées par le préfet en vue d'assurer la protection des intérêts énumérés à l'article L. 161-1 du code minier.

Article 7


Le présent décret sera notifié au concessionnaire par le ministre chargé des mines. Les préfets du Finistère et des Côtes-d'Armor en feront également assurer, sous forme d'extrait indiquant notamment le nom et l'adresse ou le siège social du concessionnaire, la superficie et les substances sur lesquelles portent le titre, la définition de ses limites et la durée de sa validité :


- la publication, aux frais du concessionnaire, dans un journal diffusé dans la zone côtière des départements du Finistère et des Côtes-d'Armor ;
- la publication au recueil des actes administratifs du département du Finistère et des Côtes-d'Armor ;
- l'affichage dans les préfectures du Finistère et des Côtes-d'Armor et dans les mairies des communes côtières intéressées.

Article 8


Le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique est chargé de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

  • Annexe


ANNEXE
CAHIER DES CHARGES SPÉCIFIQUES DE LA CONCESSION DE SABLES CALCAIRES COQUILLIERS DITE « CONCESSION DE LA POINTE D'ARMOR »


La concession de sables calcaires coquilliers dite « concession de la Pointe d'Armor » est accordée aux conditions spécifiques suivantes :
1. L'arrêté préfectoral d'autorisation d'ouverture de travaux définit les zones à exploiter, les volumes et le suivi environnemental. Il fera l'objet d'une revue annuelle pour notamment intégrer les éléments suivants :


- un volume maximal d'extraction de 50 000 m3 la première année, de 100 000 m3 la deuxième et de 150 000 m3 les trois suivantes. Le volume d'extraction annuel, pour les années ultérieures, est au plus de 250 000 m3 ;
- une limitation des périodes d'extraction pour tenir compte de la richesse en lançons du site et de la période estivale (interdiction d'extraction de mai à août inclus) ;
- une superficie d'exploitation annuelle de 1,5 km2 sur proposition du pétitionnaire, après consultation par la DREAL Bretagne, du MNHN/CRESCO, de l'IFREMER et du comité régional des pêches.


2. L'arrêté prévoira la réalisation, dans un délai qu'il fixera, d'une étude environnementale sur le lançon, étendue à l'ensemble de la dune hydraulique de Trezen ar Gorjegou au sein de laquelle est situé le périmètre sollicité, sous le contrôle d'une autorité scientifique indépendante.
Les conclusions de cette étude sont prises en compte, en tant que de besoin, pour adapter les modalités d'extraction.
3. La Compagnie armoricaine de navigation rendra compte à l'issue de chaque année d'exploitation au préfet du Finistère de son activité et des suivis environnementaux. Un rapport sera présenté devant la commission de suivi, d'information et de concertation réunissant les parties prenantes et dont la composition sera fixée par le préfet du Finistère.
4. Sans préjudice des dispositions du deuxième alinéa du point 1 ci-dessus, le volume maximum d'extraction peut être réduit et ajusté par le préfet du Finistère pour préserver les intérêts mentionnés à l'article L. 161-1 du code minier. A cet égard, sont prises en compte, d'une part, les mesures de suivi de l'environnement et, d'autre part, les observations et remarques qui pourraient être formulées dans le cadre de la réunion de la commission précitée concernant un éventuel impact de l'exploitation sur les zones Natura 2000 voisines du site ou sur le trait de côte.


Fait le 14 septembre 2015.


Manuel Valls

Par le Premier ministre :


Le ministre de l'économie, de l'industrie et du numérique,

Emmanuel Macron

(1) Cette carte peut être consultée à la direction de l'eau et de la biodiversité, sous-direction de la protection et de la gestion des ressources en eau et minérales, bureau de la gestion et de la législation des ressources minérales non énergétiques, tour Sequoïa, 92055 La Défense Cedex, ainsi que dans les bureaux de la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Bretagne, immeuble L'Armorique, 10, rue Maurice-Fabre, 35065 Rennes Cedex.

 

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